Réussir Sciences Po

 

 

Comment booster votre charisme :

 

THÈMES IEP 2018
Découvrez ce que vous ont réservé  les IEP communs
en cliquant ici !

 

La mémoire nous dégage du mouvement d’écoulement des choses

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 11 janvier 2017

Bergson explore la relation entre matière et mémoire. Extraits de son œuvre.

 

Maintenant, en creusant au-dessous de ces trois hypothèses, je leur découvre un fond commun : elles tiennent les opérations élémentaires de l’esprit, perception et mémoire, pour des opérations de connaissance pure. Ce qu’elles mettent à l’origine de la conscience, c’est tantôt le duplicat inutile d’une réalité extérieure, tantôt la matière inerte d’une construction intellectuelle toute désintéressée : mais toujours elles négligent le rapport de la perception à l’action et du souvenir à la conduite. Or, on peut concevoir sans doute, comme une limite idéale, une mémoire et une perception désintéressées ; mais, en fait, c’est vers l’action que perception et mémoire sont tournées, c’est cette action que le corps prépare. S’agit-il de la perception ? La complexité croissante du système nerveux met l’ébranlement reçu en rapport avec une variété de plus en plus considérable d’appareils moteurs et fait esquisser simultanément ainsi un nombre de plus en plus grand d’actions possibles. Considère-t-on la mémoire ? Elle a pour fonction première d’évoquer toutes les perceptions passées analogues à une perception présente, de nous rappeler ce qui a précédé et ce qui a suivi, de nous suggérer ainsi la décision la plus utile. Mais ce n’est pas tout. En nous faisant saisir dans une intuition unique des moments multiples de la durée, elle nous dégage du mouvement d’écoulement des choses, c’est-à-dire du rythme de la nécessité. Plus elle pourra contracter de ces moments en un seul, plus solide est la prise qu’elle nous donnera sur la matière ; de sorte que la mémoire d’un être vivant parait bien mesurer avant tout la puissance de son action sur les choses, et n’en être que la répercussion intellectuelle. Partons donc de cette force d’agir comme du principe véritable ; supposons que le corps est un centre d’action, un centre d’action seulement, et voyons quelles conséquences vont découler de là pour la perception, pour la mémoire, et pour les rapports du corps avec l’esprit.

Henri Bergson, Matière et mémoire


 

 La vérité est que la mémoire ne consiste pas du tout dans une régression du présent au passé, mais au contraire dans un progrès du passé au présent. C’est dans le passé que nous nous plaçons d’emblée. Nous partons d’un « état virtuel », que nous conduisons peu à peu, à travers une série de plans de conscience différents, jusqu’au terme où il se matérialise dans une perception actuelle, c’est-à-dire jusqu’au point où il devient un état présent et agissant, c’est. à-dire enfin jusqu’à ce plan extrême de notre conscience où se dessine notre corps. Dans cet état virtuel consiste le souvenir pur.

Henri Bergson, Matière et mémoire

 

-> Culture générale : la Mémoire <-

 

 

Classé dans : Questions contemporaines - Mots clés : Bergson, mémoire, matière, écoulement, choses, réflexion, perception - aucun commentaire


Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 juin 2014

L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose cette correction du sujet du BAC terminale L : Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?

Cette correction est une proposition, d'autres plans et d'autres analyses sont possibles pour traiter le sujet.

Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?



>> Définition des termes : Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?



Oeuvres : Ce qui est réalisé, créé, accompli par le travail, l'activité, et qui, généralement, demeure, subsiste. (Dictionnaire Académie française)

Eduquer : Développer une faculté, une qualité, un sens, par un apprentissage approprié. (Dictionnaire Académie française)

Perception : Acte par lequel le sujet se forme la représentation d'un objet appréhendé par les sens (Dictionnaire Académie française)

>> Problématique : Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?



La problématique est le moment du devoir où le problème posé par le sujet fait surface, explicitement. La question ici est celle de l'influence de l'oeuvre sur la perception. Est-ce l'oeuvre, c'est-à-dire le sujet, qui fait se développer dans une certaine direction la perception de l'être humain ? Au contraire, l'être humain n'est-il pas indépendant de l'oeuvre, et délivré de l'effet que pourrait avoir les oeuvres dans sa perception ? Comment la perception de l'homme peut-être être éduquée par l'oeuvre alors que celui-ci conçoit l'oeuvre d'après sa propre perception ?

>> Plan et Développement : Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?



Dans un I., étudier l'influence de l'oeuvre sur la perception de l'homme.
Dans un II., montrer le lien de depéndance entre l'oeuvre et son créateur, l'être humain, d'après la perception de l'être humain.
Dans un III., faire voir que l'oeuvre survit à l'être humain qui l'a créée, et résiste au temps : la perception de l'homme influence dès lors par le biais de l'oeuvre sa propre perception dans une perspective historique.

Ressources et documentation sur l'oeuvre d'art sont à retrouver dans cet article qui traite de l'oeuvre d'art, pour un sujet de bac terminale S.

->Tous les Corrigés BAC 2014 <-

Classé dans : Non classé - Mots clés : oeuvre, art, perception, correction, corrigés, sujet, BAC, 2014, philosophie - aucun commentaire


II. A. Le travail permet aux hommes de survivre et de progresser

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 02 mars 2014

Cours sur le travail : Le travail entre mythes et croyances

 

I. Le travail, une terrible nécessité

 

I. A. Le travail s'oppose au loisir

 

I. B. L'esclavage pour s'affranchir du travail

 

 

II. Le travail permet à l'homme de s'accomplir

 

 

A. Le travail permet aux hommes de survivre et de progresser

 

Dans le mythe de Prométhée, le feu est dérobé aux dieux par Prométhée pour le donner aux hommes. En effet Épiméthée, avant la création des créatures a partagé toutes les qualités entre les espèces, mais a laissé l'homme dépourvu par mégarde. Son frère Prométhée choisit d'apporter aux hommes le moyen de survivre.

Platon

« Il trouva que les autres animaux étaient partagés avec beaucoup de sagesse, mais que l'homme était nu, sans chaussure, sans vêtements, sans défense. Cependant le jour marqué approchait, où l'homme devait sortir de terre et paraître à la, lumière. Prométhée, fort incertain sur la manière dont il pourvoirait à la sûreté de l'homme, prit le parti de dérober à Vulcain et à Minerve les arts et le feu : car sans le feu la connaissance des arts serait impossible et inutile ; et il en fit présent à l'homme. »

 

Platon, Protagoras (télécharger l'ebook gratuit en intégralité)

 

 

C'est ainsi que l'homme, par son travail, est capable de progrès : « il trouva bientôt l'art d'articuler des sons, et de former dès mots; il se procura une habitation, des vêtements, une chaussure, de quoi se couvrir la nuit, et tira sa nourriture de la terre. »

 

 

Le mythe confère au travail une aptitude au progrès. Contre les dieux, l'homme cherche à s'émanciper. Au contraire, c'est bien pour satisfaire pleinement à la puissance de Dieu que le protestantisme a donné une place principale au travail.

 

 

 

-> II. B. La vocation au travail

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : travail, IEP, Sciences Po, cours, culture générale, 2014, Platon, définition, perception - aucun commentaire