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Rédiger une introduction en 5 étapes facilement

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 30 janvier 2019

Voici, étape par étape, une méthodologie pour rédiger l'introduction d'une copie de culture générale et une dissertation en général.

@Kira, lecteur du site Intégrer Sciences Po, propose de nous intéresser au sujet : La Nature a-t-elle des droits ?

5 étapes dans l'introduction :

-> 1. Prendre un exemple précis pour l'accroche (1ère phrase de l'introduction, donc du devoir) : une oeuvre littéraire, une date précise, une citation. Par exemple ici avec une citation, le devoir pourrait commencer par :
En invitant à "se rendre comme maîtres et possesseurs de la nature", René Descartes... etc


-> 2. Ensuite faire émerger un paradoxe :

"Mais cette incitation de René Descartes montre bien l'emprise qu'a la Nature sur le monde, elle impose ses droits, alors qu'à la même époque les fléaux, comme la peste, causent de profonds dégâts régulièrement."

-> 3. Puis définir les termes du sujet :
"La Nature, qui est le milieu dans lequel l'homme se développe, se cultive, aurait des droits : en l'occurrence, ensemble de..." etc

-> 4. Après la problématique : une ou plusieurs questions

"L'Homme doit-il protéger les droits de la Nature ? Ou la Nature doit-elle pouvoir imposer et laisser s'épanouir pleinement ses droits ? Les droits de la Nature entreraient-ils nécessairement en conflit avec les droits de l'Homme ?"

-> 5. Enfin l'annonce du plan. "Tout d'abord ... Ensuite ... Enfin ..."

 

Nota Bene : Eviter les pronoms "je", "nous", "on", souvent mal vus, comme dans tout le devoir.

Classé dans : Méthodologie - Mots clés : introduction, méthodologie, étapes, culture générale, histoire, Sciences Po - 2 commentaires


Résumé de Mai 68, pourquoi Mai 68, et slogans

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 29 janvier 2019

Mai 68 fut un des événements les plus importants de la Ve République. Pourquoi Mai 68 fut-il aussi déterminant dans l'évolution de la société ?

Ce résumé de Mai 68 vous permettra de mieux comprendre les enjeux de cette crise, grâce à l'étude successive des points suivants :

 

  • Pourquoi Mai 68 : résumé de la révolution étudiante
  •  Le prolongement par la crise des ouvriers - Résumé de Mai 68
  • La généralisation de la crise - Résumé Mai 68
  • Contre Mai 68, les forces de l'ordre et le gouvernement réagissent
  • Conséquences de Mai 68
  • Slogans de Mai 68

 

>> Pourquoi Mai 68 : résumé de la révolution étudiante

 

I. Les germes des événements de Mai 68

 

Les années 1960 sont tout d'abord marquées par une explosion universitaire. En 1967, ils sont plus de 500 000 étudiants, soit 2,5 fois plus qu'il y a 7 ans.

Le 2 mai, l'université de Nanterre est fermée. Les étudiants qui y protestaient décident donc de se retrouver à la Sorbonne.

Le 3 mai 1968, la cour de la Sorbonne est occupée par plus de 400 manifestants. L'évacuation de force des policiers, normalement interdite en milieu universitaire, provoque l'escalade.

Le Premier Ministre Pompidou est parti le 2 mai, et ne revient que le 11 mai. Il prend alors des mesures d'apaisement, décide la réouverture de la Sorbonne et la libération des manifestants enfermés. Mais désormais les étudiants demandent bien plus, et bien autre chose que ces simples mesures.

 

1. Mouvements et syndicats étudiants

 

L'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) a perdu de importance entre 1960 et 1965. De 100 000 membres en 1960, ils ne sont plus que 30 000 à 50 000 membres en 1965. La proportion passe d'un étudiant sur 2 en 1960 à seulement un étudiant sur 10 en 1965. De plus, l'UNEF est privée de subvention publique en 1964.

L'Etat lui préfère la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), issue d'une scission avec l'UNEF en 1962, plus proche du gouvernement gaulliste.

L'UEC, Union des étudiants communistes, voudrait se soustraire de l'influence du Parti Communiste Français. (PCF)

De nombreux groupes, disparates, représentent d'autres mouvances, telles que l'extrême gauche, les trotskistes.

Le Mouvement du 22 mars trouve son origine dans l'occupation de la salle du conseil de la faculté pour protester contre l'arrestation de 5 ou 6 étudiants, après une manifestation organisée par le Comité Vietnam national, et parmi lesquels un étudiant appartenait aux JCR, Jeunesses communistes révolutionnaires.

Le Mouvement du 22 mars réunit ainsi plusieurs courants : la mouvance Jeunesses communistes révolutionnaires, les anarchistes libertaires, les pro-situationnistes*, des énervés et des inorganisés, ces derniers représentant la moitié des 142 occupants.

Il faut comprendre que la faculté de Nanterre, où commencent ces événements, est située en périphérie de Paris, où il n'y a aucun magasin ou quasi aucune activité : pas de cinéma, pas de restauration, etc. Le seul lieu où se retrouvent les étudiants est la cafétaria.

* L'internationale situationniste, IS : ce mouvement naît en 1957, après la critique des formes artistiques de l'époque. L'internationale situationniste gagne ensuite le champ politique, et remet en cause le capitalisme, la bureaucratie. Deux ouvrages majeurs, parus en 1967, marquent cette pensée : Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, de Raoul Vaneigem, et Société du spectacle de Guy Debord.

 

2. Les symboles révolutionnaires des années 60

 

A cette époque, c'est-à-dire au début des années 60, l'anticolonialisme marque les esprits, notamment des étudiants. Cet anticolonialisme se transforme en anti-impérialisme.

La guerre du Vietnam est l'occasion de protester contre cet impérialisme. C'est aussi l'époque de l'émergence de figures internationales, symboliques de l'engagement révolutionnaire  et de nouvelles idéologies : Hô Chi Minh, Fidel Castro, Che Guevara.

 

3. Le malaise des étudiants de l'époque

 

Le PCF et la CGT sont critiqués par trois mouvances : les groupes d'extrême gauche, les situationnistes, les maoïstes.

Le pamphlet De la misère en milieu étudiant, écrit en 1966, par des membres de l'Internationale situationniste joue un rôle dans l'agitation politique de ces années.

Les rapports hommes-femmes commencent à peine à devenir un enjeu politique, à devenir une question pour la société.

Selon l'expression de l'époque, un "malaise étudiant" s'installe. Il est aussi en partie dû à la réforme des universités. Les étudiants sont à cheval entre deux lois, deux systèmes universitaires : une loi jusqu'alors sélective, et une loi de démocratisation. C'est l'accès à l'université qui est en question.

Les adolescents de l'époque s'identifient dans de nouveaux modèles de jeunesse. L'émission Salut les copains, le film Pierrot le fou réalisé par Godard en sont des exemples.

 

II. L'éclatement de la crise étudiante

 

1. Les manifestations, la 1ère nuit des barricades

 

Au cours des mois de mai et juin 1968, près de 1100 manifestations ont lieu, en seulement 43 jours.

Les modalités de manifestations sont fortement variées selon les groupes, et selon les conditions géographiques.

La 1ère nuit des barricades est la nuit qui suit la manifestation du 10 mai. Cette manifestation avait été appelée par l'UNEF et le Mouvement du 22 mars.

Des barricades sont construites rue Gay-Lussac, mais sans avoir été commandée par les organisateurs de la manifestation. En fait, les cadres organisationnels ne maîtrisent pas les événements.

Ces derniers sont relayés par les médias, en particulier les voitures radio d'Europe 1 et RTL, contribuant à la dramatisation du conflit, et à en faire un enjeu national.

Les répressions contre ce mouvement ont lieu jusqu'à 5h30 du matin. Une solidarité se crée alors entre les manfiestants, l'opinion publique, et les syndicats ouvriers.

La radicalisation du mouvement semble porter ses fruits, puisque George Pompidou, premier ministre, cède aux 3 revendications des manifestants.

 

2. Les occupations et les comités d'action

 

Les occupations de locaux par les manifestants commencent le 11 mai 1968 au centre Censier. C'est au tour de la Sorbonne le 13 mai d'être occupée, lorsqu'elle est réouverte. A la Sorbonne, le comité d'occupation qui a pris le contrôle des lieux est l'objet de luttes d'influences, parmi les différents acteurs du mouvement.

Les comités d'action sont des groupes improvisés, par opposition à la bureaucratie. Ils sont particulièrement nombreux au cours de Mai 68. Les principes défendus sont parfois d'inspiration anarchiste ou marxiste. Leur combat est antiautoritaire, pour une démocratie directe, contre la hiérarchie et les institutions.

La question devant la multiplicité de ces comités d'action est celle de la coordination. Faut-il une coordination des comités d'action ? Le Mouvement d'Action Universitaire, MAU, qui fait partie des premiers comités d'action du "3 mai" est pour une coordination, qu'ils essaient de mettre en oeuvre dès le 5 mai. Le Mouvement du 22 mars y est quant à lui opposé. Il ne veut pas créer de nouveau une coordination par le haut.

Nous sommes tous des juifs et des allemands
Nous sommes tous des Juifs et des Allemands,
slogan de Mai 68 après la menace
d'expulser Cohn-Bendit du territoire
.
Cette affiche n'a pas été publiée par les Beaux-Arts,
trouvant une connotation raciste dans l'usage du mot juif.

 

3. Pourquoi les manifestations ?

 

Les revendications des manifestants concernent presque tous les domaines :

- Dénoncer la violence de l'Etat qui les réprimande

- Inventer une université critique et populaire

- essayer de joindre le mouvement ouvrier, les professionnels en grève, et les étudiants

- supprimer la bureaucratie et les systèmes hiérarchiques

- dénoncer les manoeuvres politiques et syndicales

- critiquer le capitalisme, la société de consommation et de spectacle, l'aliénation et l'exploitation

- libérer la créativité : c'est un thème déjà avant mai 68, avec les surréalistes, et qui trouve un prolongement dans la commission Culture et créativité du Mouvement du 22 mars.

- renouveler les formes d'éducation

- supprimer les cadres sociaux bourgeois

 

>> Le prolongement par la crise des ouvriers - Résumé de Mai 68

 

Il y eut en mai et juin 1968 plus de 7 millions de grévistes. Pourtant, ce qui est une des plus importantes manifestations du siècle n'a pas eu une place proportionnelle dans les mémoires.

 

I. La continuité par la révolution

 

1. Mouvement spontané ?

 

Face à la répression policière de la 1ère nuit des barricades du 10 au 11 mai, les ouvriers avancent la grève qu'ils avaient prévue au 13 mai. C'est un succès : 1 millions de grévistes sont revendiqués par les organisateurs (contre 200 000 pour la préfecture de police), la protestation gagne les milieux professionnels.

Le déclenchement de ces grèves a pu emprunté trois voies :

Soit la grève s'est faite à l'appel du syndicat, soit elle s'est faite spontanément mais en faveur des syndicats, cas gréquent, soit la grève a été spontanée mais aussi anti-syndicale, ce qui représente un cas mineur.

Les actions dont on se souvient sont celles des occupations d'usines. Pourtant ce phénomène n'est ni nouveau, ni majoritaire en mai 68.

 

2. Négocations de Grenelle

 

Les revendications furent aussi diverses qu'il y avait de sites de mobilisation. C'est pourquoi, pour traiter la question au niveau national, il fallut un travail de nationalisation de ces revendications.

La radicalisation de la crise a lieu le 22, lors de la reprise des manifestations par les étduaiants. Le 24 mai a lieu la 2e nuit des barricades. Le 25 mai, le Premier Ministre Pompidou ouvre les négociations au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle. Le choix du ministère n'est pas anodin, il s'agit de montrer que les enjeux sont sociaux et non politiques, et ainsi ne pas rappeler les manifestations de 1936.

Plusieurs mesures sont prises, comme le relèvement du SMIG de 35%, la hausse générale des salaires de 10%, en deux temps, et des mesures en faveur de la représentation générale. Cependant, les grévistes refusent ces conclusions lorsqu'elles leur sont présentées le 27 mai.

 

II. La pluralité des situations d'usine

 

1. Les particularités de chaque situation

 

Pour une part des grèves, il s'agissait en fait de profiter du mécontentement général, de la conjecture nationale, pour obtenir ce qu'ils n'avaient pu obtenir lors des précédents conflits. De fait, les situations locales sont relativement indépendantes les unes des autres.

Cette opposition entre le mouvement général et les particularités de chaque situation se retrouve aussi aux niveaux municipaux, départementaux, et même régionaux.

Les particularités se retrouvent même d'une usine à l'autre  au sein d'une même firme. L'usine Billancourt de Renault est un bon exemple en ce sens. Selon la région, les usines n'ont pas les mêmes revendications.

Cependant, en ce qui concerne les usines du secteur automobile, les manifestations suivent aussi le rythme de mai et juin 1968, elles sont au coeur en effet des stratégies des acteurs nationaux.

 

2. Les ouvriers se radicalisent

 

La radicalité ouvrière peut être découverte au prisme des grèves qui ont eu lieu dans les sites de Peugeot-Sochaux et Citroën-Javel.

Lors de la reprise des activités après la guerre, dans le cas de Peugeot-Sochaux, de nombreuses formes de violences et de brutalités sont recensées que ce soit contre les grévistes ou les non-grévistes.

Cependant dans ces usines une majorité de travailleurs n'a pas participé. Ils représentent pourtant une part importante des travailleurs, et par conséquent leur comportement est difficilement prévisible. C'est une population qui a suivi de loin les événements, liée à davantage d'autonomie dans leur profession et à une moindre "usinisation" selon l'expression de Bourdieu : les recrutements massifs opérés ont pour conséquence une moindre adhésion des recrutés.

Les nouveaux ouvriers, et les jeunes ouvriers fragilisent l'autorité des responsables, et sont plus sensibles à la radicalisation politique.

 

3. Les cloisons entre les groupes sociaux

 

Il n'y a pas de superposition entre les ouvriers et les syndicats. Sur le site Renault-Flins, tout est fait pour éviter la vitalité syndicale.

Mai 68 se caractérise aussi par la mobilisation de foyers improbables : des foyers conservateurs, mais aussi des foyers peu industralisés.

Les nouveaux acteurs de ces événements sont les OS : ouvriers spécialisés, et les immigrés. Les femmes ouvriers ont aussi un rôle en mai et juin 1968.

L'article de George Marchais pour L'Humanité, daté du 3 mai, a accrédité l'idée d'un rendrez-vous manqué entre les étudiants et les ouvriers, c'est-à-dire qu'ils n'auraient pas su unir leur force. Cela est pourtant faux à une échelle plus fine, davantage locale, où on observe que la rencontre a bien eu lieu.

Mai 68 a aussi pour effet d'accélérer le desserrement des cloisons sociales.

L'insubordination des nouveaux ouvriers, des jeunes ouvriers, est liée à une double évolution : la mutation antérieure du scolaire, et la transformation du recrutement ouvrier induite par la décentralisation industrielle.

 

>> La généralisation de la crise - Résumé Mai 68

 

La critique émanant de Mai 68 porte à la fois un esprit anti-autoritaire, et proteste contre la division verticale du travail ainsi que la division sociale horizontale.

 

I. Les professions artistiques

 

Les écrivains sont à l'avant-garde. Les hiérarchies y sont bousculées.

Concernant les architextes, l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts est un haut lieu de la contestation. Le décret Malraux le 6 décembre 1968 met fin à l'école unique parisienne qui contrôlait les écoles régionales.

L'occupation du théâtre de l'Odéon a lieu le 15 mai 1968, qui demeurait pourtant un symbole intouchable. Le lien entre théâtre et politique est repensé, les lieux servent la cause politique, et une remise en cause est faite des fondements de la décentralisation culturelle. La Déclaration de Villeurbanne s'insurge contre l'illusion et la mystification de la démocratisation culturelle : illusion parce qu'il subsite un "non-public", et mystification parce que seuls les textes classiques y sont joués, ce qui contribue à la culture bourgeoise.

 

II. Les autorités et la religion

 

Les magistrats sont concernés par la critique et les crises de reproduction. Le syndicat de la magistrature est créé le 8 juin 1968. Il s'agit pour ce syndicat d'alerter sur les effets sociaux des projets de lois, tout en tissant des liens avec les centrales ouvrières. Sont véhiculées des idées contre la hiérarchie et la bureaucratie. C'est aussi dans ces corps de métiers la rencontre entre deux générations.

La contestation vise de même la répartition hiérarchisée du savoir médical et la division sociale du travail sanitaire, représentée par l'opposition entre infirmières-techniciens-auxiliaires et médecins savants. Ces deux critiques sont mensées par le Centre national des jeunes médecins, créé en 1964, et le Comité d'action de santé.

La critique porte également sur la structure sanitaire : la population ne serait maintenue en état de travaille que pour produire et consommer.

 

Concernant la religion, les chrétiens ne participent que de manière limitée et mineure à mai 68. Toutefois, le poids des chrétiens engagés de mai 68 est plus important au sein même de l'Eglise. Jusqu'au 21 mai 68, il s'agit de justifier évangéliquement le devoir d'action. Le 21 mai 1968, un "appel aux chrétiens" est publié dans Témoignage chrétien, qui recueille la signature de nombreux protagonistes.

Les changements revendiqués par mai 68 sont portés davantage par les jeunes chrétiens contestataires et les jeunes séminaristes. Ceux-ci remettent en cause les liens hiérarchiques au sein de l'Eglise. L'évêque de Paris Mgr Marty a cette formule "Dieu n'est pas conservateur", qui compte tenu des implications qui peuvent en être tirées, fait parler en cette période. Le souffle nouveau de mai 68 est analysé alors dans la continuité de l'aggiornamento de Vatican II.

 

III. Le "rire de Mai" (expression de Pierre Bourdieu)

 

Mai 68 est l'occasion pour plusieurs catégories de personnes de faire entendre leur voix. C'est d'abord le cas de L'Union générale des aveugles et grands infirmes, et plus généralement des malades ; c'est ensuite le cas des immigrés. Michel de Certeau dit de Mai 68 : "on a pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789".

Mai 68 est aussi un soulèvement général contre la finitude du monde social. Le mouvement met en cause plusieurs rapports : légitime/illégitime, normal/déviant, possible/iimpossible, gouvernants/gouvernés. Dans ce dernier rapport, c'est tous les rapports de domination qui se jouent aussi : responsables syndicaux/travailleurs, décideurs/exécutants, créateurs/consommateurs, etc.

Pour K. Ross, c'est une "fuite face aux déterminations imposées par la société".

L'égalité est une valeur érigée contre l'autorité. Cette égalité transparaît dans le droit de parole accordé dans les comités d'action à chacun, dans la rencontre non-condescendante entre étudiants et ouvriers, dans les rapports des malades avec les personnes non-malades, des profanes avec les bons chrétiens.

 

>> Contre Mai 68, les forces de l'ordre et le gouvernement réagissent

 

I. Maintenir l'ordre

 

Avant Mai 68, les forces de l'ordre ont été pourvus de nouveaux armements dans le contexte de la répression contre les communistes dans les années 50, puis contre l'OAS au début des années 60. La sauvagerie policière risque de raviver le souvenir du drame du métro Charonne.

Pourtant, la violence policière est relative, même faible en comparaison de ce qui se passait lors de la guerre d'Algérie : l'objectif est la mise à distance, l'évitement du corps à corps.

Les dérapages qui ont pu avoir lieu ne sont jamais le résultat de consignes, d'une intention coordonnées, mais des relâchements par rapport aux liens hiérarchiques de la part des policiers.

Il est difficile alors de contrôler la multiplicité des forces sur le terrain, qui sont composés de plusieurs corps de l'Etat, et pas seulement de la police. Le gouvernement fait même semblant lors de mai 68 d'envisager l'intervention de l'armée.

 

Le flou au sommet de l'Etat n'aide pas à la résolution du conflit et à l'action des forces. Deux stratégies s'opposent : celle de Pompidou, premier ministre, qui est favorable à une dépolitisation du conflit, pacifique. Et celle du général De Gaulle, qui voudrait politiser la crise et en sortir par la mise en valeur du charisme de la personne présidentielle.

Ce n'est pas tant ce flou qui complique le contrôle des manifestations, mais surtout sa publicité, c'est-à-dire lorsque le public prend conscience de ces divergences au plus haut de l'Etat. Le préfet de police note un peu ne recevoir que très peu voire aucune consigne consigne entre le 2 et le 11 mai.

 

II. Les soutiens

 

Des soutiens s'organisent aussi en faveur du gouvernement.

L'extrême droite organise des défilés et des meetings à Paris.

Les Comités de défense de la République, créés à l'occasion, veulent soutenir l'action présidentielle, tandis que la contre-révolution se réunit aussi autour du gaulliste Jacques Baumel.

Il faut aussi compter la mobilisation de la FNEF, rivale de l'UNEF. Les intellectuels de droite s'engagent en faveur du gouvernement.

Ce dernier prépare une ligne de défense rhétorique, et fait des parallèles entre le mouvement de mai 68 et la mémoire de l'Occupation, ainsi qu'avec la guerre civile.

De Gaulle annonce le 30 mai dissoudre l'Assemblée nationale. Une grande manifestation s'organise le 30 mai 1968 : environ 400 000 personnes défilent à Paris. 83 autres manifestations ont lieu dans les autres départements en trois jours.

 

Les médias constituent un enjeu important de cette réaction. Le 23 mai, les radios périphériques sont privées du droit d'utiliser les fréquences qui leur avaient été attribuées.

A cette époque, la France compte 8 millions de postes de télévision. C'est dire l'importance de l'ORTF, qui couvre les événements de mai 68, mais de façon très partiale, en faveur du gouvernement.

C'est pour ces problèmes d'objectivité qu'une grève est organisée dans le personnel le 17 mai, et une autre des journalistes le 25 mai, qui échouent toutes deux au bout du compte.

 

III. La gauche

 

La FGDS, Fédération de la gauche démocrate et socialiste, regroupe à la fois la SFIO, le parti radical et la Convention des institutions républicaines. Or la FGDS est toujours en décalage lors de cette crise de mai 68. Il n'est d'aileurs pas rare qu'elle soit comptée comme un des auxiliaires bourgeois.

A cet égard, François MItterrand, un an après les événements, analyse l'idéologie des étudiants leaders comme "du Poujade savant".

Le SFIO se rapproche du légalisme, tandis que la CIR développe des liens intéressés avec le mouvement étudiant. Les rapports avec le PCF sont ceux d'associés mais rivaux à la fois.

François Mitterrand cherche à capter le mécontentement à son profit, mais c'est un échec : à la fin du mois de juin 1968, la FGDS a perdu la moitié de ses électeurs.

 

Le PCF essaie tant bien que mal de maîtriser le mouvement, qui se développe sans son impulsion. Tandis que Georges Marchais dénonce le 3 mai "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et les "faux révolutionnaires", le 7 mai le PCF reconnaît la "légitimité du mouvement étudiant".

En fait, le PCF cherche au long de la crise de mai 68 à garder un lien minimal avec le mouvement, tout en en réduisant la portée et l'impact. Ces hésitations politiques ne sont pas sans causer des contestations au sein même du PCF sur la conduite à tenir.

 

>> Conséquences de Mai 68

 

I. Le retour au jeu politique

 

Le charisme présidentiel, incarné par De Gaulle, se transforme après mai 68 en gaullisme partisan. Le prestige de la personne présidentielle a perdu de son éclat.

Pompidou à l'occasion de la crise de Mai 68 prend de l'importance vis-à-vis de De Gaulle. Il revient le 12 mai, prononce un discours salué le 14 mai à l'Assemblée nationale,

Il existe alors plusieurs interprétations pour comprendre la disparition de De Gaulle à Baden Baden le 29 mai, que ce soit pour vérifier ses soutiens militaires, ou pour se mettre en retrait de la vie politique.

De Gaulle ne voit pas d'un bon oeil l'ascension de Pompidou, et le remplace par Couve de Murville. Le référendum d'avril 1969 sur la réforme des régions et la transformation du Sénat, où le non sort victorieux, entraîne le retrait de De Gaulle.

 

II. L'analyse de Mai 68

 

Mai 68 fut pour Bourdieu un moment où fut suspendu l'adhésion à l'ordre établi. La découverte de l'arbitraire, qui fondait l'ordre établi, provoque un moment inouï, où les hommes prennent conscience de cet arbitraire et décident d'en sortir, ou du moins de le suspendre

Deleuze et Guattari écrivent quant à eux que "Mai 68 n'a pas eu lieu", c'est-à-dire que "la société française a montré une radicale impuissance à opérer une reconversion subjective au niveau collectif, telle que l'exigeait 68".

Si Mai 68 était bien ce moment où l'arbitraire avait été contesté, alors l'échec de Mai 68, son refoulement, seraient à comprendre comme le retour à la doxa, c'est-à-dire un retour à l'ordre établi, sans remise en cause.

Dans un entretien publié en 1988*, Cohn-Bendit analyse en ces termes Mai 68 : "Par sa forme, c'est le premier mouvement moderne des sociétés industrielles avancées et dans son expression, c'est la dernière révolte révolutionnaire du passé. Les deux aspects sont mélangés. Je crois que 1968 a fondamentalement annoncé toutes les révoltes qui poussent vers l'autonomie, la société civile des individus, et la transformation complète de la société !"
 

Interrogé sur les résultats de Mai 68, il ajoute notamment : "C'est, par exemple, les catholiques qui n'écoutent pas le Pape quand il parle de contraception", et sur ce qui reste de Mai 68 : "ce que mai 68 a engendré : le mouvement écologiste, le mouvement des femmes, la sensibilité anti-totalitaire".

 

* Dreyfus-Armand Geneviève, Cohn-Bendit Daniel. Le mouvement du 22 mars. Entretien avec Daniel Cohn-Bendit. In: Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1988, N. 11-13. Mai-68 : Les mouvements étudiants en France et dans le monde. pp. 124-129.

 

>> Slogans de Mai 68

 

Métro, boulot, dodo.

Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourirde faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui.

Élections, piège à cons.

Imagine.

Il est interdit d'interdire.

L'ennui est contre-révolutionnaire.

L'imagination prend le pouvoir !

Non à l'Etat policier !

Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer.

ORTF : La police vous parle tous les soirs à 20 heures.

On achète ton bonheur. Vole-le.

Tout est politique.

Prenez vos désirs pour la réalité.

Soyez réalistes, demandez l'impossible.

 

-> 50 citations qui ont marqué l'histoire du XXe siècle

-> Toute l'histoire du XIXe siècle en fiches

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50 citations qui ont marqué l'histoire du XXe siècle pour vos copies

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 24 janvier 2019

Citations historiques pour alimenter vos copies d'histoire, ou en histoire géographie, pour le BAC ou pour Sciences Po.

Toutes ces citations peuvent être intégrées dans vos dissertations, mais aussi en accroche, en histoire ou en culture générale. Elles concernent majoritairement le programme de terminale et le programme d'histoire à Sciences Po.

-> Toutes les citations (dont Inégalités, Justice, Mondialisation, Gandhi, Nelson Mandela, Margaret Thatcher etc.)

 

>> Citations historiques qui ont marqué le XXe siècle

 

« Jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situa­tion plus mena­çante et plus tra­gi­que que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la res­pon­sa­bi­lité de vous adres­ser la parole. »

Citation de Jean Jaurès, Discours prononcé à Lyon-Vaise, le 25 juillet 1914

 

« Notre tâche immédiate est non pas d'« introduire » le socialisme, mais uniquement de passer tout de suite au contrôle de la production sociale et de la répartition des produits par les Soviets des députés ouvriers. »

Citation de Lénine, Texte paru dans le n° 26 de Pravda, 7 avril 1917

 

« Messieurs, cette victoire, qu'il nous soit permis, à cette heure, de la vivre, par avance, dans la communion de nos coeurs à mesure que nous y puisons plus et plus d'un désintéressement inépuisable qui doit s'achever dans le sublime essor de l'âme française au plus haut de ses plus hauts espoirs. »

Citation de Georges Clémenceau, Déclaration ministérielle de Clémenceau à la Chambre des députés, le 20 novembre 1917

 

« Ce que nous voulons, c'est que le monde devienne un lieu sûr où tous puissent vivre, un lieu possible spécialement pour toute nation éprise de la paix, comme la notre. »

Citation de Président Wilson, 14 points du Président Wilson, le 8 janvier 1918

 

« Je déclare ici, devant cette assemblée et devant le peuple italien tout entier, que j'assume seul, la responsabilité politique, morale, historique de ce qui s'est passé »

Citation de Benito Mussolini, Discours prononcé devant la Chambre, le 3 janvier 1925

 

« En échange de la confiance déposée en moi, je rendrai le courage et le dévouement qui conviennent à l'heure présente. »

Citation de Franklin Roosevelt, Discours d’investiture, 4 mars 1933

 

« Vive la République du peuple ! Les fascistes ne passeront pas ! Ils ne passeront pas ! » ("No pasaran")

Citation de Dolores Ibârruri La Pasionaria, appel lancé depuis le ministère de l’Intérieur, à Madrid, le 19 juillet 1936

 

« Ma fidélité, elle, ne faillira pas davantage : fidélité aux engagements pris envers mon Parti, fidélité aux engagements pris envers la majorité électorale »

Citation de Léon Blum, Discours prononcé à la fête commémorative de la République, le 6 septembre 1936

 

« Camarades ! C'est l'intérêt de l'URSS, de la Patrie des Travailleurs, que la guerre éclate entre le Reich et le bloc capitaliste franco-anglais. »

Citation de Joseph Staline, Discours au plenum du Politburo du Comité central du Parti communiste panrusse bolchévique, le 19 août 1939

 

« A l'appel de M. le président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France »

Citation de Philippe Pétain, Discours radiodiffusé du 17 juin 1940

 

« L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront. »

Citation de Charles de Gaulle, Message radiodiffusé du 22 juin 1940

 

« Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. »

Citation de Philippe Pétain, Discours radiodiffusé du 30 octobre 1940

 

« La guerre nous ayant été imposée, notre pays est entré dans un combat a mort avec son pire et perfide ennemi, le fascisme allemand. Nos troupes se battent héroïquement contre un ennemi abondamment pourvu de chars et d’aviation. »

Citation de Joseph Staline, Discours radiodiffusé du 3 juillet 1941

 

« L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes. L’autorité de mon gouvernement est discutée »

Citation de Philippe Pétain, Discours prononcé à Vichy, le 12 août 1941

 

« Je suis donc également convaincu qu'il n'y a réellement aucune entente à espérer avec ces gens-là. Ce sont des fous délirants »

Citation de Adolf Hitler, Discours prononcé à Berlin pour l’ouverture du Secours d’hiver de guerre, le 3 octobre 1941

 

« Hier, 7 décembre 1941 - date qui restera marquée d’une honte éternelle - les Etats-Unis d’Amérique ont été l’objet d’une attaque soudaine et préméditée de la part des forces aériennes et navales de l’Empire du Japon. »

Citation de Franklin Roosevelt, Discours prononcé devant le Congrès des États-Unis, le 8 décembre 1941

 

« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé sur le perron de l’Hôtel de Ville de Paris, le 25 août 1944

 

« Il y a seize heures, un avion américain a lancé une bombe sur Hiroshima »

Citation de Harry Truman, Message radiodiffusé du 7 août 1945

 

« c'est en conformité avec les décrets du temps et du sort que nous avons résolu d'ouvrir la voie à une ère de paix grandiose » (discours de capitulation du Japon)

Citation de Empereur Hirohito, Discours radiodiffusé du 15 août 1945

 

« De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. »

Citation de Winston Churchill, Discours prononcé à Fulton, le 5 mars 1946

 

« Voilà pourquoi, une fois assuré le salut de l'État, dans la victoire remportée et l'unité nationale maintenue, la tâche par-dessus tout urgente et essentielle était l'établissement des nouvelles institutions françaises. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Bayeux, le 16 juin 1946

 

« Un pareil compromis ne nous paraît pas être un cadre qui soit digne de la République. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Épinal, le 29 septembre 1946

 

« (nous) proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d’Israël »

Citation de David Ben Gourion, Proclamation de l’État d’Israël, le 14 mai 1948

 

« L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. »

Citation de Robert Schuman, Déclaration du 9 mai 1950

 

« Une Europe fédérée est indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre. »

Citation de Jean Monnet, Discours prononcé devant le National Press Club, à Washington, le 30 avril 1952

 

« Mes amis, au secours ! »

Citation de Abbé Pierre, Appel radiodiffusé du 1er février 1954

 

« Camarades, nous devons abolir le culte de l'individu d'une manière décisive une fois pour toutes. »

Citation de Nikita Khrouchtchev, Rapport secret de Nikita Khrouchtchev présenté au XXe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, le 25 février 1956

 

« Notre État est un État de dictature démocratique du peuple »

Citation de Mao Zedong, Discours à la 11e session de la Conférence suprême d’État, le 27 février 1957

 

« Je vous ai compris ! Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Alger, le 4 juin 1958

 

« Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays »

Citation de John Kennedy, Discours d’investiture du 20 janvier 1961

 

« Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. »

Citation de Charles de Gaulle, Intervention télévisée et radiodiffusée du 23 avril 1961

 

« Je fais appel à M. Khrouchtchev afin qu'il mette fin à cette menace clandestine, irresponsable et provocatrice à la paix du monde et au maintien de relations stables entre nos deux nations. »

Citation de John Kennedy, Intervention télévisée et radiodiffusée 22 octobre 1962

 

« Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest, et pour cette raison, en ma qualité d’homme libre, je dis "Ich bin ein Berliner" »

Citation de John Kennedy, Discours prononcé à Berlin-Ouest, le 26 juin 1963

 

« Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ” » ("I have a dream")

Citation de Martin Luther King, Discours prononcé à Washington, le 28 août 1963

 

« Puissent les commémorations des deux guerres s'achever aujourd'hui par la résurrection du peuple d'ombre que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. » (transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon)

André Malraux, Discours prononcé devant le Panthéon, à Paris, le 19 décembre 1964

 

« Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! Vive le Canada français, et vive la France ! »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Montréal, le 24 juillet 1967

 

« Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours radiodiffusé du 30 mai 1968

 

« nous allons d'abord rassembler - c'est fait -, unifier - je le crois - au delà de nos personnes et de nos groupes et de nos tendances tous les courants du Socialisme »

Citation de François Mitterrand, Discours prononcé au Congrès d’Épinay le 13 juin 1971

 

« c'est aussi avec la plus grande conviction que je défendrai un projet longuement réfléchi et délibéré par l'ensemble du Gouvernement »

Citation de Simone Veil, Discours à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974

 

« Il y a de la terre arabe qu'Israël a occupée et qu'il continue à occuper par la force des armes. Nous insistons sur un retrait complet de ce territoire arabe, y compris Jérusalem arabe. »

Citation de Anouar El-Sadate, Discours prononcé à Jérusalem devant la Knesset, le 20 novembre 1977

 

« C’est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de la supranationalité. NON à l’asservissement économique. NON à l’effacement international de la France. »

Citation de Jacques Chirac, Appel de Cochin, Discours communiqué depuis l’hôpital de Cochin, le 6 décembre 1978

 

« j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France »

Citation de Robert Badinter, Discours prononcé devant l’Assemblée nationale, le 17 septembre 1981

 

« A tous, la France dit : Courage, la liberté vaincra. Et si elle le dit depuis la capitale du Mexique, c'est qu'ici ces mots possèdent tout leur sens. »

Citation de François Mitterrand, Discours prononcé à Cancun, le 20 octobre 1981

 

« Les Églises, les Communautés ecclésiales et les Religions du monde montrent qu’elles désirent profondément le bien de l’humanité. »

Citation de Jean-Paul II, Assise, basilique Saint-François, le 27 octobre 1986

 

« La Négritude résulte d’une attitude active et offensive de l’esprit. Elle est sursaut, et sursaut de dignité. »

Citation de Aimé Césaire, Contribution sur la Négritude à l’occasion de la première Conférence des peuples noirs de la diaspora, à Miami, le 26 février 1987

 

« L'appui international, courageux et bienvenu, à la reconnaissance de l'Etat Palestine est la preuve éclatante de la justesse de la voie que nous avons choisie »

Citation de Yasser Arafat, Discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies, à Genève, le 13 décembre 1988

 

« le privilège que vous, citoyens d'Afrique du Sud, nous avez conféré, en tant que premier président d'un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste, de conduire notre pays hors de la vallée des ténèbres. »

Citation de Nelson Mandela, Discours prononcé à Pretoria, le 10 mai 1994

 

« Pour le moment, il faut renforcer la voie des inspections, privilégiée par la résolution 1441 et qui n’a pas été explorée jusqu’au bout. L’usage de la force ne peut constituer en effet qu’un dernier recours. »

Citation de Dominique de Villepin, Discours devant le Conseil de Sécurité des Nations unies, à New York, le 14 février 2003

 

« Nous n’avons pas besoin d’être éperonnés ou stimulés. La Russie a une histoire millénaire, et pratiquement elle a toujours eu le privilège de pratiquer une politique extérieure indépendante. »

Citation de Vladimir Poutine, Discours prononcé à la conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007

 

« Oui nous le pouvons. Amérique ! Nous avons tant fait jusqu’à présent. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tellement plus à faire. »

Citation de Barack Obama, Discours prononcé à Chicago, le 4 novembre 2008

 

L'histoire est encore à écrire, et les citations ne cesseront d'en témoigner. Ces citations marquent ainsi l'histoire des guerres mondiales, l'histoire de la France Libre, l'histoire de la guerre froide, l'histoire des Etats-Unis, l'histoire de l'URSS, de la Russie, l'histoire des religions, l'histoire de tous les pays du monde.

Ces citations sont parmi les plus célèbres, et vous pouvez les compléter par l'étude approfondie des discours, des paroles, ou des écrits des acteurs de l'histoire. Nous espérons qu'elles vous permettront de vous imprégner de cette histoire, de vous sentir au plus proche de ce passé.

 

Gandhi
« Vous ne devez pas perdre espoir en l’humanité.
L’Humanité est un océan : même si quelques gouttes sont souillées, l’océan ne le devient pas.
»
Gandhi

 

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"Ich bin ein Berliner" Kennedy, explication, traduction, discours entier, Plantu et vidéo

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 23 janvier 2019

Toutes les explications sur la formule « Ich bin ein Berliner ». D'abord l'explication du contexte et pourquoi cette expression.

Ensuite un point pour savoir si le Berliner est un beignet, erreur de Kennedy, ou bien le Berlinois.

Puis la traduction du discours intégral « Ich bin ein Berliner », suivi de l'intégralité du discours original, en anglais.

Un retour sur la caricature de Plantu parue dans Le monde à l'occasion de la chute du mur de Berlin.

Enfin la vidéo du discours « Ich bin ein Berliner », prononcé par Kennedy.

 

>> Ich bin ein Berliner : explication

 

John F. Kennedy prononce la formule « Ich bin ein Berliner » au cours de son discours à Berlin-Ouest le 26 juin 1963.

La capitale Berlin était alors séparée en effet séparée entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.

Berlin-Ouest avait trois zones : une française, une anglaise, une américaine. Berlin-Est était communiste.

L'impact de ce discours, symbolisé par la formule « Ich bin ein Berliner » a été considérable durant cette période de la guerre froide. En affirmant qu'en tant que citoyen libre, il était fier de pouvoir dire "Je suis un Berlinois", le Président américain Kennedy montrait tout son soutien à la ville, enclavée dans l'Allemagne de l'Est communiste (nommée RDA : République démocratique allemande).

Posté au balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, non loin du mur de Berlin, Kennedy prononce ce discours devant une foule en liesse (voir vidéo ci-dessous).

 

>> Ich bin ein Berliner : erreur ?

Ich bin ein Berliner - Kennedy

« and therefore, as a free man, I take pround in the words
"Ich bin ein Berliner" » - John F. Kennedy

 

Etait-ce une erreur grammaticale de dire « Ich bin ein Berliner » ?

Coupons court aux rumeurs : « Ich bin ein Berliner » était bien correct.

Certains ont pu dire que la formule était un incorrecte, car « Berliner » désignait aussi un beignet en Allemagne. Les Allemands disent aussi plus spontanément « Ich bin Berliner ».

Mais les deux phrases sont bien correctes en allemand, tout comme en français l'on peut dire : « Je suis Berlinois » et « Je suis un Berlinois », « Je suis Français » et « Je suis un Français ».

 

>> Ich bin ein berliner : traduction

 

« Je suis fier d’être venu dans votre ville, invité par votre bourgmestre régnant. Votre bourgmestre symbolise aux yeux du monde entier l’esprit combattant de Berlin Ouest. Je suis fier d’avoir visité la République fédérale avec le chancelier Adenauer qui a depuis tant d'années engagé l'Allemagne dans la démocratie, la liberté et le progrès, et de venir ici en compagnie de mon compatriote américain le Général Clay, qui fut dans cette ville durant ses pires moments de crise et reviendra s'il en était un jour besoin.
Il y a deux mille ans, la fierté suprême était de dire : "civis Romanum sum". Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la fierté suprême est de dire : "Ich bin ein Berliner".
Je remercie mon interprète d'avoir traduit mon allemand !

Il ne manque pas de personnes au monde qui ne veulent pas comprendre ou qui prétendent ne pas vouloir comprendre quel est le litige entre le communisme et le monde libre. Qu’elles viennent donc à Berlin. D’autres prétendent que le communisme est l’arme de l’avenir. Qu’ils viennent eux aussi à Berlin. Certains, enfin en Europe et ailleurs, prétendent qu’on peut travailler avec les communistes. Qu’ils viennent donc ceux-là aussi à Berlin.

Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n’est pas parfaite. Cependant nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur pour empêcher notre peuple de s’enfuir. Je ne connais aucune ville qui ait connu dix-huit ans de régime d’occupation et qui soit restée aussi vitale et forte et qui vive avec l’espoir et la détermination qui est celle de Berlin-Ouest.

Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n’éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l’histoire mais encore une offense à l’humanité.

La paix en Europe ne peut pas être assurée tant qu’un Allemand sur quatre serra privé du droit élémentaire des hommes libres à l’auto-détermination. Après dix-huit ans de paix et de confiance, la présente génération allemande a mérité le droit d’être libre, ainsi que le droit à la réunification de ses familles et de sa nation pacifiquement et durablement. Vous vivez sur un îlot de liberté mais votre vie est liée au sort du continent.

Je vous demande donc de regarder par-dessus les dangers d’aujourd’hui vers les espoirs de demain, de ne pas penser seulement à votre ville et à votre patrie allemande, mais d’axer votre pensée sur le progrès de la liberté dans le monde entier.

Ne voyez pas le mur, envisagez le jour où éclatera la paix, une paix juste. La liberté est indivisible et, tant qu’un seul homme se trouvera en esclavage, tous les autres ne peuvent être considérés comme libres. Mais quand tous les hommes seront libres, nous pourrons attendre en toute conscience le jour où cette ville de Berlin sera réunifiée et où le grand continent européen rayonnera pacifiquement.

La population de Berlin-Ouest peut être certaine qu’elle a tenu bon pour la bonne cause sur le front de la liberté pendant une vingtaine d’années. Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest et pour cette raison, en ma qualité d’homme libre, je dis : Ich bin ein Berliner.
»

John Fitzgerald Kennedy (1917–1963), le 26 juin 1963, balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, Berlin-Ouest

 

 

>> Ich bin ein berliner : discours entier

 

I am proud to come to this city as the guest of your distinguished mayor, who has symbolized throughout the world the fighting spirit of West Berlin. And I am proud to visit the Federal Republic with your distinguished chancellor, who for so many years has committed Germany to democracy and freedom and progress, and to come here in the company of my fellow American, General Clay, who has been in this city during its great moments of crisis and will come again if ever needed.
Two thousand years ago, the proudest boast was "civis romanus sum." Today, in the world of freedom, the proudest boast is "Ich bin ein Berliner."
I appreciate my interpreter translating my German!
There are many people in the world who really don't understand, or say they don't, what is the great issue between the free world and the communist world. Let them come to Berlin. There are some who say that communism is the wave of the future. Let them come to Berlin. And there are some who say in Europe and elsewhere we can work with the communists. Let them come to Berlin. And there are even a few who say that it is true that communism is an evil system, but it permits us to make economic progress. Lasst sie nach Berlin kommen. Let them come to Berlin.
Freedom has many difficulties and democracy is not perfect, but we have never had to put a wall up to keep our people in, to prevent them from leaving us. I want to say, on behalf of my countrymen, who live many miles away on the other side of the Atlantic, who are far distant from you, that they take the greatest pride that they have been able to share with you, even from a distance, the story of the last 18 years. I know of no town, no city, that has been besieged for 18 years that still lives with the vitality and the force and the hope and the determination of the city of West Berlin. While the wall is the most obvious and vivid demonstration of the failures of the communist system, for all the world to see, we take no satisfaction in it, for it is, as your mayor has said, an offense not only against history but an offense against humanity, separating families, dividing husbands and wives and brothers and sisters, and dividing a people who wish to be joined together.
What is true of this city is true of Germany--real, lasting peace in Europe can never be assured as long as one German out of four is denied the elementary right of free men, and that is to make a free choice. In 18 years of peace and good faith, this generation of Germans has earned the right to be free, including the right to unite their families and their nation in lasting peace, with good will to all people. You live in a defended island of freedom, but your life is part of the main. So let me ask you as I close, to lift your eyes beyond the dangers of today, to the hopes of tomorrow, beyond the freedom merely of this city of Berlin, or your country of Germany, to the advance of freedom everywhere, beyond the wall to the day of peace with justice, beyond yourselves and ourselves to all mankind.
Freedom is indivisible, and when one man is enslaved, all are not free. When all are free, then we can look forward to that day when this city will be joined as one and this country and this great Continent of Europe in a peaceful and hopeful globe. When that day finally comes, as it will, the people of West Berlin can take sober satisfaction in the fact that they were in the front lines for almost two decades.
All free men, wherever they may live, are citizens of Berlin, and therefore, as a free man, I take pride in the words "Ich bin ein Berliner."

John Fitzgerald Kennedy (1917–1963), le 26 juin 1963, balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, Berlin-Ouest

 

>> Ich bin ein Berliner : le dessin de Plantu

 

Ich bin ein Berliner - Plantu

Ce dessin de Plantu est paru dans le journal Le monde le 11 novembre 1989.

 

Analyse de la caricature de Plantu : Dans un bulldozer, un citoyen détruit un mur de Berlin qui semble infini en s'écriant : « Ich bin ein Berliner ». La foule en liesse le suit, tandis que les gardes communistes désemparés ne savent comment réagir.

 

 

>> Ich bin ein Berliner : vidéo

 

 

-> Toutes les fiches histoire du monde depuis 1945 <-

 

 

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Mesures et réformes principales des derniers présidents

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 décembre 2018

Avant d'aborder cet article sur les principales réformes des trois derniers présidents, Emmanuel Macron, François Hollande, et Nicolas Sarkozy, nous vous conseillons d'ouvrir dans quelques onglets ces articles qui pourraient vous intéresser :

-> Tout comprendre à la politique

-> Résumés des actualités

 

>> Mesures et réformes principales sous le quinquennat Macron

 

Lois pour la confiance dans la vie politique :

  • elles concernent les conflits d'intérêt potentiels du président de la République, des parlementaires, des élus en général.
  • des peines complémentaires d'inéligibilité peuvent être prononcées.
  • de nouvelles incompatibilités de fonctions sont formulées

 

Ordonnances pour réformer le code du travail :

  • les modalités des CDD sont déterminés par la branche
  • Mise en place d'un contrat de projet
  • Le comité social et économique (CSE) remplace en fusionnant le comité d'entreprise, le comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les délégués du personnel.
  • Plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif
  • Hausse des indemnités légales de licenciement
  • Délai de recours aux prud'hommes raccourci
  • Le Compte professionnel de prévention remplace le compte pénibilité. La déclaration des facteurs de pénibilité est supprimée.
  • La négociation des primes au niveau des entreprises
  • La quasi totalité des TPE n'ayant pas de délégués syndicaux, il y est désormais possible de négocier avec un employé non mandaté par un syndicat.
  • Droit à l'erreur de l'employeur pour les TPE et PME.
  • Un télétravailleur a les mêmes droits que tous les salariés. Tous les employés peuvent demander à télétravailler. L'employeur doit justifier un éventuel refus par écrit.

 

Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme :

Mesures applicables jusqu'au 31 décembre 2020 soumises à un contrôle du Parlement.

  • Périmètres de protection
  • Fermeture (maximum 6 mois) des lieux de culte
  • Limiter la liberté et surveiller une personne dont on peut penser sérieusement que son comportement serait une menace grave pour la sécurité. (après information auprès des Procureurs concernés)
  • Perquisition d'un lieu fréquenté par une personne menaçant la sécurité publique.
  • Contrôles dans les zones frontalières, les ports et les aéroports

 

 

Plan pour le climat et la transition énergétique :

En cours.

  • Réduction en proportion du nucléaire parmi les énergies utilisées en France
  • Aide pour évaluer l'usage énergétique des maisonnées modestes
  • Arrêt à l'importation des produits issus de déboisement
  • Fin pour les voitures à essence et diesel en 2040

 

 

Projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises :

En cours.

  • Protection des secteurs stratégiques
  • Cession des participations d'Aéroport de Paris, de la Française des Jeux et d’Engie
  • Plateforme unique pour la créaction d'entreprise. Obligation d'avoir un compte bancaire supprimée en-dessous de 10 000€ de chiffre d'affaires/an.
  • Transmission d’entreprise facilitée
  • Diminution des coûts pour les petites ou moyennes entreprises
  • Levées de fonds en cryptomonnaie

 

Loi Évolution du logement et aménagement numérique :

  • Développement des observatoires des loyers
  • Encadrement des loyers non obligatoire mais le préfet peut décider de sa mise en oeuvre sur demande
  • Nouveau type de bail d'habitation : le « bail mobilité ».
  • Permis de construire
  • Transformation des bureaux
  • Favoriser la mobilité des habitants de HLM
  • Colocation d'un logement HLM favorisée
  • Faciliter l'expulsion des squatters
  • Dématérialisation possible d'une partie du bail
  • Lutter contre les locations touristiques abusives (principalement +120 nuits par an)

 

Suppression/baisse de la taxe d'habitation :

En cours.

  • Pour 80% des ménages. Baisse pour les 20% restants.
  • La suppression complète de la taxe d'habitation "interviendra au plus tard d'ici à 2021", d'après ce que souhaite Emmanuel Macron.

 

 

>> Mesures et réformes principales sous le quinquennat Hollande

 

-> Courte biographie de François Hollande

 

Le mariage pour tous :

  • La loi ouvre le mariage et l'adoption pour tous les couples, qu'ils soient de sexes différents ou de même sexe
  • la France est devenue le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel

 

La loi sur la transparence de la vie publique :

  • Interdiction aux députés et sénateurs de cumuler leur mandat avec certains métiers
  • Obligation pour 9 000 décideurs publics de déclarer leur patrimoine à une commission indépendante : la Haute Autorité de la transparence de la vie publique (HATVP).

 

La loi Macron

  • Libéralisation du transport par autocar
  • Elargissement de l'accès aux professions réglementées (huissiers, notaires, commissaires-priseurs) et prestations moins chères
  • Assouplissement du travail le dimanche et la nuit

 

La loi travail

Manuel Valls, premier ministre, engage pour la loi travail 3 fois la responsabilité de son gouvernement par l'article 49.3.

  • La Loi Travail à l’ère du numérique
  • Négociation collective
  • Licenciement économique
  • Temps de travail
  • Apprentissage
  • Branches professionnelles
  • Droit à la déconnexion
  • Emplois saisonniers
  • Formation professionnelle
  • Groupements d’employeurs
  • Handicap
  • Médecine du travail
  • Renforcer la prise en compte du handicap dans la loi Travail
  • Travail détaché

 

 

>> Mesures et réformes principales sous le quinquennat Sarkozy

 

-> Courte biographie de Nicolas Sarkozy

 

Loi sur l’autonomie des universités

  • Transfert aux universités de la gestion de leur patrimoine immobilier, dont elles deviennent propriétaires, leur budget et leurs ressources humaines

 

Loi Dati instaurant des « peines planchers »

 

Instauration d’un service minimum en cas de grève dans les transports

 

 

La loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat)

  • défiscalisation des heures supplémentaires,
  • allègement de l’ISF et des droits de succession.
  • Bouclier fiscal qui plafonne à 50 % l’imposition des revenus. (abrogé ensuite)

 

Réforme constitutionnelle

  • Limite à deux mandats présidentiels consécutifs.
  • Prérogatives du Parlement étendues.
  • Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

 

Réforme de l’audiovisuel public

  • Suppresion de la publicité le soir sur les chaînes du service public

 

Revenu de solidarité active (RSA)

  • Remplace le RMI

 

Loi Hadopi

  • Complétée par la loi Hadopi 2 du 31 décembre 2009
  • Cherche à protéger les droits d'auteur sur Internet

 

Interdiction du port du voile intégral dans l’espace public

 

Retraites :

  • L’âge minimum légal de départ en retraite est repoussé de 60 à 62 ans
  • Et pour une retraite sans décote de 65 à 67 ans

 

Réforme territoriale :

  • Création du "conseiller territorial", élu local siégeant à la fois à la région et au département

 

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