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66 Célébrités qui ont fait Sciences Po

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 avril 2018

Qui a fait Sciences Po ?

Quels sont les anciens élèves de Sciences Po Paris les plus connus ? Quels sont les anciens étudiants des Sciences Po de région ?

Nous assumons les critères tout à fait arbitraires de notre sélection des anciens élèves de Sciences Po.

Nous avons tout simplement voulu rassembler les personnes les plus populaires qui sont passées par Sciences Po. Nous avons mis en valeur en gras le nom des très, très connus : c'est-à-dire ceux qui jouissent d'une renommée nationale voire dans certains cas internationale.

Vous aurez donc compris que dans cette liste, un brillant professeur émérite pourra tout à fait être éclipsé par un journaliste qui n'a pas tant contribué à la recherche et au développement du savoir, mais qui est tout simplement plus populaire. C'est un parti pris assumé, et vous êtes  tout à fait bienvenus pour mentionner ces personnages que nous avons malheureusement écartés dans les commentaires.

Si certains noms de ces anciens étudiants de Sciences Po vous échappent, nous vous conseillons de vous renseigner sur leur parcours : ils ont tous des carrières tout à fait intéressantes, et ont tous leur page wikipédia. Bonne découverte !

Voici le nom des 66 célébrités retenues qui ont fait Sciences Po.

 

>> Anciens élèves de Sciences Po Paris

 


Emmanuel Macron, président en 2017 de la France, a fait Sciences Po Paris.

 

  1. Raymond Aron a fait Sciences Po Paris
  2. Jacques Attali a fait Sciences Po Paris
  3. Martine Aubry a fait Sciences Po Paris
  4. Boutros Boutros-Ghali a fait Sciences Po Paris
  5. Camille a fait Sciences Po Paris
  6. Édouard Balladur a fait Sciences Po Paris
  7. Raymond Barre a fait Sciences Po Paris
  8. Frédéric Beigbeder a fait Sciences Po Paris
  9. Íngrid Betancourt a fait Sciences Po Paris
  10. Fernand Braudel a fait Sciences Po Paris
  11. Jacques Chaban-Delmas a fait Sciences Po Paris
  12. Jean-Pierre Chevènement a fait Sciences Po Paris
  13. Bernadette Chirac a fait Sciences Po Paris
  14. Jacques Chirac a fait Sciences Po Paris
  15. Paul Claudel a fait Sciences Po Paris
  16. Pierre de Coubertin a fait Sciences Po Paris
  17. Maurice Couve de Murville a fait Sciences Po Paris
  18. Michel Debré a fait Sciences Po Paris
  19. Christian Dior a fait Sciences Po Paris
  20. Alain Duhamel a fait Sciences Po Paris
  21. Olivier Duhamel a fait Sciences Po Paris
  22. Roland Dumas a fait Sciences Po Paris
  23. Laurent Fabius a fait Sciences Po Paris
  24. Léo Ferré a fait Sciences Po Paris
  25. Jean-Paul Fitoussi a fait Sciences Po Paris
  26. Nicole Fontaine a fait Sciences Po Paris
  27. Hervé Gaymard a fait Sciences Po Paris
  28. Jacques Généreux a fait Sciences Po Paris
  29. Julien Gracq a fait Sciences Po Paris
  30. François Hollande a fait Sciences Po Paris
  31. Anna Hopkins a fait Sciences Po Paris
  32. Gilles Kepel a fait Sciences Po Paris
  33. Jack Lang a fait Sciences Po Paris
  34. Lionel Jospin a fait Sciences Po Paris
  35. Alain Juppé a fait Sciences Po Paris
  36. Pascal Lamy a fait Sciences Po Paris
  37. Pierre Lellouche a fait Sciences Po Paris
  38. Bernard-Henri Lévy a fait Sciences Po Paris
  39. Emmanuel Macron a fait Sciences Po Paris
  40. Pierre Mauroy a fait Sciences Po Paris
  41. François Mitterrand a fait Sciences Po Paris
  42. Christine Ockrent a fait Sciences Po Paris
  43. Érik Orsenna a fait Sciences Po Paris
  44. Édouard Philippe a fait Sciences Po Paris
  45. Georges Pompidou a fait Sciences Po Paris
  46. David Pujadas a fait Sciences Po Paris
  47. Teddy Riner a fait Sciences Po Paris
  48. Michel Rocard a fait Sciences Po Paris
  49. Anne Roumanoff a fait Sciences Po Paris
  50. Ségolène Royal a fait Sciences Po Paris
  51. Anne Sinclair a fait Sciences Po Paris
  52. Simone Veil a fait Sciences Po Paris
  53. Dominique de Villepin a fait Sciences Po Paris
     

François Hollande, Nicolas Sarkozy (en 2 ans et sans obtenir le diplôme), Jacques Chirac, et François Mitterrand,
ont tous au moins 2 points communs :
Avoir été président de la France ET être passé par Sciences Po Paris !

 

 

>> Anciens élèves des Sciences Po de région

 

  1. Didier Migaud a fait Sciences Po Lyon
  2. Jacques Toubon a fait Sciences Po Lyon
  3. Jacques Maillot a fait Sciences Po Lyon
     
  4. Bernard Cazeneuve a fait Sciences Po Bordeaux
  5. Noël Mamère a fait Sciences Po Bordeaux
  6. Anne-Sophie Lapix a fait Sciences Po Bordeaux
  7. Martin Weill a fait Sciences Po Bordeaux
     
  8. Pierre-Yves Bournazel a fait Sciences Po Toulouse
  9. Maxime Switek a fait Sciences Po Toulouse
     
  10. André Vallini a fait Sciences Po Grenoble
     
  11. Christine Lagarde a fait Sciences Po Aix-en-Provence
  12. Philippe Séguin a fait Sciences Po Aix-en-Provence
  13. Élisabeth Guigou a fait Sciences Po Aix-en-Provence
  14. Fanny Ardant a fait Sciences Po Aix-en-Provence

 

N'hésitez pas à compléter grâce aux commentaires cette liste de personnalités anciens élèves de Sciences Po Paris, nous agrandirons la liste.

-> Les Meilleures Biographies

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Classé dans : IEP Régions, IEP Paris, IEP Bordeaux, IEP Grenoble - Mots clés : Sciences Po Paris, anciens élèves, étudiants, Sciences Po, IEP, régions, actualité, ceux qui ont fait Sciences Po, gouvernement, anciens étudiants, populaires, célèbres, personnes célèbres qui ont fait Sciences Po - 9 commentaires


Gouvernement Edouard Philippe I

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 17 mai 2017

Premier Ministre : Edouard Philippe

 

Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur : Gérard Collomb

Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot

Ministre d'Etat, ministre de la Justice : François Bayrou

Ministre des Armées : Sylvie Goulard

Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Cohésion des territoires : Richard Ferrand

Ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn

Ministre de la Culture : Françoise Nyssen

Ministre de l'Economie : Bruno Le Maire

Ministre du Travail : Muriel Pénicaud

Ministre de l'Education nationale : Jean-Michel Blanquer

Ministre de l'Agriculture et alimentation : Jacques Mézard

Ministre de l'Action et des Comptes publics : Gérald Darmanin

Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation : Frédérique Vidal

Ministre des Outre-mer : Annick Girardin

Ministre des Sports : Laura Flessel

Classé dans : Actualités - Mots clés : ministres, Macron, gouvernement, Edouard, Philippe, Emmanuel, président - aucun commentaire


Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de démocratie ! - Jean-Jacques Rousseau

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 octobre 2016

 

Qu'est-ce que la Démocratie ? Une question bien difficile, à laquelle beaucoup se sont essayés, dont... Jean-Jacques Rousseau. Le célèbre citoyen de Genêve dans son texte le Contrat social décrit un certain nombre de systèmes politiques, notamment l'aristocratie, la monarchie, et bien sûr... la démocratie.

C'est dans le Livre III, Chapitre 2, que l'on trouve une étude courte mais particulièrement critique et efficace de la Démocratie en tant que forme de gouvernement.

=> Lire en intégralité le Contrat Social, Livre Premier - Rousseau (Gratuit)

 

La démocratie n'est pas critiquée en tant qu'elle est un mauvais régime, une mauvaise forme de gouvernement, mais en tant qu'elle ne convient pas aux hommes, qu'elle est inaccessible pour l'humanité.

-> Critiques et défauts de la démocratie

 

D'où la formule si célèbre de Rousseau : "S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes."

S'arrêter à cette conclusion, sans comprendre les arguments qu'avancent Rousseau pour y aboutir serait un travail contreproductif. C'est pourquoi il est particulièrement intéressant de lire ce chapitre qu'il consacre à la Démocratie, et les raisons qui font de la Démocratie un régime inaccessible.

 

>> L'irréconciliable partage des pouvoirs

 

C'est un paradoxe que soulève Rousseau : faire la loi, c'est en même comprendre comment appliquer et exécuter cette loi. Le plus simple serait donc que la même personne se charge à la fois de l'écriture et de l'application des lois. Mais ce serait contredire de manière tout à fait inacceptable les principes de la séparation des pouvoirs, décrits à la même époque par Montesquieu.

Rousseau craint absolument tout conflit d'intérêt, et notamment les cas où des affaires personnelles prendraient le pas sur les activités publiques. Il est en revanche plus indulgent envers le gouvernement et les abus possibles du gouvernement. Entre les deux, le plus grand danger est pour Rousseau sans conteste la corruption du législateur, comme il l'explique parfaitement dans le Chapitre 4 de son ouvrage :

 

Celui qui fait la loi sait mieux que personne comment elle doit être exécutée et interprétée. Il semble donc qu'on ne saurait avoir une meilleure constitution que celle où le pouvoir exécutif est joint au législatif : mais c'est cela même qui rend ce gouvernement insuffisant à certains égards, parce que les choses qui doivent être distinguées ne le sont pas, et que le prince et le souverain, n'étant que la même personne, ne forment, pour ainsi dire, qu'un gouvernement sans gouvernement.
Il n'est pas bon que celui qui fait les lois les exécute, ni que le corps du peuple détourne son attention des vues générales pour les donner aux objets particuliers. Rien n'est plus dangereux que l'influence des intérêts privés dans les affaires publiques, et l'abus des lois par le gouvernement est un mal moindre que la corruption du législateur, suite infaillible des vues particulières. Alors, l'état étant altéré dans sa substance, toute réforme devient impossible. Un peuple qui n'abuserait jamais du gouvernement n'abuserait pas non plus de l'indépendance ; un peuple qui gouvernerait toujours bien n'aurait pas besoin d'être gouverné.

Jean-Jacques Rousseau - Du Contrat social ou Principes du droit politique - Livre III, Chapitre 4. – De la démocratie.

 

 

 


Du Contrat social
de Jean-Jacques Rousseau
fut publié en 1762
 

>> Un gouvernement concrètement impossible : les raisons pratiques

 

Rousseau fait une lecture très stricte du mot "Démocratie", qui implique que l'ensemble des citoyens soient réunis par exemple pour faire les lois. Il n'y a pas de représentation possible dans cette vision stricte de la démocratie : tous les citoyens doivent être présents et participer. Autrement, ce n'est pas une véritable démocratie, d'autant que cette nouvelle administration, cette nouvelle façon de gouverner par commissions, ou par représentations, conduirait à des dérives inévitables comme le montre l'expérience.

D'où au moins 6 limites matérielles évidentes qui font s'écrouler le rêve d'une démocratie sur Terre :

  1. Limite de temps : le peuple n'est pas constamment disponible.
  2. Limite de lieu : l'état ne doit pas être trop grand, si l'on veut rassembler le peuple entier.
  3. Limite des cas particuliers : le peuple se perdrait à vouloir régler tous les cas particuliers, qui sont une multitude, voire infinis ; cela suppose que le peuple se contente des principes généraux et donc d'une "grande simplicité de mœurs".
  4. Limite des inégalités : le peuple, en fonction de son rang et de la loi, doit être très égal. -> Voir ce que Rousseau entend par égalité.
  5. Limite du luxe : le luxe est une conséquence inévitable de la richesse, et gangrène à la fois les riches et les pauvres.
  6. Limite des guerres : la démocratie, parce qu'il s'agit d'un système qui se renouvelle et s'adapte sans cesse, qui fait constamment place au débat, est particulièrement sujette aux guerres civiles et aux conflits internes.

 

À prendre le terme dans la rigueur de l'acception, il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais. Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l'on voit aisément qu'il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l'administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent tôt ou tard la plus grande autorité, ne fût-ce qu'à cause de la facilité d'expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D'ailleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement, un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, et où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres ; secondement, une grande simplicité de mœurs qui prévienne la multitude d'affaires et de discussions épineuses ; ensuite beaucoup d'égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l'égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l'autorité ; enfin peu ou point de luxe, car ou le luxe est l'effet des richesses, ou il les rend nécessaires ; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion.

Jean-Jacques Rousseau - Du Contrat social ou Principes du droit politique - Livre III, Chapitre 4. – De la démocratie.

 

>> La démocratie n'est pas source de tout repos

 

Ce chapitre est également l'occasion pour Rousseau de rappeler un point important : la démocratie est faite d'agitation, d'inquiétude, de changement. Elle est dangereuse, et elle demande une vigilance constance. C'est pourquoi tout citoyen d'une démocratie aurait à se répéter à vivre selon le principe : "Malo periculosam libertatem quam quietum servitium", ce qui peut se traduire par : "Mieux vaut la liberté et les dangers que la paix qui rend esclave".

Voilà pourquoi un auteur célèbre a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu ; mais, faute d'avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n'a pas vu que l'autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué, plus ou moins, il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu'il n'y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu'il n'y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C'est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s'armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son cœur ce que disait un vertueux palatin dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium.
S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.

Jean-Jacques Rousseau - Du Contrat social ou Principes du droit politique - Livre III, Chapitre 4. – De la démocratie.

 

 

+ d'articles sur Jean-Jacques Rousseau :

  1.  3 sortes d'éducation, but et origines - Jean-Jacques Rousseau
  2.  Résumé du 1er livre du Contrat social de Rousseau
  3.  La Famille, la plus ancienne des sociétés - Rousseau
  4.  Un état de nature chez Rousseau ?
  5.  La plus utile et importante règle pour élever un enfant - Jean-Jacques Rousseau
  6.  La meilleure législation au monde ? La devise française ! - Rousseau

 

-> Culture générale : la Démocratie <-

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : Rousseau, démocratie, gouvernement, forme de gouvernement, critique - aucun commentaire


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