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Cours de Culture Générale

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 septembre 2018

Les thèmes de Culture Générale sont répertoriés ci-dessous par ordre alphabétique :

 

 

Chaque année, de nouveaux thèmes de Culture générale sont disponibles.

 

La bibliothèque de Strahov située à Prague
Bibliothèque de Strahov à Prague

Classé dans : Culture Générale, IEP Régions, Questions contemporaines - Mots clés : culture générale, thèmes, questions contemporaines, cours, articles, résumés, engagement, culture, famille, inégalités, justice, mondialisation, santé, science, travail, ville, leçons, apprendre, en ligne - 2 commentaires


Analyse du lien entre démocratie et étude des sciences - Alexis de Tocqueville

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 mars 2016

Alexis de Tocqueville dans le second tome de la Démocratie en Amérique analyse ce qui distingue l'apprentissage des sciences aux Etats-Unis, régime démocratique, de l'apprentissage de ces mêmes sciences dans d'autres pays, d'autres régimes.

Nous vous conseillons de ne pas vous arrêter à cet article, et de prolonger la lecture de Tocqueville sur le thème de l'éducation, des études, de la science, en lien avec la démocratie.

En particulier ces chapitres sont intéressants pour vous :

>> 3 catégories de science

Pour mieux comprendre ce qui caractérise l'étude des sciences en démocratie, Alexis de Tocqueville prend soin d'abord de définir ce que sont ces sciences. Selon lui, il est possible de distinguer facilement 3 parties, que l'on pourrait résumer ainsi :

  1. La théorie très abstraite et peu applicable
  2. La théorie peu abstraite et très applicable
  3. Les moyens d'application

 

L'esprit peut, ce me semble, diviser la science en trois parts.

La première contient les principes les plus théoriques, les notions les plus abstrai­tes, celles dont l'application n'est point connue ou est fort éloignée.

La seconde se compose des vérités générales qui, tenant encore à la théorie pure, mènent cependant, par un chemin direct et court, à la pratique.

Les procédés d'application et les moyens d'exécution remplissent la troi­siè­me.

Chacune de ces différentes portions de la science peut être cultivée à part, bien que la raison et l'expérience fassent connaître qu'aucune d'elles ne saurait, prospérer longtemps, quand on la sépare absolument des deux autres.

 

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, CHAPITRE X - Pourquoi les Américains s'attachent plutôt a la pratique des sciences qu'à la théorie

 

Or pour Tocqueville, les Américains ont une tendance naturelle à l'application, au côté pratique.

Aux Etats-Unis, pays qu'il est venu étudier, il remarque que "Chacun s'agite". Cette agitation permanente ne laisse aucun répit pour s'attarder sur des conception trop abstraites, pour rester dans l'imaginaire, dans le non concret. Au contraire, les Américains sont avides de mettre en pratique les connaissances :

"Au milieu de ce tumulte universel, de ce choc répété des intérêts contraires, de cette mar­che continuelle des hommes vers la fortune, où trouver le calme nécessaire aux pro­fondes combinaisons de l'intelligence ?" explique-t-il dans le Chapitre X du second tome De la Démocratie en Amérique.

 

>> Les manières d'étudier la science

Après avoir distingué les différentes sortes de sciences, il est plus aisé pour Alexis de Tocqueville d'expliquer en quoi les sociétés démocratiques ont une approche différence des sciences et du savoir.

Il oppose notamment les milieux aristocratiques et les milieux démocratiques.

  • Les sociétés aristocratiques sont davantages portées vers l'abstrait, et rejettent le matériel.
  • Les sociétés démocratiques en revanche désirent avant tout mettre en application leurs connaissances pour obtenir des richesses matérielles. Elles sont moins préoccupées par la joie pure et désintéressée du savoir, mais davantage par l'utilité et les effets des sciences.

 

Il y a plusieurs manières d'étudier les sciences. On rencontre chez une foule d'hom­mes un goût égoïste, mercantile et industriel pour les découvertes de l'esprit qu'il ne faut pas confondre avec la passion désintéressée qui s'allume dans le cœur d'un petit nombre ; il y a un désir d'utiliser les connaissances et un pur désir de connaî­tre. Je ne doute point qu'il ne naisse, de loin en loin, chez quelques-uns, un amour ardent et inépuisable de la vérité, qui se nourrit de lui-même et jouit incessamment sans pouvoir jamais se satisfaire. C'est Cet amour ardent, orgueilleux et désinté­ressé du vrai, qui conduit les hommes jusqu'aux sources abstraites de la vérité pour y puiser les idées mères. [...]

Dans les temps aristocratiques, on se fait généralement des idées très vastes de la dignité, de la puissance, de la grandeur de l'homme. Ces opi­nions influent sur ceux qui cultivent les sciences comme sur tous les autres ; elles facilitent l'élan naturel de l'esprit vers les plus hautes régions de la pensée et la disposent naturellement à concevoir l'amour sublime et presque divin de la vérité.

Les savants de ces temps sont donc entraînés vers la théorie, et il leur arrive même souvent de concevoir un mépris inconsidéré pour la pratique. [...]

La plupart des hommes qui composent [les nations démocratiques] sont fort avides de jouis­sances matérielles et présentes, comme ils sont toujours mécontents de la position qu'ils occupent, et toujours libres de la quitter, ils ne songent qu'aux moyens de changer leur fortune ou de l'accroître. Pour des esprits ainsi disposés, toute méthode nouvelle qui mène par un chemin plus court à la richesse, toute machine qui abrège le travail, tout instrument qui diminue les frais de la production, toute découverte qui facilite les plaisirs et les augmente, semble le plus magnifique effort de l'intelligence humaine. C'est principalement par ce côté que les peuples démo­cratiques s'attachent aux scien­ces, les comprennent et les honorent. Dans les siècles aristocratiques, on demande particulièrement aux sciences les jouissances de l'esprit ; dans les démocraties, celles du corps.

Comptez que plus une nation est démocratique, éclairée et libre, plus le nombre de ces appréciateurs intéressés du génie scientifique ira s'accroissant, et plus les découvertes immédiatement applicables à l'industrie donneront de profit, de gloire et même de puissance à leurs auteurs ; car, dans les démocraties, la classe qui travaille prend part aux affaires publiques, et ceux qui la servent ont à attendre d'elle des honneurs aussi bien que de l'argent.

 

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, CHAPITRE X - Pourquoi les Américains s'attachent plutôt a la pratique des sciences qu'à la théorie

 

Cependant, Tocqueville maintient des réserves. L'auteur prend bien soin en effet de ne pas affirmer de manière irrévocable, et laisse toujours des portes de sortie.

Tantôt il rappelle qu'il y a certainement des exceptions...

"Il n'est pas à croire que, parmi une si grande multitude, il ne naisse point de temps en temps quelque génie spéculatif que le seul amour de la vérité enflamme"

Tantôt il exprime sa perplexité, et laisse le temps faire le tri dans ses prédictions :

"L'avenir prouvera si ces passions, si rares et si fécondes, naissent et se dévelop­pent aussi aisément au milieu des sociétés démocratiques qu'au sein des aristocraties. Quant à moi, j'avoue que j'ai peine à le croire."

 

C'est donc davantage de tendances dont il s'agit ici, plutôt que de déterminismes et de vérités implacables.

 

-> Sujet corrigé - "Les croyances dogmatiques" - Tocqueville, De la démocratie en Amérique

-> Le travail pour les Indiens d'Amérique selon Tocqueville

-> Alexis de Tocqueville : Richesse et pauvreté


-> Culture générale : la Science <-
-> Culture générale : l'École <-
 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : lien, démocratie, science, apprendre, Alexis de Tocqueville, Tocqueville, apprendre, école, Etats-Unis, analyse, comprendre, pratique, théorie - Aucun commentaire


Corrigés : La science se limite-t-elle à constater les faits ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 17 juin 2013

La science se limite-t-elle à constater les faits ? Il s'agissait d'un des sujets du bac philo 2013 en série L.

>> Analyse du sujet - correction La science se limite-t-elle à constater les faits ?


science : Somme de connaissances qu'un individu possède ou peut acquérir par l'étude, la réflexion ou l'expérience ; ou Ensemble structuré de connaissances qui se rapportent à des faits obéissant à des lois objectives (ou considérés comme tels) et dont la mise au point exige systématisation et méthode. Toutes les définitions sur la science qu'il fallait utiliser.

se (...)-t-elle : appelle un plan dialectique.

limite : Ce qui détermine un domaine, ce qui sépare deux domaines

constater : Prendre connaissance de quelque chose, se rendre compte de l'existence d'un fait

les faits : concerne l'empirique. Réalisation d'une chose; manière de faire, façon d'agir.

Karl Popper
Karl Popper définit
ce qui est scientifique
par la falsifiabilité

>> Problématique du sujet - correction La science se limite-t-elle à constater les faits ?


Il faut se demander : pourquoi me pose-t-on cette question ? Quel est l'intérêt du sujet ? Le paradoxe vient du fait que la science se base sur les faits. Mais pourrait-elle se baser sur autre chose que des faits ? La science est-elle nécessairement soumise aux faits ? La science est-elle inséparable de l'empirique ?


>> Plan correction de La science se limite-t-elle à constater les faits ?


I. La science se base sur le réel, sur les faits
II. Mais la science n'est pas seulement constater des faits, elle est aussi raisonnement
III. La science grâce à l'informel peut comprendre le formel


-> Sujets et corrigés du bac philosophie en 2013 <-

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : science, culture générale, corrigés, bac, correction, bac 2013, IEP 2013 - Aucun commentaire


Fiche histoire I. 3. Religion, culture et arts

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 juin 2013

I. L'âge industriel et la civilisation (du milieu du XIXe siècle à 1939)

3. Religion, culture et arts



Pape Pie XI
Pape Pie XI
-> Religion (milieu XIXe - 1939)

- extension des religions et en particulier du christianisme (christianisme à la découverte du monde, idée de la laïcité, judaïsme, islam, religions d'Asie)
- catholicisme (papes Pie IX, Louis XIII, Pie X, Benoît XV, Pie XI, concordats avec l'Italie et l'Allemagne, pacte du Latran en 1929)
- islam (courants de modernisation ou fondamentalistes)

Albert Einstein
Albert Einstein
-> Arts et science (milieu XIXe - 1939)

- positivisme (essor à partir de 1880, déclin à partir de 1890), psychanalyse (Freud)
- avancées scientifiques (théorie de la relativité, de la mécanique ondulatoire, principe d'indétermination, structure de la matière, radioactivité)
- nouvelles peintures (impressionnisme, post-impréssionnisme, fauvisme, cubisme, abstrait, expressionnisme)
- sentiment d'échec issu de la Première Guerre mondiale (dadaïsme, contestation, peinture abstraite)
- renouveau architectural

-> Culture (milieu XIXe - 1939)

- presse écrite (agences de presse, tabloïds, comics, quotidiens et hebdomadaires)
- médias (radio, cinéma)
- loisirs et sports (football, cyclisme, musique rock, pop)
- idéologies (réalisme socialiste, fascisme, futurisme, art dégénéré et art allemand)


Tableau futuriste de Giacomo Balla
Tableau futuriste de Giacomo Balla


>> Consultez toutes les fiches sur le monde du XIXe siècle jusqu'à nos jours <<

Classé dans : Histoire - Mots clés : fiche, histoire, religion, culture, arts, XIX, 1939, christianisme, islam, science, peinture, architecture - Aucun commentaire


Corrigés des sujets des Sciences Po communs 2013

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 26 mai 2013

Voici une des propositions de corrigés des sujets IEP 2013 parmi les nombreuses propositions possibles. Si vous avez suivi à peu près ce plan, ou ces indications, c'est que vous avez touché au sujet et vous partez avec un net avantage.

Nous sommes plutôt satisfaits de nos pronostics, mêmes s'ils n'étaient pas parfaits, nous avions lourdement insisté sur les démocraties populaires - qui n'étaient toujours pas tombées depuis la création - et c'était une bonne partie du sujet ! Examinons tout de suite en détail.


>> Corrigé du sujet en Histoire des Sciences Po commun 2013 :


"La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000"

Analyse des termes :

Démocratie : démos, le peuple, cratie, le pouvoir, Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l'ensemble des citoyens

Europe : le piège était de réduire l'Europe à l'Union européenne. Il s'agissait bien de traiter l'ensemble du continent européen. Europe du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, Centrale

1945 aux années 2000 : pour ne pas dire toute la période étudiée et visée par le concours, ce qui en fait un sujet particulièrement vaste (avec des bornes géographiques tout aussi vastes)

Problématique :

Il fallait voir que la démocratie était le cœur du sujet. La problématique devait donc tourner autour de cette notion.

La démocratie au singulier, or la démocratie ne recouvre-t-elle pas plusieurs formes d'un côté de l'Europe à l'autre, et de 1945 aux années 2000.

En utilisant la technique de la problématique en 2 minutes :

Comment la démocratie en Europe en 1945, caractérisée par une multiplicité de ses formes, au point de ne cacher parfois qu'un régime autoritaire, est-elle devenue un cadre politique solide qui s'est imposé sur le continent malgré une certaine instabilité jusqu'aux années 2000 ?

Plan :

I. Une démocratie ou des démocraties en Europe ? (construction européenne, démocraties bouleversées par la décolonisation / démocraties meurtries en Europe de l'Est, Europe Centrale, Fronts nationaux, coup de Prague, schisme yougoslave, CAEM, démocraties des pays du sud)

II. L'émergence de la démocratie européenne : vers une démocratie supranationale qui s'étend jusqu'aux extrémités du continent (construction d'une démocratie européenne, traités de Rome, évolution des démocraties, des régimes du Sud, Willy Brandt, crises des démocraties populaires, Glasnost, Perestroïka, fin des démocraties populaires)

III. La démocratie en Europe entre deux siècles (réunification allemande, traité de Maastricht, traités d'Amsterdam, de Nice, Europe de Brest à Brest-Litovsk, Todor Jivkov, révolution de velours, révolution roumaine, élections "libres", Pologne, Hongrie, République tchèque)

Aller plus loin :

Des fiches sur l'Europe sont disponibles, ainsi qu'une chronologie sur la construction européenne.


>> Corrigés du sujet de Questions contemporaines :


  • La science est-elle l'affaire de tous ?

Dans les sujets possibles que nous vous proposions pour vous entraîner, il y avait "L'Etat peut-il contrôler la science ?" C'est en fait exactement le sens de ce sujet.

Analyse du sujet :

Science - d'après la fiche sur la science :

1er sens : Ensemble des connaissances acquises par l’étude ou la pratique
2e sens : Forme de connaissance basée sur la logique, la méthode expérimentale et la recherche d'explication théoriques aux phénomènes.

Affaire - en l'occurrence pour ce sujet il y avait deux sens :

1er sens : Ce qui est dans un rapport de dépendance causale par rapport à cette valeur ou de classification par rapport à cette catégorie ; ce qui regarde, ce qui relève de, ce qui intéresse.

2e sens : Chose abstraite ou concrète à laquelle une ou plusieurs personnes sont intéressées. L'objet dont il est question dans un litige, une discussion.

Tous : on peut aussi le comprendre de deux manières différentes

1er sens : tous dans le sens de l'intégralité de la population sans exception, même les scientifiques, les politiques, ceux qui ont du pouvoir

2e sens : tous entendu comme "le commun des mortels" , c'est-à-dire dans le sens d'une opposition avec ceux qui contrôlent la science, les scientifiques

Problématique et plan :

Donner une problématique n'aurait pas vraiment de sens, d'une part parce que l'objet de la problématique est donnée par le sujet, d'autre part parce qu'il y avait une multitude de problématiques pertinentes possibles. Le plus important était de relever le fait qu'il existe un certain monopole de la science de la part des scientifiques, à l'instar d'une société technocrate, mais aussi possiblement des pouvoirs publics. Le paradoxe vient du fait que la science a un impact sur tous, et pourrait donc devoir n'être que l'affaire de tous, ce qui n'est pas forcément possible dans les faits, ou en tout ce qui n'est pas dans les faits actuellement. Il s'agissait alors de trouver la voie juste pour sortir de ce paradoxe. La science ne peut-elle pas se réconcilier avec le tous ?

Même raisonnement pour le plan. Le plan devait retracer cette démarche. On pouvait ainsi construire un devoir sur le mode : I. La science est l'affaire de tous... II. ... mais elle est contrôlée par certains... III. ... qui devraient agir selon une morale du respect de tous, ce "tous" qui y veille réciproquement

C'est donc d'autant plus vrai pour le plan, bien d'autres raisonnement étaient possibles et se révèleraient tout aussi efficaces - en deux grandes parties, ou en trois grandes parties.

Idées pour le sujet sur la science est-elle l'affaire de tous ? :

Auguste Comte était une figure essentielle, en posant la primauté de la science sur tout le reste.

Jules Ferry interroge sur le tous, non seulement à l'intérieur d'un peuple, mais entre peuples : "[les races supérieures] ont le devoir de civiliser les races inférieures" au moyen de la science.

Un chiffre pour montrer l'implication du sommet de l'Etat, donc d'une poignée de gens pour la science : la part du budget civil de recherche et développement représente 1 948 millions d'euros en 2010. (cf fiche sur la science)

Qui a la science entre ses mains ?

La science est-elle réellement l'affaire de tous ?
En d'autres mots, qui a la science entre ses mains,
qui devrait l'avoir entre ses mains,
et est-elle entre de bonnes mains ?

La citation de Rabelais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", qui est presque systématiquement employée en culture générale sur la science, n'était pas appropriée comme nous vous le rappelions. Vous avez cet avantage que les correcteurs peuvent aussi ne pas en connaître le véritable sens.

La citation clé était celle de Rousseau, qui dit clairement que la science doit être l'affaire de tous, car « Nul n’est excepté du premier devoir de l’homme ; nul n’a droit de se fier au jugement d’autrui. » - Rousseau, Emile ou De l'éducation

Heidegger, - que nous vous recommandions de citer - montre comment la société moderne voit en la technique un mode de pensée de l'homme qui veut tout gérer, seul, et peut-être au détriment de tous.

Karl Popper est un incontournable de la réflexion sur la science. Pour lui, la science est affaire de critique. "J'en arrivai de la sorte, vers la fin 1919, à la conclusion que l'attitude scientifique était l'attitude critique."

Jacques Testart était une référence idéale.

"Chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle." Yann Arthus-Bertrand

Corcuff : "Le non-engagement serait donc illusoire et le savant qui voudrait s'isoler participerait quand même au cours du monde"

Pour chacune de ces références, il fallait trouver des exemples pertinents. Le gaz de schiste par exemple, les progrès de la biotechnologie, et les résultats, ou encore dans l'actualité - voir la revue de presse.


  • Doit-on faire confiance à la justice ?

Deux sujets que nous vous proposions pour vous entraîner rejoignaient cette question : Qui a le droit d'exercer la justice ? Et l'Etat permet-il d'assurer la justice ?

Analyse des termes :

Doit-on :

1er sens : Être tenu à, légalement

2e sens : Une obligation, non nécessairement contraignante, à laquelle le sujet est et se sent soumis en vertu d'un principe moral ou d'une règle tirée de l'expérience.

Confiance :

1er sens : Espérance ferme que l'on place en quelqu'un, en quelque chose, certitude de la loyauté d'autrui.

2e sens : Sentiment de sécurité qu'éprouve celui qui compte sur lui-même.

3e sens : Sentiment d'assurance que donne la foi en l'avenir.

Justice :

Voir les 7 différentes définitions de la justice.

Problématique et plan :

Tout comme le sujet de la science, il existe une pluralité de raisonnements. La problématique demandait surtout : peut-on faire confiance à la justice ? est-on obligé de faire confiance à la justice ? Faire confiance à la justice en tant qu'institution judiciaires, lois, ou faire confiance à la justice en tant que vertu morale des hommes ?

Le plan pouvait suivre les mêmes étapes, ou s'organisation différement selon les aspects que vous avez voulu approfondir.

Idées sur doit-on faire confiance à la justice ? :

Vous pouviez tirer votre accroche de l'actualité, en particulier du mur des cons que nous avions mis en valeur dans la revue de presse. Au vu de cette controverse, peut-on vraiment croire que la justice est indépendante, et doit-on avoir confiance ?

Difficile d'avoir confiance en la justice : "C'est de faire arrêter des innocents et de leur intenter des procès sans raison et, la plupart du temps aussi - comme dans mon cas - sans résultat." Chapitre III, Le Procès - Kafka

Doit-on avoir confiance en la justice ?

Doit-on avoir confiance en la justice ?

L'histoire des erreurs judiciaires en France le prouve : 9 erreurs judiciaires depuis 1945.

Mais si la confiance dans la justice s'effondre, on ne peut faire justice que soi-même : " La nécessité de se faire justice soi-même est un cul-de-sac où l'on se trouve engagé quelquefois. " Victor Hugo dans Claude Gueux

Malgré ces difficultés, il est bien nécessaire d'instituer une justice. Car sinon justice ne serait plus que vengeance. (Quoique la vengeance puisse être une justice ?)

Mais cette justice ne cache-t-elle pas en fait qu'une pure vengeance ? "je déchire votre voile afin que de votre trou à mensonges votre rage vous fasse sortir et que derrière votre mot “justice” surgisse votre vengeance." Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885

D'après Rosanvallon, la société doit pouvoir avoir confiance en la justice, et la société exige d'ailleurs des progrès de la justice.

Or la justice ne se réduit pas au droit, comme peut nous le faire sentir le mythe d'Antigone.

Il faut alors bien distinguer la justice en tant que vertu, de la justice appliquée. Aristote est un des premiers à l'avoir distingué, permettant de trouver une solution à la problématique.

En effet, en reprenant l'article citations sur la justice : « Il se passera du temps encore avant que la justice des hommes ait fait sa
jonction avec la justice. » - Victor Hugo, L'homme qui rit


>> Alternatives et autres pistes de corrigés


Certains commentaires de bonne qualité sur le blog Intégrer Sciences Po méritent une attention particulière, car ils sont autant de pistes approfondir les corrigés. Vous pouvez comparer les différentes visions :

Questions contemporaines, anglais, histoire : @Pol ; Sujet sur la science et l'histoire : @Sofya ; Science et histoire : @youssef ; Science et histoire : @Jybet


-> Retrouvez les corrigés de Sciences Po Bordeaux 2013, et les corrigés de Sciences Po Paris 2013.

Classé dans : Histoire, IEP Régions - Mots clés : corrigés, Sciences Po, communs, IEP, 2013, justice, science, correction, résultats, histoire, questions, contemporaines, culture, générale - 25 commentaires


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