Conséquences politiques de la révolution américaine

La révolution américaine et ses conséquences politiques


Selon, Gaucho, ce temps des révolutions est celui des révolutions atlantiques (l’Amérique, le France, puis l’Allemagne). C’est la fin des temps modernes et l’entrée dans la période contemporaine. La politique devient l’objet d’une programmation. Les lumières et le libéralisme sont un support idéologique et culturel. C’est une rupture dans le temps par rapport aux traditions. Le monde ne pouvait pas rester figé et ça devait se faire par l’action. Ce ne sont pas que les élites qui prennent les armes, ce sont aussi les masses. La politique devient maintenant l’objet d’une programmation : il faut prévoir l’avenir.

 

 

I. L'indépendance et la révolution aux Etats-Unis


A. La révolution américaine : les motifs

Depuis le May Flower, anglais et irlandais ont constitué treize colonies sur la côte Est des Etats-Unis. Ce sont 2 millions d’habitants qui se sont enrichis grâce aux productions locales (coton, sucre, indigo). Le commerce des esclaves est très important. Les colonies ont l’exclusivité coloniale. Elles ne peuvent pas concurrencer la métropole qui récupère tout et qui est donc l’unique acheteur. Le sud appartient aux anglais et au nord, on trouve des français qui vont décroître au fur et à mesure. Ils vont perdre la Louisiane et le Canada suite à la guerre de 7 ans.
La dette des financements de la guerre est très lourde pour l’Angleterre. L’Etat doit donc augmenter les impôts et surtout chez les colons (Stamp Act, 1765 ; Townshend Act, 1767). S’ajoute à ça un problème constitutionnel puisque que les colons ne sont pas représentés au parlement « No taxation without representation ».
1763 : les français sont de moins en moins glorieux, ce qui profite à l’expansion des anglais. Le pays s’endette pour augmenter sa colonie.
1773 : Boston Tea Party. Première révolte. Une soixantaine de colons s’en prennent à un thé très cher que la couronne voulait vendre dans la colonie. La Grande Bretagne va faire la sourde oreille.
1774 : Quebec Act : les colons français ont le droit de garder leur tradition et leur langue. Cela envenime le conflit pour les américains.
Les américains créent donc un Congrès, ce qui va mener au 4 juillet 1776 et à l’indépendance des treize colonies.

B. Le déroulement de la révolution américaine

Conscient de leur faiblesse numérique, les EU appellent à l’aide et le général Lafayette répond présent pour leur apporter la victoire au traité de Paris (fin de la guerre d’indépendance) et le traité de Versailles (reconnaissance de l’indépendance) en 1783. L’Angleterre subit la première décolonisation de l’Histoire, mais ne lâche pas le Canada.
1787 : création de la constitution américaine (trouver un schéma pour illustrer) les propriétaires votent pour élire le président et le congrès (sénat et chambre des représentants) tandis que le président contrôle la cour suprême. Les trois pouvoirs sont séparés.

 

 

 

 

II. Conséquences : le vent de la liberté et ses effets en Europe

A. Période de fermentation intellectuelle

Pour les lumières, c’est l’action, c’est le combat qu’il faut mener. Le mouvement des patriotes ou des radicaux se développe en Europe. Il veut remettre en cause les bases de l’Ancien Régime. Pour les souverains, c’est un mouvement subversif qu’il faut éradiquer. Dans d’autres pays, le mouvement sera pacifiste (réclamer des réformes contre les abus). C’est le cas en France.
1789 : parution de des droits et des devoirs du citoyen de l’abbé Mably (écrit en 1758). La fermentation intellectuelle gagne d’un cran chez les bourgeois et les aristocrates.

B. Situation sociale et économique explosive en France

Les EU sont un modèle républicain qui fonctionne. Mais les aider a demandé beaucoup d’argent à la France. L’Etat est au bord de la crise et de la banque route. D’où la nécessité de réformer le système fiscale. En effet, il n’existe pas de véritable budget de l’Etat.
1788 : recettes = 503 millions de livres, dépenses = 630 millions (la moitié de la dette va au service de la dette). Les coupables sont la guerre et un tout petit peu la cour (32 millions).
Les impôts directs :
La taille : payée par les roturiers (le tiers état)
La capitation : le clergé et les nobles sont exemptés
Le vingtième
Les impôts indirects :
La gabelle sur le sel (chaque foyer a un sel de devoir)
Les traites (taxes entre les provinces)
Les aides (impôts sur les boissons dont le cidre)
Les fermiers généraux sont très mal vus et ils peuvent se garder une part. Sans oublier les contre bandes de sel (les gabelous). Quand les agents du fisc se déplacent, ils peuvent ne pas être reçus ou se retrouver nez à nez avec un fusil.

Le système judiciaire est également très long et abominable (la question préalable, supprimé et remplacé en 1780). Les circonscriptions sont d’une variété sans pareil. Les progrès sont notables (fin de la question préalable en 1788). Les juges restent corrompus par des voyous appelés des épiciers (ils donnent des produits rares).
Les années 1770 ne sont plus celles de la croissance économique. La France entre dans la crise. Causes :
Crise du vignoble (boit moins et vend moins). Les ¾ des vignobles sont gelés.
Sécheresse (mort de bovin, baisse de revenus)
Signature d’un traité de commerce franco-anglais. Traité de libre-échange qui entraîne la fermeture de manufacture. C’est un pacte de famine pour certains. Des rumeurs disent que tout le blé français va chez les anglais.
La récolte de blé de 1788 est minable (orage). Le prix du pain augmente.
Ajoutons un hiver rude. La Loire gèle. La misère s’installe. La peur du brigandage est de retour pour ceux qui vont chercher du travail en campagne.

Le pouvoir tente de réagir avec des réformes :
Contrôleurs généraux de finances (Calonne, Laménie de Brienne). Remise en cause des privilèges, car ils veulent mettre un impôt sur les propriétaires. Ça n’aboutira pas.
Le garde des Sceaux Lamoignon veut supprimer la question et simplifier le système judiciaire (créer 47 cours d’appels dans les provinces).

Ces réformes connaissent des blocages de la part des nobles, des parlements provinciaux par défit face à Versailles (3 mai 1788 : le parlement de paris proclame une déclaration des droits de la nation = bras de fer entre les parlementaires et le pouvoir royal), de la nation (7 juin 1788 : journée des tuiles à Grenoble : le Dauphiné se révolte = les grenoblois soutiennent le parlement de Paris contre le roi). Ces réformes échouent.
Le roi ne voit qu’une seule solution : convoquer les états généraux pour le 8 août 1788 (pas réuni depuis 1614 : début de la dynastie des Bourbons). Ceci cristallise un grand mouvement d’espoir, car ces états généraux sont acceptés par tous. Des cahiers de doléances sont donc créés dans toutes les Provinces. Le despote est aimé pour cette décision, le roi est mon sauver (touche pas mon despote éclairé). Peu de personnes veulent la suppression des ordres, le départ du roi. Les gens veulent juste une constitution, une monarchie parlementaire et moins d’impôts. Les inégalités sont quand même présentent puisque les représentants du clergé et des nobles s’associent (le vote par ordre du docteur Guillotin). Les patriotes et Necker (rappelé par Louis 16 car très populaire) veulent le doublement des Tiers. Le vote par tête pourrait résoudre ce problème (les représentants du TE). Finalement, le roi double les membres du tiers-états (27 décembre 1788). C’est un coup d’épée dans l’eau.
5 mai 1789 : ouverture des Etats-Généraux dans la salle des menus plaisirs. C’est une atmosphère de climat électoral (tendu, mais perspective nouvelle de contrat social). Les pays étrangers soutiennent cette initiative.

 

 

Culture générale : l'École / Éducation

 « Les maîtres d'école sont des jardiniers en intelligences humaines. » - écrivait Victor Hugo dans Faits et croyances - Océan en 1840

Pour autant, si le rôle de l'école est souvent loué, il n'en demeure pas une question controversée.

Les débats que le thème de l'école suscitent ne sont pas éteints, et c'est cette histoire et cette vitalité des discussions que nous aimerions révéler par cette compilation d'articles.

 

Cours généraux sur l'École / Éducation :

 

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Rousseau et le secret

Pour Rousseau, la transparence et la vérité sont des buts à atteindre. Ainsi qu'il l'écrit dans le livre IV des Confessions :

"Je voudrais pouvoir en quelque façon rendre mon âme transparente aux yeux du lecteur."

Il n'y a dans son œuvre pas beaucoup de place au secret.

Sa devise en est le témoignage : Vitam impendere vero, à savoir "consacrer sa vie à la vérité".

 

Mais cette exigence de vérité, et donc cette entreprise pour détruire le secret, est aussi valable dans la sphère politique.

 

En 1772, Jean-Jacques Rousseau remarque dans Considérations sur le Gouvernement de Pologne que le moyen "le plus fort, le plus puissant" consiste à "faire en sorte que tous les citoyens se sentent incessamment sous les yeux du public, que nul n'avance et ne parvienne que par la faveur publique"

L'estime publique est le gage d'un bon fonctionnement politique.

 

C'est pourquoi Rousseau accorde et constate un avantage aux Etats les plus petits, parce que "tous les citoyens s'y connaissent mutuellement et s'entreregardent, que les chefs peuvent voir par eux-mêmes le mal qui se fait, le bien qu'ils ont à faire."

 

 

 

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