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Comment Schopenhauer renvoie les philosophes sur l'amour

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 mai 2018

 

Schopenhauer est un penseur indépendant.

Il le prouve une fois de plus en écartant tour à tour les conceptions philosophiques de l'amour de ses prédécesseurs.

Sont ainsi évacuées les analyses de (les noms ont été mis en gras dans le texte) :

  • Platon
  • Rousseau
  • Kant
  • Platner
  • Spinoza

Ce sont autant d'auteurs vers qui nous vous renvoyons pour creuser davantage ce thème de l'amour.

On ne peut donc douter, d'après les faits que je viens de rappeler, ni de la réalité ni de l'importance de l'amour ; aussi, au lieu de s'étonner qu'un philosophe n'ait pas craint, pour une fois, de faire sien ce thème éternel des poètes, devrait-on s'étonner plutôt qu'une passion qui joue dans toute la vie humaine un rôle de premier ordre n'ait pas encore été prise en considération par les philosophes et soit restée jusqu'ici comme une terre inexplorée. Celui qui s'est le plus occupé de la question, c'est Platon, surtout dans le Banquet et le Phèdre : mais tout ce qu'il avance à ce sujet reste dans le domaine des mythes, des fables et de la fantaisie, et ne se rapporte guère qu'à la pédérastie grecque. Le peu que dit Rousseau sur ce point dans le Discours sur l'inégalité est faux et insuffisant. Kant traite la question, dans la troisième section de son écrit Sur le sentiment du beau et du sublime ; mais son analyse est superficielle, faute de connaissance du sujet, et se trouve ainsi en partie inexacte. Quant à l'examen qu'en fait Platner dans son Anthropologie (§§ 1347 et suiv.), chacun le trouvera faible et sans profondeur. La définition de Spinoza mérite d'être rapportée pour son extrême naïveté, ne serait-ce que par plaisir : « Amor est titillatio, concomitante idea causæ externæ. » [L'amour est un chatouillement, accompagné de la représentation d'une cause extérieure] (Éthique, IV, proposit. XLIV, dem.) On voit que je n'ai ni à me servir de mes prédécesseurs, ni à les combattre. Le sujet s'est de lui-même imposé à moi et est venu prendre place dans l'ensemble de ma conception du monde. Je ne peux guère compter d'ailleurs sur l'approbation de ceux mêmes que cette passion domine et qui cherchent à exprimer la violence de leurs sentiments par les images les plus sublimes et les plus éthérées : ma conception de l'amour leur paraîtra trop physique, trop matérielle, si métaphysique et si transcendante qu'elle soit au fond. Qu'ils veuillent bien considérer au préalable que l'objet chéri qui leur inspire aujourd'hui des madrigaux et des sonnets, s'il était né dix-huit ans plus tôt, aurait à peine obtenu d'eux un regard.

Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, Chapitre « XLIV : MÉTAPHYSIQUE DE L'AMOUR »

 

 

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Classé dans : Culture Générale - Mots clés : amour, spinoza, schopenhauer, kant, rousseau, platner, platon, phèdre, le banquet, thème de l'amour, philo, philosophie, extrait, citation - aucun commentaire


Résumé du Banquet de Platon

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 mai 2018

 

 

>> I.

On comprend tout d'abord que c'est Apollodorre qui va raconter le témoignage d'Aristodème.

Apollodore : Eh bien donc ! les voici à peu près ; mais il vaut mieux essayer de reprendre les choses au commencement, dans l'ordre où Aristodème me les a racontées

Le Banquet - Platon

 

>> II.

Socrate, qui a pris soin de son apparence pour aller dîner chez Agathon, convie Aristodème à l'accompagner pour le repas. Mais au moment d'arriver, il reste en retrait.

Suis-moi donc, dit-il, et disons, en modifiant le proverbe, que des gens de bien vont dîner chez des gens de bien sans être priés.

Le Banquet - Platon

 

>> III.

Agathon veut faire chercher Socrate, mais Aristodème lui dit de le laisser tranquille, car celui lui arrive régulièrement. En effet, Socrate paraît au milieu du dîner.

Agathon lui propose de s'assoir à côté de lui, en lui disant qu'en le touchant ses sages pensées arriveront jusqu'à lui. Mais Socrate lui retourne le compliment, en disant qu'il serait à souhaiter que la sagesse puisse se transmettre ainsi, auquel cas c'est lui-même qui en serait bénéficiaire car il récupérerait la sagesse d'Agathon.

 

>> IV.

Tous les invités conviennent de ne point trop boire.

tout le monde fut d'accord de ne point passer la présente réunion à s'enivrer et de ne boire qu'à son plaisir

Le Banquet - Platon

 

>> V.

Ils décident de faire chacun à leur tour l'éloge d'Eros.

N'est-il pas étrange (...) que personne encore parmi les hommes n'ait entrepris jusqu'à ce jour de célébrer Eros comme il le mérite ?

Le Banquet - Platon

 

>> VI.

Phèdre commence par faire son éloge en disant "qu'une armée d'amants et d'aimés" pourrait "vaincre le monde entier".

 

>> VII.

Il en appelle à la mythologie pour montrer des exemples des "amants [qui] seuls savent savent mourir l'un pour l'autre".

 

>> VIII.

Après d'autres, c'est au tour de Pausanias. Pour lui, il y a plusieurs Eros.

 

>> IX.

L'Eros de l'Aphrodite poplaire est véritablement populaire et ne connaît pas de règles ; c'est l'amour dont aiment les hommes vulgaires. L'amour de ces gens-là s'adresse d'abord aux femmes aussi bien qu'aux garçons, au corps de ceux qu'ils aiment plutôt qu'à l'âme, enfin aux plus sots qu'ils puissent rencontrer.

Le Banquet - Platon

 

L'autre, au contraire, vient de l'Aphrodite céleste, qui ne procède que du sexe masculin, à l'esclusion du féminin, qui est la plus vieille et qui ne connaît point la violence.

Le Banquet - Platon

 

>> X.

L'amour n'est par lui-même ni beau ni laid : "pratiqué honnêtement, il était beau, malhonnêtement, laid".

 

>> XI.

Pausanias continue sa réflexion et conclut notamment :

La conclusion est qu'il est parfaitement honorable de se donner en vue de la vertu.

Le Banquet - Platon

C'est cette forme d'amour qui est le meilleur pour Pausanias, il appartient à l'Aphrodite céleste, tandis que les autres formes d'amour appartiennent à l'Aphrodite populaire.

 

>> XII.

C'est au tour d'Eryximaque. Pour Eryximaque, Eros règne non seulement sur les humains, mais aussi "sur les corps de tous les animaux, sur les plantes, en un mot sur tous les êtres"

La médecine, en effet, pour la définir d'un mot, est la science des mouvements amoureux du corps relativement à la réplétion et à la vacuité, et celui qui discerne dans ces mouvements le bon et le mauvais amour est le médecin le plus habile.

Le Banquet - Platon

 

Ainsi la médecine, comme la gymastique, la musique, ou l'agriculture, est gouvernée par le dieu Eros.

 

>> XIII

 

La connaissance des influences de l'amour sur les révolutions des astres et les saisons de l'année s'appelle astronomie.

 

>> XIV.

C'est au tour d'Aristophane de parler.

c'est le dieu le plus ami des hommes

Le Banquet - Platon

 

Auparavant il y avait 3 espèces d'hommes :

  1. le mâle (tire son origine du soleil)
  2. la femelle (tire son origine de la terre)
  3. l'espèce androgyne : composée du mâle et de la femelle (tire son origine de la lune)

Chaque homme était de forme ronde avec quatre mains, quatre jambes, deux visages.

 

>> XV.

Le problème survient lorsque ces hommes décident d'escalader le ciel pour combattre les dieux.

Les dieux ne veulent pas les tuer, pour ne pas réduire à néant les hommages qu'ils leur portent. Mais ils ne peuvent tolérer tant d'effronterie. Ils décident donc de les affaiblir, sur la proposition de Jupiter : ils vont tout simplement les couper en deux.

si l'étreinte avait lieu entre un homme et une femme, ils enfanteraient opur perpétuer la race, et, si elle avait lieu entre un mâle et un mâle, la sitiété les séparerait pour un temps, ils se mettraient au travail et pourvoiraient à tous les besoins de l'existence.

Le Banquet - Platon

 

>> XVI.

Quand donc un homme, qu'il soit porté pour les garçons ou pour les femmes, rencontre celui-là même qui est sa moitié, c'est un prodige que les transports de tendresse, de confiance et d'amour dont ils sont saisis.

Le Banquet - Platon

 

>> XVII

C'est au tour d'Agathon de parler.

 

>> XVIII

Au contraire de Phèdre, Agathon dit qu'Eros est le plus jeune des dieux. Il est aussi le plus délicat.

 

>> XIX

Eros est juste, il est le plus brave, et il a la tempérance. Il est habile, est "la gloire des dieux et des hommes, le guide le plus beau et le meiller, que tout homme doit suivre"

 

(...)

 

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Quels sont le thème et les oeuvres des prépas scientifiques 2019

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 mai 2018

Les oeuvres au programme des prépas scientifiques 2019 sont les suivantes :

 

 

Le thème quant à lui est : "L'amour".

 

Le Banquet est quelquefois désigné sous le nom de Discourssur l’amour. C’est en effet une suite de discours qui furent censés tenus au banquet donné par le poète Agathon, quand il remporta le prix au concours de tragédie, avec son premier ouvrage (416 av.J.-C.).

 

Le Songe d’une nuit d’été peut être regardé comme le pen-dant  de  laTempête.  C’est  encore  ici  une  pièce  de  féerie,  oùl’ imagination semble avoir été le seul guide de Shakspeare. Aus-si  ,  pour  la  juger,   faut-il  ne  pas  oublier  son  titre  et  se  livrer  aucaprice  du  poëte,   qui  a  dû  sentir  lui-même  tout  ce  qu’aurait  dechoquant pour un esprit méthodique et froid le mélange bizarrede  la  mythologie  ancienne  et  de  la  mythologie  moderne,  letransport rapide du spectateur d’un monde réel dans un mondefantastique,  et  de  celui-ci  dans  l’autre.  LaVie  de  Thésée,  dansPlutarque,  et  deux  contes  de  Chaucer,  ont  peut-être  fourni  àShakspeare  quelques  traits  de  son  ouvrage,  mais  l’imitation  yest très-difficile à reconnaître.

 

C’est  dans  l’hiver  de  1830  et  àtrois  cents  lieues  de  Paris  quecette  nouvelle  fut  écrite  ;  ainsi  aucune  allusion  aux  choses  de1839.Bien  des  années  avant  1830,  dans  le  temps  où  nos  arméesparcouraient  l’Europe,  le  hasard  me  donna  un  billet  de  logementpour  la  maison  d’un  chanoine  :  c’était  à  Padoue,  charmante  villed’Italie ; le séjour s’étant prolongé, nous devînmes amis.Repassant à Padoue vers la fin de 1830, je courus à la maisondu  bon  chanoine  :  il  n’y  était  plus  ;  je  le  savais,  mais  je  voulaisrevoir  le  salon  où  nous  avions  passé  tant  de  soirées  aimables,  et,depuis,  si  souvent  regrettées.  Jetrouvai  le  neveu  du  chanoine  etla  femme  de  ce  neveu  qui  mereçurent  comme  un  vieil  ami.Quelques personnes survinrent, et l’on ne se sépara que fort tard ;le  neveu  fit  venir  du  Café  Pedroti  un  excellent  zambajon.  Ce  quinous fit veiller surtout, ce fut l’histoire de la duchesse Sanseverinaà  laquelle  quelqu’un  fit  allusion,  et  que  le  neveu  voulut  bienraconter tout entière, en mon honneur.

 

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