Réussir Sciences Po

 

 

 

-> Echangez vos fiches avec les étudiants Sciences Po
(Gratuit, +300 fiches disponibles)

-> Faites vous corriger des copies pour préparer le concours Sciences Po
(Gratuit, +100 copies déjà corrigées)

Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

Quelle est la différence entre un "IEP" et "Sciences Po" ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 13 janvier 2019

La différence entre un IEP et Sciences Po ?

Aucune !

Cette question revient souvent, sûrement parce que l'on entend beaucoup parler de "Sciences Po" et rarement du sigle obscur, plus administratif, de "IEP".

 

>> "L'Institut d'études politiques"

 

IEP est le sigle pour désigner les Institus d'études politiques.

Il existe 10 IEP en France actuellement :


Le portail de l'IEP Parisien indique " Sciences Po"
  1. IEP de Paris
  2. IEP de Strasbourg
  3. IEP de Bordeaux
  4. IEP de Toulouse
  5. IEP de Grenoble
  6. IEP de Lyon
  7. IEP de Aix-en-Provence
  8. IEP de Lille
  9. IEP de Rennes
  10. IEP de Saint-Germain-en-Laye

Alors pourquoi Sciences Po ?

 

>> "Sciences Po"

 

Sciences Po est l'appellation commune et populaire pour désigner un IEP. Il existe donc autant de Sciences Po que d'IEP.

Un "Sciences Po" a cependant une place à part : Sciences Po Paris.

Il est en effet le plus ancien institut, et jusqu'à aujourd'hui, il est le seul indépendant, qui n'est pas rattaché à une université.

C'est pourquoi selon la coutume l'expression "Sciences Po", lorsqu'elle n'est pas suivie d'un nom de ville, désigne l'IEP parisien : "Sciences Po Paris".

 

Désormais, vous pourrez donc fièrement écrire l'équation :
IEP = Sciences Po.

Classé dans : IEP Régions, IEP Paris, IEP Bordeaux - Mots clés : IEP, Sciences Po, différence, intitulé, Sciences Po Paris, Institut d'études politiques, nom, différences, comparaison, pourquoi, comment - 1 commentaire


Les 5 plus grandes causes de décès en France

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 22 novembre 2016

D'après les chiffres de 2011, voici les 5 causes les plus importantes de décès en France.

Il existe de fortes disparités entre les hommes et les femmes.

Pour rappel, le taux de mortalité est le rapport entre le nombre annuel de décès et la population totale.

 

1. Tumeurs malignes (cancer)

Taux de mortalité pour les hommes : 357,2

Taux de mortalité pour les femmes : 179,6

 

2. Maladie de l'appareil circulatoire (AVC, maladies cardiovasculaires, etc.)

Taux de mortalité pour les hommes : 289,7

Taux de mortalité pour les femmes : 177,7

 

3. Causes externes (accidents, suicides, etc.)

Taux de mortalité pour les hommes : 86,5

Taux de mortalité pour les femmes : 38,8

 

4. Maladies de l'appareil respiratoire

Taux de mortalité pour les hommes : 82,2

Taux de mortalité pour les femmes : 39,0

 

5. Maladies de l'appareil digestif

Taux de mortalité pour les hommes : 49,5

Taux de mortalité pour les femmes : 26,9

 

En valeur relative, il est possible de se rendre compte que sur la totalité des maladies, ce sont les cancers et maladies de l'appareil circulatoire qui concernent la grande majorité des décès.

 

-> Culture générale : la Santé <-

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : 5 plus grandes causes de décès, morts, pourquoi, causes, cause de mortalité, france, statistiques, chiffres, estimation, top, 5, classement, santé, maladies, mauvaise santé, économie, chiffres - Aucun commentaire


Résumé du Chapitre I - Qu'est-ce que la propriété ? - Proudhon, 1840

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 21 juin 2016

 

>> Objectif de l'ouvrage Qu'est-ce que la propriété ?

 

Proudhon dès le début de Qu'est-ce que la propriété, publié en 1840, part de la thèse qu'il entend démontrer : la propriété c'est le vol.

« j'entreprends de discuter le principe même de notre gouvernement et de nos institutions, la propriété ; je suis dans mon droit »

Annonçant déjà deux grandes parties de son ouvrage, Proudhon écrit : « je prétends que ni le travail, ni l'occupation, ni la loi, ne peuvent créer la propriété »

Proudhon a conscience des "murmures" qu'il soulève, des réactions qu'il suscite, lorsqu'il annonce : « la propriété, c'est le vol ! »

 

>> L'étude des croyances et des représentations

 


Proudhon a écrit Qu'est-ce que la propriété ? en 1840

 

 

Pierre-Joseph Proudhon dans ce premier chapitre analyse comment les représentations qu'avaient les hommes pouvaient affecter leurs connaissances. Il prend l'exemple d'Augustin d'Hippone, dont l'ignorance des lois de la gravitation, lui faisait penser que la terre était plate ou que les étoiles étaient comme accrochées.

Il critique avant cela également les théories qu'ont élaborées des penseurs comme Aristote, et plus encore Kant, notamment concernant les catégories.

Pour Pierre-Joseph Proudhon, « les jugements les plus faux, quand ils ont pour base des faits isolés ou seulement des apparences, embrassent toujours une nombre d'inductions, au-delà desquelles nous tombons dans l'absurde ».

C'est en fait le même processus qui est à l'œuvre dans le passage au monde moral. Pourtant, en ce qui concerne la morale, nous y ajoutons une forme d'obstination. Lorsque nous en arrivons à une connaissance plus générale, un conflit secret entre ses anciennes connaissances et les nouvelles connaissances. Comme on ne veut pas remettre en cause le temps où ces connaissances ne permettaient d'être heureux, on s'en prend aux divinités, aux forces de la nature.

« Au lieu de chercher la cause du mal dans sa raison et dans son cœur, l'homme s'en prend à ses maîtres, à ses rivaux, à ses voisins, humaines »

 

Tous les hommes croient en Dieu, c'est une idée primitive pour l'humanité. Mais qu'est-ce que Dieu ? D'abord, Dieu fut représenté comme un homme, c'est l'anthropomorphisme. Mais Dieu fut aussi traité par l'homme comme un patrimoine. « Avec la liberté des cultes et la séparation du spirituel et du temporel, l'influence des idées religieuses sur la marche de la société est purement négative, aucune loi, aucune institution politique et civile ne relevant de la religion. » Par conséquent, la cause de l'inégalité des conditions, la cause de la souffrance universelle, ne peut pas être la religion, mais la cause vient avant.

 

>> L'étude de la volonté de conscience et de la justice

 

Il faut donc se demander ce qu'il y avait avant la religion. Or, avant la religion, il y avait l'homme lui-même : « c'est-à-dire la volonté la conscience, le libre arbitre et la loi, opposés dans un antagonisme perpétuel. »

Pierre-Joseph Proudhon  tente de trouver pourquoi l'homme se trompe originellement, selon la Bible : pour lui, il faut dire : « l'homme se trompe parce qu'il apprend. »

Qu'est-ce que la justice ? La sagesse humaine enseigne : « fais aux autres ce que tu veux qu'on te fasse ; ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qui te sois fait. » Mais pour Proudhon, il faut préciser. Selon lui, la justice bien avant la loi : « la justice n'est point l'œuvre de la loi ; au contraire, la loi n'est jamais qu'une déclaration est une application du juste »

Proudhon insiste sur le fait que la législation a évolué selon les siècles.  Il raconte comment il y a 1800 ans, à Rome, « l'humanité se mourait dans le sang et la luxure ».  puis il parle de Jésus sans jamais citer son nom, écrivant : un homme parut, se disant parole de Dieu : on ne sait pas encore aujourd'hui ce qui n'était ni d'où il venait, ni qui avait pu lui suggérer ses idées. » Jésus aurait produit la thèse suivante : « le maître et l'esclave sont égaux, que l'usure et tout ce qui lui ressemble est un vol »

Mais pour Proudhon, cette nouvelle religion ne fait que produire une certaine mythologie, et engendré des discordes. Proudhon regrette que l'on se soit concentré sur des détails de doctrine, et que l'interprétation qu'on en est faite est éloigné l'Évangile de sa vraie signification.

 

>> L'émancipation du peuple contre la monarchie en France

 

En 1789, en France, trois formes d'oppression sont combattues :

– l'absolutisme royal

– la tyrannie des seigneurs et des parlements

– l'intolérance sacerdotale

Proudhon raconte après comment le tiers État est passé de rien, selon les mots de Sieyès, à tout. Mais le nouvel ordre de choses, né de la haine et de la colère, ne pouvait être qu'irréfléchi.

 Proudhon fait une distinction entre la révolution et le progrès : la révolution a lieu quand les idées changent totalement, complètement, alors qu'il y a progrès quand il y a seulement une extension des idées, une modification des idées qui existaient déjà.

« Le peuple, si longtemps victime de l'égoïsme monarchique, crissant délivrer à jamais en déclarant que lui seul était souverain. Mais qu'était-ce que la monarchie ? La souveraineté d'un homme. Qu'est-ce que la démocratie ? La souveraineté du peuple, ou, pour mieux dire, de la majorité nationale. Mais c'est toujours la souveraineté de l'homme mis à la place de la soudaineté de la loi, la souveraineté de la volonté mise à la place de la souveraineté de la raison, en un mot, les passions à la place du droit. »

 

>> L'élaboration de trois concepts par les hommes

 

Proudhon revient sur l'époque de la Convention, puis du Directoire, puis du consul, et de l'empire. Trois notions sont étudiées :

1. La souveraineté dans la volonté de l'homme

La souveraineté était considérée comme le pouvoir de faire des lois. La loi, elle, était considéré comme l'expression de la volonté du souverain. Donc on arrive à la conclusion qu'il n'y a pas de différence entre la monarchie et la république, puisque dans une monarchie « la loi l'expression de la volonté du roi » et que dans la république la loi est « expression de la volonté du peuple » : ce qui revient pour Proudhon à la même chose,  si ce n'est le nombre des volontés.

2.  Inégalité des fortunes et des rangs

Proudhon revient sur le concept d'égalité : il montre que ce qui est entendu par égalité, c'est l'égalité politique et civile. Toutefois, les constitutions de 1790 et 2793 n'ont pas réussi à définir l'égalité devant la loi.

3. Propriété

Proudhon examine ensuite le concept de propriété, que le peuple a consacré, mais que le peuple n'a pas compris. « le peuple voulu que la condition de propriétaire fut la même pour tous ; que chacun put jouir et disposer librement de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. »

 

>> Comment faire correspondre ces trois concepts à la justice

 

 il faut alors savoir comment ces concepts peuvent répondre à la définition de justice.

1. La question est : « l'autorité de l'homme sur l'homme est-elle juste ? »  Tout le monde répond non à cette question.

2.  « inégalité politique et civile est-elle juste ? » Les uns répondent : oui, les autres : non. À ceux qui pensent que l'inégalité politique et civile et juste, Proudhon rappelle que lorsque le peuple a mis fin aux privilèges de naissance et de caste, cela leur parut bon parce qu'ils en tiraient du profit. À ceux qui pensent que l'inégalité politique et civile n'est pas juste, Proudhon leur demande : « si vous voulez jouer de l'égalité politique, abolissait la propriété, sinon de quoi vous plaignez-vous ? »

3. « La propriété est-elle juste ? » Tout le monde répond que la propriété est juste.

Pour Proudhon, tous les raisonnements que l'on a imaginés pour défendre la propriété, utilise toujours le principe d'égalité, hors l'égalité c'est la négation de la propriété. En ce sens, le droit d'occupation empêche la propriété, tandis que le droit du travail détruit la propriété.

Il s'agit alors de montrer pourquoi est-ce que la prétendue égalité dont se sert la propriété n'existe pas. La propriété peut se manifester en tant que que accident, mais la propriété est impossible mathématiquement, en logique, en tant qu'elle est une institution est en principe.

 

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : proudhon, qu'est-ce que la propriété, c'est le vol, pourquoi, comprendre, comment, cours, fiches, 1840, ouvrage, philosophie, résumé - Aucun commentaire


Comprendre les élections en Allemagne

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 29 décembre 2014



Pour comprendre la politique et les élections en Allemagne seront étudiés :

I. Le rôle du chancelier et du parlement.
II. Le principe des élections en Allemagne.

Voir aussi : Allemagne : géographie et faits
 

I. Le chancelier est élu par le Bundestag

 


Le chancelier allemand est la figure politique qui possède le plus de pouvoir en Allemagne, de la même façon que le Président en France ou le Premier Ministre en Angleterre.

Le chancelier est élu par les députés à la majorité absolue de tous les membres du Parlement.

 

 

Bundestag
Le Bundestag


Le parlement est le Bundestag. (Bund : la fédération, Tag :  le jour, l'assemblée)

Les partis représentés au Bundestag sont les CDU/CSU, FDP, SPD, die Linke et die Grüne.

Les partis CDU et CSU ont quasiment les mêmes idées politiques, ils sont considérés ensembles. La seule différence est que le CSU est présent seulement en Bavière, tandis que le CDU est présent partout sauf en Bavière. Ils forment une "Fraktion" au Bundestag.

Les partis non représentés au Bundestag sont Piraten, AD, NPD, etc.

 

 

 

 

 

II. Principe des élections en Allemagne


1. Les élections


Ces élections ont lieu tous les quatre ans.

Il s'agit d'un système électoral au mode de scrutin proportionnel. L'objectif est d'avoir une assemblée avec des groupes d'élus dont les effectifs sont proportionnels à l'électorat.

Ce système est pourtant qualifié de mixte, car il mélange deux méthodes. Chaque électeur donne en effet deux votes :

- Il existe 299 circonscriptions électorales.
- Chaque circonscription élit deux députés.
- En principe, il y a donc 598 sièges de députés à remplir.


2. Le vote


Lors du scrutin, chaque électeur donne deux votes en même temps.

Le premier vote élit des députés selon une technique majoritaire.

Dans chacune des circonscriptions est élu un député (comme en France) en un seul tour. C'est celui qui obtient le plus de voix qui est élu (majorité relative).


Le second vote élit des députés selon une technique proportionnelle.

La deuxième voix porte sur un scrutin de listes. On vote pour une liste de candidats, qui appartiennent à un parti. C'est ce deuxième vote qui est fortement prédominant, c'est celui-ci qui répartit les sièges. L'ensemble des sièges est réparti en fonction de la proportion de ce « deuxième vote ».


3. Les résultats


Chaque parti a le droit à autant de sièges que ses résultats à l'élection. Par exemple, un parti qui obtient un tiers des voix a le droit à un tiers des sièges.

Il existe en revanche un seuil : un pourcentage de voix minimum qu'un parti doit atteindre pour avoir des sièges. Le seuil est fixé à 5% des voix. "Fünf-Prozent-Sperrklausel" (Klause : clause, Sperr : barrage, Fünf : cinq)

Un parti qui n'obtient pas 5% aux élections ne sera pas représenté au parlement sauf cas particulier : s’il obtient au moins 3 mandats directs.

Des députés supplémentaires : dans certains cas, le premier vote peut porter au parlement davantage de députés. Les députés élus directement, par le premier vote, mais dont la liste n’a pas été retenue par le deuxième vote, obtiennent quand même un siège au Bundestag. Ainsi en 2013, ils étaient 622 députés à siéger au parlement du Bundestag, soit 24 députés supplémentaires.



En conclusion, en Allemagne existe un système électoral à la proportionnelle personnalisé. "Personalisierte Verhältniswahl" (Wahl : élection).

 

Classé dans : Actualités, Langue Vivante - Mots clés : Allemagne, élections, législatives, comprendre, élections pour les nuls, 2013, Angela Merkel, pourquoi, comment, explications, CDU, CSU, Linke, Grüne, partis, Bundestag, éclaircir - Aucun commentaire


Les familles, les villages, et l'Etat - Aristote (Politique I)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 février 2014

Aristote au premier chapitre de La Politique lie à la fois la famille, le village, et l'Etat. Selon Aristote, l'homme est "naturellement sociable", c'est-à-dire naturellement voué à se réunir dans des villes. Ces villes, par assemblement, forment l'Etat, et par conséquent l'Etat est un fait de nature.

 

§ 7. L'association première de plusieurs familles, mais formée en vue de rapports qui ne sont plus quotidiens, c'est le village, qu'on pourrait bien justement nommer une colonie naturelle de la famille; car les individus qui composent le village ont, comme s'expriment d'autres auteurs, « sucé le lait de la famille »; ce sont ses enfants et « les enfants de ses enfants ». Si les premiers États ont été soumis à des rois, et si les grandes nations le sont encore aujourd'hui, c'est que ces Etats s'étaient formés d'éléments habitués à l'autorité royale, puisque dans la famille le plus âgé est un véritable roi; et les colonies de la famille ont filialement suivi l'exemple qui leur était donné. Homère a donc pu dire: « Chacun à part gouverne en maître Ses femmes et ses fils. »

Dans l'origine, en effet, toutes les familles isolées se gouvernaient ainsi. De là encore cette opinion commune qui soumet les dieux à un roi; car tous les peuples ont eux-mêmes jadis reconnu ou reconnaissent encore l'autorité royale, et les hommes n'ont jamais manqué de donner leurs habitudes aux dieux, de môme qu'ils les représentent à leur image.

Livre I, chapitre I, La Politique - Aristote

 

Aristote donne dans cet extrait une explication aux régimes monarchiques. Le régime monarchique trouve une origine dans les rapports familiaux, et dans l'habitude de considérer l'aîné comme un roi. Par ailleurs, le village est défini comme l'association de plusieurs familles qui a pour finalité des rapports qui ne sont plus quotidiens.

 

 

§ 8. L'association de plusieurs villages forme un Etat complet, arrivé, l'on peut dire, à ce point de se suffire absolument à lui-même, né d'abord des besoins de la vie, et subsistant parce qu'il les satisfait tous.

Ainsi l'État vient toujours de la nature, aussi bien que les premières associations, dont il est la fin dernière; car la nature de chaque chose est précisément sa fin; et ce qu'est chacun des êtres quand il est parvenu à son entier développement, on dit que c'est là sa nature propre, qu'il s'agisse d'un homme, d'un cheval, ou d'une famille. On peut ajouter que cette destination et cette fin des êtres est pour eux le premier des biens; et se suffire à soi-même est à la fois un but et un bonheur.

Livre I, chapitre I, La Politique - Aristote

 

Plusieurs familles forment un village, et plusieurs villages forment un Etat. Comme les familles sont naturellement poussées à s'assembler en village, il s'ensuit que les villages sont naturellement poussés à former un Etat, et donc l'Etat est un faire de nature.

Cette déduction est possible en considérant que la nature de quelque chose est sa fin, c'est-à-dire sa finalité.

 

§ 9. De là cette conclusion évidente, que l'Etat est un fait de nature, que naturellement l'homme est un être sociable,et que celui qui reste sauvage par organisation, et non par l'effet du hasard, est certainement, ou un être dégradé, ou un être supérieur à l'espèce humaine. C'est bien à lui qu'on pourrait adresser ce reproche d'Homère: « Sans famille, sans lois, sans foyer.... »

L'homme qui serait par nature tel que celui du poète ne respirerait que la guerre; car il serait alors incapable de toute union, comme les oiseaux de proie.

Livre I, chapitre I, La Politique - Aristote

 

L'homme est donc pour Aristote sociable par nature : il est voué à vivre en relation avec autrui du fait même de sa nature humaine.

Ainsi, pour celui qui s'exclue de la société, qui reste sauvage, il s'agit toujours d'un acte voulu, et non un acte dû au hasard. Cet homme qui s'exclue de la société est pour Aristote soit supérieur soit inférieur aux autres hommes.

De la même façon, l'Etat, qui est une association de villages, et donc de familles, est un fait de nature : il se constitue naturellement.

 

Voir aussi :

->Que pense Aristote de l'esclavage ? (Politique, livre I) <-

-> Quel est l'intérêt des villes ? (Aristote) <-

 

 

village

 

 

-> Best-Of des articles sur la VILLE

-> Best-Of des articles sur l'ENGAGEMENT

-> Best-Of des articles sur la FAMILLE

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : villages, villes, sciences po, Aristote, familles, pourquoi, sauvage, sociable, nature, Etat, Homère, fin, cause, espèce humaine, foyer, lois, philosophie, philo, culture générale, questions contemporaines, culture, IEP - Aucun commentaire


page 1 sur 2 suivante