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Résumé de La crise de l'État-providence - Pierre Rosanvallon

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 17 décembre 2018

En 1981, Pierre Rosanvallon publie La crise de l'Etat-providence.

Car pour cet auteur historien et sociologue, "L'Etat-providence est malade de la crise. Combien de temps les choses pourront t-elles continuer d'aller ainsi ?".

 

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Pour Pierre Rosanvallon, le mot État-providence a pris un nouveau que celui donné par Emile Ollivier et est devenu moins péjoratif.

Il commence par établir que L'Etat-providence (dont vous trouverez une présentation en cliquant ici), en plus de la production de la sécurité et la réduction de l'incertitude, s'est attribué trois rôles :

  1. la redistribution des revenus
  2. la réglementation des relations sociales
  3. la prise en charge de services collectifs

 

Or, questionne Rosanvallon, "L'accroissement des impôts et des charges sociales ne risque t-il pas de mettre en péril la compétitivité des entreprises et de saper le dynamisme de l'économie ?"

 

>> 3 facteurs expliquent la crise de l'Etat-providence

 

Ce n'est pas seulement une crise économique.  Il n'y a pas « de véritable crise du financement de l'État-Providence ». C'est plutôt sur le plan social et culturel qu'il y a une crise : nous avons besoin « d'un nouveau contrat social entre les individus, les groupes et les classes. Le principal blocage de l'État-Providence est en effet d'ordre culturel et sociologique »

 

1. Perte de légitimité : si l'Etat doit satisfaire tous les besoins sociaux de chacun, alors cela n'en finit jamais : il y aura toujours plus à satisfaire.

De plus, "l'égalité" qu'il veut mettre en place est affaiblie par une multitude de raisons : la priorité de la sécurité sur l'égalité, le fait qu'il ne s'agisse pas d'un bouleversement social, mais d'une procédure progressive, le fait que ce ne sont plus une minorité mais la majorité des contribuables qui cotisent pour les autres, les clivages de plus en plus importants entre catégories sociales.

 

2. Le manque de visibilité et de transparence des actions de solidarité : la solidarité "ne peut s'exercer que si la morale sociale qu'elle traduit repose sur un minimum de visibilité des rapports sociaux".

 

3. L'échec de Keynes : depuis les années 70, les politiques keynésiennes ne parviennent pas à sortir de la crise.

 

>> Libéralisme : retour du libéralisme et critique du libéralisme

 

Dans les années 80, le libéralisme est de retour. Pour ces nouveaux libéraux, le marché est certes imparfait, mais il demeure meilleur que l'Etat.

A l'origine, le libéralisme ne légitimait qu'un seul type d'égalité : l'égalité de droits. Les inégalités économiques peuvent être justes, chacun doit être libre de travailler plus ou moins en fonction de ses désirs et ses besoins.

Mais pour Rosanvallon, ce libéralisme primaire est confus : il ne cerne pas bien les contours de l'Etat et ne sait répondre à la question : de quoi doit s'occuper l'Etat ?

De plus, il y a une "négation du social" dans le renouveau libéral qui est alors en cours. Celui-ci est "radicalement a-sociologique", puisque personne ne communique avec personne, l'individu étant seul et maître.

Enfin, il s'agit de  « déborder le cadre de l’État-Providence ».

 

 

>> Rejeter les deux scénari extrêmes...

 

Les deux voies présentées sont souvent celle de gauche et celle de droite : d'un côté le scénario social-étatiste, de l'autre le scénario libéral.

Les deux sont à rejeter.

Le scénario social-étatiste parce qu'il "se heurterait à de graves difficultés financières dans la situation actuelle, mais surtout il serait confronté à une résistance sociologique diffuse difficilement surmontable.". Voir les défauts de l'Etat-providence ici.

Le scnéario libéral parce qu'il serait "un retour en arrière, une réduction de la distribution. C'est un scénario de régression sociale" et risquerait de provoquer des mouvements sociaux trop forts.

 

>> ... Pour trouver une troisième voie

 

La troisième voie se trouve dans la "société solidaire". Il est nécessaire de "transférer à des collectivités non publiques (associations, fondations, groupements divers) des tâches de service public : c'est la voie de l'autonomisation".

A ces fins, les droits doivent être reconnus des "groupes de voisinage, réseaux d'entraide, structures de prise en charge d'un service collectif, etc.", ils doivent être considérés comme de véritables sujets de droit.

La réduction du temps de travail participe à donner suffisamment de temps libre pour que l'entraide puisse éclore dans tous ces réseaux.

"Débureaucratiser et rationaliser la gestion des grands équipements et fonctions collectives" est une priorité.

Rosanvallon souhaite décentraliser au maximum ces services.

Plus généralement, il y a une dynamique trinaire à mettre en place d'urgence :  « de la socialisation, de la décentralisation et de l'autonomisation ». Cette dynamique a lieu également dans un « triple mouvement de réduction de la demande d'État, de réencastrement de la solidarité dans la société et de production d'une plus grande visibilité sociale ».

 

Enfin, Rosanvallon plaide en faveur d’une « post social-démocratie » qui se base sur le « compromis social », pour sortir de la crise de l’État-providence.

 

Voir aussi :

-> Résumé Paul Krugman - Sortez-nous de cette crise maintenant !

-> Résumé de La Richesse des nations - Adam Smith

 

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : crise de l'état-providence, IEP, Rosanvallon, Sciences Po, libéral, solidarité, réduction du temps de travail, crise, légitimité, transparence, politique publique, redistribution, inégalités - Aucun commentaire


Comprendre la politique

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 06 décembre 2018

Êtes-vous de gauche ou de droite ? Extrême gauche ou extrême droite ? Inclassable ?

Vous avez simplement envie de vous immerger un peu dans la culture politique, de découvrir quelles sont les grandes questions politiques de notre temps, et de comprendre le positionnement des partis ?

Attention, les indications extrême gauche, gauche, droite, et extrême droite que nous donnons sont valables pour le monde entier. Les partis au sein de chaque pays prennent un peu de gauche, un peu de droite, un peu d'extrême gauche, un peu d'extrême droite, selon les questions.

Exemple : Le Rassemblement National (ex-FN) emprunte à l'extrême gauche pour les questions économiques (comme la question sur la mondialisation) mais est clairement extrême droite pour les questions vis-à-vis de l'immigration.

Ces idées politiques exprimées ici sont caricaturales mais ont le mérite de vous offrir une bonne introduction à la politique, et une ligne directrice. D'autant que les partis politiques ne sont pas les derniers à être eux-même leur propre caricature.

 

 

Les positionnements politiques

 

>> En règle générale

 

Si vous ne comprenez pas les termes suivants, qui permettent de situer une couleur politique, pas de problème. Lisez attentivement les questions de positionnement politique en-dessous, et vous comprendrez alors par correspondance les termes employés ici en introduction.

 

En matière économique :

Plus on tend vers la gauche, plus on est protectionniste et interventionniste.

Plus on tend vers la droite, plus on est mondialiste et libéral.

 

En matière sociale :

Plus on tend vers la gauche, plus on est progressiste.

Plus on tend vers la droite, plus on est conservateur.

 

En matière d'identité :

Plus on tend vers la gauche, plus on est cosmopolite.

Plus on tend vers la droite, plus on est nationaliste.

 

>> Comprendre la politique - les impôts

 

Faut-il augmenter ou réduire les impôts ?

 

Extrême gauche : Il faut taxer très fort les plus riches pour redistribuer aux pauvres. Cela semble logique lorsque l'on voit les très grandes inégalités qui existent entre les plus riches et les plus pauvres de la société française.

Gauche : Pour les mêmes raisons, il faut taxer les plus riches pour redistribuer aux pauvres, mais sans trop en faire pour éviter les critiques lancées par la droite.

Droite : Les groupes les plus riches en France sont ceux qui font avancer l'économie. Taxer trop fort les plus riches, c'est risquer de les faire fuir dans les pays à l'étranger.

Extrême droite : Il ne faut absolument pas taxer les plus riches. Si on observe bien, ils ont certes une grosse fortune, mais ils n'en disposent pas : ce sont leurs entreprises qui valent des millions. De plus, il faut laisser faire la loi du marché : taxer, - cela revient à réguler -, perturberait le bon fonctionnement du marché.

 

>> Comprendre la politique - la mondialisation

 

Faut-il encourager la mondialisation ?

 

Extrême gauche : Il faut du protectionnisme pour protéger l'économie du pays. En effet, ouvrir à la concurrence serait déloyal et contre-productif.

Gauche : La mondialisation doit être régulée et limitée à certains secteurs par exemple.

Droite : La mondialisation doit être encouragée, elle permet de mettre en concurrence les économies, et favorise donc la santé économique de tous les pays.

Extrême droite : La mondialisation permet à chaque pays de se spécialiser dans une activité, et ainsi d'accroître de beaucoup l'efficacité de l'économie. La concurrence des marchés pleine et entière permet également d'accroître cette efficacité.

 

>> Comprendre la politique - la pauvreté

 

L'Etat doit-il se charger de la pauvreté et de l'exclusion ?

 

Extrême gauche : Totalement. L'Etat doit réduire les inégalités, en prélevant beaucoup aux plus riches pour distribuer aux plus pauvres, et ainsi éliminer la pauvreté et l'exclusion sociale.

Gauche : Il faut être modéré, ou bien les plus riches quitteront le pays. Mais bien sûr, c'est le rôle de l'Etat de réduire la pauvreté, notamment par les impôts.

Droite : Le meilleur moyen pour réduire les inégalités, c'est de tirer les pauvres vers le haut, et non pas de tirer les riches vers le bas. Donc moins de redistribution.

Extrême droite : Ce n'est pas à l'Etat de s'occuper des pauvres et de l'exclusion. Car de toute façon, c'est justement avec moins d'Etat et moins d'impôts que la pauvreté diminuera.

 

>> Comprendre la politique - la place de l'Etat

 

De quoi doit s'occuper l'Etat ?

 

Extrême gauche : L'Etat peut intervenir dans tous les domaines si cela permet de réduire les inégalités.

Gauche : L'Etat a un rôle à jouer car il a une mission sociale.

Droite : L'Etat doit limiter sa présence pour laisser les individus libres.

Extrême droite : L'Etat doit se limiter à la police, la justice, et la défense nationale. Tout le reste demeure libre.

 

 

>> Comprendre la politique - les entreprises

 

Comment doit intervenir l'Etat vis-à-vis des entreprises ?

 

Extrême gauche : Les employeurs exploitent bien souvent les employés. Il faut donner le plus de pouvoir possible aux employés contre les employeurs.

Gauche : Il faut protéger le bien-être des travailleurs. Ceux-ci doivent avoir une protection contre les licenciements abusifs.

Droite : Protéger les travailleurs, c'est aussi contraindre les entreprises, ce qui risque d'être néfaste à l'économie. Si l'on protège les employés des licenciements, les employeurs hésiteront beaucoup plus à embaucher.

Extrême droite : Il ne faut pas de protection des travailleurs : c'est à force de contraintes comme celles-ci que l'on brise l'économie. Si les licenciements sont totalement libres, alors il y aura beaucoup plus d'embauches.

 

>> Comprendre la politique - la religion

 

Chacun doit-il pouvoir vivre selon sa religion ?

 

Extrême gauche : La religion est une chape de plomb qui empêche les hommes de penser librement. Il faut réduire au maximum son emprise.

Gauche : Chacun doit pouvoir vivre sa religion comme il l'entend pour soi, mais sans gêner les autres.

Droite : Chacun doit pouvoir vivre sa religion comme il l'entend, et il faut laisser les associations, églises, religions, s'organiser comme elles le veulent.

Extrême droite : Chacun est libre de penser ce qu'il veut. Chacun a la religion qu'il veut, et peut l'exprimer librement.

 

>> Comprendre la politique - l'homosexualité

 

Quels droits doivent avoir les homosexuels ?

 

Extrême gauche : L'homosexualité est naturelle. L'égalité implique que les homosexuels aient les mêmes droits que les hétérosexuels, et laisser libre cours à l'adoption, à la PMA, à la GPA.

Gauche : Le mariage homosexuel doit être autorisé. Il faut néanmoins être prudent pour l'adoption, la PMA, et la GPA.

Droite : Le mariage est l'union d'un homme et d'une femme. Le mariage homosexuel ne doit pas être autorisé.

Extrême droite : L'homosexualité n'est pas naturelle. Il faut la combattre.

 

 

>> Comprendre la politique - l'avortement

 

Faut-il autoriser l'avortement ?

 

Extrême gauche : L'avortement doit être autorisé dans tous les cas. Les mères ont le contrôle total de leur corps.

Gauche : L'avortement doit être autorisé, mais il faut insister sur les conséquences.

Droite : L'avortement ne doit être autorisé que dans des cas exceptionnels, tels qu'un danger pour la survie de la mère ou dans le cadre d'un viol.

Extrême droite : Toute vie est sacrée. Il faut absolument interdire l'avortement.

 

 

>> Comprendre la politique - les drogues

 

Quelle réaction face aux drogues doit avoir l'Etat ?

 

Extrême gauche :  Il faut légaliser les drogues douces, et dépénaliser l'usage des drogues dures. Légaliser les drogues douces, car elles peuvent être moins nocives que le tabac par exemple déjà légal. Dépénaliser, parce que ce n'est pas par la force que l'on sortira les gens du cercle infernal de la drogue.

Gauche : Il faut légaliser le cannabis, en prévenant des dangers.

Droite : Il faut interdire les drogues, tout simplement parce qu'elles sont nocives pour quiconque.

Extrême droite : Il faut punir sévèrement l'usage de drogue, qui doit bien sûr être totalement interdite.

 

 

>> Comprendre la politique - la délinquance

 

Faut-il punir les méfaits des individus ?

 

Extrême gauche : Lorsque quelqu'un commet un méfait, c'est souvent à cause d'un contexte qui ne dépend pas de lui (pauvreté, exclusion, etc.) Il faut être compréhensif et l'aider à mieux se conduire.

Gauche : Certes, le contexte est pour quelque chose dans le méfait d'une personne, mais il faut quand même sanctionner cette personne avec les circonstances atténuantes.

Droite : L'individu est responsable. Le contexte n'aide pas, mais c'est en propre conscience que cet individu a commis un méfait. Il faut donc le sanctionner.

Extrême droite : Il faut réprimer sévèrement et proportionnellement tous les méfaits. Chacun est responsable de ses actes, et c'est avec les punitions que l'on évite de nouveaux méfaits.

 

 

>> Comprendre la politique - le droit de vote des étrangers

 

Extrême gauche : Tous les immigrés, légaux comme illégaux, doivent avoir le droit de voter. Cela les aide à s'inclure dans la société.

Gauche : Il faut accueillir avec bienveillance les étrangers, quels qu'ils soient. Les immigrés légaux doivent avoir le droit de vote.

Droite : Il ne faut accueillir que les étrangers qui montrent des signes de bonne volonté d'intégration et les réfugiés. Néanmoins, seuls les nationaux doivent avoir le droit de vote.

Extrême droite : Il ne faut accepter que les réfugiés. Seuls les nationaux doivent avoir le droit de vote. Ce sont les nationaux d'un pays qui doivent seuls contrôler la politique du pays.

 

>> Comprendre la politique - l'immigration

 

Extrême gauche : Il faut accueillir tous les étrangers qui le désirent. Ils connaissent la misère, la guerre, et d'autres malheurs. Ils seront mieux dans le pays d'accueil.

Gauche : Il faut accueillir les étrangers autant que le permettent les capacités du pays d'accueil, et il faut une politique pour augmenter ces capacités d'accueil.

Droite : Les étrangers doivent pouvoir être accueillis dans le pays, mais à la condition qu'ils respectent ses valeurs, et qu'ils se rapprochent du mode de vie des personnes qui les accueillent.

Extrême droite : Il faut refuser les étrangers. Que chacun reste dans son pays, c'est mieux à la fois pour le pays qu'ils auraient quitté et celui qui les aurait accueillis.

 

 

Comment analyser si vous êtes de gauche ou de droite

 

Chacun a ses propres valeurs, et chacun a donc ses priorités.

La première chose à faire, c'est d'identifier quelles sont les questions les plus importantes pour vous. Seuls vous pouvez le savoir, car ce sont les combats politiques de chacun, les questions qui vous tiennent à cœur.

Réalisez par exemple un classement des 3 questions les plus importantes. Accordez-leur un coefficient plus élevé, à vous de juger de combien. Puis comptez votre prositionnement pour chacune de ces questions. Ensuite, vous pourrez comparer avec les idées de chaque parti politique, comme nous le récapitulons ci-dessous.

 

Chaque parti est complexe. De même, chaque personne qui aura répondu à ces questions a un positionnement complexe.

Certains seront très libéraux (c'est-à-dire extrême droite) sur les questions économiques, mais très progressif (c'est-à-dire extrême gauche) sur les questions de société.

D'autres au contraire seront très interventionnistes économiquement (extrême gauche), mais très conservateurs (c'est-à-dire extrême droite) sur les questions de société.

 

De même les partis empruntent un positionnement différent pour chaque question. C'est pour cela qu'il est si complexe de retrouver le parti idéal pour vous, celui qui correspond le plus à vos idées. Néanmoins, vous pouvez vous approcher d'un tel résultat en comparant avec les idées sur chaque question de tous les partis.

 

Voici pour l'instant les principaux partis politiques français :

La République en Marche : le parti du président Macron est souvent présenté comme gauche / centre gauche / centre droite. En effet, il emprunte un peu à chaque bord, sans jamais se positionner à l'extrême.

  • les impôts : droite
  • la mondialisation : droite
  • la pauvreté : gauche
  • la place de l'Etat : gauche
  • les entreprises : droite
  • la religion : gauche
  • l'homosexualité : gauche
  • l'avortement : gauche
  • les drogues : droite
  • la délinquance : droite
  • le droit de vote des étrangers : gauche
  • l'immigration : droite

 

Rassemblement national : le Rassemblement national est présenté comme extrême droite. Dans le détail, on remarquera que surtout sur le plan économique ils sont plutôt marqués à gauche, mais ils sont bien extrême droite sur les questions de société.

  • les impôts : gauche
  • la mondialisation : extrême gauche
  • la pauvreté : gauche
  • la place de l'Etat : gauche
  • les entreprises : gauche
  • la religion : gauche
  • l'homosexualité : gauche ou droite
  • l'avortement : droite
  • les drogues : extrême droite
  • la délinquance : extrême droite
  • le droit de vote des étrangers : extrême droite
  • l'immigration : extrême droite

 

Les Républicains : présenté de droite, ce parti l'est dans les faits. Sauf sur la mondialisation, où Laurent Wauquiez influe la position des Républicains vers la gauche.

  • les impôts : droite
  • la mondialisation : gauche
  • la pauvreté : droite
  • la place de l'Etat : droite
  • les entreprises : droite
  • la religion : gauche
  • l'homosexualité : droite
  • l'avortement : droite
  • les drogues : extrême droite
  • la délinquance : droite
  • le droit de vote des étrangers : droite
  • l'immigration : droite

 

La France insoumise : présenté comme extrême gauche, ce parti l'est dans les faits.

  • les impôts : extrême gauche
  • la mondialisation : extrême gauche
  • la pauvreté : extrême gauche
  • la place de l'Etat : extrême gauche
  • les entreprises : extrême gauche
  • la religion : gauche
  • l'homosexualité : extrême gauche
  • l'avortement : extrême gauche
  • les drogues : gauche
  • la délinquance : extrême gauche
  • le droit de vote des étrangers : gauche
  • l'immigration : gauche

 

Vous pouvez également appliquer cette grille de lecture aux journaux, aux personnalités politiques, à votre entourage, à toute personne qui exprime un avis sur la politique. Et aussi bien en France qu'à l'étranger.

Voici un exemple que nous avons jugé intéressant de positionnement politique au Centre, et dans un pays étranger même si ce journal est diffusé partout dans le monde : The Economist.

 

The Economist : si ce journal adopte des positions extrêmes, le fait qu'il emprunte au spectre politique à gauche comme à droite, le fait revenir au centre. Il est dans le détail aux extrêmes gauches pour les questions de société, et aux extrêmes droites pour les questions économiques.

  • les impôts : extrême droite
  • la mondialisation : extrême droite
  • la pauvreté : droite
  • la place de l'Etat : droite
  • les entreprises : extrême droite
  • la religion : extrême droite
  • l'homosexualité : extrême gauche
  • l'avortement : gauche
  • les drogues : extrême gauche
  • la délinquance : extrême gauche
  • le droit de vote des étrangers : extrême gauche
  • l'immigration : extrême gauche

 

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Dans les commentaires, vous voudrez bien :

  • Poster vos résultats (anonynement ou non). Gauche, droite, extrême gauche, extrême droite ?
  • Commenter quel sentiment vous avez du positionnement de tel ou tel parti politique/organisation présenté ci-dessus, et si nous pouvons affiner nos résultats.
  • Amusez-vous à dresser le portrait idéologique, car il s'agit bien de cela dans ce positionnement politique, d'une personnalité politique ou d'un parti politique ou d'un journal.
  • Proposer d'autres questions politiques que nous pouvons aborder et éclairer dans ce spectre politique.
  • Contester nos assertions. N'hésitez pas. Et nous savons que cela ne plaira jamais à tout le monde.

 

Nous éditerons cet article grâce à vos commentaires pour s'approcher toujours plus vers la vérité et renforcer la transparence des idées politiques.

 

-> Résumé de La Richesse des nations - Adam Smith

Classé dans : Politique - Mots clés : comprendre la politique, positionnement, droite gauche, suis-je de droite ou de gauche, extremes, gauche, droite, extreme gauche, extreme droite, position, liberal, conservateur, progressif - Aucun commentaire