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L'amour - Cantique des cantiques

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 22 août 2018

01 LE CANTIQUE DES CANTIQUES. De Salomon. ELLE

02 Qu’il me donne les baisers de sa bouche : meilleures que le vin sont tes amours !

03 Délice, l’odeur de tes parfums ; ton nom, un parfum qui s’épanche : ainsi t’aiment les jeunes filles !

04 Entraîne-moi : à ta suite, courons ! Le roi m’a fait entrer en ses demeures. CHŒUR En toi, notre fête et notre joie ! Nous redirons tes amours, meilleures que le vin : il est juste de t’aimer ! ELLE

05 Noire, je le suis, mais belle, filles de Jérusalem, pareille aux tentes de Qédar, aux tissus de Salma.

06 Ne regardez pas à ma peau noire : c’est le soleil qui m’a brunie. Les fils de ma mère se sont fâchés contre moi : ils m’ont mise à garder les vignes. Ma vigne, la mienne, je ne l’ai pas gardée…

07 Raconte-moi, bien-aimé de mon âme, où tu mènes paître tes brebis, où tu les couches aux heures de midi, que je n’aille plus m’égarer vers les troupeaux de tes compagnons. CHŒUR

08 Si tu ne le sais pas, ô belle entre les femmes, va dehors sur les traces du troupeau et mène paître tes jeunes chèvres vers les tentes des bergers. LUI

09 Cavale attelée aux chars de Pharaon, ainsi tu m’apparais, ô mon amie !

10 Quel charme, tes joues entre tes boucles, ton cou entre les perles !

11 Nous te ferons des boucles d’or, incrustées d’argent. ELLE

12 Quand le roi est dans ses enclos, mon parfum répand sa bonne odeur.

13 Mon bien-aimé, pour moi, est un sachet de myrrhe : entre mes seins, il passera la nuit.

14 Mon bien-aimé, pour moi, est un rameau de cypre parmi les vignes d’Enn-Guèdi. LUI

15 Ah ! Que tu es belle, mon amie ! Ah ! Que tu es belle : tes yeux sont des colombes ! ELLE

16 Ah ! Que tu es beau, mon bien-aimé : tu es la grâce même ! La verdure est notre lit ;

17 les cèdres forment les poutres de notre maison et les cyprès, nos lambris.

 

Chant d'amour, le Cantique des cantiques figure dans la Bible. Il est un hymne à l'amour, que ce soit de l'homme vers Dieu, de Dieu vers l'homme, ou de l'être humain vers l'être humain.

Car si l'amour du prochain prévaut, nécessairement l'amour de deux amoureux porte cette amitié forte pour le prochain. En effet, l'amitié est à la racine de l'amour. Si l'on y ajoute une transcendance, alors l'amour véritable prend tout son sens.

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Le cœur du Ventre de Paris - Emile Zola

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 mai 2018

Le Ventre de Paris, publié en 1873, offre avec abondance des descriptions de la ville de Paris.

En voici une, relevée au chapitre 1 :

« Maintenant il entendait le long roulement qui partait des Halles. Paris mâchait les bouchées à ses deux millions d’habitants. C’était comme un grand organe central battant furieusement, jetant le sang de la vie dans toutes les veines. Bruit de mâchoires colossales, vacarme fait du tapage de l’approvisionnement, depuis les coups de fouet des gros revendeurs partant pour les marchés de quartier, jusqu’aux savates traînantes des pauvres femmes qui vont de porte en porte offrir des salades, dans des paniers. »

Émile Zola. Le ventre de Paris.

 

Les Halles de Paris y sont le lieu clé. Elles apparaissent monstrueuses, et deviennent presque une personne à part entière, ou comme mis en gras ci-dessus, un cœur vivant.

Comme le titre de l'ouvrage l'indique, le marché et les nourritures y sont très présents. Ici, on aimera la disproportion présentée par Zola : discuter un quart d'heure pour un sou.

« Du pavillon à la chaussée, le va-et-vient des hottes s’animait, au milieu des têtes cognées, des mots gras, du tapage des voix s’enrouant à discuter un quart d’heure pour un sou. Et Florent s’étonnait du calme des maraîchères, avec leurs madras et leur teint hâlé, dans ce chipotage bavard des Halles. »

Émile Zola. Le ventre de Paris.

 

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Comment Schopenhauer renvoie les philosophes sur l'amour

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 mai 2018

 

Schopenhauer est un penseur indépendant.

Il le prouve une fois de plus en écartant tour à tour les conceptions philosophiques de l'amour de ses prédécesseurs.

Sont ainsi évacuées les analyses de (les noms ont été mis en gras dans le texte) :

  • Platon
  • Rousseau
  • Kant
  • Platner
  • Spinoza

Ce sont autant d'auteurs vers qui nous vous renvoyons pour creuser davantage ce thème de l'amour.

On ne peut donc douter, d'après les faits que je viens de rappeler, ni de la réalité ni de l'importance de l'amour ; aussi, au lieu de s'étonner qu'un philosophe n'ait pas craint, pour une fois, de faire sien ce thème éternel des poètes, devrait-on s'étonner plutôt qu'une passion qui joue dans toute la vie humaine un rôle de premier ordre n'ait pas encore été prise en considération par les philosophes et soit restée jusqu'ici comme une terre inexplorée. Celui qui s'est le plus occupé de la question, c'est Platon, surtout dans le Banquet et le Phèdre : mais tout ce qu'il avance à ce sujet reste dans le domaine des mythes, des fables et de la fantaisie, et ne se rapporte guère qu'à la pédérastie grecque. Le peu que dit Rousseau sur ce point dans le Discours sur l'inégalité est faux et insuffisant. Kant traite la question, dans la troisième section de son écrit Sur le sentiment du beau et du sublime ; mais son analyse est superficielle, faute de connaissance du sujet, et se trouve ainsi en partie inexacte. Quant à l'examen qu'en fait Platner dans son Anthropologie (§§ 1347 et suiv.), chacun le trouvera faible et sans profondeur. La définition de Spinoza mérite d'être rapportée pour son extrême naïveté, ne serait-ce que par plaisir : « Amor est titillatio, concomitante idea causæ externæ. » [L'amour est un chatouillement, accompagné de la représentation d'une cause extérieure] (Éthique, IV, proposit. XLIV, dem.) On voit que je n'ai ni à me servir de mes prédécesseurs, ni à les combattre. Le sujet s'est de lui-même imposé à moi et est venu prendre place dans l'ensemble de ma conception du monde. Je ne peux guère compter d'ailleurs sur l'approbation de ceux mêmes que cette passion domine et qui cherchent à exprimer la violence de leurs sentiments par les images les plus sublimes et les plus éthérées : ma conception de l'amour leur paraîtra trop physique, trop matérielle, si métaphysique et si transcendante qu'elle soit au fond. Qu'ils veuillent bien considérer au préalable que l'objet chéri qui leur inspire aujourd'hui des madrigaux et des sonnets, s'il était né dix-huit ans plus tôt, aurait à peine obtenu d'eux un regard.

Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, Chapitre « XLIV : MÉTAPHYSIQUE DE L'AMOUR »

 

 

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