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Fiche sur la Science

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  30/05/2019

Cette fiche vous apportera des éclairages sur la Science, que ce soit qu'est-ce que la science, quelles sont les étapes importantes de la science, ou encore quelques statistiques sur la Science.

 

>> Définition de la Science : 2 sens

 

1er sens : Ensemble des connaissances acquises par l’étude ou la pratique

2e sens : Forme de connaissance basée sur la logique, la méthode expérimentale et la recherche d'explication théoriques aux phénomènes.

 

Pour comprendre, dans le 1er sens : science = savoir = connaissance, dans toutes les matières. Dans le 2nd sens : science = connaissance grâce à des arguments logiques, les matières scientifiques : maths, physique, chimie, etc.

 

>> Histoire de la Science :

 

- 460->-377 : Hippocrate rédige le serment médical

IVe siècle av. JC - Hérodote développe la science historique

-240 - Eratosthène calcule la circonférence de la Terre

-212 - Mort d’Archimède

XIIIe siècle ap. JC - Premières universités

1437 -  Gutenberg invente l’imprimerie

1543 - Nicolas Copernic : le Soleil est le centre des orbes célestes

1609 - Johannes Kepler : Astronomia Nova, énonce les deux premières lois du mouvement des planètes

1633 - Procès Galilée

1637 - René Descartes : les 3 essais du Discours de la méthode

1642 - Blaise Pascal : machine à calculer

1662 - Robert Boyle : loi des gaz parfaits

1672 - Isaac Newton : télescope à miroir parabolique

1687 - Isaac Newton : Philosophiae Naturalis Principia Mathematica

1714 - Daniel Gabriel Fahrenheit : thermomètre à mercure

1751->1772 - Jean Baptiste le Rond d'Alembert et Denis Diderot : l’Encyclopédie

1781 : 1ère inséminiation artificielle sur une chienne par l'abbé Spallanzani

1813-1878 - Claude Bernard développe la médecine expérimentale de laboratoire

1826 - Naissance de la linguistique

1839 - Auguste Comte - lance le concept de la sociologie

1859 - Charles Darwin : Origine des espèces

1885 - Louis Pasteur : vaccin contre la rage

1895 - Emile Durkheim - publie Les Règles de la méthode sociologique

1896 - Freud et Breuer - publication de Les Etudes sur l'hystérie - Freud développe la psychanalyse

1915 - Albert Einstein : Relativité générale

1945 - bombe atomique

1947 - George Gamow : théorie du Big Bang

1953 -  Watson et Crick : découverte de l'ADN

1978 - 1er bébé éprouvette : Louise Brown

1997 - Clonage de la brebis Dolly

2001 – la carte du génome humain est achevée, permettant de dépister des maladies héréditaires dès l'embryon

 

 

>> Statistiques sur la Science

 

  Budget civil de recherche et développement (en France en 2010) :

1 948 millions d'euros

 

 Universités et hôpitaux (en France en 2010)  :

1 543 millions d'euros

 

Consommation de soins et de biens médicaux (en France en 2010) :

9,1% du PIB

 

Dépense courante de santé (en France en 2010) :

12,1% du PIB

 

 

 

-> Culture générale : la Science <-

 

 


Fiche sur la Justice : définitions, statistiques et histoire

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  30/05/2019

Une petite fiche sur la justice pour vous aider dans vos révisions.

 

L'étymologie de la Justice peut remonter au latin jus : "droit"

 

>> Définitions : 2 sens

Institutionnel : institution judiciaire (tribunaux, conseils, juges...)

Moral : ce qui est juste selon des valeurs éthiques, ce qui est légitime

 

Pour saisir la différence, comprenez que le sens "Institutionnel" renvoie au concret, ce qui est légal, ce qui applique la justice aujourd'hui. Le sens "Moral" renvoie à une idéologie, ce qui devrait être.

 

-> Voir les définitions de la justice (article complet)

 

>> Histoire

 

 1790 : institution des juges de paix, création d'un tribunal de cassation et de tribunaux d'appel

 1804 : Cour de cassation, cours d'appel

 1806 : 1er conseil des prud'hommes

 1810 : cours d'assises

 1912 : loi créant les tribunaux pour enfants

 1953 : tribunal administratif

 1958 : (Ve République) Haute cour de Justice - Conseil constitutionnel - tribunal d'instance, suppression du juge de paix - tribunal de grande instance

 1979 : généralisation des conseils de prud'hommes

 1987 : cours administratives d'appel

 1987 : 1er procès filmé (jugeant le nazi Klaus Barbie) suite à la loi Badinter de 1985

 

 

>> Statistiques en 2018

 

8,72 milliards d'euros sont consacrés à la justice par l'Etat en 2018

Près de 85 000 personnes travaillent au ministère de la justice en 2018

Un peu plus de 2 600 000 décisions ont été mises en matière civile et commerciale, et près de 250 000 affaires réglées par les juridictions administratices. Tout cela en 2017.

Quant à la justice pénale, il y a eu près d'1 million de condamnations (taux de réponse pénale : 87,6%) : parmi lesquels, 2 212 crimes exactement.

Il existe 183 établissements pénitentiaires pour près de 60 000 places.

 

 

 

>> Statistiques jusqu'à 2011

 

Personnes sous écrou en France (2011) selon le Ministère de la Justice :

74108 personnes = 8846 écroués non détenus + 65262 écroués detenus

 

Budget de la justice en 2011 :

7,14 milliards d'euros

 

Agents travaillant pour le ministère de la Justice en 2011 :

76 025 agents

 

Etablissements pénitentiaires en 2010 :

189 établissements

 

Places de prison en 2010 :

56358 places

 

 

Cet article vous intéressera aussi :

-> Citations sur la justice

 

-> Culture générale : la Justice <-


Résumé de Multiculturalisme, Charles Taylor

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   3 commentaires   Mis à jour le  08/02/2019

Le multiculturalisme est une notion de plus en plus importance dans les sociétés actuelles. L'auteur Charles Taylor lui consacre un ouvrage intitulé "Multiculturalisme. Différence et démocratie" dont voici un résumé.




Résumé du livre Multiculturalisme par Charles Taylor



Charles Taylor, né en 1931, coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles en 2007, a consacré tout un essai sur le thème du multiculturalisme.


Charles Taylor part tout d'abord du constat que les mouvements politiques se servent du besoin de reconnaissance des hommes.

Or d'après Charles Taylor, reconnaissance et identité sont liés.

Le discours de reconnaissance a été rendu familier aux hommes de deux façons :


1) Dans la sphère privée. Dans la sphère privée, l'identité et le moi se constituent grâce au dialogue, grâce aux interactions avec les autres qui nous importent.
2) Dans la sphère publique. La reconnaissance égalitaire au fur et à mesure de l'histoire de la société a pris un rôle de plus en plus important.

 

I. Deux politiques face au multiculturalisme

 

A. Deux politiques fondées sur un même principe : le respect égal.

 


Dans ce deuxième cas de la sphère publique, étudié par Charles Taylor, deux mouvements semblent se dégager :


1. La société actuelle a prôné la valeur d'égalité entre les citoyens, une égale dignité entre eux.
2. Au contraire, le développement de la perception de l'identité a renforcé les singularités, a encouragé la différence : "Tout le monde devrait être reconnu en fonction de son identité unique."

S'est ainsi mise en place une politique de la différence. Cette politique de la différence "dénonce toutes les discriminations et refuse toute citoyenneté de seconde classe."

 

Charles Taylor
Charles Taylor a consacré un de ses essais
au thème du multiculturalisme,
de la différence dans la démocratie.


- La politique de la dignité égalitaire a pour fondement l'idée que l'intégralité des êtres humains sont dignes de respect. Pour Kant, parmi les premiers à avoir défini cette dignité, les hommes étaient dignes en vertu de leur rationnalité et de leur capacité à diriger leur vie selon des principes.
C'est cette idée qui a été retenue, et qui fonde la vision actuelle de la dignité égalitaire : tout homme ayant un "potentiel humain universel", chacun mérite du respect.


- La politique de la différence a en partie les mêmes fondements. Le potentiel universel sert alors à former et "définir sa propre identité en tant qu'individu et en tant que culture". 


 

B. Contradiction entre les deux politiques

 

 


Or ces deux politiques, fondées toutes deux sur un même principe de respect égal, entrent en contradiction.


La première politique implique que tout le monde soit traité "en étant aveugles aux différences".
La seconde politique implique de "reconnaître et même favoriser la particularité".


La première politique reproche à la seconde de "violer le principe de non-discrimination".
La seconde politique reproche à la première de "nier toute identité en imposant aux gens un moule homogène qui ne leur est pas adapté".

La politique d'égale dignité a été portée principalement par les idées de deux auteurs : Rousseau d'une part, et Kant d'autre part.

 

II. Toutes les cultures ont-elles la même valeur ?

 

A. Des sociétés de plus en plus multiculturelles

 



Charles Taylor constate que les sociétés actuelles deviennent de plus en plus multiculturelles. Elles "se tournent vers le multiculturalisme".

La thèse de Charles Taylor est que le libéralisme n'est pas totalement neutre en ce qui concerne la culture. En effet selon lui, "le libéralisme ne peut ni ne doit revendiquer une neutralité culturelle complète".


Emerge pourtant un paradoxe : bien que les sociétés soient de plus en plus multiculturelles, elles sont dans le même temps de plus en plus perméables, c'est-à-dire qu'elles sont davantage ouvertes à des migrations multinationales.


Il ne s'agit en fait pas d'une contradiction, mais ces deux tendances vont ensembles. La seule difficulté réside dans le fait que certains sont à la fois citoyens du pays, et appartiennent également à la même culture qui remet en question "le territoire philosophique" de ce même pays.

Ainsi, le débât actuel concerne la supériorité d'une culture sur une autre culture.

Historiquement, les sociétés occidentales sont critiquées pour avoir tenté d'imposer une culture au temps des colonies. Mais aussi pour leur politique actuelle de mise à l'écart des minorités culturelles, qui apparaît comme du mépris.


La question posée n'est plus seulement : est-ce qu'il est bon, est-ce qu'il est légitime, de laisser  les autres cultures survivre ? L'enjeu retenu dan la société actuelle est désormais plus grand : reconnaître "la valeur égale des différentes cultures". Il s'agit en effet de contribuer à la survivance des cultures : non seulement laisser survivre les autres cultures, mais aussi de reconnaître leur mérite.


Cette exigence de reconnaître les cultures, alors qu'elle était implicite avant, est dans les sociétés actuelles devenue explicite. Répandre l'idée que nous sommes formés par la reconnaissance a en effet permis à cette exigence de reconnaître le mérite des autres cultures de devenir explicite.


Ce raisonnement sous-entend que nous devons un égal respect à toutes les cultures. Charles Taylor soutient alors la thèse que cette présomption a une partie vraie, mais "qu'elle est nullement dépourvue de difficultés et qu'elle implique une sorte d'acte de foi".

En effet selon lui, toute culture peut apprendre à l'humanité, même si les cultures peuvent passer par des phases de décadence. Cela ne revient pas non plus à dire que toutes les formes d'art d'une culture sont d'égale valeur. Mais au moins, "toutes les cultures humaines qui ont animé des sociétés entières durant des périodes parfois considérables ont quelque chose d'important à dire à tous les êtres humains."

C'est cette pensée qui doit animer l'homme quand il étudie toute autre culture. 

 


Charles Taylor, Le multiculturalisme
Charles Taylor, Le multiculturalisme,
Flammarion, 21 octobre 2009

 

B. Toutes les cultures n'ont pas nécessairement une valeur égale

 



En revanche ce que refuse Charles Taylor, ce serait une obligation à conclure quoi qu'il arrive que telle culture a une valeur égale ou plus grande qu'une autre culture. Pour lui, cette démarche ne serait pas éthique, car ce jugement aurait été indépendant de la volonté, il aurait été posé a priori, sans que l'on puisse le modifier après étude. On ne peut exiger de considérer que toutes les cultures se valent.

Trois conséquences :


La première conséquence est de s'écarter dans une certaine mesure de ce que Charles Taylor appelle les théories "subjectivistes", dérivées de Nietzsche, Foucault, ou Derrida, qui énoncent que tout jugement de valeur n'est pas un libre choix de l'homme, mais qu'il est imposé par des structures de pouvoir.


La seconde conséquence est la nécessité de ne pas juger seulement avec nos vieux critères, propres et familiers, mais avec de nouveaux critères qui n'apparaissent qu'après avoir étudié les différentes cultures. En effet l'analyse de nouvelles cultures transforme nos propres critères de considération, qui nous permet d'échapper à l'ethnocentrisme (le fait d'être centré sur des considérations propres uniquement à notre éthnie).


La troisième conséquence est le refus d'un jugement favorable a priori, avant toute chose. C'est-à-dire qu'on ne doit pas penser qu'une autre forme de culture est forcément, nécessairement, bonne ou meilleure. Dans le cas contraire, ce serait un double faute : d'abord parce qu'une telle exigence serait "homogénéisante". Ensuite, parce que l'on ne peut juger seulement avec ses propres critères originaires, ce serait tomber dans l'ethnocentrisme déjà mentionné.

Ainsi, "sous cette forme, l'exigence de reconnaissance égale est inacceptable."


 

>> En conclusion de ce résumé sur le multiculturalisme

 



L'homme se sert donc de la présomption pour étudier les autres cultures. Cette présomption nécessite une ouverture aux différentes cultures, pour pouvoir modifier ses critères de jugement : "ce que la présomption requiert de nous n'est pas de trancher péremptoirement et de manière inauthentique sur l'égalité de valeur ; mais d'être ouverts à l'étude culturelle comparative, pour déplacer nos horizons vers des mélanges nouveaux".


Enfin, Charles Taylor se permet de conclure son essai par une exigence. Il s'agit d'un rappel à l'humilité de l'homme ; l'homme n'a pas encore atteint le point où il pourra juger parfaitement et de manière évidente de la valeur des cultures : "nous sommes très loin de cet ultime horizon du haut duquel la valeur relative des différentes cultures pourrait être évidente."



Vous pourrez lire avec intérêt les différents commentaires qu'ont écrit en réaction à cet essai Susan Wolf, Steven Rockefeller, ou encore Michael Walzer.


-> En 2014, le concours des IEP s'intéressait à la CULTURE. Les meilleurs articles sur la culture à consulter ici ! <-







 


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