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Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

La santé contre les maladies et les pestes

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 15 septembre 2016

>> Réflexion sur la santé et la médecine

Sénèque au Ier siècle avant Jésus-Christ rappelait l'importance de la santé dans ses Lettres à Lucilius, commme valeur supérieure à toute richesse ou gloire.

Dans le même sens au XIXe siècle, Arthur Schopenhauer dans Aphorismes sur la sagesse dans la vie en 1886 expliquait "Une santé parfaite, voilà un avantage que nul rang, nulle richesse ne sauraient remplacer."

Georges Canguilhem dans Le Normal et le Pathologique en 1966 donne une définition nouvelle de la santé : "la santé c'est la possibilité de dépasser la norme qui définit le normal momentané, la possibilité de tolérer des infractions à la norme habituelle" Être en bonne santé c'est donc pouvoir être malade, être capable de surmonter les infractions à la norme de la santé. "Être en bonne santé c'est pouvoir tomber malade et s'en relever, c'est un luxe biologique".

>> Historique des grandes épidémies :

1337-1375 : Grande Peste qui touche l'Europe et l'Asie et fait 75 millions de mort

1720 : Peste à Marseille, dernière apparition de la peste en France

1896-1917 : Grande Peste aux Indes

1914-1915 : Epidémie de typhus en Russie et en Pologne

1918 : La grippe espagnole dans le contexte de guerre mondiale ravage l'Europe

1982 : Premiers cas de SIDA identifiés

>> Aller plus loin

Le célèbre ouvrage de Albert Camus, La Peste, présente une réflexion intéressante sur les épidémies, et sur les conséquences des mesures adoptées. Il s'agit aussi de comprendre les différentes réactions de l'être humain face au fléau tel que la peste. Enfin, l'ouvrage doit bien sûr être étudié par analogie avec la "peste brune" des extrémismes du XXe siècle.

Bonaparte visitant les pestiférés

Bonaparte visitant les pestiférés

 

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Montaigne et la médecine

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 juillet 2016

Montaigne est sceptique par rapport à la médecine. Lui-même fut malade, il a en effet souffert de calculs rénaux à partir de 1577

 

Dans les Essais, Montaigne au CHAPITRE XXXVII, intitulé "De la ressemblance des enfans aux peres", donne une définition de la santé.

Les medecins ne se contentent point d'avoir la maladie en gouvernement, ils rendent la santé malade, pour garder qu'on ne puisse en aucune saison eschapper leur authorité. D'une santé constante et entiere, n'en tirent ils pas l'argument d'une grande maladie future ? J'ay esté assez souvent malade : j'ay trouvé sans leurs secours, mes maladies aussi douces à supporter (et en ay essayé quasi de toutes les sortes) et aussi courtes, qu'à nul autre : et si n'y ay point meslé l'amertume de leurs ordonnances. La santé, je l'ay libre et entiere, sans regle, et sans autre discipline, que de ma coustume et de mon plaisir. Tout lieu m'est bon à m'arrester : car il ne me faut autres commoditez estant malade, que celles qu'il me faut estant sain. Je ne me passionne point d'estre sans medecin, sans apotiquaire, et sans secours : dequoy j'en voy la plus part plus affligez que du mal. Quoy ? eux mesmes nous font ils voir de l'heur et de la durée en leur vie, qui nous puisse tesmoigner quelque apparent effect de leur science ?

Pour Montaigne, la santé est une manière de vivre. Ce n'est ainsi pas contradictoire avec la maladie. Il est possible de vivre une vie normale tout en étant malade : la santé n'est ainsi que l'acceptation de la maladie. On passe dans une autre mode de vie.

Toutefois, il faut prendre du recul vis-à-vis de ce qu'écrit Montaigne, notamment lorsqu'il prétend qu'il vit très bien "sans médecin", alors qu'en réalité il se rend souvent chez le médecin.

 

 

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Le normal et le pathologique - Georges Canguilhem

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 14 juillet 2016

Georges Canguilhem présente sa thèse en 1943 sur la différence que l'on fait entre le normal et le pathologique.

 

En matière de pathologie, le premier mot, historiquement parlant, et le dernier mot, logiquement parlant, revient à la clinique. Or la clinique n'est pas une science et ne sera jamais une science, alors même qu'elle usera de moyens à efficacité toujours plus scientifiquement garantie. La clinique ne se sépare pas de la thérapeutique et la thérapeutique est une technique d 'instauration ou de restauration du normal dont la fin, savoir la satisfaction subjective qu'une norme est instaurée, échappe à la juridiction du savoir objectif. On ne dicte pas scientifiquement des normes à la vie. Mais la vie est cette activité polarisée de débat avec le milieu qui se sent ou non normale, selon qu'elle se sent ou non en position normative. Le médecin a pris le parti de la vie. La science le sert dans l'accomplissement des devoirs qui naissent de ce choix. L'appel au médecin vient du malade. C'est l'écho de cet appel pathétique qui fait qualifier de pathologique toutes les sciences q'utilise au secours de la vie la technique médicale. C'est ainsi qu'il y a une anatomie pathologique, une physiologie pathologique, une histologie pathologique, une histologie pathologique, une embryologie pathologique. Mais leur qualité de pathologique est un import d'origine technique et par là subjective. Il n'y a pas de pathologie objective. On peut décrire objectivement des structures ou des comportements, on ne peut les dire "pathologiques" sur la foi d'aucun critère purement objectif. Objectivement, on ne peut définir que des variétés ou des différences sans valeur vitale positive ou négative. (...)

En résumé, la distinction de la physiologie et de la pathologie n’a et ne peut avoir qu’une portée clinique. C’est la raison pour laquelle nous proposons, contrairement à toutes les habitudes médicales actuelles, qu’il est médicalement incorrect de parler d’organes malades, de tissu malades, de cellules malades.

Georges CANGUILHEM, Le normal et le pathologique, 1943

 

Canguilhem est centré sur la médecine. "Santé" est un concept vulgaire, puisqu'il recouvre plusieurs thèmes ; on n'est plus dans la conception de la psychiatrie. L'OMS a défini la santé non pas comme l'absence de maladie, mais le bien-être physique, psychique et social total. Au nom du bien-être, tout le monde pourrait être contrôlé, normalisé : c'est un problème.

La médecine se sert de la science, mais elle n'est pas une science. Les médecins se trouvent prolitarisés du fait qu'ils sont aliénés à des protocoles.

 

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Citations sur la Santé

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 juillet 2016

 

Avant de découvrir ces citations qui portent sur le thème de la santé, il est bon de savoir exactement la définition de la santé.

Ceci vous permettra ensuite de mieux profiter de ce recueil de phrases et de pensées sur la santé.

 

>> Citations sur la Santé de l'époque antique

 

« C'est la nature qui guérit les malades. » Hippocrate (-460 à -370)

« Que ton aliment soit ta seule médecine ! » Hippocrate (-460 à -370)

« L’homme doit harmoniser l’esprit et le corps. » Hippocrate (-460 à -370)

« Le premier bien est la santé, le deuxième la beauté, le troisième la richesse. » Platon, Les lois

« Mens sana in corpore sano », traduit par « Un esprit sain dans un corps sain », Juvénal, les Satires, 90-127

 

>> Citations sur la Santé de l'époque moderne

 

« Il faut gouverner la fortune comme la santé : en jouir quand elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise. » François de La Rochefoucauld (1613-1680)

« C'est une ennuyeuse maladie qu’une santé conservée par un trop grand régime. » Montesquieu (1689-1755)

« La santé, le plus grand des biens », Cardinal de Bernis, Epitre VI - Oeuvres complètes, 1767

« La santé peut paraître à la longue un peu fade ; Il faut, pour la sentir, avoir été malade. » Jean-François Collin d'Harleville, L'optimiste, 1788

 

>> Citations sur la Santé de l'époque contemporaine

 

« La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre ; c'est cependant le plus mal gardé. » Edme-Pierre Chauvot de Beauchêne, Maximes, réflexions et pensées diverses, 1819

« Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent sur la santé. Avec elle, tout devient source de plaisir. » Arthur Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie, 1851

« Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l'intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable. » Charles Baudelaire, Les paradis artificiels, 1860

« Un peu de santé par-ci, par-là, c'est pour le malade le meilleur remède. » Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, 1878 (Voir Nietzsche et la santé)

« Ce qui ne me tue pas me fortifie » Friedrich Nietzche, Le crépuscule des idoles, 1888. (Voir Nietzsche et la santé)

« La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé. » Jules Renard (1864-1910), Journal

 

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Le malade et le Médecin - Fable d’Ésope

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 juin 2016

Esope (vers 620 av. J.-C. – vers 560 av. J.-C.), écrivain grec d'origine thrace, est célèbre pour ses fables.

Nous vous en proposons une, particulièrement intéressante sur le thème de la santé : Le malade et le médecin. Cette fable est courte, ce qui constitue également une force de cet écrit.

 

LE MALADE ET LE MÉDECIN

Un malade, questionné sur son état par le médecin, répondit qu’il avait sué plus que de raison.
« Cela va bien », dit le médecin.

Questionné une seconde fois sur sa santé, il dit qu’il avait été pris de frisson et fortement secoué.
« Cela va bien aussi », dit le médecin.

Une troisième fois le médecin vint le voir, et le questionna sur sa maladie. Il répondit qu’il avait eu la diarrhée.
« Cela va bien encore », dit le médecin, et il se retira.

Un de ses parents étant venu le voir et lui demandant comment il allait : « Moi, répondit-il, je meurs à force d’aller bien. »

Il en est souvent ainsi : nos voisins, n’en jugeant que par les dehors, nous estiment heureux pour des choses qui nous causent intérieurement le plus vif chagrin.

Fables d’Ésope, Le Malade et le Médecin

 

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