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Résumé de Mai 68, pourquoi Mai 68, et slogans

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 25 juin 2016

Mai 68 fut un des événements les plus importants de la Ve République. Pourquoi Mai 68 fut-il aussi déterminant dans l'évolution de la société ?

Ce résumé de Mai 68 vous permettra de mieux comprendre les enjeux de cette crise, grâce à l'étude successive des points suivants :

 

  • Pourquoi Mai 68 : résumé de la révolution étudiante
  •  Le prolongement par la crise des ouvriers - Résumé de Mai 68
  • La généralisation de la crise - Résumé Mai 68
  • Contre Mai 68, les forces de l'ordre et le gouvernement réagissent
  • Conséquences de Mai 68
  • Slogans de Mai 68

 

>> Pourquoi Mai 68 : résumé de la révolution étudiante

 

I. Les germes des événements de Mai 68

 

Les années 1960 sont tout d'abord marquées par une explosion universitaire. En 1967, ils sont plus de 500 000 étudiants, soit 2,5 fois plus qu'il y a 7 ans.

Le 2 mai, l'université de Nanterre est fermée. Les étudiants qui y protestaient décident donc de se retrouver à la Sorbonne.

Le 3 mai 1968, la cour de la Sorbonne est occupée par plus de 400 manifestants. L'évacuation de force des policiers, normalement interdite en milieu universitaire, provoque l'escalade.

Le Premier Ministre Pompidou est parti le 2 mai, et ne revient que le 11 mai. Il prend alors des mesures d'apaisement, décide la réouverture de la Sorbonne et la libération des manifestants enfermés. Mais désormais les étudiants demandent bien plus, et bien autre chose que ces simples mesures.

 

1. Mouvements et syndicats étudiants

 

L'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) a perdu de importance entre 1960 et 1965. De 100 000 membres en 1960, ils ne sont plus que 30 000 à 50 000 membres en 1965. La proportion passe d'un étudiant sur 2 en 1960 à seulement un étudiant sur 10 en 1965. De plus, l'UNEF est privée de subvention publique en 1964.

L'Etat lui préfère la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), issue d'une scission avec l'UNEF en 1962, plus proche du gouvernement gaulliste.

L'UEC, Union des étudiants communistes, voudrait se soustraire de l'influence du Parti Communiste Français. (PCF)

De nombreux groupes, disparates, représentent d'autres mouvances, telles que l'extrême gauche, les trotskistes.

Le Mouvement du 22 mars trouve son origine dans l'occupation de la salle du conseil de la faculté pour protester contre l'arrestation de 5 ou 6 étudiants, après une manifestation organisée par le Comité Vietnam national, et parmi lesquels un étudiant appartenait aux JCR, Jeunesses communistes révolutionnaires.

Le Mouvement du 22 mars réunit ainsi plusieurs courants : la mouvance Jeunesses communistes révolutionnaires, les anarchistes libertaires, les pro-situationnistes*, des énervés et des inorganisés, ces derniers représentant la moitié des 142 occupants.

Il faut comprendre que la faculté de Nanterre, où commencent ces événements, est située en périphérie de Paris, où il n'y a aucun magasin ou quasi aucune activité : pas de cinéma, pas de restauration, etc. Le seul lieu où se retrouvent les étudiants est la cafétaria.

* L'internationale situationniste, IS : ce mouvement naît en 1957, après la critique des formes artistiques de l'époque. L'internationale situationniste gagne ensuite le champ politique, et remet en cause le capitalisme, la bureaucratie. Deux ouvrages majeurs, parus en 1967, marquent cette pensée : Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, de Raoul Vaneigem, et Société du spectacle de Guy Debord.

 

2. Les symboles révolutionnaires des années 60

 

A cette époque, c'est-à-dire au début des années 60, l'anticolonialisme marque les esprits, notamment des étudiants. Cet anticolonialisme se transforme en anti-impérialisme.

La guerre du Vietnam est l'occasion de protester contre cet impérialisme. C'est aussi l'époque de l'émergence de figures internationales, symboliques de l'engagement révolutionnaire  et de nouvelles idéologies : Hô Chi Minh, Fidel Castro, Che Guevara.

 

3. Le malaise des étudiants de l'époque

 

Le PCF et la CGT sont critiqués par trois mouvances : les groupes d'extrême gauche, les situationnistes, les maoïstes.

Le pamphlet De la misère en milieu étudiant, écrit en 1966, par des membres de l'Internationale situationniste joue un rôle dans l'agitation politique de ces années.

Les rapports hommes-femmes commencent à peine à devenir un enjeu politique, à devenir une question pour la société.

Selon l'expression de l'époque, un "malaise étudiant" s'installe. Il est aussi en partie dû à la réforme des universités. Les étudiants sont à cheval entre deux lois, deux systèmes universitaires : une loi jusqu'alors sélective, et une loi de démocratisation. C'est l'accès à l'université qui est en question.

Les adolescents de l'époque s'identifient dans de nouveaux modèles de jeunesse. L'émission Salut les copains, le film Pierrot le fou réalisé par Godard en sont des exemples.

 

II. L'éclatement de la crise étudiante

 

1. Les manifestations, la 1ère nuit des barricades

 

Au cours des mois de mai et juin 1968, près de 1100 manifestations ont lieu, en seulement 43 jours.

Les modalités de manifestations sont fortement variées selon les groupes, et selon les conditions géographiques.

La 1ère nuit des barricades est la nuit qui suit la manifestation du 10 mai. Cette manifestation avait été appelée par l'UNEF et le Mouvement du 22 mars.

Des barricades sont construites rue Gay-Lussac, mais sans avoir été commandée par les organisateurs de la manifestation. En fait, les cadres organisationnels ne maîtrisent pas les événements.

Ces derniers sont relayés par les médias, en particulier les voitures radio d'Europe 1 et RTL, contribuant à la dramatisation du conflit, et à en faire un enjeu national.

Les répressions contre ce mouvement ont lieu jusqu'à 5h30 du matin. Une solidarité se crée alors entre les manfiestants, l'opinion publique, et les syndicats ouvriers.

La radicalisation du mouvement semble porter ses fruits, puisque George Pompidou, premier ministre, cède aux 3 revendications des manifestants.

 

2. Les occupations et les comités d'action

 

Les occupations de locaux par les manifestants commencent le 11 mai 1968 au centre Censier. C'est au tour de la Sorbonne le 13 mai d'être occupée, lorsqu'elle est réouverte. A la Sorbonne, le comité d'occupation qui a pris le contrôle des lieux est l'objet de luttes d'influences, parmi les différents acteurs du mouvement.

Les comités d'action sont des groupes improvisés, par opposition à la bureaucratie. Ils sont particulièrement nombreux au cours de Mai 68. Les principes défendus sont parfois d'inspiration anarchiste ou marxiste. Leur combat est antiautoritaire, pour une démocratie directe, contre la hiérarchie et les institutions.

La question devant la multiplicité de ces comités d'action est celle de la coordination. Faut-il une coordination des comités d'action ? Le Mouvement d'Action Universitaire, MAU, qui fait partie des premiers comités d'action du "3 mai" est pour une coordination, qu'ils essaient de mettre en oeuvre dès le 5 mai. Le Mouvement du 22 mars y est quant à lui opposé. Il ne veut pas créer de nouveau une coordination par le haut.

Nous sommes tous des juifs et des allemands
Nous sommes tous des Juifs et des Allemands,
slogan de Mai 68 après la menace
d'expulser Cohn-Bendit du territoire
.
Cette affiche n'a pas été publiée par les Beaux-Arts,
trouvant une connotation raciste dans l'usage du mot juif.

 

3. Pourquoi les manifestations ?

 

Les revendications des manifestants concernent presque tous les domaines :

- Dénoncer la violence de l'Etat qui les réprimande

- Inventer une université critique et populaire

- essayer de joindre le mouvement ouvrier, les professionnels en grève, et les étudiants

- supprimer la bureaucratie et les systèmes hiérarchiques

- dénoncer les manoeuvres politiques et syndicales

- critiquer le capitalisme, la société de consommation et de spectacle, l'aliénation et l'exploitation

- libérer la créativité : c'est un thème déjà avant mai 68, avec les surréalistes, et qui trouve un prolongement dans la commission Culture et créativité du Mouvement du 22 mars.

- renouveler les formes d'éducation

- supprimer les cadres sociaux bourgeois

 

>> Le prolongement par la crise des ouvriers - Résumé de Mai 68

 

Il y eut en mai et juin 1968 plus de 7 millions de grévistes. Pourtant, ce qui est une des plus importantes manifestations du siècle n'a pas eu une place proportionnelle dans les mémoires.

 

I. La continuité par la révolution

 

1. Mouvement spontané ?

 

Face à la répression policière de la 1ère nuit des barricades du 10 au 11 mai, les ouvriers avancent la grève qu'ils avaient prévue au 13 mai. C'est un succès : 1 millions de grévistes sont revendiqués par les organisateurs (contre 200 000 pour la préfecture de police), la protestation gagne les milieux professionnels.

Le déclenchement de ces grèves a pu emprunté trois voies :

Soit la grève s'est faite à l'appel du syndicat, soit elle s'est faite spontanément mais en faveur des syndicats, cas gréquent, soit la grève a été spontanée mais aussi anti-syndicale, ce qui représente un cas mineur.

Les actions dont on se souvient sont celles des occupations d'usines. Pourtant ce phénomène n'est ni nouveau, ni majoritaire en mai 68.

 

2. Négocations de Grenelle

 

Les revendications furent aussi diverses qu'il y avait de sites de mobilisation. C'est pourquoi, pour traiter la question au niveau national, il fallut un travail de nationalisation de ces revendications.

La radicalisation de la crise a lieu le 22, lors de la reprise des manifestations par les étduaiants. Le 24 mai a lieu la 2e nuit des barricades. Le 25 mai, le Premier Ministre Pompidou ouvre les négociations au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle. Le choix du ministère n'est pas anodin, il s'agit de montrer que les enjeux sont sociaux et non politiques, et ainsi ne pas rappeler les manifestations de 1936.

Plusieurs mesures sont prises, comme le relèvement du SMIG de 35%, la hausse générale des salaires de 10%, en deux temps, et des mesures en faveur de la représentation générale. Cependant, les grévistes refusent ces conclusions lorsqu'elles leur sont présentées le 27 mai.

 

II. La pluralité des situations d'usine

 

1. Les particularités de chaque situation

 

Pour une part des grèves, il s'agissait en fait de profiter du mécontentement général, de la conjecture nationale, pour obtenir ce qu'ils n'avaient pu obtenir lors des précédents conflits. De fait, les situations locales sont relativement indépendantes les unes des autres.

Cette opposition entre le mouvement général et les particularités de chaque situation se retrouve aussi aux niveaux municipaux, départementaux, et même régionaux.

Les particularités se retrouvent même d'une usine à l'autre  au sein d'une même firme. L'usine Billancourt de Renault est un bon exemple en ce sens. Selon la région, les usines n'ont pas les mêmes revendications.

Cependant, en ce qui concerne les usines du secteur automobile, les manifestations suivent aussi le rythme de mai et juin 1968, elles sont au coeur en effet des stratégies des acteurs nationaux.

 

2. Les ouvriers se radicalisent

 

La radicalité ouvrière peut être découverte au prisme des grèves qui ont eu lieu dans les sites de Peugeot-Sochaux et Citroën-Javel.

Lors de la reprise des activités après la guerre, dans le cas de Peugeot-Sochaux, de nombreuses formes de violences et de brutalités sont recensées que ce soit contre les grévistes ou les non-grévistes.

Cependant dans ces usines une majorité de travailleurs n'a pas participé. Ils représentent pourtant une part importante des travailleurs, et par conséquent leur comportement est difficilement prévisible. C'est une population qui a suivi de loin les événements, liée à davantage d'autonomie dans leur profession et à une moindre "usinisation" selon l'expression de Bourdieu : les recrutements massifs opérés ont pour conséquence une moindre adhésion des recrutés.

Les nouveaux ouvriers, et les jeunes ouvriers fragilisent l'autorité des responsables, et sont plus sensibles à la radicalisation politique.

 

3. Les cloisons entre les groupes sociaux

 

Il n'y a pas de superposition entre les ouvriers et les syndicats. Sur le site Renault-Flins, tout est fait pour éviter la vitalité syndicale.

Mai 68 se caractérise aussi par la mobilisation de foyers improbables : des foyers conservateurs, mais aussi des foyers peu industralisés.

Les nouveaux acteurs de ces événements sont les OS : ouvriers spécialisés, et les immigrés. Les femmes ouvriers ont aussi un rôle en mai et juin 1968.

L'article de George Marchais pour L'Humanité, daté du 3 mai, a accrédité l'idée d'un rendrez-vous manqué entre les étudiants et les ouvriers, c'est-à-dire qu'ils n'auraient pas su unir leur force. Cela est pourtant faux à une échelle plus fine, davantage locale, où on observe que la rencontre a bien eu lieu.

Mai 68 a aussi pour effet d'accélérer le desserrement des cloisons sociales.

L'insubordination des nouveaux ouvriers, des jeunes ouvriers, est liée à une double évolution : la mutation antérieure du scolaire, et la transformation du recrutement ouvrier induite par la décentralisation industrielle.

 

>> La généralisation de la crise - Résumé Mai 68

 

La critique émanant de Mai 68 porte à la fois un esprit anti-autoritaire, et proteste contre la division verticale du travail ainsi que la division sociale horizontale.

 

I. Les professions artistiques

 

Les écrivains sont à l'avant-garde. Les hiérarchies y sont bousculées.

Concernant les architextes, l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts est un haut lieu de la contestation. Le décret Malraux le 6 décembre 1968 met fin à l'école unique parisienne qui contrôlait les écoles régionales.

L'occupation du théâtre de l'Odéon a lieu le 15 mai 1968, qui demeurait pourtant un symbole intouchable. Le lien entre théâtre et politique est repensé, les lieux servent la cause politique, et une remise en cause est faite des fondements de la décentralisation culturelle. La Déclaration de Villeurbanne s'insurge contre l'illusion et la mystification de la démocratisation culturelle : illusion parce qu'il subsite un "non-public", et mystification parce que seuls les textes classiques y sont joués, ce qui contribue à la culture bourgeoise.

 

II. Les autorités et la religion

 

Les magistrats sont concernés par la critique et les crises de reproduction. Le syndicat de la magistrature est créé le 8 juin 1968. Il s'agit pour ce syndicat d'alerter sur les effets sociaux des projets de lois, tout en tissant des liens avec les centrales ouvrières. Sont véhiculées des idées contre la hiérarchie et la bureaucratie. C'est aussi dans ces corps de métiers la rencontre entre deux générations.

La contestation vise de même la répartition hiérarchisée du savoir médical et la division sociale du travail sanitaire, représentée par l'opposition entre infirmières-techniciens-auxiliaires et médecins savants. Ces deux critiques sont mensées par le Centre national des jeunes médecins, créé en 1964, et le Comité d'action de santé.

La critique porte également sur la structure sanitaire : la population ne serait maintenue en état de travaille que pour produire et consommer.

 

Concernant la religion, les chrétiens ne participent que de manière limitée et mineure à mai 68. Toutefois, le poids des chrétiens engagés de mai 68 est plus important au sein même de l'Eglise. Jusqu'au 21 mai 68, il s'agit de justifier évangéliquement le devoir d'action. Le 21 mai 1968, un "appel aux chrétiens" est publié dans Témoignage chrétien, qui recueille la signature de nombreux protagonistes.

Les changements revendiqués par mai 68 sont portés davantage par les jeunes chrétiens contestataires et les jeunes séminaristes. Ceux-ci remettent en cause les liens hiérarchiques au sein de l'Eglise. L'évêque de Paris Mgr Marty a cette formule "Dieu n'est pas conservateur", qui compte tenu des implications qui peuvent en être tirées, fait parler en cette période. Le souffle nouveau de mai 68 est analysé alors dans la continuité de l'aggiornamento de Vatican II.

 

III. Le "rire de Mai" (expression de Pierre Bourdieu)

 

Mai 68 est l'occasion pour plusieurs catégories de personnes de faire entendre leur voix. C'est d'abord le cas de L'Union générale des aveugles et grands infirmes, et plus généralement des malades ; c'est ensuite le cas des immigrés. Michel de Certeau dit de Mai 68 : "on a pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789".

Mai 68 est aussi un soulèvement général contre la finitude du monde social. Le mouvement met en cause plusieurs rapports : légitime/illégitime, normal/déviant, possible/iimpossible, gouvernants/gouvernés. Dans ce dernier rapport, c'est tous les rapports de domination qui se jouent aussi : responsables syndicaux/travailleurs, décideurs/exécutants, créateurs/consommateurs, etc.

Pour K. Ross, c'est une "fuite face aux déterminations imposées par la société".

L'égalité est une valeur érigée contre l'autorité. Cette égalité transparaît dans le droit de parole accordé dans les comités d'action à chacun, dans la rencontre non-condescendante entre étudiants et ouvriers, dans les rapports des malades avec les personnes non-malades, des profanes avec les bons chrétiens.

 

>> Contre Mai 68, les forces de l'ordre et le gouvernement réagissent

 

I. Maintenir l'ordre

 

Avant Mai 68, les forces de l'ordre ont été pourvus de nouveaux armements dans le contexte de la répression contre les communistes dans les années 50, puis contre l'OAS au début des années 60. La sauvagerie policière risque de raviver le souvenir du drame du métro Charonne.

Pourtant, la violence policière est relative, même faible en comparaison de ce qui se passait lors de la guerre d'Algérie : l'objectif est la mise à distance, l'évitement du corps à corps.

Les dérapages qui ont pu avoir lieu ne sont jamais le résultat de consignes, d'une intention coordonnées, mais des relâchements par rapport aux liens hiérarchiques de la part des policiers.

Il est difficile alors de contrôler la multiplicité des forces sur le terrain, qui sont composés de plusieurs corps de l'Etat, et pas seulement de la police. Le gouvernement fait même semblant lors de mai 68 d'envisager l'intervention de l'armée.

 

Le flou au sommet de l'Etat n'aide pas à la résolution du conflit et à l'action des forces. Deux stratégies s'opposent : celle de Pompidou, premier ministre, qui est favorable à une dépolitisation du conflit, pacifique. Et celle du général De Gaulle, qui voudrait politiser la crise et en sortir par la mise en valeur du charisme de la personne présidentielle.

Ce n'est pas tant ce flou qui complique le contrôle des manifestations, mais surtout sa publicité, c'est-à-dire lorsque le public prend conscience de ces divergences au plus haut de l'Etat. Le préfet de police note un peu ne recevoir que très peu voire aucune consigne consigne entre le 2 et le 11 mai.

 

II. Les soutiens

 

Des soutiens s'organisent aussi en faveur du gouvernement.

L'extrême droite organise des défilés et des meetings à Paris.

Les Comités de défense de la République, créés à l'occasion, veulent soutenir l'action présidentielle, tandis que la contre-révolution se réunit aussi autour du gaulliste Jacques Baumel.

Il faut aussi compter la mobilisation de la FNEF, rivale de l'UNEF. Les intellectuels de droite s'engagent en faveur du gouvernement.

Ce dernier prépare une ligne de défense rhétorique, et fait des parallèles entre le mouvement de mai 68 et la mémoire de l'Occupation, ainsi qu'avec la guerre civile.

De Gaulle annonce le 30 mai dissoudre l'Assemblée nationale. Une grande manifestation s'organise le 30 mai 1968 : environ 400 000 personnes défilent à Paris. 83 autres manifestations ont lieu dans les autres départements en trois jours.

 

Les médias constituent un enjeu important de cette réaction. Le 23 mai, les radios périphériques sont privées du droit d'utiliser les fréquences qui leur avaient été attribuées.

A cette époque, la France compte 8 millions de postes de télévision. C'est dire l'importance de l'ORTF, qui couvre les événements de mai 68, mais de façon très partiale, en faveur du gouvernement.

C'est pour ces problèmes d'objectivité qu'une grève est organisée dans le personnel le 17 mai, et une autre des journalistes le 25 mai, qui échouent toutes deux au bout du compte.

 

III. La gauche

 

La FGDS, Fédération de la gauche démocrate et socialiste, regroupe à la fois la SFIO, le parti radical et la Convention des institutions républicaines. Or la FGDS est toujours en décalage lors de cette crise de mai 68. Il n'est d'aileurs pas rare qu'elle soit comptée comme un des auxiliaires bourgeois.

A cet égard, François MItterrand, un an après les événements, analyse l'idéologie des étudiants leaders comme "du Poujade savant".

Le SFIO se rapproche du légalisme, tandis que la CIR développe des liens intéressés avec le mouvement étudiant. Les rapports avec le PCF sont ceux d'associés mais rivaux à la fois.

François Mitterrand cherche à capter le mécontentement à son profit, mais c'est un échec : à la fin du mois de juin 1968, la FGDS a perdu la moitié de ses électeurs.

 

Le PCF essaie tant bien que mal de maîtriser le mouvement, qui se développe sans son impulsion. Tandis que Georges Marchais dénonce le 3 mai "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et les "faux révolutionnaires", le 7 mai le PCF reconnaît la "légitimité du mouvement étudiant".

En fait, le PCF cherche au long de la crise de mai 68 à garder un lien minimal avec le mouvement, tout en en réduisant la portée et l'impact. Ces hésitations politiques ne sont pas sans causer des contestations au sein même du PCF sur la conduite à tenir.

 

>> Conséquences de Mai 68

 

I. Le retour au jeu politique

 

Le charisme présidentiel, incarné par De Gaulle, se transforme après mai 68 en gaullisme partisan. Le prestige de la personne présidentielle a perdu de son éclat.

Pompidou à l'occasion de la crise de Mai 68 prend de l'importance vis-à-vis de De Gaulle. Il revient le 12 mai, prononce un discours salué le 14 mai à l'Assemblée nationale,

Il existe alors plusieurs interprétations pour comprendre la disparition de De Gaulle à Baden Baden le 29 mai, que ce soit pour vérifier ses soutiens militaires, ou pour se mettre en retrait de la vie politique.

De Gaulle ne voit pas d'un bon oeil l'ascension de Pompidou, et le remplace par Couve de Murville. Le référendum d'avril 1969 sur la réforme des régions et la transformation du Sénat, où le non sort victorieux, entraîne le retrait de De Gaulle.

 

II. L'analyse de Mai 68

 

Mai 68 fut pour Bourdieu un moment où fut suspendu l'adhésion à l'ordre établi. La découverte de l'arbitraire, qui fondait l'ordre établi, provoque un moment inouï, où les hommes prennent conscience de cet arbitraire et décident d'en sortir, ou du moins de le suspendre

Deleuze et Guattari écrivent quant à eux que "Mai 68 n'a pas eu lieu", c'est-à-dire que "la société française a montré une radicale impuissance à opérer une reconversion subjective au niveau collectif, telle que l'exigeait 68".

Si Mai 68 était bien ce moment où l'arbitraire avait été contesté, alors l'échec de Mai 68, son refoulement, seraient à comprendre comme le retour à la doxa, c'est-à-dire un retour à l'ordre établi, sans remise en cause.

Dans un entretien publié en 1988*, Cohn-Bendit analyse en ces termes Mai 68 : "Par sa forme, c'est le premier mouvement moderne des sociétés industrielles avancées et dans son expression, c'est la dernière révolte révolutionnaire du passé. Les deux aspects sont mélangés. Je crois que 1968 a fondamentalement annoncé toutes les révoltes qui poussent vers l'autonomie, la société civile des individus, et la transformation complète de la société !"
 

Interrogé sur les résultats de Mai 68, il ajoute notamment : "C'est, par exemple, les catholiques qui n'écoutent pas le Pape quand il parle de contraception", et sur ce qui reste de Mai 68 : "ce que mai 68 a engendré : le mouvement écologiste, le mouvement des femmes, la sensibilité anti-totalitaire".

 

* Dreyfus-Armand Geneviève, Cohn-Bendit Daniel. Le mouvement du 22 mars. Entretien avec Daniel Cohn-Bendit. In: Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1988, N. 11-13. Mai-68 : Les mouvements étudiants en France et dans le monde. pp. 124-129.

 

>> Slogans de Mai 68

 

Métro, boulot, dodo.

Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourirde faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui.

Élections, piège à cons.

Imagine.

Il est interdit d'interdire.

L'ennui est contre-révolutionnaire.

L'imagination prend le pouvoir !

Non à l'Etat policier !

Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer.

ORTF : La police vous parle tous les soirs à 20 heures.

On achète ton bonheur. Vole-le.

Tout est politique.

Prenez vos désirs pour la réalité.

Soyez réalistes, demandez l'impossible.

 

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Qu'est-ce que le Tiers état ? - Abbé Sieyès - Résumé des Chapitres 1 et 2

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 27 mai 2016

Emmanuel-Joseph Sieyès est né en 1748. En 1774, il devient prêtre, mais sans vocation. Il occupe plusieurs postes d'importance, mais devient véritablement célèbre en 1788, en publiant l'Essai sur les privilèges, puis surtout le pamphlet Qu'est-ce que le Tiers état ? en 1789. Ce dernier ouvrage a un succès retentissant, et reste largement commenté jusqu'à aujourd'hui. L'abbé Sieyès joue un rôle profond à cette date dans la Révolution française, notamment lors de la convocation des Etats Généraux le 5 mai 1789, où il est envoyé.

 

>> Que dit l'abbé Sieyès dans Qu'est-ce que le Tiers état ?

 

L'abbé Sieyès donne lui-même le plan de son ouvrage en trois formules marquantes :

1° Qu’est-ce que le Tiers état? — TOUT.
2° Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? —RIEN.
3° Que demande-t-il? — À ÊTRE QUELQUE CHOSE.

Emmanuel-Joseph Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers état ?

 

L'objectif de Sieyès est de montrer toute l'importance du peuple dans le royaume. Le peuple accomplit en effet selon Sieyès toutes les tâches du royaume, et les plus pénibles. Sieyès s'étonne alors que le peuple ne se rebelle pas contre les privilégiés, qui conservent sans être troublé leurs avantages. Il est ainsi facile de mesurer la portée contestataire de ce pamphlet, et de comprendre le rôle qu'a pu jouer Sieyès dans la Révolution française.

 

>> Résumé du 1er Chapitre - Qu’est-ce que le Tiers état? — TOUT.


Première page de Qu'est-ce que le Tiers état,
pamphlet de l'Abbé Sieyès

Sieyès désire tout d'abord montrer que le Tiers état, c'est-à-dire les hommes sans privilège, est le seul à être utile au royaume.

Sieyès pour cela commence par distinguer les travaux particuliers des travaux publiques.

Les travaux particuliers sont de 4 classes :

  1. travaux de la campagne
  2. travaux qui ajoutent une valeur seconde
  3. marchands et négociants
  4. soins à la personne

Ces 4 classes relèvent pour Sieyès toutes de l'activité du Tiers état.

Les travaux et fonctions publiques sont également de 4 sortes :

  1. Epée
  2. Robe
  3. Eglise
  4. Administration

Pour Sieyès, même ces fonctions sont assurées par le Tiers état, selon une proportion de 19/20e. En outre, le vingtième restant des activités sont les tâches les moins pénibles, le Tiers état assurant les plus pénibles.

L'ordre noble est étranger à la nation de 3 manières :

  1. par sa fainéantise
  2. par ses prérogatives civiles et politiques
  3. dans son principe (il ne vient pas du peuple) et dans son objet (il vise l'intérêt particulier au lieu de l'intérêt général)

Or la nation, c'est le Tiers état.

 

>> Résumé du 2nd Chapitre - Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? —RIEN.

 

L'abbé Sieyès définit le Tiers état comme l'ensemble des citoyens qui appartiennent à l'ordre commun. En sont exclus les privilégiés.

Or jusqu'alors, les représentants du Tiers état recevaient des privilèges. Ceci n'est pas acceptable pour Sieyès, les représentants n'étant plus issus du Tiers état.

Pour autant, Sieyès ne préconise pas un nivellement par le bas. Au contraire, il s'agit d'étendre les privilèges accordés aux représentants à l'ensemble du Tiers état.

Par ailleurs, on parle alors en France de trois aristocraties :

  1. L'aristocratie d'Eglise
  2. L'aristocratie d'Epée
  3. L'aristocratie de Robe

Loin de réfuter cette classification, Sieyès l'approuve et la généralise même à tout le régime. Depuis ses débuts, le Royaume de France est une aristocratie dans son ensemble, hormis quelques moments où il fut même despotique, notamment à l'occasion du règne de Louis XIV. C'est la cour qui règne, c'est la cour qui fait et défaits les hommes au pouvoir, c'est la cour qui est la tête de l'aristocratie en France.

 

L'abbé Sieyès résume lui-même ses propos, qui annoncent explicitement le caractère subversif voire révolutionnaire de ses constats :

Résumons : le Tiers état n’a pas eu jusqu’à présent de vrais représentants aux États généraux. Ainsi ses droits politiques sont nuls.

Emmanuel-Joseph Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers état ?, chapitre 2

 

-> 5 livres sur la démocratie (bibliographie)

-> Résumé du 1er livre du Contrat social de Rousseau

 

-> Culture générale : la Démocratie <-

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : Sieyès, qu'est-ce que le Tiers état, Sciences Po, 1789, biographie, livre, ouvrage, résumé, court, récapitulatif, fiche, comprendre, explication, éclairage, abbé Sieyès, révolution, chapitres, 1, - aucun commentaire


Chronologie de la construction de l'Union européenne

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 mai 2016

« Si l’Europe s’unissait un jour pour partager son héritage commun, il n’y aurait pas de limite au bonheur, à la prospérité et à la gloire »
Que reste-t-il de ces espoirs, formulés par Winston Churchill, un demi-siècle plus tard ?
Cette chronologie de la construction européenne, en plus de vous offrir un résumé efficace pour révisions, vous permettra de prendre la mesure du chantier européen qui a été engagé jusqu'à aujourd'hui.

 

>> L'idée d'une Europe unie

 

1922 : Richard Coudenhove-Kalergi fonde le mouvement pour les Etats Unis d’Europe ou mouvement paneuropéen

1929 : Aristide Briand, président du Conseil, prône devant l'Assemblée de la Société des Nations un lien fédéral entre les pays européens

1945 : l'Europe se reconstruit après la Seconde Guerre mondiale

Session inaugurale de l'OECE

Session inaugurale de l'OECE

1946 : Churchill parle à Zurich d'Etats-Unis d'Europe : "Il nous faut ériger quelque chose comme les Etats-Unis d'Europe. Le premier pas à accomplir est la constitution d'un Conseil européen."

1948 (mars) : le traité de Bruxelles crée l'Union occidentale, qui met en place notamment une défense mutuelle (France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg)

1948 (avril) : le plan Marshall induit la création de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique) pour répartir les crédits

1948 (mai) : le Congrès de la Haye réunit près de 750 délégués pour mettre en œuvre une Europe unie

1949 (4 avril) : signature à Washington du Traité de l’Atlantique Nord donnant naissance à l'OTAN (membres du traité de Bruxelles, Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège, Islande, Italie, Portugal [en 1952 Grèce et Turquie])

1949 (5 mai) : le Conseil de l'Europe, issu du traité de Londres, facilite la coopération entre les pays membres

 

>> Les premiers pas d'une Europe unie : de la CECA à la CEE

 

Robert Schuman
Robert Schuman

1950 (9 mai) : déclaration de Robert Schuman dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay ("La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne") selon un projet de Jean Monnet

1951 : création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier), issue du traité de Paris, qui rassemble France, Italie, RFA, et les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg)

1952 : la CED (Communauté européenne de défense), qui vise à mettre en place une force militaire européenne, est ratifiée par la RFA, et les pays du Benelux

1954 (30 août) : la CED est rejetée par l'Assemblée nationale en France

1954 (octobre) : le traité de Bruxelles intègre la RFA et l'Italie dans l'organisation de l'Union de l'Europe occidentale

1957 (25 mars) : deux traités de Rome signés par la France, l'Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux, instaurent la CEE (Communauté économique européenne) et EURATOM (Communauté européenne de l'énergie atomique). La CEE met en place un marché commun et les fondements d'une politique agricole commune.

1960 : Sept pays rejoignent l'Association européenne de libre-échange, dont le Royaume-Uni est l'instigateur pour établir une zone libre d'échanges (Royaume-Uni, Autriche, Norvège, Suisse, Danemark, Portugal, Suède)

1961 : première présentation de la Commission Fouchet, (seconde en janvier 1962) à l'initiative de Charles de Gaulle

1962 : mise en place de la PAC, Politique agricole commune, issue du traité de Rome

1963 (14 janvier) : de Gaulle rejette l'entrée du Royaume-Uni au marché commun du traité de Rome

1963 (22 janvier) : signature du traité de l'Elysée par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle

1965 (avril) : signature du traité de fusion des exécutifs de la CEE, la CECA et Euratom

1965 (juin) : politique de la chaise vide par de Gaulle qui bloque la construction européenne

1966 (janvier) : le compromis du Luxembourg débloque la situation en défendant la notion "d'intérêt vital" des pays membres

1967 : second veto de la France contre l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE

1969 : veto français levé après l'élection de Georges Pompidou, permettant l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE

1969 (décembre) : le sommet de la Haye réunit les Six de la CEE et relance la construction européenne

1972 à 1978 : serpent monétaire européen, qui limite les fluctuations des taux de change

1973 (janvier) : trois pays intègrent la CEE : le Royaume-Uni l'Irlande, le Danemark (la Norvège a rejeté le référendum)

1979 : le Système monétaire européen entre en vigueur pour stabiliser les valeurs des monnaies des pays européens

1985 (juin) : signature des accords de Schengen en vue d'une libre circulation entre les pays membres

1986 (janvier) : l'Espagne et le Portugal rejoignent la CEE

1986 (février) : la signature de l'AUE (Acte unique européen), notamment sous l'impulsion de Jacques Delors, approfondit le traité de Rome et prépare le marché unique intérieur

1989 : chute du Mur de Berlin

 

>> L'Union européenne

 

1992 (7 février) : signature par les membres de la CEE des accords de Maastricht, qui instituent l'Union européenne, une politique étrangère et de sécurité commune, et prévoient une monnaie unique

1995 : l'Autriche, la Finlande et la Suède entrent dans l'Union européenne

1997 : signature du traité d'Amsterdam qui renforce l'union entre les pays de l'Union européenne, sur la politique étrangère et de sécurité commune, ainsi que sur une collaboration judiciaire

1999 : l'euro est utilisé comme unité de compte pour les transactions financières européennes

2001 : le traité de Nice complète le système de l'Union européenne, en remodelant le Comité politique et de sécurité et en adaptant l'organisation aux nouvelles entrées dans l'Union

2002 (1er janvier) : mise en circulation de la nouvelle monnaie euro

2004 : un Traité établissant une Constitution pour l'Europe est signé à Rome, ratifié dans plusieurs pays mais rejeté en France en 2005

2007 (1er janvier) : entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne

2007 (décembre) : les 27 pays de l'Union européenne signent le traité de Lisbonne suite au rejet de la constitution européenne. Il entre en vigueur en décembre 2009 et modifie les institutions de l'Union européenne.

 2012 (12 octobre) : Prix Nobel de la Paix pour l'Union européenne

2013 (1er juillet) : La Croatie intègre l'Union européenne qui comporte désormais 28 pays

2015-2016 : Crise migratoire dans l'Union européenne

2016 (23 juin) : Référendum au Royaume-Uni sur le maintien ou la sortie de l'Union européenne

 

Drapeau Union européenne

Drapeau de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe


 

>> Le drapeau de l'Union européenne

Les 12 étoiles : les étoiles représentent les pays membres, le 12 représente la perfection, renvoie aux 12 heures, aux 12 mois, aux 12 constellations, aux 12 divinités dans l'ancien temps ; 12 est aussi un nombre symbolique dans la Bible (12 apôtres, 12 tribus d'Israël, 12 étoiles de Marie)

La couleur bleue : symbolise le ciel des étoiles ; le bleu peut aussi être associé à la Vierge Marie

 

-> Le monde depuis 1945

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