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éthique à nicomaque

Aristote - Pauvreté et richesse

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  13/12/2018

Aristote a écrit sur la pauvreté et les richesses de manière éparse dans L'Ethique à Nicomaque.

Voici quelques extraits :

 

Tous assimilent le fait de bien vivre et de réussir au fait d’être heureux. Par contre, en ce qui concerne la nature du bonheur, on ne s’entend plus, et les réponses de la foule ne ressemblent pas à celles des sages. Les uns, en effet, identifient le bonheur à quelque chose d’apparent et de visible, comme le plaisir, la richesse ou l’honneur. Pour les uns, c’est une chose, et pour les autres une autre chose. Souvent le même homme change d’avis à son sujet : malade, il place le bonheur dans la santé, et pauvre, dans la richesse.

Aristote, L'Ethique à Nicomaque, Chapitre 2

A la question, qu'est-ce que réussir sa vie ? Aristote dans cet extrait affirme que chacun répondra assurément être heureux.

Mais la véritable question est de savoir qu'est-ce que le bonheur ? Pour certains, il s'agit d'avoir des biens, tels que la richesse.

C'est quand on est pauvre qu'on croit que le bonheur c'est d'être riche.

 

Pour ce qui est de l’action de donner et celle d’acquérir des richesses le juste milieu est la libéralité ; l’excès et le défaut sont respectivement la prodigalité et la parcimonie. C’est de façon opposée que dans ces actions on tombe dans l’excès ou le défaut : en effet, le prodigue pèche par excès dans la dépense et par défaut dans l’acquisition, tandis que le parcimonieux pèche par excès dans l’acquisition et par défaut dans la dépense.

Aristote, L'Ethique à Nicomaque, Chapitre 7

 

Aristote établit les deux extrêmes en termes de pauvreté et de richesse : la prodigalité d'une part et la parcimonie d'autre part. Bien sûr il faut trouver le juste équilibre.

 

Quant à la pauvreté, sans doute ne devons-nous pas la redouter, ni non plus la maladie, ni en général aucun des maux qui ne proviennent pas d’un vice ou qui ne sont pas dus à l’agent lui-même. Mais celui qui n’éprouve aucune crainte à leur sujet n’est pas non plus pour autant un homme courageux (quoique nous lui appliquions à lui aussi cette qualification par similitude) car certains hommes, qui sont lâches dans les dangers de la guerre, n’en sont pas moins d’une nature libérale dans les questions d’argent, et supportent avec constance la perte de leur fortune. On n’est pas non plus un lâche si on redoute l’insulte faite à ses enfants et à sa femme, ou l’envie ou quelque mal de ce genre ; ni brave si on montre du cœur au moment de recevoir le fouet.

Aristote, L'Ethique à Nicomaque, Chapitre 9

 

Il ne faut pas avoir peur de la pauvreté. Mais celui qui n'a pas peur de la pauvreté, pour autant, ne peut pas être considéré comme courageux.

 

Dans l'Ethique à Nicomaque, Aristote explique encore :

Plus les inégalités sont flagrantes avec une classe très riche et une classe très pauvre, plus la situation politique est mise en danger. Pour avoir une certaine stabilité étatique, il vaut mieux avoir une classe moyenne très importante.

 

-> Résumé de La Richesse des nations - Adam Smith


Aristote - L'amant et l'aimé

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   Aucun commentaire   Mis à jour le  01/05/2018

Aristote, dans cet extrait explique la différence entre amant et aimé.

Pourquoi l'amour se fane-t-il ?

Dans quel cas l'amour perdure ?

Est-ce qu'on peut aimer par intérêt et est-ce que ça va durer ?

Aristote répond à ces questions dans cet extrait de l'Ethique à Nicomaque :

 

l’amitié atteint son maximum de durée quand l’avantage que retirent réciproquement les deux parties est le même, par exemple le plaisir, et non seulement cela, mais encore quand sa source est la même comme c’est le cas d’une amitié entre personnes d’esprit, alors qu’il en est tout différemment dans le commerce de l’amant et de l’aimé. Ces derniers, en effet, ne trouvent pas leur plaisir dans les mêmes choses: pour l’un, le plaisir consiste dans la vue de l’aimé, et pour l’autre, dans le fait de recevoir les petits soins de l’amant; et la fleur de la jeunesse venant à se faner, l’amour se fane aussi (à celui qui aime, la vue de l’aimé ne cause pas de plaisir, et à l’être aimé on ne rend plus de Soins); dans beaucoup de cas, en revanche, l’amour persiste quand l’intimité a rendu cher à chacun d’eux le caractère de l’autre, étant tous les deux d’un caractère semblable. Mais ceux dont les relations amoureuses reposent sur une réciprocité non pas même de plaisir mais seulement d’utilité, ressentent aussi une amitié moins vive et moins durable. Et l’amitié basée sur l’utilité disparaît en même temps que le profit: car ces amis-là ne s’aimaient pas l’un l’autre, mais n’aimaient que leur intérêt.

Aristote, Éthique à Nicomaque, Chapitre V

 

-> Culture générale : l'Amour <-


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