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-> 26 mai : Les SUJETS et corrigés des IEP 2018

 

Séparation de la ville et la campagne - Marx et Engels

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 13 mai 2018

La lecture de Marx et Engels de la séparation entre la ville et la campagne fait appel aux notions de division du travail, ainsi que de division de classes.

Retenons que la ville est le symbole de : la concentration, de la population, des instruments de production, du capital, des plaisirs et des besoins

La campagne est le symbole de l'isolement et l'éparpillement.

 

Nous vous proposons un court extrait :

 

La plus grande division du travail matériel et intellectuel est la séparation de la ville et de la campagne. L'opposition entre la ville et la campagne fait son apparition avec le passage de la barbarie à la civilisation, de l'organisation tribale à l'État, du provincialisme à la nation, et elle persiste à travers toute l'histoire de la civilisation jusqu'à nos jours. — L'existence de la ville implique du même coup la nécessité de l'administration, de la police, des impôts, etc., en un mot, la nécessité de l'organisation communale, partant de la politique en général. C'est là qu'apparut pour la première fois la division de la population en deux grandes classes, division qui repose directement sur la division du travail et les instruments de production. Déjà, la ville est le fait de la concentration, de la population, des instruments de production, du capital, des plaisirs et des besoins, tandis que la campagne met en évidence le fait opposé, l'isolement et l'éparpillement.

Marx et Engels, L'idéologie allemande, 1845-46

 

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New York - Louis-Ferdinand Céline

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 mai 2018

Dans Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline nous livre cette expression restée célèbre :

"New York c’est une ville debout".

La ligne verticale est la caractéristique de New-York : "debout", "droite", "raide".

Au contraire des autres villes, qui sont horizontales : "couchées", "s'allongent", "pâmait".

 

Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et desbelles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

 

 

 

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Qu'est-ce que le ghetto ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 mai 2018

Qu'est-ce que le ghetto ?

Voyons d'abord l'étymologie du ghetto, puis une définition du ghetto (ou deux), puis des précisions sur la notion de ghetto.

 

>> Etymologie de ghetto

 

Forgé par dérivation de l’italien giudecca, borghettoou gietto (ou bien de l’allemand Gitter ou de l’hébreu talmudique get : l’étymologie est contestée)

 Loïc Wacquant, Les deux visages du ghetto

 

XVIe siècle, guetto. Emprunté du vénitien ghetto, « fonderie », nom d'une petite île de Venise où les Juifs furent assignés à résider, dérivé de ghettare, « jeter ».

Dictionnaire de l'Académie Française

 

>> Définition de ghetto

 

Aux origines, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le terme désignait les concentrations résidentielles de Juifs européens dans les ports du front atlantique, et il se distinguait clairement du taudis (slum)comme zone de détérioration de l’habitat et creuset de pathologies sociales. Il s’est dilaté durant l’ère progressiste pour englober tous les districts du cœur des villes (inner city)dans lesquels se trouvaient rassemblés les nouveaux arrivants « exotiques », immigrés originaires des classes populaires du Sud-Est de l’Europe et Afro-Américains fuyant le brutal régime des castes du Sud étasunien.

Loïc Wacquant, Les deux visages du ghetto

 

Dans certaines villes européennes, quartier où résidaient les Juifs, par choix ou par obligation.

Par ext. Quartier où une communauté vit isolée du reste de la population, dans des conditions généralement misérables.

Dictionnaire de l'Académie Française

 

>> Précisions sur la notion de ghetto

 

Cela dit, Loïc Wacquant fait quelques précisions :

1. La pauvreté est une caractéristique fréquente mais dérivée et variable des ghettos

Loïc Wacquant cite trois exemples : la Judengasse de Francfort, le Harlem des années 1930, et encore la Bronzeville de Chicago.

 

2. Si tous les ghettos sont ségrégués, toutes les zones ségréguées ne sont pas des ghettos

Certains lieux, comme les banlieues chics, forment des endroits qui se distinguent positivement.

 

3. Ghettos et quartiers ethniques ont des structures divergentes et des fonctions opposées

La ségrégation y est dans le dernier cas partielle et poreuse, c'est-à-dire qu'elle est plus diffuse. Elle n'est pas imposée par les autres populations.

 

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