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Dernière actu : TOUS LES SUJETS 2019 CONCOURS SCIENCES PO (Paris, Bordeaux, Grenoble, Réseau IEP)

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Vivons-nous pour être heureux ?

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  05/01/2015

L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose un corrigé des sujets de philosophie tombés au BAC 2014 en série S.

 

Sujet 2 : Vivons-nous pour être heureux ?

 

>> Définition des termes : Vivons-nous pour être heureux ?

 

Vivre pour : cette expression implique une finalité. Vers quoi est menée notre vie ? Quel est l'objectif de notre vie ? Pour quelle raison vivons-nous, et qu'est-ce qui nous motive à vivre ?

Heureux : cette notion est le coeur même du sujet, et a été débattue au fil des siècles. Il s'agira tout au long du devoir de voir qu'est-ce que le bonheur, qu'est-ce qu'être heureux.

 

>> Plan & Développement : Vivons-nous pour être heureux ?

 

Les premières morales grecques, l'épicurisme, le stoïcisme, se donnaient pour finalité le bonheur. Comment parvenir au bonheur ? C'était par l'ataraxie, l'absence de trouble, ou par l'acceptation du cours des événements.

 

Pour Kant, « Le concept du bonheur est un concept si indéterminé, que, malgré le désir qu’à tout homme d’arriver à être heureux, personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérents ce que véritablement il désire et il veut. La raison en est que tous les éléments qui font partie du concept de bonheur sont dans leur ensemble empiriques, c’est-à-dire qu’ils doivent être empruntés à l’expérience ; et que cependant pour l’idée de bonheur un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire. » dans Fondements de la métaphysique des mœurs.

L'homme ne peut expliquer véritablement et précisément le bonheur, et dire de lui qu'il est la finalité de sa vie.

 

Dans la religion chrétienne, on ne vit pas seulement pour le bonheur, mais plutôt on meurt pour le bonheur. Le bonheur terrestre ne vaut pas une once du bonheur promis après la mort : "Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés" dans les Béatitudes.

 

 

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Mathématiques ou Littérature à Sciences Po Paris ?

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   1 commentaire   Mis à jour le  01/10/2014

Mathématiques ou Littérature à Sciences Po quand on vient de S ? Quelle épreuve vaut-il mieux choisir ?

 

 

Question :

 

Bonjour, je prépare le concours commun mais j'envisage de passer celui de Paris. Je suis en S mais j'hésite entre l'épreuve de littérature et celle de maths ... qu'en pensez vous ?

Merci d'avance,

Cordialement

 

 

Réponse :

 

 

Bonjour,

 

Nous connaissons des candidats qui ont très bien réussi l'épreuve de littérature - leur meilleure note - et issus de S !

 

L'important restant la moyenne générale aux concours, il faut vraiment choisir l'option dans lequel tu es susceptible d'obtenir la meilleure note. Un test très simple est de comparer tes résultats sur l'année en mathématiques et en littérature.

 

Si tes notes en littérature étaient vraiment meilleures l'année dernière qu'en mathématique cette année, alors tu peux choisir l'épreuve de littérature sans regret. Le cas contraire, il faut bien voir que l'épreuve de mathématiques de Sciences Po Paris est difficile, plus difficile qu'au bac, mais que les mathématiques sont de plus en plus valorisées à Sciences Po.

 

Bonne journée à toi et bon choix pour les épreuves, merci de nous suivre sur le blog,

 

L'équipe Intégrer Sciences Po

http://www.integrersciencespo.fr/

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L'artiste est-il maître de son oeuvre ?

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   2 commentaires   Mis à jour le  16/06/2014

Le BAC 2014 débute comme les autres années par la philosophie. L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose un corrigé des sujets de philosophie tombés au BAC 2014 en série S.

Sujet 1 : L'artiste est-il maître de son œuvre ?

>> Définition des termes du sujet : L'artiste est-il maître de son œuvre ?

Dans l'introduction, après l'accroche et la mise en perspective d'un paradoxe, il est bon de rappeler une définition générale des termes. Cependant cette définition devra être affinée au fur et à mesure du devoir, suivant l'évolution des parties.

Artiste : 1. Personne qui crée des œuvres dotées de qualités esthétiques répondant à sa conception de l'art. 2. Artisan ou praticien faisant preuve dans son travail d'un grand talent. (Dictionnaire de l'Académie française)

Maître : Généralement, 1. Personne qui en dirige d'autres selon sa volonté, qui tient des hommes, des lieux sous son autorité (Dictionnaire de l'Académie française)

Œuvre : Généralement, 1. Ce qui est réalisé, créé, accompli par le travail, l'activité, et qui, généralement, demeure, subsiste (Dictionnaire de l'Académie française)

>> Problématique : L'artiste est-il maître de son œuvre ?

La problématique doit porter sur la question sous-jacente du sujet. En tant qu'étudiant, il faut se demander : pourquoi l'examinateur a-t-il posé ce sujet ?

En l'occurrence, il semble exister, des termes mêmes du sujet, une opposition entre l'artiste et son œuvre : l'artiste et son œuvre sont distincts, et ne paraissent pas s'appartenir.

L'artiste est celui qui crée l'œuvre ; or, dans ce sujet "L'ariste est-il maître de son œuvre ?", l'œuvre est posée comme indépendante de l'artiste, comme si elle n'appartenait plus à l'artiste.

Au contraire, l'œuvre serait-elle maître de l'artiste ? L'œuvre "tien[drait] des hommes sous son autorité", en l'occurrence son auteur même.

>> Plan : L'artiste est-il maître de son œuvre ?

I. L'artiste demeure le créateur de son œuvre (C'est l'artiste qui façonne, qui donne vie à l'œuvre)

II. L'œuvre s'impose pourtant à l'artiste (L'œuvre façonne également l'artiste, par la marque qu'elle lui imprime)

III. L'œuvre d'art est la patrie non mortelle d'êtres mortels.

>> Développement : L'artiste est-il maître de son œuvre ?

I. L'artiste demeure le créateur de son œuvre

Aristote traite implicitement de l'œuvre dans La Poétique, en opposant poésie (philosophique, du général) et chronique (moins noble, du particulier) : "il ressort clairement que le rôle du poète est de dire non pas ce qui a eu lieu réellement mais ce qui pourrait avoir lieu dans l'ordre du vraisemblable ou du nécessaire."

C'est Kant qui en 1790 dans Critique de la faculté de juger théorise l'œuvre d'art comme produit de la nature. "L'art se distingue de la nature comme le faire (facere) se distingue de l'agir ou de l'effectuer en général (agere), et le produit ou la conséquence de l'art se distingue en tant qu'œuvre (opus) du produit de la nature en tant qu'effet (effectus)."

Sont opposés œuvre (opus) / effet (effectus) qui renvoient respectivement au produit de l'art, et au produit de la nature.

Pour Kant, "la nature donne à l'art ses règles", c'est dire que les effets (effectus), produits de la nature, sont supérieurs aux œuvres (opus), dans une certaine mesure.

II. L'œuvre s'impose pourtant à l'artiste

Ce rôle de l'œuvre dans la création de l'artist est mis en évidence par Alain dans Système des beaux-arts. L'être humain ne crée qu'à partir de son œuvre : c'est son œuvre qui lui dit comment elle doit être faite. Pour comprendre simplement cette idée d'Alain, représentez-vous en train de dessiner. Vous dessinez quelques formes, un cercle, un carré. Puis, en contemplant votre œuvre, ou plutôt les prémices de votre œuvre, vous sentez qu'un coup de crayon ici ou là irait bien au dessin. Vous vous arrêtez une nouvelle fois, et instinctivement, au vu de votre œuvre, vous poursuivez dans telle direction plutôt qu'une autre.

C'est en faisant son œuvre que l'artiste crée son œuvre, qu'il façonne différemment son œuvre. Alain dit à ce propos : "la loi suprême de l'invention humaine est que l'on n'invente qu'en travaillant."

C'est d'ailleurs en cela que l'artiste est artiste plutôt qu'artisan : parce que "l'idée lui vient à mesure qu'il fait", il est "spectateur de son œuvre en train de naître."

III. L'œuvre d'art est la patrie non mortelle d'êtres mortels.

Hannah Arendt dans Condition de l'homme moderne offre une autre vue : "Dans le cas des œuvres d'art, la réification est plus qu'une transformation ; c'est une transfiguration"

"Les œuvres d'art sont des objets de pensée, mais elles n'en sont pas moins des objets."

L'œuvre d'art se pose donc à l'encontre d'un usage ordinaire de l'objet, et des besoins de l'homme. Il ne s'agit pas de "se servir" d'une œuvre d'art.

L'art est permanent : cette immortalité n'est pas l'immortalité de l'homme, mais de la création des mains de l'homme. En cela, Hannah Arendt que l'œuvre d'art est une "chose immortelle accomplie par des mains mortelles".

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