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Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 15 juillet 2016

Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

 

Ces informations sont pour la plupart issues du célèbre ouvrage de Howard Zinn, Une Histoire populaire des États-Unis. Howard Zinn (1922-2010) fut un historien critique et pacifiste de l'histoire des Etats-Unis, et son œuvre reflète certainement ses efforts pour une reconsidération de l'histoire des Etats-Unis.

 

Nous vous proposons trois grandes réflexions sur l'histoire des Etats-Unis après 1945.

 

1. Le début de la Guerre Froide et la doctrine Truman

 

- L'aide à la Grèce

- La guerre de Corée

- Lutte contre le communisme

- Joseph McCarthy

- L'affaire d'espionnage Rosenberg

- La culture au service de l'anticommunisme

- Le budget militaire

- Plan Marshall et aides économiques

- L'intervention des Etats-Unis

- Les inégalités de la population américaine

 

2. La révolte noire

 

- Le réveil de la conscience Noire américaine

- Rosa Parks

- Sit-in et Freedom Rides

- La réaction du Congrès et de la présidence

- La marche sur Washington de 1963

- L'assassinat de Malcolm X puis de Martin Luther King

- L'amélioration relative des conditions de vie de la population Noire

 

3. Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

- La 1ère partie de la guerre d'Indochine

- La 2nde partie de la guerre d'Indochine

- Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

- L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

- La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

 

Voir aussi :

-> Fiches et entraide en Histoire

 

Classé dans : Histoire, Langue Vivante - Mots clés : histoire, société, Etats-Unis, 1945, anglais, VO, langue étrangère, cours, apprendre, fiches, histoire populaire, sciences po, réhabilisation, Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis, historien, - aucun commentaire


La révolte noire - Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 08 mai 2016

 

Pour comprendre qu'est-ce qu'une histoire populaire des Etats-Unis, le travail d'historien de Howard Zinn, et pour retrouver le sommaire de cette histoire : rendez-vous ici Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945.

 

>> La révolte noire

 

>> Le réveil de la conscience Noire américaine

 

Les décennies 1950-1960, et 1960-1970, se caractérisent par l'émergence d'un fort mouvement de révolte de la part de la population Noire.

L'art participe à l'éveil de ces consciences. C'est d'abord la musique, par le blues, et le jazz. C'est ensuite la littérature, avec par exemple les œuvres de Margaret Walker et Richard Wright, notamment la poésie, dans la ligne de Paul Laurence Dunbar, Langston Hughes, Claude McKay.

Le militantisme pour les Noirs, qui avait émergé dans les années 1930, devint plus silencieux lors de la Seconde Guerre mondiale. Les premières révoltes en Asie et en Afrique remit en cause ce silence.

A la fin 1946, un comité des droits civiques fut initié par Truman. Ce dernier, concurrencé par Henry Wallace dans la campagne présidentielle, signa un décret en 1948 pour favoriser l'égalité raciale dans l'armée, où la ségrégation était toujours de vigueur.

La Cour suprême évolua aussi, par des décisions successives : en 1954 fut abandonnée la doctrine de "l'égalité dans la séparation". L'affaire Brown vs Board of Education fut l'occasion de critiquer le sentiment d'infériorité que pouvait provoquer la ségrégation, et de déclarer que l'égalité dans la séparation n'était pas valable au sein de l'école.  Malgré cette décision importante, il est à noter qu'en 1965 +75% des écoles du Sud étaient toujours sous le régime de la ségrégation.

 

>> Rosa Parks

 

Alors qu'au début des années 1960, des révoltes éclosent dans le Sud, elles se transforment en véritable conflits dans le Nord également à la fin de la décennie.

Le cas Rosa Parks est en ce sens illustre. Âgée de 43 ans, Rosa Sparks explique pourquoi elle a refusé de s'astreindre aux lois de Montgomery, capitale de l'Alabama, en s'asseyant en 1955 dans la section réservée pour les Blancs dans un bus. "quand et comment pourrait-on affirmer nos droits en tant qu'être humains ?" témoigne-t-elle trois mois après son arrestation. Toute la communauté Noire se révolte dans la ville de Montgomery, boycottant les transports ; les réactions furent vives de la part des ségrégationnistes, en utilisant notamment des bombes, dont une au domicile de Martin Luther King qui fut parmi les iniateurs du boycott. Ce boycott fut récompensé de succès, lorsqu'en novembre 1956, la Cour suprême interdit la ségrégation dans les transports municipaux.

Ces évènements servirent d'exemple dans tout le Sud durant les 10 années qui suivirent. La voix de Martin Luther King commença à trouver des auditeurs, tandis que quelques uns critiquaient sa naïveté.

 

>> Sit-in et Freedom Rides

 

Robert Williams, président de la NAACP, National Association for the Advancement of Colored People née officiellement en 1909, encourage les Noirs à se défendre, et par les armes si besoin. Les Noirs n'utlisièrent cependant pas la violence dans les années qui suivirent, menant par exemple des opérations de sit-in dans 5 Etats du Sud.

Le CORE, Congress of Racial Equality, dans le Nord, organisa des Freedom Rides, opérations qui consistaient à venir Blancs et Noirs ensembles dans les bus vers le Sud, ce qui entraîna d'importantes violences. Un autre Freedom Ride fut organisé entre Nashville et Birmingham par le SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee, à l'origine des sit-in, et se solda par une nuit en prison et de violents affrontements également.

Mais ces Freedom Rides commencèrent vraiment à inquiéter l'Etat américian lorsqu'ils attirèrent la presse internationale.

Les affrontements continuèrent dans de nombreuses villes, souvent vioents. En juin 1964 le mouvement des droits civiques organise un évènement près de la Maison Blanche. Il n'y eut aucune suite, et les incidents se répétèrent.

 

>> La réaction du Congrès et de la présidence

 

Ces violences, la colère des Noirs, et les échos qu'ils laissaient dans les autres pays du monde, forcèrent le Congrès à accélérer les réformes. Des lois sur les droits civiques furent votées successivement en 1957, en 1960 et 1964, mais n'étaient souvent pas suivies d'effet.

Le président Johnson fut à l'initiative en 1965 d'une loi sur le droit de vote, qui fut cette fois particulièrement efficace.

Si en 1952, seul 1 million de Noirs étaient inscrits sur les listes électorales des Etats du Sud, ils étaient en 1964 2 millions, et en 1968 3 millions.

 

>> La marche sur Washington de 1963

 

La marche sur Washington de 1963 fut transformée par Kennedy en rassemblement oecuménique, dans le but d'apaiser les tensions. Martin Luther King y prononça son plus célèbre discours : "I have a dream". Mais ce discours restait bien trop modéré aux yeux de nombreux Noirs.

Ceux-ci se reconnaissaient davantage dans le message de Malcolm X. Celui-ci rend compte de la désillusion des Noirs quant à cette marche, qui devait être "La révolution noire", selon les mots de Malcolm X : "ce n'était même plus une marche, c'était un pique-nique, un véritable cirque."

Les conditions de vie des Noirs restaient difficiles : les lieux de culte étaient la cible de bombes, et le taux de chômage était encore de 12,1% chez les non-blancs, contre seulement 4,8% chez les Blancs (chiffres du printemps 1963). D'après les statistiques gouvernement, 1 Noir sur 2 vivait en-dessous du seul de pauvreté de l'époque.

 

Malcolm X
Malcolm X

>> L'assassinat de Malcolm X puis de Martin Luther King

 

De 1964 à 1966, et surtout en 1967, les émeutes se multiplient, avec leurs lots de sang et de morts. L'expression "Black Power" devint populaire, pour désigner la méfiance envers les droits soi-disant accordés aux Noirs. C'est cette idée qu'incarne Malcolm X. En 1964, il déclare "si vous êtes suffisamment nombreux à être radicaux et que vous le reste suffisamment longtemps, vous obtiendrez votre liberté." Son meurtre en 1965 conduit à faire de Malcolm X un martyre de la cause Noire.

Le discours modéré de Martin Luther King, s'il reste écouté, est remplacé par des positions plus radicales, telles que celles exprimées par Huey Newton, du mouvement des Black Panthers, qui encourageaient à se défendre légitimement, par les armes.

La loi votée par le Congrès en 1968 est répressive contre toute personne qui encouragerait des émeutes, notamment par l'utilisation d'un service fédéral, pouvant être sanctionnée de 5 ans de prison.

Martin Luther King, en critiquant la guerre qui pour lui contribuait à la pauvreté des Américains, et surtout des Noirs, devient la cible du FBI qui enregistre ses conversations et va même jusqu'à lui envoyer des lettres de menace.

A Memphis, le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné sur le balcon de son hôtel, sans que l'auteur du crime ne soit arrêté.

Si les lois étaient favorables aux Noirs, dans les faits les tribunaux n'auraient pas bien protégé les Noirs "contre la violence et l'injustice", d'après Howard Zinn. Il luttait même contre les activistes Noirs, en utilisant les armes et la violence, par l'intermédiaire du FBI.

 

>> L'amélioration relative des conditions de vie de la population Noire

 

Au début des années 1970, le système américain essaie de se protéger contre la force et les dangers des émeutes Noires. De plus en plus nombreux à voter, les Noirs intègrent les institutions politiques. En 1977, ils sont 2000 au sein des administrations de 11 Etats du Sud, contre 72 seulement en 1965.

Ils restent néanmoins en infériorité : alors qu'ils représentent 20% de la population dans le Sud, ils n'occupent qu'à peine 3% des fonctions électives.

Au Nord, les Noirs se mirent à concurrencer les Blancs les plus défavorisés, notamment en s'installant dans les logements qu'ils occupaient. Concentrés dans des ghettos, les Noirs conservaient la conviction qu'il fallait améliorer leur condition, mais il n'y eut plus de véritable mouvement protestataire à partir des années 1970, ou de moindre ampleur.

 

 

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Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam - Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 01 mai 2016

 

Pour comprendre qu'est-ce qu'une histoire populaire des Etats-Unis, le travail d'historien de Howard Zinn, et pour retrouver le sommaire de cette histoire : rendez-vous ici Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945.

 

>> Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

>> La 1ère partie de la guerre d'Indochine

 

En 1945, le Japon évacua l'Indochine. Les révolutionnaires dirigés par Ho Chi Minh qui les avaient combattus rédigent une Déclaration d'indépendance, où ils critiquent en particulier les colonialistes français.

Craignant le contrôle des puissances occidentales sur l'Indochine, Ho Chi Minh envoie des lettres au président Truman en 1945 et 1946, ainsi qu'une aux Nations unies, en rappelant le principe d'autodétermination, mais le président Américain ne fit aucune réponse.

La guerre d'Indochine commença en octobre 1946, quand les Français bombardèrent le port d'Haiphong. Les Etats-Unis vinrent en aide aux Français : ils financèrent en tout 80% de la guerre française. Les raisons invoquées étaient celles de lutter contre le communisme, et ce qui fut appelé plus tard la théorie des dominos : si un pays devenait communiste, il deviendrait contagieux pour ses voisins.

En 1954, les Français renoncèrent à la guerre, devant une population fidèle à Ho Chi Minh. Le Sud-Vietnam demeura sous l'emprise des Etats-Unis, qui placèrent Ngo Dinh Diem au gouvernement. Peu populaire du fait de sa religion, catholique alors que la population était plutôt bouddhiste, de ses intérêts économiques, alors que la population était composée de petits paysans, Diem réagissait avec force, et emprisonnait notamment les opposants qui dénonçaient la corruption. Vers 1958, la guérilla alimentée par le Nord-Vietnam menaçait le gouvernement. Le Front national de libération, connu sous le sigle FNL, réunit les mécontents. Pike estimait à environ 300 000 le nombre de membres du FNL début 1962.

 

>> La 2nde partie de la guerre d'Indochine

 

Kennedy en 1961 prit la suite de l'action engagée par Truman et Eisenhower. En mai 1963, l'immolation par le feu d'un moine bouddhiste à Saigon fut prise en exemple par d'autres moines. La réaction de la police engrangea de nombreuses violences.

Des généraux vietnamiens, en contact avec le responsable local de la CIA,, complotèrent contre Diem. Ceci n'allait pas contre les intérêts des Etats-Unis, pour qui Diem était devenu gênant. Les généraux prirent le palais présidentiel le 1er novembre 1963, et Diem en fuite fut rattrapé et exécuté.

3 semaines après, Lyndon Johnson succédait à Kennedy, après l'assassinat de ce dernier.

Lyndon B. Johnson
Conférence de Lyndon B. Johnson le 28 juillet 1965,
"Why we are in Vietnam"

Au Sud-Vietnam, le FNL demeurait populaire. Johnson prit pour prétexte le fait que "le destroyer américain Maddox" avait "été l'objet d'une agression injustifiée", évènement qui n'aurait été en fait qu'un coup monté des Etats-Unis, pour relancer la guerre au Vietnam. En 1965, plus de 200 000 soldats furent d'abord envoyés, bientôt rejoints par 200 000 autres soldats en 1966. Des régions entières du Sud Vietnam furent déclarées "Free Fire Zones" : toute personne s'y trouvant, même civile, était considérée comme un ennemi. Les hommes qui pouvaient orter une arme étaient tués, les maisons détruites par le feu, et des camps de réfugiés avaient été mis en place. La Croix-Rouge internationale a fait part depuis de documents estimant le nombre de prisonniers dans ces camps au plus fort de la guerre : 65000 personnes à 70000 personnes.

La Cour suprême, à qui furent adressées des pétitions pour montrer l'inconstitutionnalité de la guerre, se refusa d'étudier la question. A la fin de la guerre,  7 millions de tonnes de bombes avaient été lancées au Vietnam. Les produits toxiques délivrés eurent aussi de forts impacts négatifs sur l'environnement et probablement sur les naissances.

Le 16 mars 1968 eut lieu la tragédie de My Lai, du nom du village : tous les habitants y furent tués, regroupés dans une fosse. Il s'agirait de 450 à 500 personnes, surtout des femmes, des enfants, et des vieux, selon Seymour Hersh qui a dédié un livre à cet évènement. My Lai n'aurait pourtant pas été un cas isolé.

Au début de cette année 1968, le FNL lance l'offensive du Têt, et parvient jusqu'à Saigon, même si l'attaque est contrecarrée.

 

>> Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

 

La popularité de Johnson est si basse que celui-ci annonce en 1968 qu'il ne se représentera pas. Les Etats-Unis commencent à faire revenir leurs troupes.

La même année, Richard Nixon succède à Johnson à la présidence, et continue le retrait des troupes. En février 1972, les soldats américains sont 150 000 seulement au Vietnam. Nixon confie la poursuite du conflit aux forces sud-vietnamiennes, en ne faisant que financer et soutenir matériellement le gouvernement : c'est la "vietnamisation" du conflit. C'est un moyen pour Nixon de ne pas arrêter la guerre, tout en contentant la population.

En 1970, Nixon et Henry Kissinger essaient de s'imposer au Cambodge, mais c'est un échec. En 1971, 800 00 tonnes de bombes auraient été envoyées au Laos, Cambodge, et Vietnam, par les Etats-Unis, notamment en soutenant le Sud-Vietnam contre le Laos.

Les oppositions de la population américaine vinrent en particulier du mouvement pour les droits civiques. Le SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee, s'opposa publiquement en 1966 à la "politique agressive en parfaite violation des lois internationales" des Etats-Unis. Le boxeur Muhammad Ali dénonça une "guerre de l'homme blanc", et Martin Luther King déclara : "D'une manière ou d'une autre, cette folie doit cesser".

A partir de 1964, le slogan "Nous n'irons pas" irriguait la société américaine, tandis que des jeunes refusaient de s'inscrire pour l'incorporation.  Un de ces protestataires, David O'Brien, brûla ses papiers militaires ; cet acte fut l'objet d'une décision de la Cour suprême, qui refusa l'argument de la "liberté d'expression".

Le nombre de personnes réfractaires traitées en justice explosa : milieu 1965, 385 poursuites judiciaires, en 1968, 3500 poursuites, et 300 960 en 1969.

 

>> L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

 

Deux évènements contribuèrent à sensibilier l'opinion américaine. Ce fut deux suicides par le feu pour protester contre la guerre : le premier le 2 novembre 1965, exécuté par Norman Morrison devant le Pentagone, et le second fut celui d'Alice Hertz la même année à Detroit.

Le 15 octobre 1969, ils furent 100 000 à manifester à Boston contre la guerre. En 1970, des manifestations de même ampleur eurent lieu toute l'année à Washington.Et la protestation gagna même la classe moyenne et les professions libérales, ce qui est relativement rare.

Autour du gouvernement, voire même au sein du gouvernement, des voix commencèrent également à s'élever, comme celle de Daniel Ellsberg. Avec son ami Anthony Russo, ils publièrent des documents secrets, envoyés aux membres du Congrès et au New York Times qui commença à diffuser dès juin 1971 des extraits connus sous le nom de Pentagon Papers.

Des prêtres et des religieuses catholiques se joignirent à la protestation, comme le père Philip Berrigan, le frère de Daniel Berrigan, ou Mary Moylan.

Lorsque Nixon commanda d'envahir le Cambodge, les protestations attinrent un paroxysme. Le 4 mai 1970, la garde nationale fit 4 morts et un paralysé parmi les étudiants de la Kent State University, ce qui provoqua la plus grande grève estudiantine jamais vue dans le pays, touchant 400 universités et collèges. Le FBI compte 1785 manifestations au cours de l'année scolaire 1969-1970.

 

>> La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

En août 1965, 61% des Américains pensaient que l'engagement au Vietnam n'était pas une mauvaise chose.  Le rapport fut inversé en mai 1971 : 61% considérant que l'engagement au Vietnam était une mauvaise chose.

Cette désapprobation était la plus forte chez les personnes âgées de plus de 50 ans, chez les Noirs, et chez les femmes.

Les soldats eux-mêmes commencèrent à devenir pacifistes. Aux actes individuels de désobéissance suivirent les désertions, : 50 000 à 100 000 déserteurs. Une presse clandestine se développa dans les bases militaires, à partir de 1970. Même sur le front vietnamien, les militaires s'opposaient parfois à des actions de la guerre.

Ces hommes furent menacés d'être supprimés des rangs une fois que les Etats-Unis retirèrent leurs troupes en 1973. Il s'agissait d'environ 6000 hommes, parmi lesquels beaucoup de Noirs.

L'engagement américain au Vietnam prit en effet fin à l'automne 1973, après une ultime tentative pour faire reculer le Nord-Vietnam. Après le retrait, les Etats-Unis continuèrent de soutenir le gouvernement de Saigon, mais celui-ci vacilla sous les attaques du Nord-Vietnam en 1975 : Saigon fut nommé Ho Chi Minh-Ville et le Vietnam fut réunifié.

 

 

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