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Le CRIT 2014 pour les Sciences Po n'aura pas lieu

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 17 mars 2014

Le CRIT, qui concerne les IEP de Province et Sciences Po Paris n'aura pas lieu en 2014.

En effet, la direction de Sciences Po Rennes ainsi que la mairie de Rennes, ville où devait avoir lieu la compétition, n'ont pas désiré concrétiser le projet.

En 2013, le CRIT a eu lieu à Bordeaux. Ne pas organiser le CRIT est une première depuis sa création, il y a une trentaine d'années.

Les organisateurs ont expliqué : « A neuf semaines de l’événement, nous faisons face à des échéances financières importantes auprès de nos partenaires ([...] hôtels, le restaurant universitaire, les soirées, etc.) et, sans garantie de la Mairie et avec un avis défavorable de sa part, il nous est impossible d’engager des dépenses aussi conséquentes »

 

-> Si vous ne savez pas encore ce qu'est le CRIT de Sciences Po, cette fameuse compétition sportive

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I. B. L'esclavage pour s'affranchir du travail

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 02 mars 2014

Cours sur le travail. Chapitre 1 - Le travail entre mythes et croyances.

 

I. Le travail, une terrible nécessité

 


A. Le travail s'oppose au loisir

 

 

B. L'esclavage pour s'affranchir du travail

 

Aristote ouvre le Livre Ier de la Politique en expliquant d'une part, que la différence entre homme libre et homme esclave est naturelle. D'autre part, que les esclaves sont utiles, et il en explique le rôle.

 


Aristote
« C'est là aussi la loi générale qui doit nécessairement régner entre les hommes. Quand on est inférieur à ses semblables autant que le corps l'est à l'âme, la brute, à l'homme, et c'est la condition de tous ceux chez qui l'emploi des forces corporelles est le seul et le meilleur parti à tirer de leur être, on est esclave par nature. Pour ces hommes-là, ainsi que pour les autres êtres dont nous venons de parler, le mieux est de se soumettre à l'autorité du maître ; car il est esclave par nature, celui qui peut se donner à un autre ; et ce qui précisément le donne à un autre, c'est qu'il ne peut aller qu'au point de comprendre la raison quand un autre la lui montre ; mais il ne la possède pas par lui-même.
Les autres animaux ne peuvent pas même comprendre la raison, et ils obéissent aveuglément à leurs impressions. Au reste, l'utilité des animaux privés et celle des esclaves sont à peu près les mêmes : les uns comme les autres nous aident, par le secours de leurs forces corporelles, à satisfaire les besoins de l'existence. La nature même le veut, puisqu'elle fait les corps des hommes libres différents de ceux des esclaves, donnant à ceux-ci la vigueur nécessaire dans les gros ouvrages de la société, rendant au contraire ceux-là incapables de courber leur droite stature à ces rudes labeurs, et les destinant seulement aux fonctions de la vie civile, qui se partage pour eux entre les occupations de la guerre et celles de la paix. (...)

    Quoi qu'il en puisse être, il est évident que les uns sont naturellement libres et les autres naturellement esclaves, et que, pour ces derniers, l'esclavage est utile autant qu'il est juste. »

 

Aristote, La Politique, Livre I



 En effet pour Aristote, est juste ce qui est conforme à la nature, ce qui est dû à chacun. L'esclavage rend possible l'exercice de la démocratie par les citoyens. Tandis que ces derniers votent et font les lois, les esclaves peuvent assurer la subsistance de la cité.


Le travail envisagé comme une nécessité se révèle cependant un précieux moyen pour l'homme de surmonter la nature, et même de se réaliser pleinement, en tant que vocation pour satisfaire Dieu.

 


II. Le travail permet à l'homme de s'accomplir

A. Le travail permet aux hommes de survivre et de progresser
B. La vocation au travail

 

 

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Comprendre les scandales de la NSA pour les nuls

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 21 octobre 2013

La NSA, l'Agence de sécurité nationale américaine aurait produit 70,3 millions enregistrements à partir des données téléphoniques de Français entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013. Jean-Marc Ayrault s'est dit « profondément choqué », et a rajouté que « des initiatives s'imposent et elles seront prises ».

>> Résumé : qu'est-ce que la NSA ?

La NSA est la National Security Agency. Elle est affiliée au Département de la Défense des Etats-Unis. Sa principale activité est le renseignement informatique, et la sécurité de l'information. La NSA a été créée le 4 novembre 1952, mais de manière secrète. L'existence de cette organisation n'a été reconnue qu'en 1957, si bien que les journalistes l'ont surnommée la « No Such Agency », c'est-à-dire « il n'y a pas de telle agence ».

Pourtant, la NSA joue un rôle majeur aux Etats-Unis. Pour en donner une idée, son budget est estimé à 15 millards de dollars américains, soit plus que la CIA (agence connue de renseignement fondée en 1947) dont le budget était estimé à 10 milliards de dollars américains la même année.

Leur mission est indiquée sur leur site internet : "The NSA/CSS core missions are to protect U.S. national security systems and to produce foreign signals intelligence information."

NSA

>> Résumé de comment la NSA espionne le monde

Edward Snowden, citoyen américain employé à la CIA et à la NSA décide de dénoncer « le plus vaste programme de surveillance arbitraire de l'histoire humaine », grâce à des milliers de documents secrets qu'il a téléchargés.

Edward Snowden contacte alors plusieurs journalistes, en prenant soin d'avoir une conversation cryptée. Les premiers documents sont publiés : ainsi le Guardian révèle que l'opérateur téléphonique Verizon donne à la NSA des informations sur les données téléphoniques de millions d'Américains.

Le programme Prism est encore plus vaste : les services secrets des Etats-Unis, et notamment la NSA, ont accès depuis décembre 2007 aux données de 9 grandes entreprises d'Internet, parmi lesquelles Google, Microsoft, Facebook, Apple (ce qui inclut Skype, Gmail, Youtube, etc.).

Un autre programme, Upstream, établi en lien étroit avec les services secrets britanniques Government Communications Headquarters récupère toutes les données qui transitent par internet et les câbles sous-marins, qui constituent 99% du trafic des communications.

C'est à partir de ces immenses bases de données que les services secrets des Etats-Unis peuvent tout connaître des internautes. Ils connaissent selon les révélations d'Edward Snowden : tous les mails, tous les mots-clés tapés, tous les sites internet visités.

>> Résumé des scandales de la NSA

Tous ces programmes ont donc pour but la lutte contre le terrorisme. Cela aurait permis de repérer trois cents individus terroristes depuis 2008 selon les documents de présentation qui vantent l'usage de ces programmes.

Mais les services secrets des Etats-Unis et du Royaume-Uni s'en seraient aussi servi pour espionner les pays alliés. Le Brésil aurait également été victime de cet espionnage.

Ainsi d'après les documents de Snowden, au G20 de Londres en 2009 ont été espionnés notamment les ordinateurs de diplomates et de chefs d'Etat par le GCHQ (services secrets britanniques). La NSA elle a placé des des mouchards dans les locaux de la représentation de l'Union à Washington, et a également mis sous surveillance la délégation de l'Union Européenne à l'ONU, et le Conseil de l'Union européenne à Bruxelles.

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Spinoza et la connaissance (propositions XXVI et XXVII)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 01 mai 2013

Spinoza, en particulier dans deux propositions de son ouvrage Ethique, mène une réflexion sur le thème de la connaissance, l'entendement et l'expérience.

>> Propositions XXVI et XXVII de Spinoza

Spinoza
Spinoza


Proposition XXVI
"L'Ame ne perçoit aucun corps extérieur comme existant en acte, si ce n'est par les idées des affections de son propre corps."

Proposition XXVII
"L'idée d'une affection quelconque du Corps humain n'enveloppe pas la connaissance adéquate du Corps humain lui-même."

 

>> Explications sur ces propositions de Spinoza

Ces deux propositions servent de fondement à la science des choses particulières s'appuyant sur l'expérience (représentation sensible), qui fait concevoir, comme possible d'abord, l'existence de certains modes et incite l'entendement à former les idées de certaines essences.

Il ne s'ensuit pas que nous puissions tout connaître ou que tout ce que nous croyons être soit réellement.

Le rationalisme de Spinoza n'est pas celui de certains savants prêts à croire que toute réalité paraissant donnée est une vérité éternelle.



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La critique de la justice par Kafka

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 avril 2013

 

Le Procès est un livre publié en 1925 à titre posthume, écrit par Kafka.

 

=> Télécharger et lire gratuitement l'ebook Le Procès - Kafka.

 

I. L'absurdité de la justice

 

Le livre de Kafka est assurément complexe et subtil, et les auteurs qui ont tenté d'en saisir toute la pensée n'ont pas épuisé toute la portée de l'oeuvre.

 

Cependant, l'aspect le plus direct que révèle cet ouvrage est une critique du judiciaire, de la bureaucratie qui l'entoure, donnant finalement son nom au livre : Le Procès.

En effet, il est question dans ce récit d'un homme appelé "Joseph K." qui est accusé et convoqué devant la justice, pour un motif inconnu.

 

"Pourquoi serais-je donc arrêté ? Et de cette façon, pour comble ?

- Voilà donc que vous recommencez ! dit l'inspecteur en plongeant une tartine beurrée dans le petit pot de miel. Nous ne répondons pas à de pareilles questions."

Chapitre I, Le Procès - Kafka

 

Tout au long du livre, Joseph K. doit se défendre pour un procès dont il ne connaît pas la cause. En parlant de l'organisation judiciaire :

"Et maintenant le sens, messieurs, de cette grande organisation ? C'est de faire arrêter des innocents et de leur intenter des procès sans raison et, la plupart du temps aussi - comme dans mon cas - sans résultat."

Kafka

Chapitre III, Le Procès - Kafka

 

Mais avoir ce procès, sans même savoir pourquoi, serait déjà la reconnaissance d'une culpabilité.

"A te voir, on croirait presque [que tu veux vérifier] le proverbe : "Avoir un pareil procès c'est déjà l'avoir perdu." "

Chapitre VI, Le Procès - Kafka

 

II. La justice irresponsable et incompétente

 

Cette absurdité se double de passages sur la lourdeur de la bureaucratie. Par exemple lors de son premier interrogatoire,le juge d'instruction se trompe en parlant de l'accusé :

"Voyons donc, dit le juge d'instruction en tournant les feuilles du registre et en s'adressant à K. sur le ton d'une constatation ; vous êtes peintre en bâtiments ?

- Non, dit K., je suis le fondé de pouvoir d'une grande banque."

Chapitre III, Le Procès - Kafka

 

Les hommes de justice sont aussi représentés comme complétement désintéressés de leur fonction, irresponsables. Ainsi Joseph K. s'étonne lorsqu'il consulte les livres utilisés par le juge lors de son procès :

"K. n'en feuilleta pas davantage ; il se contenta d'ouvrir le second livre à la page du titre ; il s'agissait là d'un roman intitulé Tourments que Marguerite eut à souffrir de son mari.

"Voilà donc, dit K., les livres de loi que l'on étudie ici ! Voilà les gens par qui je dois être jugé !" "

Chapitre IV, Le Procès - Kafka

 

III. Le sens de la justice et la liberté

 

 

Le livre invite constamment à s'interroger sur le sens de la justice, à l'instar de l'abbé qui apparaît au chapitre IX :

"J'appartiens donc à la justice, dit l'abbé. Dès lors, que pourrais-je te vouloir ? La justice ne veut rien de toi. Elle te prend quand tu viens et te laisse quand tu t'en vas."

Chapitre IX, Le Procès - Kafka

 

Ainsi, tout en préparant le procès, Joseph K. est laissé en liberté ; mais cette liberté se révèle finalement comme une peine en elle-même.

"Et il devait travailler pour la banque ! Il regarda son bureau. Il fallait faire introduire des clients et discuteur maintenant avec eux ? Pendant que son procès continuait, pendant que là-haut, dans le grenier, les employés de la justice restaient penchés sur le dossier de ce procès, il lui fallait régler les affaires du service ? N'était-ce pas une espèce de supplice approuvé par le tribunal comme complément du procès ?"

Chapitre VII, Le Procès - Kafka

 




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