Réussir Sciences Po

 

 

 

-> Echangez vos fiches avec les étudiants Sciences Po
(Gratuit, +300 fiches disponibles)

-> Faites vous corriger des copies pour préparer le concours Sciences Po
(Gratuit, +100 copies déjà corrigées)

Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

Résumés d'ouvrages et de livres

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 novembre 2016

Le savoir, c'est des livres. Toute l'histoire du savoir s'est construite depuis le IVe siècle avant Jésus-Christ à partir des livres. Ce sont ces livres que nous vous proposons d'explorer. Tout le monde n'a pas forcément le temps de les lire in extenso, mais tout le monde se doit d'y avoir jeté un coup d'oeil, de les connaître, de les comprendre. C'est une formidable source pour enrichir son patrimoine culturel personnel, pour enrichir sa culture générale, pour développer soi-même une réflexion.

 

Résumés de livres en philosophie :

 

Résumés de livres de société :

 

Résumés de livres parus dans l'actualité politique :

 

Résumés de livres en économie :

 

-> Biographies <-

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : résumés, commentaires, culture générale, comprendre, explications, analyse, auteurs, ouvrages, zemmour, trierweiler, descartes, économie, philosophie, politique, actualité - 2 commentaires


Sujet corrigé - "Les croyances dogmatiques" - Tocqueville, De la démocratie en Amérique

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 octobre 2016

Ce sujet est notamment tombé à l'épreuve de philosophie du bac 2015. Voir tous les sujets du bac 2015.

 

Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d'objet ; mais on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-à-dire d'opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n'est pas probable qu'un grand nombre d'hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.
Or, il est facile de voir qu'il n'y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt n'y en a point qui subsistent ainsi; car, sans idées communes, il n'y a pas d'action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social. Pour qu'il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales; et cela ne saurait être, à moins que chacun d'eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites.
Si je considère maintenant l'homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables.

Tocqueville, extrait du livre De la démocratie en Amérique

 

=> LISEZ cet extrait dans son contexte : CHAPITRE II - De la source principale des croyances chez les peuples démocratiques

 

>> Contexte

Alexis de Tocqueville, né en 1805 dans une famille aristocratique de Normandie, fait des études de droit, puis est juge auditeur à Versailles. C'est à regret qu'il assiste au coup d'état du monarque Louis-Philippe. En partie pour s'éloigner de ce régime, il part étudier le système pénitentiaire américain. Il parcourt donc les Etats-Unis pendant 9 mois, qui seront autant de temps consacré, à comprendre le régime démocratique et ses mécanismes, dont il fera un ouvrage : De la démocratie en Amérique, sorti en deux tomes, respectivement en 1835 et 1840.

 

>> Explications pas à pas du texte

 

Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d'objet ; mais on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-à-dire d'opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter.

Tocqueville donne ici sa définition ce qu'est une croyance dogmatique : "opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter.". Ce sont des discours que les hommes tiennent pour acquis sans y réfléchir. Il lui attribue deux caractéristiques essentielles : elles sont polymorphes, c'est-à-dire qu'elle ont différentes formes, qu'elle peuvent changer, se muter ; et deuxième caractéristique, il n'est pas possible de supprimer définitivement ces croyances dogmatiques : il y en aura toujours.

 

Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n'est pas probable qu'un grand nombre d'hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.

Cette réflexion, par laquelle Tocqueville imagine un homme qui s'isolerait pour se faire son propre avis et réfléchir uniquement par lui-même, fait écho à l'œuvre de Descartes, le Discours de la méthode, dans laquelle précisément Descartes cherche par lui-même à trouver une vérité, en s'affranchissant pour un temps des auteurs qu'ils a si longtemps étudiés.


Or, il est facile de voir qu'il n'y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt n'y en a point qui subsistent ainsi; car, sans idées communes, il n'y a pas d'action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social.

Le ciment du corps social, pour Tocqueville, est un projet, une idée commune. C'est une croyance commune qui relie les hommes en eux, qui en font un corps social véritablement. Ces idées communes sont donc essentielles pour une société comme Tocqueville va l'expliquer :

 

Pour qu'il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales; et cela ne saurait être, à moins que chacun d'eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites.

Tcoqueville rend légitime une conception qui pourrait a priori nous choquer : il est bon est nécessaire que les hommes aient des croyances dogmatiques, des idées toutes faites. C'est par ce seul moyen que les hommes sont rassemblés et à même de se former en corps social. Chacun doit donc accepter des idées communes, toutes faites, qu'il n'a pas révisées par son propre jugement exclusif.

 


Si je considère maintenant l'homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables.

Tocqueville étend son raisonnement non seulement à l'échelle de la société, mais aussi à l'échelle individuelle, à l'échelle de l'homme. Ces croyances dogmatiques sont nécessairement pour se constituer en corps social, mais également pour vivre soi-même. L'homme est fait d'opinions toutes faites, qui lui sont essentielles pour continuer de vivre.

 

-> Le travail pour les Indiens d'Amérique selon Tocqueville

-> Analyse du lien entre démocratie et étude des sciences - Alexis de Tocqueville

-> Sujets en philosophie du bac 2015

 

-> Culture générale : la Démocratie <-

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : démocratie en amérique, tocqueville, extrait, corrigé, bac, 2015, baccalauréat, correction, sujet corrigé, explications, analyse - Aucun commentaire


Apprenez l'anglais en chansons !

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 06 juin 2016

Apprendre l'anglais en chansons, c'est possible !

Ce recueil de chansons est accompagné d'expressions anglaises pour améliorer votre langue en toute simplicité.


Adele est l'interprète de Rolling in the Deep

Vous retiendrez facilement ce nouveau vocabulaire anglais, grâce à des chansons bien connues.

 

Pour les chansons à venir, consultez régulièrement le blog Sciences Po, catégorie Langue Vivante !

 

-> Tous les articles pour vous aider en langue étrangère <-
-> 50 mots de liaison en anglais <-
-> 45 mots de liaison en allemand <-

 

 


 

 

Classé dans : Langue Vivante - Mots clés : anglais, chansons, paroles, explications, apprendre, expressions, typiques - Aucun commentaire


Correction du sujet Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 février 2016

Le sujet Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989) a été posé aux étudiants qui passaient le concours commun des IEP en 2015.

Avant tout, nous aimerions nous féliciter, avec toute la modestie possible, du succès de nos pronostics quant à ce sujet. Nous avions attribué trois étoiles, c'est-à-dire "Très probable, à savoir par coeur sur le bout des doigts" au thème Le Proche et le Moyen Orient depuis 1945, et au thème Guerre froide.

Si vous avez donc suivi nos conseils, vous avez toutes les chances d'avoir bien réussi ! Passons tout de suite à la correction, ou du moins une correction possible de ce sujet assez précis mais évidemment complexe.

 

Introduction - Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

 

Termes du sujet - Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

Tension : Situation d'équilibre précaire, de désaccord dans des relations entre personnes, entre groupes de personnes, entre collectivités, entraînant des risques de conflit, de crise, de rupture

Conflit : Lutte armée, guerre

Délimitations - Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

Délimitations géographiques

Elles étaient facilement identifiables, données par le sujet : Moyen et Proche-Orient, donc un champ géographique assez large.

Délimitations historiques

Elles étaient aussi données par le sujet, mais il s'agit de les affiner pour comprendre pourquoi ces bornes ont été choisies en particulier :

1948 : le 14 mai, l'Etat d'Israël est proclamé, et la première guerre israélo-arabe commence dès le lendemain. Doctrine Truman en 1947, puis Blocus de Berlin en 1948.

1989 : chute du mur de Berlin, fin de la guerre en Afghanistan, et après la fin de la guerre Irak-Iran (1980-1988).

 

Problématique - Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

Il s'agissait de trouver une problématique pour saisir l'évolution entre le sionisme du lendemain de la seconde Guerre mondiale, et les nombreux conflits qui en ont résulté, et qui en 1989 n'ont toujours pas trouvé de réponse.

Mais il fallait surtout rendre compte de la spécificité du sujet en montrant l'exploitation de ces tensions ou le rôle de ces tensions et conflits dans la Guerre froide, en quoi elles ont pu influer sur la Guerre froide ou réciproquement, en quoi la Guerre froide a pu influer sur ces tensions/conflits.

 

Développement - Tensions et conflits au Moyent-Orient et Proche-Orient pendant la Guerre froide (1948 - 1989)

 

Nous vous proposons une approche chrono-thématique, avec un plan en 2 parties. Ce choix est discutable, et nous vous invitons à proposer vos idées et vos plans en commentaires.

Il s'agit à travers chaque point développé par la suite de bien faire ressortir les enjeux identitaires, énergétiques, et démocratiques, vis-à-vis de la Guerre froide. Ces questions doivent transparaître à chaque étape de l'analyse.

 

I. La question israélo-arabe s'inscrit dans la logique guerrière de la Guerre froide (1948-1967)

A. Les prises d'indépendance au Moyen-Orient enjeux de la Guerre froide

  • David Ben Gourion, président de l'exécutif de l'Agence juive proclame l'Etat d'Israël le 14 mai 1948. -> Conséquences pour le Royaume-Uni qui avait un mandat, et pour l'ONU
  • 1ère guerre israélo-arabe (650 000 Israéliens)
  • Conférence de Bandung en 1955, qui montre la politique indépendantiste du Moyen-Orient, et notamment de l'Egypte, dont le rôle s'affirme par la Conférence de Belgrade en 1961.

 

B. De la crise de Suez à la guerre des Six Jours

  • Crise de Suez qui commence le 29 octobre 1956 -> Conséquences pour l'URSS, Etats-Unis, France, Royaume-Uni
  • Eclatement de la République Arabe Unie, naissance de l'OLP, parti BAAS
  • Guerre des Six Jours (5 au 11 juin 1967) et résolution de l'ONU (22 novembre 1967)

 

II. Les espoirs de paix au cours de la Guerre froide déçus aux Proche et Moyen-Orient (1967-1989)

A. Les tensions aux Proche et Moyen-Orient échappent au contrôle des puissances de la Guerre froide

  • Attaque syrienne et égyptienne contre Israël le 6 octobre 1973 : guerre du Kippour. -> Conséquences pour le monde, notamment à cause du choc pétrolier de 1973 provoqué par l'OPEP
  • Accords de Camp David le 17 septembre 1979 : traité de paix israélo-égyptien. -> Tentatives pour établir la paix des puissances de la Guerre froide.
  • Israël veut se protéger en s'arrogeant une bande de 10km à la frontière avec le Liban dès 1978. L'opération "Paix pour la Galilée" au Liban le 6 juin 1982 se solde par un échec pour Israël


B. Les révolutions au Moyen-Orient font reculer l'URSS et les Etats-Unis à la fin de la Guerre froide

  • En 1979, révolution islamique en Iran ; la même année Khomeiny (guide spirituel de la révolution islamique) retourne en Iran après 15 ans d'exil et proclame la République islamique d’Iran. -> Conséquences pour les Etats-Unis en difficulté
  • Saddam Hussein, redoutant Khomeini attaque l'Iran le 22 septembre 1980. Guerre Iran-Irak pendant 8 ans jusqu'en 1988 -> Conséquences pour les Etats-Unis
  • Première Intifada qui commence le 7 décembre 1987
  • Guerre d'Afghanistan 1979-1989 -> retrait des forces de l'URSS

 

Vous pouviez ouvrir cette dissertation d'histoire, en montrant les prémices de 1990 se font déjà sentir, année au cours de laquelle l'Irak envahit le Koweït. Or cette attaque semble s'inscrire dans une continuité de la Guerre froide, notamment avec l'intervention des Etats-Unis l'année suivante.

Nous espérons que vous aurez bien réussi, et nous vous invitons de nouveau à poster en commentaires de cet article vos plans, vos idées, et vos impressions sur ce sujet.

 

-> Sujets et corrigés Concours commun 1A IEP 2015

-> Comprendre le conflit israélo-palestinien : explications et chronologie

 

Classé dans : Histoire - Mots clés : correction, sujet, histoire, conflits, tensions, moyen-orient, proche-orient, 1948, 1989, chronologie, corrigés, explications, sujet, IEP, 2015 - 17 commentaires


Comprendre les élections en Allemagne

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 29 décembre 2014



Pour comprendre la politique et les élections en Allemagne seront étudiés :

I. Le rôle du chancelier et du parlement.
II. Le principe des élections en Allemagne.

Voir aussi : Allemagne : géographie et faits
 

I. Le chancelier est élu par le Bundestag

 


Le chancelier allemand est la figure politique qui possède le plus de pouvoir en Allemagne, de la même façon que le Président en France ou le Premier Ministre en Angleterre.

Le chancelier est élu par les députés à la majorité absolue de tous les membres du Parlement.

 

 

Bundestag
Le Bundestag


Le parlement est le Bundestag. (Bund : la fédération, Tag :  le jour, l'assemblée)

Les partis représentés au Bundestag sont les CDU/CSU, FDP, SPD, die Linke et die Grüne.

Les partis CDU et CSU ont quasiment les mêmes idées politiques, ils sont considérés ensembles. La seule différence est que le CSU est présent seulement en Bavière, tandis que le CDU est présent partout sauf en Bavière. Ils forment une "Fraktion" au Bundestag.

Les partis non représentés au Bundestag sont Piraten, AD, NPD, etc.

 

 

 

 

 

II. Principe des élections en Allemagne


1. Les élections


Ces élections ont lieu tous les quatre ans.

Il s'agit d'un système électoral au mode de scrutin proportionnel. L'objectif est d'avoir une assemblée avec des groupes d'élus dont les effectifs sont proportionnels à l'électorat.

Ce système est pourtant qualifié de mixte, car il mélange deux méthodes. Chaque électeur donne en effet deux votes :

- Il existe 299 circonscriptions électorales.
- Chaque circonscription élit deux députés.
- En principe, il y a donc 598 sièges de députés à remplir.


2. Le vote


Lors du scrutin, chaque électeur donne deux votes en même temps.

Le premier vote élit des députés selon une technique majoritaire.

Dans chacune des circonscriptions est élu un député (comme en France) en un seul tour. C'est celui qui obtient le plus de voix qui est élu (majorité relative).


Le second vote élit des députés selon une technique proportionnelle.

La deuxième voix porte sur un scrutin de listes. On vote pour une liste de candidats, qui appartiennent à un parti. C'est ce deuxième vote qui est fortement prédominant, c'est celui-ci qui répartit les sièges. L'ensemble des sièges est réparti en fonction de la proportion de ce « deuxième vote ».


3. Les résultats


Chaque parti a le droit à autant de sièges que ses résultats à l'élection. Par exemple, un parti qui obtient un tiers des voix a le droit à un tiers des sièges.

Il existe en revanche un seuil : un pourcentage de voix minimum qu'un parti doit atteindre pour avoir des sièges. Le seuil est fixé à 5% des voix. "Fünf-Prozent-Sperrklausel" (Klause : clause, Sperr : barrage, Fünf : cinq)

Un parti qui n'obtient pas 5% aux élections ne sera pas représenté au parlement sauf cas particulier : s’il obtient au moins 3 mandats directs.

Des députés supplémentaires : dans certains cas, le premier vote peut porter au parlement davantage de députés. Les députés élus directement, par le premier vote, mais dont la liste n’a pas été retenue par le deuxième vote, obtiennent quand même un siège au Bundestag. Ainsi en 2013, ils étaient 622 députés à siéger au parlement du Bundestag, soit 24 députés supplémentaires.



En conclusion, en Allemagne existe un système électoral à la proportionnelle personnalisé. "Personalisierte Verhältniswahl" (Wahl : élection).

 

Classé dans : Actualités, Langue Vivante - Mots clés : Allemagne, élections, législatives, comprendre, élections pour les nuls, 2013, Angela Merkel, pourquoi, comment, explications, CDU, CSU, Linke, Grüne, partis, Bundestag, éclaircir - Aucun commentaire


précédente page 2 sur 5 suivante »