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Résumé du Banquet de Platon

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 mai 2018

 

 

>> I.

On comprend tout d'abord que c'est Apollodorre qui va raconter le témoignage d'Aristodème.

Apollodore : Eh bien donc ! les voici à peu près ; mais il vaut mieux essayer de reprendre les choses au commencement, dans l'ordre où Aristodème me les a racontées

Le Banquet - Platon

 

>> II.

Socrate, qui a pris soin de son apparence pour aller dîner chez Agathon, convie Aristodème à l'accompagner pour le repas. Mais au moment d'arriver, il reste en retrait.

Suis-moi donc, dit-il, et disons, en modifiant le proverbe, que des gens de bien vont dîner chez des gens de bien sans être priés.

Le Banquet - Platon

 

>> III.

Agathon veut faire chercher Socrate, mais Aristodème lui dit de le laisser tranquille, car celui lui arrive régulièrement. En effet, Socrate paraît au milieu du dîner.

Agathon lui propose de s'assoir à côté de lui, en lui disant qu'en le touchant ses sages pensées arriveront jusqu'à lui. Mais Socrate lui retourne le compliment, en disant qu'il serait à souhaiter que la sagesse puisse se transmettre ainsi, auquel cas c'est lui-même qui en serait bénéficiaire car il récupérerait la sagesse d'Agathon.

 

>> IV.

Tous les invités conviennent de ne point trop boire.

tout le monde fut d'accord de ne point passer la présente réunion à s'enivrer et de ne boire qu'à son plaisir

Le Banquet - Platon

 

>> V.

Ils décident de faire chacun à leur tour l'éloge d'Eros.

N'est-il pas étrange (...) que personne encore parmi les hommes n'ait entrepris jusqu'à ce jour de célébrer Eros comme il le mérite ?

Le Banquet - Platon

 

>> VI.

Phèdre commence par faire son éloge en disant "qu'une armée d'amants et d'aimés" pourrait "vaincre le monde entier".

 

>> VII.

Il en appelle à la mythologie pour montrer des exemples des "amants [qui] seuls savent savent mourir l'un pour l'autre".

 

>> VIII.

Après d'autres, c'est au tour de Pausanias. Pour lui, il y a plusieurs Eros.

 

>> IX.

L'Eros de l'Aphrodite poplaire est véritablement populaire et ne connaît pas de règles ; c'est l'amour dont aiment les hommes vulgaires. L'amour de ces gens-là s'adresse d'abord aux femmes aussi bien qu'aux garçons, au corps de ceux qu'ils aiment plutôt qu'à l'âme, enfin aux plus sots qu'ils puissent rencontrer.

Le Banquet - Platon

 

L'autre, au contraire, vient de l'Aphrodite céleste, qui ne procède que du sexe masculin, à l'esclusion du féminin, qui est la plus vieille et qui ne connaît point la violence.

Le Banquet - Platon

 

>> X.

L'amour n'est par lui-même ni beau ni laid : "pratiqué honnêtement, il était beau, malhonnêtement, laid".

 

>> XI.

Pausanias continue sa réflexion et conclut notamment :

La conclusion est qu'il est parfaitement honorable de se donner en vue de la vertu.

Le Banquet - Platon

C'est cette forme d'amour qui est le meilleur pour Pausanias, il appartient à l'Aphrodite céleste, tandis que les autres formes d'amour appartiennent à l'Aphrodite populaire.

 

>> XII.

C'est au tour d'Eryximaque. Pour Eryximaque, Eros règne non seulement sur les humains, mais aussi "sur les corps de tous les animaux, sur les plantes, en un mot sur tous les êtres"

La médecine, en effet, pour la définir d'un mot, est la science des mouvements amoureux du corps relativement à la réplétion et à la vacuité, et celui qui discerne dans ces mouvements le bon et le mauvais amour est le médecin le plus habile.

Le Banquet - Platon

 

Ainsi la médecine, comme la gymastique, la musique, ou l'agriculture, est gouvernée par le dieu Eros.

 

>> XIII

 

La connaissance des influences de l'amour sur les révolutions des astres et les saisons de l'année s'appelle astronomie.

 

>> XIV.

C'est au tour d'Aristophane de parler.

c'est le dieu le plus ami des hommes

Le Banquet - Platon

 

Auparavant il y avait 3 espèces d'hommes :

  1. le mâle (tire son origine du soleil)
  2. la femelle (tire son origine de la terre)
  3. l'espèce androgyne : composée du mâle et de la femelle (tire son origine de la lune)

Chaque homme était de forme ronde avec quatre mains, quatre jambes, deux visages.

 

>> XV.

Le problème survient lorsque ces hommes décident d'escalader le ciel pour combattre les dieux.

Les dieux ne veulent pas les tuer, pour ne pas réduire à néant les hommages qu'ils leur portent. Mais ils ne peuvent tolérer tant d'effronterie. Ils décident donc de les affaiblir, sur la proposition de Jupiter : ils vont tout simplement les couper en deux.

si l'étreinte avait lieu entre un homme et une femme, ils enfanteraient opur perpétuer la race, et, si elle avait lieu entre un mâle et un mâle, la sitiété les séparerait pour un temps, ils se mettraient au travail et pourvoiraient à tous les besoins de l'existence.

Le Banquet - Platon

 

>> XVI.

Quand donc un homme, qu'il soit porté pour les garçons ou pour les femmes, rencontre celui-là même qui est sa moitié, c'est un prodige que les transports de tendresse, de confiance et d'amour dont ils sont saisis.

Le Banquet - Platon

 

>> XVII

C'est au tour d'Agathon de parler.

 

>> XVIII

Au contraire de Phèdre, Agathon dit qu'Eros est le plus jeune des dieux. Il est aussi le plus délicat.

 

>> XIX

Eros est juste, il est le plus brave, et il a la tempérance. Il est habile, est "la gloire des dieux et des hommes, le guide le plus beau et le meiller, que tout homme doit suivre"

 

(...)

 

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Cultiver l'âme et le corps - Platon, Gorgias

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 11 avril 2014

Quels arts faut-il cultiver ? Comment cultive-t-on le corps ? Comment cultive-t-on l'âme ?

 

Platon fait dire à Socrate dans le Gorgias qu'il y a deux substances : l'âme et le corps. Et que ces deux substances doivent être cultivées.

 

Elles le sont en définissant plusieurs arts.

  • Pour l'âme, c'est la législation et la justice. (Il les réunit sous le nom de politique.)
  • Pour le corps, c'est la gymnastique et la médecine. (Il les réunit pour l'instant sous le nom de culture du corps.)

 

C'est en cultivant chacun de ces arts qu'un homme fait le bien.

Platon

 

 

-> Autres cours sur la Culture pour les IEP 2014.

 

 

SOCRATE

XIX. — Voyons maintenant si j’arriverai à t’expliquer plus clairement ce que

je veux dire. Je dis que, comme il y a deux substances, il y a deux arts. L’un se

rapporte à l’âme : je l’appelle politique. Pour l’autre, qui se rapporte au corps,

je ne peux pas lui trouver tout de suite un nom unique ; mais dans la culture

du corps, qui forme un seul tout, je distingue deux parties, la gymnastique et

la médecine. De même dans la politique je distingue la législation qui

correspond à la gymnastique et la justice qui correspond à la médecine.

Comme les arts de ces deux groupes se rapportent au même objet, ils ont

naturellement des rapports entre eux, la médecine avec la gymnastique, la

justice avec la législation, mais ils ont aussi des différences.

Il y a donc les quatre arts que j’ai dits, qui veillent au plus grand bien, les uns

du corps, les autres de l’âme. Or la flatterie, qui s’en est aperçue, non point

par une connaissance raisonnée, mais par conjecture, s’est divisée elle-même

en quatre, puis, se glissant sous chacun des arts, elle se fait passer pour celui

sous lequel elle s’est glissée. Elle n’a nul souci du bien et elle ne cesse

d’attirer la folie par l’appât du plaisir ; elle la trompe et obtient de la sorte une

grande considération. C’est ainsi que la cuisine s’est glissée sous la médecine

et feint de connaître les aliments les plus salutaires au corps, si bien que, si le

cuisinier et le médecin devaient disputer devant des enfants ou devant des

hommes aussi peu raisonnables que les enfants, à qui connaît le mieux, du

médecin ou du cuisinier, les aliments sains et les mauvais, le médecin n’aurait

qu’à mourir de faim. Voilà donc ce que j’appelle flatterie et je soutiens qu’une

telle pratique est laide, Polos, car c’est à toi que s’adresse mon affirmation,

parce que cette pratique vise à l’agréable et néglige le bien. J’ajoute que ce

n’est pas un art, mais une routine, parce qu’elle ne peut expliquer la véritable

nature des choses dont elle s’occupe ni dire la cause de chacune. Pour moi, je

ne donne pas le nom d’art à une chose dépourvue de raison. Si tu me contestes

ce point, je suis prêt à soutenir la discussion.

 

 

-> 4 Citations de Platon sur la justice (Livre Ier de la République)

 

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4 Citations de Platon sur la justice (Livre Ier de la République)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 29 décembre 2012

Les citations suivantes sont tirées de la traduction de Victor Cousin, La République - (Platon), tomes neuvième et dixième, Livre Ier
Socrate parle d'une discussion qu'ont entretenu la veille chez Polémarque lui-même, Glaucon, Thrasymaque, Adimante et leurs deux invités.
 

Platon par Raphaël, dans la peinture L'École d'Athènes

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