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Cours de Culture Générale

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 septembre 2018

Les thèmes de Culture Générale sont répertoriés ci-dessous par ordre alphabétique :

 

 

Chaque année, de nouveaux thèmes de Culture générale sont disponibles.

 

La bibliothèque de Strahov située à Prague
Bibliothèque de Strahov à Prague

Classé dans : Culture Générale, IEP Régions, Questions contemporaines - Mots clés : culture générale, thèmes, questions contemporaines, cours, articles, résumés, engagement, culture, famille, inégalités, justice, mondialisation, santé, science, travail, ville, leçons, apprendre, en ligne - 2 commentaires


I. La notion de règle de droit

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 13 novembre 2013

 

A. Droit et justice

 

Définition de la justice : Action de reconnaître le bon droit de quelqu'un, de lui accorder ce qu'il est juste qu'il obtienne.

La justice n'est donc pas le droit.

Ainsi, certains droits peuvent parfois s'avérer injustes : par exemple, les droits de prescription, qui préfèrent alors garantir la stabilité plutôt que chercher le juste.

 

B. Droit et équité

 

Définition de l'équité : 1. Disposition de l'esprit consistant à accorder à chacun ce qui lui est dû. 2. Manière de résoudre les litiges qui consiste à reconnaître impartialement le droit de chacun, sans faire acception de personne et sans obéir à d'autres principes que ceux de la justice distributive.

 

L'équité en ce second sens s'affranchit des règles du droit.

 

C. Droit et morale

 

Définition de la morale : Ensemble des règles, des principes selon lesquels on dirige sa vie, sa conduite, ses mœurs, considéré relativement au bien et au mal.

La morale vise au perfectionnement de l'homme. La morale est à l'origine de nombreuses lois.

 

Cependant le droit est différent de la morale. Le droit en effet est neutre, même s'il peut être fondé sur des valeurs : il ne discerne pas entre le bien et la mal. A cet égard, trois différences majeureus entre le droit et la morale peuvent être notées :

 

- La source du droit n'est pas la même que la source de la morale. La morale est issue de la conscience de chacun, tandis que le droit est fixé par une autorité indépendante, une autorité législative.

- Le but du droit n'est pas le même que le but de la morale. La morale vise un idéal, elle vise à élever l'homme. Le droit reste neutre, et vise uniquement l'ordre. Le droit peut même conduire à préférer l'immoral pour assurer l'ordre. Par exemple, la prescription acquisitive (au bout de tant d'années, tel objet appartient définitivement à la personne qui l'a, même si elle l'avait volé.)

- Les sanctions du droit ne sont pas les mêmes que les sanctions de la morale. Les sanctions de la morale sont seulement intérieures : chaque homme se sent responsable lui-même. Les sanctions du droit sont infligées de manière externe, par une autre autorité, et sont contraignantes : elles s'imposent.

 

La morale pose donc des principes, comme la charité ou l'honnêteté, tandis que le droit pose des règles assorties de sanctions.

 

Classé dans : 1ère année Sciences Po, Politique - Mots clés : introduction, droit, justice, différence, notion, cours, IEP, morale, équité, - Aucun commentaire


Rebondissements de l'affaire Bettencourt : doit-on faire confiance à la justice ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 30 mai 2013

Doit-on avoir confiance en la justice ? Voire peut-on avoir confiance en la justice ?

C'est la question qui se pose avec insistance après les dernières révélations sur l'affaire Bettencourt. Personne n'aura ignoré combien cette question est d'actualité après les concours Sciences Po sur la justice et la science.

D'après Le Parisien, le juge Jean-Michel Gentil était un proche d'un des médecins qui a statué sur "l'abus de faiblesse" concernant Mme Bettencourt. Sophie Gromb, le médecin dont il est question, a en effet été nommée par le juge Gentil alors qu'elle avait été son témoin de mariage en 2007.

L'indépendance de la justice est-elle respectée ? Dans le même sens, le juge Gentil avait refusé une demande de confrontation entre les médecins qui ont examiné Liliane Bettencourt et un expert neurologue, n'y voyant pas d'utilité.

Pour comprendre toute l'affaire Bettencourt, reportez-vous à notre grand dossier : l'Affaire Bettencourt pour les Nuls : le résumé de l'affaire.

 

L'indépendance du Juge Gentil en question
L'indépendance du Juge Gentil remise en question après la révélation d'un nouveau conflit d'intérêt

Classé dans : Actualités - Mots clés : sciences po, résumé, actualités, Bettencourt, résumé, comprendre, explication, indépendance, justice, doit-on, juge, Gentil - 4 commentaires


Corrigés des sujets des Sciences Po communs 2013

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 26 mai 2013

Voici une des propositions de corrigés des sujets IEP 2013 parmi les nombreuses propositions possibles. Si vous avez suivi à peu près ce plan, ou ces indications, c'est que vous avez touché au sujet et vous partez avec un net avantage.

Nous sommes plutôt satisfaits de nos pronostics, mêmes s'ils n'étaient pas parfaits, nous avions lourdement insisté sur les démocraties populaires - qui n'étaient toujours pas tombées depuis la création - et c'était une bonne partie du sujet ! Examinons tout de suite en détail.


>> Corrigé du sujet en Histoire des Sciences Po commun 2013 :


"La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000"

Analyse des termes :

Démocratie : démos, le peuple, cratie, le pouvoir, Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l'ensemble des citoyens

Europe : le piège était de réduire l'Europe à l'Union européenne. Il s'agissait bien de traiter l'ensemble du continent européen. Europe du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, Centrale

1945 aux années 2000 : pour ne pas dire toute la période étudiée et visée par le concours, ce qui en fait un sujet particulièrement vaste (avec des bornes géographiques tout aussi vastes)

Problématique :

Il fallait voir que la démocratie était le cœur du sujet. La problématique devait donc tourner autour de cette notion.

La démocratie au singulier, or la démocratie ne recouvre-t-elle pas plusieurs formes d'un côté de l'Europe à l'autre, et de 1945 aux années 2000.

En utilisant la technique de la problématique en 2 minutes :

Comment la démocratie en Europe en 1945, caractérisée par une multiplicité de ses formes, au point de ne cacher parfois qu'un régime autoritaire, est-elle devenue un cadre politique solide qui s'est imposé sur le continent malgré une certaine instabilité jusqu'aux années 2000 ?

Plan :

I. Une démocratie ou des démocraties en Europe ? (construction européenne, démocraties bouleversées par la décolonisation / démocraties meurtries en Europe de l'Est, Europe Centrale, Fronts nationaux, coup de Prague, schisme yougoslave, CAEM, démocraties des pays du sud)

II. L'émergence de la démocratie européenne : vers une démocratie supranationale qui s'étend jusqu'aux extrémités du continent (construction d'une démocratie européenne, traités de Rome, évolution des démocraties, des régimes du Sud, Willy Brandt, crises des démocraties populaires, Glasnost, Perestroïka, fin des démocraties populaires)

III. La démocratie en Europe entre deux siècles (réunification allemande, traité de Maastricht, traités d'Amsterdam, de Nice, Europe de Brest à Brest-Litovsk, Todor Jivkov, révolution de velours, révolution roumaine, élections "libres", Pologne, Hongrie, République tchèque)

Aller plus loin :

Des fiches sur l'Europe sont disponibles, ainsi qu'une chronologie sur la construction européenne.


>> Corrigés du sujet de Questions contemporaines :


  • La science est-elle l'affaire de tous ?

Dans les sujets possibles que nous vous proposions pour vous entraîner, il y avait "L'Etat peut-il contrôler la science ?" C'est en fait exactement le sens de ce sujet.

Analyse du sujet :

Science - d'après la fiche sur la science :

1er sens : Ensemble des connaissances acquises par l’étude ou la pratique
2e sens : Forme de connaissance basée sur la logique, la méthode expérimentale et la recherche d'explication théoriques aux phénomènes.

Affaire - en l'occurrence pour ce sujet il y avait deux sens :

1er sens : Ce qui est dans un rapport de dépendance causale par rapport à cette valeur ou de classification par rapport à cette catégorie ; ce qui regarde, ce qui relève de, ce qui intéresse.

2e sens : Chose abstraite ou concrète à laquelle une ou plusieurs personnes sont intéressées. L'objet dont il est question dans un litige, une discussion.

Tous : on peut aussi le comprendre de deux manières différentes

1er sens : tous dans le sens de l'intégralité de la population sans exception, même les scientifiques, les politiques, ceux qui ont du pouvoir

2e sens : tous entendu comme "le commun des mortels" , c'est-à-dire dans le sens d'une opposition avec ceux qui contrôlent la science, les scientifiques

Problématique et plan :

Donner une problématique n'aurait pas vraiment de sens, d'une part parce que l'objet de la problématique est donnée par le sujet, d'autre part parce qu'il y avait une multitude de problématiques pertinentes possibles. Le plus important était de relever le fait qu'il existe un certain monopole de la science de la part des scientifiques, à l'instar d'une société technocrate, mais aussi possiblement des pouvoirs publics. Le paradoxe vient du fait que la science a un impact sur tous, et pourrait donc devoir n'être que l'affaire de tous, ce qui n'est pas forcément possible dans les faits, ou en tout ce qui n'est pas dans les faits actuellement. Il s'agissait alors de trouver la voie juste pour sortir de ce paradoxe. La science ne peut-elle pas se réconcilier avec le tous ?

Même raisonnement pour le plan. Le plan devait retracer cette démarche. On pouvait ainsi construire un devoir sur le mode : I. La science est l'affaire de tous... II. ... mais elle est contrôlée par certains... III. ... qui devraient agir selon une morale du respect de tous, ce "tous" qui y veille réciproquement

C'est donc d'autant plus vrai pour le plan, bien d'autres raisonnement étaient possibles et se révèleraient tout aussi efficaces - en deux grandes parties, ou en trois grandes parties.

Idées pour le sujet sur la science est-elle l'affaire de tous ? :

Auguste Comte était une figure essentielle, en posant la primauté de la science sur tout le reste.

Jules Ferry interroge sur le tous, non seulement à l'intérieur d'un peuple, mais entre peuples : "[les races supérieures] ont le devoir de civiliser les races inférieures" au moyen de la science.

Un chiffre pour montrer l'implication du sommet de l'Etat, donc d'une poignée de gens pour la science : la part du budget civil de recherche et développement représente 1 948 millions d'euros en 2010. (cf fiche sur la science)

Qui a la science entre ses mains ?

La science est-elle réellement l'affaire de tous ?
En d'autres mots, qui a la science entre ses mains,
qui devrait l'avoir entre ses mains,
et est-elle entre de bonnes mains ?

La citation de Rabelais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", qui est presque systématiquement employée en culture générale sur la science, n'était pas appropriée comme nous vous le rappelions. Vous avez cet avantage que les correcteurs peuvent aussi ne pas en connaître le véritable sens.

La citation clé était celle de Rousseau, qui dit clairement que la science doit être l'affaire de tous, car « Nul n’est excepté du premier devoir de l’homme ; nul n’a droit de se fier au jugement d’autrui. » - Rousseau, Emile ou De l'éducation

Heidegger, - que nous vous recommandions de citer - montre comment la société moderne voit en la technique un mode de pensée de l'homme qui veut tout gérer, seul, et peut-être au détriment de tous.

Karl Popper est un incontournable de la réflexion sur la science. Pour lui, la science est affaire de critique. "J'en arrivai de la sorte, vers la fin 1919, à la conclusion que l'attitude scientifique était l'attitude critique."

Jacques Testart était une référence idéale.

"Chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle." Yann Arthus-Bertrand

Corcuff : "Le non-engagement serait donc illusoire et le savant qui voudrait s'isoler participerait quand même au cours du monde"

Pour chacune de ces références, il fallait trouver des exemples pertinents. Le gaz de schiste par exemple, les progrès de la biotechnologie, et les résultats, ou encore dans l'actualité - voir la revue de presse.


  • Doit-on faire confiance à la justice ?

Deux sujets que nous vous proposions pour vous entraîner rejoignaient cette question : Qui a le droit d'exercer la justice ? Et l'Etat permet-il d'assurer la justice ?

Analyse des termes :

Doit-on :

1er sens : Être tenu à, légalement

2e sens : Une obligation, non nécessairement contraignante, à laquelle le sujet est et se sent soumis en vertu d'un principe moral ou d'une règle tirée de l'expérience.

Confiance :

1er sens : Espérance ferme que l'on place en quelqu'un, en quelque chose, certitude de la loyauté d'autrui.

2e sens : Sentiment de sécurité qu'éprouve celui qui compte sur lui-même.

3e sens : Sentiment d'assurance que donne la foi en l'avenir.

Justice :

Voir les 7 différentes définitions de la justice.

Problématique et plan :

Tout comme le sujet de la science, il existe une pluralité de raisonnements. La problématique demandait surtout : peut-on faire confiance à la justice ? est-on obligé de faire confiance à la justice ? Faire confiance à la justice en tant qu'institution judiciaires, lois, ou faire confiance à la justice en tant que vertu morale des hommes ?

Le plan pouvait suivre les mêmes étapes, ou s'organisation différement selon les aspects que vous avez voulu approfondir.

Idées sur doit-on faire confiance à la justice ? :

Vous pouviez tirer votre accroche de l'actualité, en particulier du mur des cons que nous avions mis en valeur dans la revue de presse. Au vu de cette controverse, peut-on vraiment croire que la justice est indépendante, et doit-on avoir confiance ?

Difficile d'avoir confiance en la justice : "C'est de faire arrêter des innocents et de leur intenter des procès sans raison et, la plupart du temps aussi - comme dans mon cas - sans résultat." Chapitre III, Le Procès - Kafka

Doit-on avoir confiance en la justice ?

Doit-on avoir confiance en la justice ?

L'histoire des erreurs judiciaires en France le prouve : 9 erreurs judiciaires depuis 1945.

Mais si la confiance dans la justice s'effondre, on ne peut faire justice que soi-même : " La nécessité de se faire justice soi-même est un cul-de-sac où l'on se trouve engagé quelquefois. " Victor Hugo dans Claude Gueux

Malgré ces difficultés, il est bien nécessaire d'instituer une justice. Car sinon justice ne serait plus que vengeance. (Quoique la vengeance puisse être une justice ?)

Mais cette justice ne cache-t-elle pas en fait qu'une pure vengeance ? "je déchire votre voile afin que de votre trou à mensonges votre rage vous fasse sortir et que derrière votre mot “justice” surgisse votre vengeance." Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885

D'après Rosanvallon, la société doit pouvoir avoir confiance en la justice, et la société exige d'ailleurs des progrès de la justice.

Or la justice ne se réduit pas au droit, comme peut nous le faire sentir le mythe d'Antigone.

Il faut alors bien distinguer la justice en tant que vertu, de la justice appliquée. Aristote est un des premiers à l'avoir distingué, permettant de trouver une solution à la problématique.

En effet, en reprenant l'article citations sur la justice : « Il se passera du temps encore avant que la justice des hommes ait fait sa
jonction avec la justice. » - Victor Hugo, L'homme qui rit


>> Alternatives et autres pistes de corrigés


Certains commentaires de bonne qualité sur le blog Intégrer Sciences Po méritent une attention particulière, car ils sont autant de pistes approfondir les corrigés. Vous pouvez comparer les différentes visions :

Questions contemporaines, anglais, histoire : @Pol ; Sujet sur la science et l'histoire : @Sofya ; Science et histoire : @youssef ; Science et histoire : @Jybet


-> Retrouvez les corrigés de Sciences Po Bordeaux 2013, et les corrigés de Sciences Po Paris 2013.

Classé dans : Histoire, IEP Régions - Mots clés : corrigés, Sciences Po, communs, IEP, 2013, justice, science, correction, résultats, histoire, questions, contemporaines, culture, générale - 25 commentaires


Sujets du concours commun Sciences Po 2013

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 25 mai 2013

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Sujets en Questions contemporaines des Sciences Po commun 2013 :

Doit-on faire confiance à la justice ?
La science est-elle l'affaire de tous ?

Sujets en Histoire des Sciences Po commun 2013 :

La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000

Sujets en Langue vivante des Sciences Po commun 2013 :

Anglais : Etude sur la volonté d'indépendance de l'Ecosse en comparaison avec le Canada (Essay : To what extent can nationalist/independent movements be considered as a threat of European integration ?)
Espagnol : Solidarité entre personnes pauvres
Allemand : 50 ans du Traité de l'Elysée et amitié franco-allemande



sujets Histoire IEP 2013
Sujet en Histoire des IEP 2013


Alors, vous avez réussi ? (Et merci à @Sofya pour les sujets !)

Classé dans : IEP Régions - Mots clés : sujets, concours, sciences, po, commun, IEP, sujet, histoire, questions, contemporaines, justice, science, langue, vivante, anglais, allemand, histoire - 62 commentaires


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