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Dernière actu : LES RÉSULTATS SCIENCES PO 2019 SONT LÀ

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Dates des concours Sciences Po 2018 + sujets 2019

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   4 commentaires   Mis à jour le  17/06/2019

Retrouvez ici toutes les dates des concours à Sciences Po ! Les dates pour les concours d'entrée dans les 10 Sciences Po sont recensées ici.

 

-> Mise à jour 15 juin 2019Résultats du Concours commun 2019 et Concours 2020 (Réseau Sciences Po)

-> Mise à jour juin 2019 : les résultats des concours 2019 auront lieu fin juin 2019. En attendant, vous pouvez consulter les :

 

>> Dates des Concours commun des 7 IEP

 

Les 7 IEP sont : Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse.

 

Dates du Concours commun des IEP entrée en 1ère année 2018 :

18 avril 2018 à 12h : fin des inscriptions

samedi 26 mai 2018 : concours 1A

juin 2018 : résultats

 

>> Dates des Concours Sciences Po Paris

 

Dates du Concours de Sciences Po Paris entrée en 1ère année

Résultat d'admissibilité : mi-avril 2018 (jour exact à confirmer)

Entretiens oraux : deuxième quinzaine de mai 2018

Résultat d'admission : fin juin 2018

 

Dates du Concours de Sciences Po Paris entrée en Master

  • Entretiens d'admission : du 16 avril au 14 mai 2018 
  • Résultats d'admission : Début juin 2018 (date exacte à confirmer)

 

>> Dates des Concours de Sciences Po Bordeaux et Grenoble 2018

 

Dates des Concours de Sciences Po Bordeaux 2018 :

Filière intégrée binationale : Déroulement des épreuves écrites : vendredi 16 mars 2018 [de 8h à 17h30]

Entrée en 1ère année Déroulement des épreuves : samedi 17 mars 2018 [de 7h30 à 19h30].

Entrée en 3e année : Déroulement des épreuves : jeudi 31 mai [de 7h30 à 17h30] et vendredi 1er juin 2018 [de 7h30 à 13h30]

 

Dates des Concours de Sciences Po Grenoble :

Le concours d’entrée en 1ère année se déroulera samedi 5 mai 2018.

 

 


Origines du droit et de la justice

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   2 commentaires   Mis à jour le  30/05/2019

Justice et droit sont intimement liés. Jus, en latin, signifie le droit. Droit et institutions juridiques ont une même origine.


Justice humaine est entendue au sens des institutions, des personnages et des règles établis par les humains pour rendre la justice.

 

-> Définitions de la Justice
 

I. Comment la justice est-elle devenue une institution

 

A. La sédentarisation rend le droit nécessaire


1. Lorsque les hommes étaient nomades, la résolution des conflits ne posait pas de problème : les fauteurs de troubles étaient exclus
2. La sédentarisation oblige les hommes à créer des règles, pour éviter les conflits et les contrôler

B. Le droit rend la justice humaine nécessaire

1. Dans les premiers temps, les juges sont choisis pour appliquer le droit et rendre la justice, parmi les personnages considérés les plus sages, notamment du fait de l'expérience : les personnes âgées, les chefs, les personnalités connues
2. Toujours dans les premiers temps, les Juges, du fait de leur sagesse et de leur importance, deviennent des chefs politiques, notamment en Israël.
 

II. Les origines du droit selon les penseurs modernes


A. Nicolas Machiavel


Nicolas Machiavel
1.L'origine du droit vient des rapports de forces entre les acteurs de la politique. Le tyran pour se faire respecter doit soumettre ses sujets à lui obéir. A cet effet, il impose sa loi, il donne des devoirs à ses sujets.

2. Le droit naît donc dans la contrainte et la soumission.

 



    B. Jean-Jacques Rousseau


Machiavel
1.Le droit a été créé pour remédier aux conflits, notamment dus au droit de la propriété.

2. "Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société." Discours sur l'inégalité en 1755

 

 

 

Vous aimerez aussi :
-> La justice du droit <-
-> Culture générale : la Justice <-

 

 

 


Résumé de Multiculturalisme, Charles Taylor

Rédigé par  Intégrer Sciences Po   3 commentaires   Mis à jour le  08/02/2019

Le multiculturalisme est une notion de plus en plus importance dans les sociétés actuelles. L'auteur Charles Taylor lui consacre un ouvrage intitulé "Multiculturalisme. Différence et démocratie" dont voici un résumé.




Résumé du livre Multiculturalisme par Charles Taylor



Charles Taylor, né en 1931, coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles en 2007, a consacré tout un essai sur le thème du multiculturalisme.


Charles Taylor part tout d'abord du constat que les mouvements politiques se servent du besoin de reconnaissance des hommes.

Or d'après Charles Taylor, reconnaissance et identité sont liés.

Le discours de reconnaissance a été rendu familier aux hommes de deux façons :


1) Dans la sphère privée. Dans la sphère privée, l'identité et le moi se constituent grâce au dialogue, grâce aux interactions avec les autres qui nous importent.
2) Dans la sphère publique. La reconnaissance égalitaire au fur et à mesure de l'histoire de la société a pris un rôle de plus en plus important.

 

I. Deux politiques face au multiculturalisme

 

A. Deux politiques fondées sur un même principe : le respect égal.

 


Dans ce deuxième cas de la sphère publique, étudié par Charles Taylor, deux mouvements semblent se dégager :


1. La société actuelle a prôné la valeur d'égalité entre les citoyens, une égale dignité entre eux.
2. Au contraire, le développement de la perception de l'identité a renforcé les singularités, a encouragé la différence : "Tout le monde devrait être reconnu en fonction de son identité unique."

S'est ainsi mise en place une politique de la différence. Cette politique de la différence "dénonce toutes les discriminations et refuse toute citoyenneté de seconde classe."

 

Charles Taylor
Charles Taylor a consacré un de ses essais
au thème du multiculturalisme,
de la différence dans la démocratie.


- La politique de la dignité égalitaire a pour fondement l'idée que l'intégralité des êtres humains sont dignes de respect. Pour Kant, parmi les premiers à avoir défini cette dignité, les hommes étaient dignes en vertu de leur rationnalité et de leur capacité à diriger leur vie selon des principes.
C'est cette idée qui a été retenue, et qui fonde la vision actuelle de la dignité égalitaire : tout homme ayant un "potentiel humain universel", chacun mérite du respect.


- La politique de la différence a en partie les mêmes fondements. Le potentiel universel sert alors à former et "définir sa propre identité en tant qu'individu et en tant que culture". 


 

B. Contradiction entre les deux politiques

 

 


Or ces deux politiques, fondées toutes deux sur un même principe de respect égal, entrent en contradiction.


La première politique implique que tout le monde soit traité "en étant aveugles aux différences".
La seconde politique implique de "reconnaître et même favoriser la particularité".


La première politique reproche à la seconde de "violer le principe de non-discrimination".
La seconde politique reproche à la première de "nier toute identité en imposant aux gens un moule homogène qui ne leur est pas adapté".

La politique d'égale dignité a été portée principalement par les idées de deux auteurs : Rousseau d'une part, et Kant d'autre part.

 

II. Toutes les cultures ont-elles la même valeur ?

 

A. Des sociétés de plus en plus multiculturelles

 



Charles Taylor constate que les sociétés actuelles deviennent de plus en plus multiculturelles. Elles "se tournent vers le multiculturalisme".

La thèse de Charles Taylor est que le libéralisme n'est pas totalement neutre en ce qui concerne la culture. En effet selon lui, "le libéralisme ne peut ni ne doit revendiquer une neutralité culturelle complète".


Emerge pourtant un paradoxe : bien que les sociétés soient de plus en plus multiculturelles, elles sont dans le même temps de plus en plus perméables, c'est-à-dire qu'elles sont davantage ouvertes à des migrations multinationales.


Il ne s'agit en fait pas d'une contradiction, mais ces deux tendances vont ensembles. La seule difficulté réside dans le fait que certains sont à la fois citoyens du pays, et appartiennent également à la même culture qui remet en question "le territoire philosophique" de ce même pays.

Ainsi, le débât actuel concerne la supériorité d'une culture sur une autre culture.

Historiquement, les sociétés occidentales sont critiquées pour avoir tenté d'imposer une culture au temps des colonies. Mais aussi pour leur politique actuelle de mise à l'écart des minorités culturelles, qui apparaît comme du mépris.


La question posée n'est plus seulement : est-ce qu'il est bon, est-ce qu'il est légitime, de laisser  les autres cultures survivre ? L'enjeu retenu dan la société actuelle est désormais plus grand : reconnaître "la valeur égale des différentes cultures". Il s'agit en effet de contribuer à la survivance des cultures : non seulement laisser survivre les autres cultures, mais aussi de reconnaître leur mérite.


Cette exigence de reconnaître les cultures, alors qu'elle était implicite avant, est dans les sociétés actuelles devenue explicite. Répandre l'idée que nous sommes formés par la reconnaissance a en effet permis à cette exigence de reconnaître le mérite des autres cultures de devenir explicite.


Ce raisonnement sous-entend que nous devons un égal respect à toutes les cultures. Charles Taylor soutient alors la thèse que cette présomption a une partie vraie, mais "qu'elle est nullement dépourvue de difficultés et qu'elle implique une sorte d'acte de foi".

En effet selon lui, toute culture peut apprendre à l'humanité, même si les cultures peuvent passer par des phases de décadence. Cela ne revient pas non plus à dire que toutes les formes d'art d'une culture sont d'égale valeur. Mais au moins, "toutes les cultures humaines qui ont animé des sociétés entières durant des périodes parfois considérables ont quelque chose d'important à dire à tous les êtres humains."

C'est cette pensée qui doit animer l'homme quand il étudie toute autre culture. 

 


Charles Taylor, Le multiculturalisme
Charles Taylor, Le multiculturalisme,
Flammarion, 21 octobre 2009

 

B. Toutes les cultures n'ont pas nécessairement une valeur égale

 



En revanche ce que refuse Charles Taylor, ce serait une obligation à conclure quoi qu'il arrive que telle culture a une valeur égale ou plus grande qu'une autre culture. Pour lui, cette démarche ne serait pas éthique, car ce jugement aurait été indépendant de la volonté, il aurait été posé a priori, sans que l'on puisse le modifier après étude. On ne peut exiger de considérer que toutes les cultures se valent.

Trois conséquences :


La première conséquence est de s'écarter dans une certaine mesure de ce que Charles Taylor appelle les théories "subjectivistes", dérivées de Nietzsche, Foucault, ou Derrida, qui énoncent que tout jugement de valeur n'est pas un libre choix de l'homme, mais qu'il est imposé par des structures de pouvoir.


La seconde conséquence est la nécessité de ne pas juger seulement avec nos vieux critères, propres et familiers, mais avec de nouveaux critères qui n'apparaissent qu'après avoir étudié les différentes cultures. En effet l'analyse de nouvelles cultures transforme nos propres critères de considération, qui nous permet d'échapper à l'ethnocentrisme (le fait d'être centré sur des considérations propres uniquement à notre éthnie).


La troisième conséquence est le refus d'un jugement favorable a priori, avant toute chose. C'est-à-dire qu'on ne doit pas penser qu'une autre forme de culture est forcément, nécessairement, bonne ou meilleure. Dans le cas contraire, ce serait un double faute : d'abord parce qu'une telle exigence serait "homogénéisante". Ensuite, parce que l'on ne peut juger seulement avec ses propres critères originaires, ce serait tomber dans l'ethnocentrisme déjà mentionné.

Ainsi, "sous cette forme, l'exigence de reconnaissance égale est inacceptable."


 

>> En conclusion de ce résumé sur le multiculturalisme

 



L'homme se sert donc de la présomption pour étudier les autres cultures. Cette présomption nécessite une ouverture aux différentes cultures, pour pouvoir modifier ses critères de jugement : "ce que la présomption requiert de nous n'est pas de trancher péremptoirement et de manière inauthentique sur l'égalité de valeur ; mais d'être ouverts à l'étude culturelle comparative, pour déplacer nos horizons vers des mélanges nouveaux".


Enfin, Charles Taylor se permet de conclure son essai par une exigence. Il s'agit d'un rappel à l'humilité de l'homme ; l'homme n'a pas encore atteint le point où il pourra juger parfaitement et de manière évidente de la valeur des cultures : "nous sommes très loin de cet ultime horizon du haut duquel la valeur relative des différentes cultures pourrait être évidente."



Vous pourrez lire avec intérêt les différents commentaires qu'ont écrit en réaction à cet essai Susan Wolf, Steven Rockefeller, ou encore Michael Walzer.


-> En 2014, le concours des IEP s'intéressait à la CULTURE. Les meilleurs articles sur la culture à consulter ici ! <-







 


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