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La rigueur scientifique - Pierre Desproges

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  02/06/2019

Si vous vous intéressez à la science, vous serez intéressés par ces écrits de Pierre Desproges :

« La rigueur scientifique » par Pierre Desproges

Un extrait fameux : « Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette. » Pierre Desproges dans Vivons heureux en attendant la mort



>> Explication de la vision de Pierre Desproges dans La rigeur scientifique

L'occasion d'un article, Pierre Desproges tourne en dérision le protocole scientifique.

Tout au long de cet article, Pierre Desproges manie l'absurdité et le non-sens "la Nantaise est biodégradable" tout en essayant de garder une forme logique "cela prouve à l'évidence que".

De nombreux autres clins d'oeil non moins grinçants émaillent l'extrait : "un entonnoir que nous appelerons Catherine, en hommage à Catherine de Médicis" en référence aux noms absurdes donnés par les scientifiques

Il arrive ainsi à démontrer tout, par n'importe quoi. "pour peu que vous soyez complètement tarés".

 

>> Pierre Desproges : courte biographie



Pierre Desproges naît en 1939 à Pantin. Enchaînant les petits travaux à 28 ans, il devient journaliste à l'Aurore en 1970.
Grand reporter, il apparait sur scène dans le spectacle de Thierry Le Luron. Il oeuvre à la radio, sur France Inter, et publie son premier livre en 1981 : Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis. Sur RMC, puis après une carrière à la télévision, notamment sur FR3, il publie Vivons heureux en attendant la mort en 1983. Il multiplie les oeuvres artistiques.
Pierre Desproges est connu pour son humour corrosif, élégant et stylistiquement recherché.

 

>> Bonus : citation de Pierre Desproges sur la science
 

« S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ? »

 

 

 

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Les 4 amours pour Stendhal

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  11/05/2018

Stendhal distingue 4 amours :

  1. L'amour-passion
  2. L'amour-goût
  3. L'amour physique
  4. L'amour de vanité

 

Cet extrait, qui se situe au tout début de l'ouvrage, est une tentative pour analyser le sentiment amoureux.

 

Je cherche à me rendre compte de cette passion dont tous les développements sincères ont un caractère de beauté.

Il y a quatre amours différents :

1° L’amour-passion, celui de la Religieuse portugaise, celui d’Héloïse pour Abélard, celui du capitaine de Vésel, du gendarme de Cento.

2° L’amour-goût, celui qui régnait à Paris vers 1760, et que l’on trouve dans les mémoires et romans de cette époque, dans Crébillon, Lauzun, Duclos, Marmontel, Chamfort, madame d’Épinay, etc., etc.

C’est un tableau où, jusqu’aux ombres, tout doit être couleur de rose, où il ne doit entrer rien de désagréable sous aucun prétexte, et sous peine de manquer d’usage, de bon ton, de délicatesse, etc. Un homme bien sait d’avance tous les procédés qu’il doit avoir et rencontrer dans les diverses phases de cet amour ; rien n’y étant passion et imprévu, il a souvent plus de délicatesse que l’amour véritable, car il a toujours beaucoup d’esprit ; c’est une froide et jolie miniature comparée à un tableau des Carraches ; et, tandis que l’amour-passion nous emporte au travers de tous nos intérêts, l’amour-goût sait toujours s’y conformer. Il est vrai que, si l’on ôte la vanité à ce pauvre amour, il en reste bien peu de chose ; une fois privé de vanité, c’est un convalescent affaibli qui peut à peine se traîner.

3° L’amour physique.

A la chasse, trouver une belle et fraîche paysanne qui fuit dans le bois. Tout le monde connaît l’amour fondé sur ce genre de plaisir ; quelque sec et malheureux que soit le caractère, ou commence par à seize ans.

4° L’amour de vanité.

L’immense majorité des hommes, surtout en France, désire et a une femme à la mode, comme on a un joli cheval, comme chose nécessaire au luxe d’un jeune homme. La vanité plus ou moins flattée, plus ou moins piquée, fait naître des transports. Quelquefois il y a l’amour physique, et encore pas toujours ; souvent il n’y a pas même le plaisir physique. Une duchesse n’a jamais que trente ans pour un bourgeois, disait la duchesse de Chaulnes ; et les habitués de la cour de cet homme juste, le roi Louis de Hollande, se rappellent encore avec gaieté une jolie femme de la Haye qui ne pouvait se résoudre à ne pas trouver charmant un homme qui était duc ou prince. Mais, fidèle au principe monarchique, dès qu’un prince arrivait à la cour, on renvoyait le duc : elle était comme la décoration du corps diplomatique.

Stendhal, De l’amour

 

Toutefois, Stendhal relativise son classement :

Au reste, au lieu de distinguer quatre amours différents, on peut fort bien admettre huit ou dix nuances. Il y a peut-être autant de façons de sentir parmi les hommes que de façons de voir

Stendhal, De l’amour

 

 

-> Culture générale : l'Amour <-

 


L'épicurisme de Lucrèce toujours d'actualité

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  03/05/2016

>> L'épicurisme selon Lucrèce.

 

Lucrèce évoque d'abord le plaisir que l'on ressent à éviter des tourments, puis le plaisir, le bonheur qu'apportent le savoir et la connaissance. Il plaint ces hommes attirés seulement par les richesses et le pouvoir, et qui ne comprennent pas que l'âme n'a besoin que d'une seule chose, l'absence de souci : l'ataraxie.

 

>> Extrait d'oeuvre originale

 

 

« Sérénité épicurienne » – Lucrèce

Il est doux, quand les vents tourmentent les flots sur la grande mer,

de contempler depuis la terre le grand tourment d'autrui,

non parce qu'il y a un agréable plaisir à voir souffrir quelqu'un

mais parce qu'il est doux de comprendre quelles épreuves on évite soi-même.

Il est doux encore de regarder les grands combats guerriers

se déployer dans les plaines sans prendre part au danger.

Mais rien n'est plus doux que de bien tenir

des positions fortifiées établies par la science sereine des sages

d'où l'on peut contempler les autres hommes

les voir errer en tout sens et chercher en errant le chemin de la vie

rivaliser de talent, lutter pour la célébrité,

travailler nuits et jours

par un remarquable effort à s'élever au comble des richesses et à s'emparer du pouvoir.

Ô pauvres âmes humaines, Ô cœurs aveugles !

Dans quelles ténèbres et dans quel danger

de passer le peu de temps de leur vie quel qu'il soit ! Ne voyez-vous pas

que la nature ne réclame rien d'autre pour elle si ce n'est que

la douleur soit absente et éloignée du corps, et que l'âme

jouisse de sensations agréables, à l'abri des soucis et de la crainte ?

 

>> Actualiser le texte

 

Aujourd'hui encore, tout est semblable. L'homme est confronté exactement aux mêmes ambitions : chercher la célébrité - exemple des émissions de téléréalité -, la richesse - toujours plus de croissance, plus d'argent -, le pouvoir - se faire élire, contrôler les autres.

Ce comportement dénoncé par Lucrèce apparait donc comme un combat incessant ; il faut retrouver le vrai plaisir - celui d'éviter ces tentations, ces tourments - pour être conduit au vrai bonheur, se laisser éclairé par la science des sages, la garder comme trésor pour ne pas retomber aveugle.


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