Réussir Sciences Po

 

 

 

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III. A. Le travail de l'homme doit être en accord avec l'environnement

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 22 novembre 2013

 

III. Le travail face aux nouveaux défis de la nature

 

L'environnement devient un enjeu dès lors qu'il est compris comme une valeur de bien commun.

De multiples dangers dégradent l'environnement du fait de l'activité des hommes. Quelques exemples :

- Les transports : l'avion consomme 173 g/km de CO2 par voyageur, 150g/km pour les voitures individuelle.

- Les océans : l'acidification des océans a augmenté de 30% depuis le début de la révolution industrielle.

- Les déchets : 20 milliards de tonnes de déchets sont déversées chaque année dans les océans

- La biodiversité : plus d'un quart des espèces répertoriées par l'UICN seraient menacées d'extinction

- L'épuisement des ressources : les réserves mondiales de charbon sont estimées à 150 ans en fonction de la consommation actuelle.

 

A. Le travail de l'homme doit être en accord avec l'environnement

 

Alors que l'air, le milieu aquatique, mais aussi terrestre est affecté par le travail de l'homme, il convient de construire une éthique de l'environnement.

 

Les religions valorisent déjà les comportements en faveur de l'environnement. En évitant le gaspillage, en s'occupant de la nature, en la respectant, l'homme s'approche de la volonté de Dieu. Ainsi l'Islam recommande-t-il :

 

« Si la fin du monde venait à survenir alors que l’un d’entre vous tenait dans sa main une plante, alors s’il peut la planter avant la fin du monde, qu’il le fasse ! »

De même, la religion catholique prône le respect de la Création :

 

« Placer le bien de l'être humain au centre de l'attention à l'égard de l'environnement est en réalité la manière la plus sûre de sauvegarder la création »

Pape Jean-Paul II

 

La réflexion scientifique tend aussi à reconsidérer l'environnement. Le biologiste René Dubos (1901-1982) est à l'origine d'un Programme des Nations unies pour l'environnement. Par environnement, il ne s'agit plus seulement d'entendre ce qui est hors de l'espèce, mais aussi ce qui est propre à l'espèce.

 

« l'environnement doit être considéré au sens large, c'est-à-dire qu'il doit inclure non seulement le milieu inerte et vivant extérieur à l'espèce, mais aussi le milieu inerte et vivant qui lui est interne, c'est-à-dire la niche écologique que chaque espèce façonne et les membres qui la composent. Ainsi, vis-à-vis de son environnement, toute espèce doit-elle être considérée à la fois dans ses parties et son tout »

René Dubos

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : travail, défis, nature, environnement, transports, pollution, chiffres, charbon, biodiversité, religions, islam, Jean-Paul II, René Dubos, Bible, écologique - Aucun commentaire


I. 2. Le travail permet à l'homme d'étendre son emprise sur la nature

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 12 novembre 2013

 

2. Le travail permet à l'homme d'étendre son emprise sur la nature

 

La technique est spécifique à l'homme selon Aristote.

 

« Les animaux autres que l'homme vivent réduits aux images et aux souvenirs; ils ne participent que faiblement à la connaissance empirique [empeiria], tandis que le genre humain s’élève jusqu’à l’art [technè] et aux raisonnements. »

Aristote, Métaphysique, A, 980b-981a

 

 

René Descartes dans le Discours de la méthode constate que les connaissances peuvent apporter du bien à l'humanité. Dès lors il s'agit même d'un devoir pour l'homme de faire profiter ses semblables de son travail et de son savoir-faire. Ainsi René Descartes nous invite dans une forme célèbre à nous rendre « comme maîtres et possesseurs de la nature ».

 

« Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes Car elles mont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative, qu'on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. »

 

René Descartes, Discours de la Méthode, partie VI, 1637 (télécharger l'ebook gratuitement)

 

Cette volonté de posséder la nature, de la soumettre à la raison, s'oppose à un certain héritage antique qui pose la nature comme environnement idéal, permettant l'harmonie avec les hommes.

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : Descartes, méthode, Aristote, travail, emprise, nature, possesseurs, maîtres, environnement, technique, philosophie, culture générale, questions contemporaines, IEP, Sciences Po, 2014 - Aucun commentaire