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Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

Le seuil de pauvreté : explications et résumé

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 14 décembre 2018

Le seuil de pauvreté change chaque année.

 

Mais pourquoi ?

 

>> Pourquoi le seuil de pauvreté change chaque année ?

 

Parce qu'il est calculé à partir du niveau de vie médian. (Attention, lire ci-dessous : le niveau de vie médian n'est pas le seuil de pauvreté, mais il est bien calculé à partir de). Pour ceux qui ont oublié leurs mathématiques, le niveau médian est celui qui est situé au milieu de la population. Ici, à 50% de la population.

 

>> Différences médian et moyenne

 

Vous êtes tous habitués à la moyenne. Par exemple, on établit souvent la moyenne des notes de tous les étudiants d'une classe. On prend toutes les notes de tous les élèves, et on en fait la moyenne : c'est-à-dire on imagine un élève type de la classe, qui aurait obtenu cette note moyenne.

Le calcul de la note médiane est différente : il s'agit par exemple sur une classe de 30 élèves, de la note du 15e élève. 50% de la classe a plus, 50% de la classe a moins.

 

>> Comment est calculé le niveau de vie médian pour fixer le seuil de pauvreté ?

 

C'est l'INSEE qui s'en occupe.

Environ 60 000 ménages sont tirés au sort.

Ces ménages sont représentatifs de la population de France métropolitaine (c'est-à-dire qu'on prend certains critères, comme le sexe, l'âge, etc. pour représenter l'ensemble de la population)

Ce nombre de ménages correspond à près de 110 000 personnes.

En effet, un ménage comprend l'ensemble des occupants d'un même logement, que ce soit une personne, des colocataires, ou une famille, ou des personnes hébergées à titre gratuit.

Les SDF et les communautés telles que maisons de retraite, couvents, prisons ne sont pas pris en compte.

 

>> Quel est le seuil exact de la pauvreté ?

 

Un consensus au sein de l'Union européenne et en France fixe le seuil de pauvreté à 60% du niveau de vie médian.

C'est pourquoi c'est la principale statistique utilisée par l'INSEE, par la presse et par les pouvoirs publics.

Mais il existe autant de seuils de pauvreté qu'on le souhaite. Par exemple, 50% du niveau de vie médian, 40%, 70%, etc.

 

 

>> Evolution du seuil de pauvreté et du taux de pauvres en France

Taux de pauvreté en France :

1970 : 19% de la population était "pauvre"

Années 2000 : 13% de la population était "pauvre".

2012 : 13,9% de la population était "pauvre".

 

Seuil de pauvreté en France en 2018 :

En 2018, est considéré pauvre une personne qui touche 1 026 euros (seuil à 60 %) ou 855 euros (seuil à 50 % du revenu médian).

 

>> Critiques sur le seuil de pauvreté :

 

1. Il ne faut pas oublier ce critère fondamental, qui est de se baser sur le niveau de vie médian.

Or notre société s'enrichit sans cesse.

Ainsi, les pauvres des années 2010 sont en fait plus riches que les classes moyennes des années 1970.

 

2. Rappelons une fois encore que  :

Les SDF et les communautés telles que maisons de retraite, couvents, prisons ne sont pas pris en compte.

Il est ainsi estimé qu'entre 100 000 et 500 000 personnes pauvres ne sont pas comptabilisées.

 

3. Propriétaire ou non propriétaire ?

Quelqu'un par exemple qui a fini de payer son appartement, qui le possède : il ne touche que 1 500 euros.

Quelqu'un d'autre par exemple qui loue un appartement : il touche également 1 500 euros mais doit payer son loyer.

Qui est le plus pauvre des deux ? C'est évidemment le second, celui qui loue un appartement.

Cela n'est pas pris en compte dans le calcul du seuil de pauvreté.

 

4. Valeur absolue ou valeur relative ?

C'est une réflexion à mener, mais est-on pauvre de manière absolue ou de manière relative ?

On pourrait estimer ainsi, pour expliciter la formulation "de manière absolue", que si quelqu'un a de quoi manger et dormir, subvenir à ses besoins primaires, alors il n'est pas pauvre.

Dans notre société française et au sens des statistiques du seuil de pauvreté, cette même personne peut être pauvre en vertu du fait qu'il y a une grande partie de la population qui est beaucoup plus riche qu'elle.

Cette réflexion est intéressante pour une comparaison mondiale : qu'est-ce qu'être pauvre aujourd'hui dans notre monde ?

 

-> Résumé de La Richesse des nations - Adam Smith

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : seuil de pauvreté, année, médian, moyenne, INSEE, ménages, sdf, communautés, 60%, population, statistiques, pauvreté, richesse, richesse et pauvreté, sciences po, IEP, Lyon, propriétaire, loyer, critiques, critiques seuil de pauvreté - Aucun commentaire


La ville pour l'INSEE

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 06 octobre 2016


Qu'est-ce que la ville pour l'INSEE ?

L'institut s'est constitué sa propre définition, qui a encore cours aujourd'hui, que vous pourrez utiliser à bon escient pour comprendre les statistiques sur la ville. Voici la définition qu'ils donnent sur leur site internet.


Les villes et agglomérations urbaines, désignées aussi sous le terme unique d'unité urbaine, dont la délimitation est fondée sur le seul critère de continuité de l'habitat, peuvent être constituées :
- de deux ou plusieurs communes, c'est-à-dire d'une ville-centre et de sa banlieue (exceptionnellement de plusieurs villes-centres), sur le territoire desquelles une zone agglomérée contient plus de 2 000 habitants ; une telle unité urbaine porte alors le nom d'agglomération multicommunale ;
- d'une seule commune, dont la population agglomérée compte au moins 2 000 habitants ; une telle commune est dite ville isolée ou plus communément ville.
Une première délimitation des villes et agglomérations urbaines a été réalisée à l'occasion du recensement de 1954. De nouvelles unités urbaines ont été constituées lors des recensements de 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.



Le critère déterminant pour l'INSEE est donc le nombre d'habitants : le seuil est fixé à 2000 habitants.

 


-> Retrouvez les meilleurs articles sur la ville

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Etat de santé de la population française

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 juin 2016

L'INSEE dans un rapport sur les Conditions de vie, actualisé en 2014, décrit avec une relative précision l'état de santé (voir la définition de santé) de la population française.

 

Les enseignements de cet extrait du rapport, à lire ci-dessous, font un bilan globalement positif de la santé en France, puisque non seulement la majorité des Français se disent en bonne santé, mais en plus cette moyenne est supérieure à la moyenne européenne.

Toutefois, il existe toujours d'importantes inégalités (voir la définition d'inégalités) même dans le domaine de la santé.

 

Ainsi il est à retenir 4 points :

- 68% des Français en 2012 se déclarent en bonne ou très bonne santé

- Il existe des inégalités parmi ceux qui sont touchés par les maladies

- Ces inégalités transparaissent ensuite dans les traitements des maladies

- L'argent et les revenus sont un critère déterminant de ces inégalités de santé

 

En France en 2012, 68 % de personnes se déclarent en « bonne » ou « très bonne » santé. Ce chiffre est stable depuis une dizaine d’années. Les femmes se déclarent plus souvent en mauvaise santé que les hommes, mais elles ont une espérance de vie en bonne santé plus longue. En 2011, l’espérance de vie en bonne santé à la naissance est de 62,7 ans pour les hommes et de 63,6 ans pour les femmes. La France jouit d’une position plutôt privilégiée en Europe en ce qui concerne l’ espérance de vie en bonne santé et se situe dans la moyenne sur le plan de la santé perçue.
Néanmoins, au sein de la population française, les inégalités de santé demeurent. Ces inégalités sont présentes dès l’enfance et l’adolescence, par exemple concernant la corpulence, la santé buccodentaire ou la correction des troubles de la vision. En classe de troisième, 22 % des élèves ayant au moins un parent ouvrier sont en surcharge pondérale, surpoids ou obésité), contre 12 % des enfants dont au moins un des parents est cadre. De même, 42 % des enfants d’ouvriers ont toutes leurs dents intactes (sans caries), contre 66 % des enfants de cadre.
À ces disparités dans les problèmes de santé s’ajoutent des disparités dans leur traitement. Ainsi, parmi les adolescents ayant au moins une dent cariée, les enfants de cadres ont plus souvent été traités pour ce problème que les enfants d’ouvriers (respectivement 88 % contre 66 %). Les troubles de la vision sont également inégalement corrigés : en classe de troisième, 33 % des enfants de cadres portent des verres correcteurs, contre 22 % des enfants d’ouvriers. Cet écart est imputable à des différences de troubles visuels, mais également à un défaut de dépistage et de prise en charge des troubles. En effet, à l’examen de santé scolaire, parmi les enfants sans lunettes, les enfants d’ouvriers ont plus souvent une myopie détectée que les enfants de cadres (10 % contre 6 %). Les disparités de correction de troubles de la vision se retrouvent à l’âge adulte. D’après l’enquête Handicap santé réalisée en 2008, les ouvriers, qui déclarent pourtant moins de troubles de la vision, ont plus souvent des troubles non (ou mal) corrigés. Parmi les 40-59 ans, 11 % des ouvriers déclarent avoir des difficultés pour la vision de près (« voir les caractères d’imprimerie d’un journal »), avec leurs lunettes ou lentilles s’ils en portent habituellement, contre 3 % des cadres du même âge. De même, pour la vision de loin, 4 % des ouvriers de 40-59 ans déclarent avoir des difficultés pour voir un visage à quatre mètres, contre seulement 1 % des cadres.
Les disparités de revenus sont une des sources des inégalités sociales de santé et de recours aux soins. À cet égard, les bénéficiaires de minima sociaux constituent une catégorie de la population particulièrement défavorisée. Une enquête réalisée en 2012 auprès de ces derniers a permis de comparer leur santé à celle de l’ensemble de la population. L’enquête montre qu’ils se déclarent plus souvent en mauvaise santé que le reste de la population, qu’ils ont plus souvent des problèmes de santé mentale et renoncent davantage aux soins pour des raisons financières. En effet, en 2012, moins de 60 % des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) déclarent être en bonne santé, contre près de 80 % parmi l’ensemble des 18-59 ans. De plus, la part des bénéficiaires du RSA présentant une détresse psychologique est de 36 %, contre 14 % dans le reste de la population. Enfin, alors que leurs besoins en soins sont plus importants, ils déclarent renoncer plus souvent à des soins pour raisons financières. Ils sont 18 % à avoir renoncé à une consultation médicale au cours de l’année précédente et 27 % à avoir renoncé à des soins dentaires, contre respectivement 4 % et 11 % parmi l’ensemble des 18-59 ans.

 

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La relation entre l'urbain et le rural à l'épreuve des mutations actuelles

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 31 janvier 2016

La relation entre l’urbain et le rural à l’épreuve des mutations actuelles


A. La distinction entre urbain-rural et espace à dominante urbaine - espace à dominante
rurale


Bernard Henri Nicot, ingénieur et chercheur au SIRIUS, un service de l'Institut d'Urbanisme de
Paris, rappelle dans l’article « Urbain-Rural : de quoi parle-t-on ? », publié en juin 2005, la
distinction entre :
• d’une part, « urbain » et « rural » au sens strict.
• d’autre part, espace à dominante urbaine et espace à dominante rurale.


1. Urbain-Rural


L’urbain et le rural, que l’on peut aussi appeler plus justement milieux urbains et milieux ruraux, se
rapportent à la définition des unités urbaines. Ces unités urbaines sont fixées selon le critère des
2000 habitants. Il y a seulement trois exceptions : ce sont trois agglomérations dont une partie est
située à l’étranger, et qui avec cette partie atteindraient les 2000 habitants.
Pour autant, les communes de plus de 2000 habitants ne sont pas nécessairement urbaines. Ex :
Treillières, 6000 habitants. De même, les communes urbaines n’ont pas nécessairement plus de
2000 habitants : ex. Saint-Léonard, qui avait 77 habitants.
En effet, selon les critères de l’INSEE mis en place depuis 1954, sont réputées urbaines les
communes incluses dans une unité urbaine.
Il existe ainsi 1995 unités urbaines en métropole (dont 998 qui correspondent à une seule
commune).
Parmi les 36 570 communes de France métropolitaine, 7 227 sont urbaines en 2010, c’est-à-dire
qu’elles appartiennent à une unité urbaine.


2. Espace à dominante urbaine - espace à dominante rurale


Dans les années 1990 a été élaborée la notion de zonage en aires urbaines (abrégée ZAU).
L’INSEE définit l’aire urbaine comme : « un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans
enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne
périurbaine) dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle
ou dans des communes attirées par celui-ci. »
Un pôle urbain est « une agglomération de communes offrant 5000 emplois ou plus. »
Les « communes multipolarisées des grandes aires urbaines » sont les communes dont au moins
40 % des actifs occupés résidents travaillent dans plusieurs grandes aires urbaines, sans atteindre
ce seuil avec une seule d'entre elles, et qui forment avec elles un ensemble d'un seul tenant.
Les « autres communes multipolarisées » sont les communes situées hors des grandes aires
urbaines, des moyennes aires, des petites aires, hors des communes multipolarisées des grandes
aires urbaines dont au moins 40 % des actifs occupés résidents travaillent dans plusieurs aires,
sans atteindre ce seuil avec une seule d'entre elles, et qui forment avec elles un ensemble d'un
seul tenant.
L’ensemble formé par les aires urbaines et les communes multipolarisées constitue l’espace à
dominante urbaine. Le reste est l’espace à dominante rurale.


3. Superposition et non superposition de l’urbain-rural et des espaces à dominante urbaine ou
rurale.


il ne faut donc pas confondre ces espaces à dominante urbaine ou rurale avec les milieux urbains
ou ruraux.
On remarque ainsi que l’espace à dominante urbaine comprend plus de 13 000 communes
rurales, ce qui représente 7,7 millions d’habitants, tandis que l’espace à dominante rurale
comprend 1400 communes urbaines, ce qui représente 3,9 millions d’habitants.
Même si la confusion est entretenue par des taux d’urbanisation très proches pour les deux
notions : au recensement de 2007, 77,5 % de la population métropolitaine vit en milieu urbain
(47,9 millions d’habitants), contre 82% en espaces à dominante urbaine.

B. La précision des échelles permet d’identifier un phénomène contemporain de
rurbanisation


1. La crise globale du couple urbain-rurbain


Christian Vandermotten, docteur en sciences géographiques et licencié en urbanisme, met en
garde contre une analyse qui ne prendrait pas en compte les différentes des échelles. « Analyser
le renouveau apparent du monde rural dans les pays centraux ne peut donc se faire que
moyennant une attentive précision des échelles de l’analyse », écrit-il dans un article intitulé
« L’interaction urbain-rural : une problématique renouvelée ».
Christian Vandemotten met ainsi en valeur la notion de rurbanisation.
La rurbanisation est le développement de villages, aux noyaux souvent anciens, situés à proximité
de villes dont ils constituent des banlieues.
Or pour Vandermotten, « La rurbanisation ne doit donc pas tant s’interpréter comme la
conséquence de la crise urbaine, mais plutôt comme un des aspects, une forme nouvelle, d’une
crise globale du couple urbain – rurbain dans le contexte de mégapolisation. ».
La rurbanisation serait la conséquence d’un mouvement plus générale, à savoir la mégapolisation
mondiale, sous plusieurs formes :
l’idéologie de la « nature », mais fondées en dernière analyse sur les arbitrages entre rente
foncière et coût des transports, dans le cadre du système de régulation.
À plus petite échelle, la rurbanisation est aussi fonction des rapports économiques et sociaux
mondiaux, largement imposés par les forces économiques dominantes du centre, comme la sousestimation
du coût réel des transports, permettant tout à la fois la périurbanisation/rurbanisation et
le transfert de productions vers les pays de la périphérie pour maintenir les taux de profit, qui
entraîne à son tour un sous-investissement dans les secteurs productifs des pays centraux et une
concentration des capitaux disponibles sur des investissements spéculatifs, comme l’immobilier
urbain, avec pour conséquence une tendance accrue à rechercher des résidences loin des centres
des plus grandes villes.


2. La nécessité d’une politique en adéquation avec ces nouveaux rapports entre l’urbain et le rural


La rurbanisation a des conséquences néfastes. Sept effets négatifs peuvent être identifiés :
• la consommation d’espace,
• la déstructuration des paysages et des valeurs patrimoniales,
• un accroissement désordonné des mobilités, principalement individuelles,
• un accroissement de surcoûts énergétiques,
• un accroissement des difficultés d’accès au logement pour les populations rurales de souche,
• un affaiblissement de la base fiscale des villes centrales
• une augmentation des charges immobilières et des contraintes environnementales pesant sur
les populations urbaines.
Ces problématiques, qui prennent en compte l’évolution des rapports contemporains entre l’urbain
et le rural, ne peuvent être dépassées que par une analyse fine des échelles considérées.
Les politiques que pourraient appeler ces transformations dans les espaces urbains ou rurbanisés,
telles que la régulation de l’usage du sol, la régulation des prix de l’immobilier, nécessiteraient la
mise en place de politiques à l’échelle des grandes aires métropolitaines. Cela implique
notamment une péréquation, (c’est-à-dire un mécanisme de redistribution qui vise à réduire les
écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales) entre les
villes et les aires périurbaines.
Les politiques menées dans les espaces ruraux périphériques éloignés répondent à une évolution
différente. Il est nécessaire dans ces espaces d’encourager la disponibilité de services,
l’accessibilité, les activités industrielles ou de service, l’accueil de nouveaux habitants.
Cette redéfinition de l’urbain et du rural pose finalement la question de la légitimité démocratique
pour le développement de ces espaces. En particulier, il s’agit de savoir si les ruraux doivent seuls
pouvoir décider de l’espace rural, ou si les urbains doivent aussi prendre part au processus
décisionnel, et réciproquement pour ce qui est de l’espace urbain.


Bibliographie :


Bernard Henri NICOT, « Urbain-Rural : de quoi parle-t-on ? », juin 2005
Christian Vandermotten, « L’interaction urbain-rural : une problématique renouvelée », Articulo -
Journal of Urban Research [Online], Special issue 3 | 2010, Online since 13 December 2010,
connection on 02 February 2015. URL : http://articulo.revues.org/1604 ; DOI : 10.4000/articulo.
1604

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : relation, urbain, rural, mutations, SIRIUS, INSEE - Aucun commentaire


Quel est le poids des dépenses et de consommation de santé en France ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 janvier 2015

Les comptes de la santé en France permettent de dresser un schéma assez précis de la consommation et de la dépense dans le domaine de la santé (voir la définition de santé).

Ainsi le schéma suivant révèle que la dépense courante de pensée demeure plutôt stable relativement au budget total entre 2006 et 2013, restant entre 10,75% du PIB et 11,7% du PIB, c'est-à-dire à un point d'écart maximum.

De même, la consommation de soins et de biens médicaux est stable entre 2006 et 2013, relativement à la consommation totale, restant entre les bornes de 8,2% du PIB et 8,8% du PIB.

Toutefois il est possible d'observer, pour la consommation comme pour la dépense, une légère hausse concomittante à la transition entre l'année 2008 et l'année 2009, augmentant respectivement d'environ 0,5 point pour la consommation et 0,7 point pour la santé, ce qui en terme de PIB représente d'importantes sommes d'argent.


Poids de la consommation médicale et de la dépense courante de santé de 2006 à 2013 en France, d'après l'INSEE

 

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Classé dans : Culture Générale - Mots clés : santé, consommation, dépenses, chiffres, estimations, insee, sciences po, budget, pib, poids - Aucun commentaire


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