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L'Union internationale des télécommunications et son classement

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 01 novembre 2018

L'IDI est un indice de développement des technologies de l'information et de la communication.

Le rapport publié par l'Union internationale des télécommunications (ITU) en 2017 donne le classement suivant :

 

Le trio de tête est donc l'Islande, la Corée du Sud, et la Suisse.

La France se place à la 15e position, juste devant les Etats-Unis.

 

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Société au réseau omniprésent

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 27 octobre 2018

Nous avons choisi de traduire THE UBIQUITOUS NETWORK SOCIETY par ce terme un peu obscur de Société au réseau omniprésent.

Ubiquitous signifie en effet : "Present, appearing, or found everywhere.".

 

Plusieurs articles sont parus comportant ce terme comme ceux de T. Murakami, "Ubiquitous Society in Japan" ou encore J. S. Youm "Ubiquitous Society Experiences in Korea".

 

L'article qui nous intéresse aujourd'hui est celui de Mr. dr. Bart W. Schermer, professeur à l'université de Leiden (Pays-Bas) sur la vie privée et la surveillance dans une société au réseau omniprésent.

Mr. dr. Bart W. Schermer explique que nous sommes passés d'une société industrielle en une société de l'information en à peine 30 ans.

 

D'après Wooldridge, 5 tendances se sont dessinées avec l'avènement de l'ordinateur : "ubiquity, interconnection, intelligence, delegation, and human-orientation".

Pour Mark Weiser, "Les technologies les plus profondes sont celles qui disparaissent. Elles se confondent avec la vie de tous les jours jusqu'à ne plus pouvoir en être distinguées."

 

>> Omniprésence des technologies

 

La distinction entre sphère privée et sphère publique sera de plus en plus floue, à mesure que l'omniprésence des technologies avance.

Dans la société au réseau omniprésent, des technologies telles que Radio Frequency Identification (RFID), Near Field  Communication (NFC),  2D matrix  codes contribuent à l'internet des objets.

Avec l'intelligence artificielle, l'interactivité dans notre monde est augmentée grâce à la technologie, et en répondant à nos souhaits et nos désirs.

 

Un concept est développé par Mr. dr. Bart W. Schermer, celui de Mondes miroirs. Ce sont des reflets de notre monde physique augmentés de l'information. Un exemple en est Google Earth. Ces mondes miroirs nous permettent de mieux comprendre notre réalité, ce qui est autour de nous.

 

La réalité augmentée enfin vient rendre ces informations disponibles en les superposant à notre monde physique.

 

>> Les dangers

Mr. dr. Bart W. Schermer

 

Jeremy Bentham, un philosophe, a imaginé en 1791 le Panopticon, un nouveau système de punition. Les détenus sont alors scrutés et observés dans leurs moindres faits et gestes. Ils n'ont aucune sphère privée. Panopticon veut en effet dire en grec un lieu partout observable. Il y a deux risques : la discipline directe, et la discipline indirecte. Concernant cette discipline indirecte, Foucault remarquait que l'exercice dans les faits de l'autorité n'était plus nécessaire, puisque les détenus se savaient toujours observés. Les détenus se disciplinent donc eux-mêmes.

On peut faire un parallèle avec ce qui se produit en ce moment, dans la multiplication des caméras de surveillance.

Un autre danger est le manque de transparence. Dans une Société au réseau omniprésent, il sera de plus en plus difficile de distinguer qui a accès aux données, ainsi que pourquoi et comment ces données sont utilisées.

Encore un autre danger réside dans la discrimation numérique. Comme les êtres humains ne peuvent pas gérer l'intégralité des informations qui leur sont présentées, ils devront se concentrer sur un filtre opéré par la machine. Ce filtre laissera de côté des informations qui pourraient être importantes, et compter sur la machine pour faire la part des informations utiles pourrait être plus préjudiciables que si l'on avait agi sans l'aide de ces machines.

 

En outre, les faux négatifs et les faux positifs. Les faux positifs sont par exemple ces personnes qui seront identifiées à tort comme causant du tort. Même avec un taux de 99%, il reste 1% de faux positifs et c'est tout à fait conséquent à l'échelle d'un pays ou du monde. Par ailleurs, les faux négatifs arriveront lorsque les terroristes ou malfaiteurs emploiront des nouvelles méthodes, qui n'avaient pas été considérées auparavant. Ceux-ci savent en effet innover.

 

La vie privée est également importante depuis probablement la naissance de l'humanité. Les traditions et les tabous créent une séparation entre sphère privée et sphère publique.

 

>> Conclusion

 

Il s'agira de repenser la vie privée. Les technologies promises par la société au réseau omniprésent simplifiront grandement nos vies. Mais elles ne sont pas sans danger.

 

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III. B. La révolution technologique facilite le travail mais menace la nature

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 26 novembre 2013

 

III. B. La révolution technologique facilite le travail mais menace la nature

 

75 % de la population mondiale a un téléphone portable, et 30 % a accès à internet : 77,5% en France en 2010 contre seulement 12,5 % en Algérie par exemple.

Ainsi le développement technologique s'est considérablement accru en quelques décennies, mais selon une répartition fortement contrastée.

René Descartes prédisait déjà l'allègement du travail que pouvaient représenter les mathématiques, ici développées sous une forme informatique :

 

« Les mathématiques ont des inventions très subtiles et qui peuvent beaucoup servir, tant à contenter les curieux, qu'à faciliter tous les arts. »

Descartes, Discours de la méthode, 1637

 

Ainsi une longue tradition d'inventions, découvertes grâce au travail des hommes, a permis de « faciliter tous les arts ». En 1315, les lunettes correctrices d'Armati, en 1440, la presse à imprimer de Gutenberg ouvrait la voie à une production massive de l'écrit. La turbine à vapeur de Giovanni Branca en 1629, la machine à vapeur avec piston de Papin en 1687, ou encore le métier à filer élaboré par Richard Arkwright en Grande Bretagne en 1760 ont considérablement allégé le travail des hommes.

Si le travail est facilité par les sciences, les conséquences pour la nature demeurent importantes. La technologie informatique et la création du réseau internet n'est en effet pas sans pollution, bien qu'elle n'apparaisse pas immédiatement aux yeux de l'utilisateur. Pour exemple en 2008, les 62 milliards de courriers spams, c'est-à-dire indésirables, envoyés dans le monde représenteraient 17 millions de tonnes de CO2, soit 0,2 % des émissions mondiales.

 

Conclusion :

 

Le travail de l'homme, parce qu'il agit directement sur la nature, devrait s'inscrire dans une démarche de respect de cette nature qui lui permette en retour de se développer.

Le travail est une tentative pour l'homme d'aménager la nature, et semble donc devoir la plier à ses exigences, car il est dans la nature de l'homme de travailler, de fabriquer, et par conséquent de chercher à agir sur la nature.

Cependant, le travail ne peut se passer de la nature, et doit donc ménager cet environnement. Il doit donc se manifester en harmonie avec la nature, et même la protéger de ses activités.

Les nouveaux défis lancés par l'environnement, liés aux conséquences de l'activité humaine en tant qu'elles polluent ou dégradent cet environnement, ainsi qu'au développement des technologies qui allègent le travail, invitent à reconsidérer le travail sous l'aspect de ses produits comme impact sur la nature.

Le travail peut alors s'avérer une menace pour la nature, et pour l'homme qui vit dans cette nature. Or cette logique transparaît de manière encore plus prégnante dans les rapports économiques du travail, comme exploitation de la nature mais surtout de l'homme par l'homme.

 

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