Réussir Sciences Po

 

 

 

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V. Le protectionnisme

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 février 2019

 

A. Présentation du protectionnisme

 

Le protectionnisme se définit comme l’ensemble des mesures tarifaires ou non visant à protéger les producteurs locaux de la concurrence étrangère.

La mondialisation fait que l’on devrait retrouver, en théorie, de moins en moins de protectionnisme pour pouvoir faire avancer le marché libre.

Cependant, la concurrence n’est en pratique jamais pure et parfaite et il semble que dans certains cas (par exemple dans le cas des entreprises naissantes), un certain protectionnisme soit justifié.

Si les pays développés ont effacé presque toutes leurs barrières douanières (sauf dans certains secteurs sensibles tels que l’agriculture), les pays émergents sont plus enclins à un fort protectionnisme.

Le combat contre le dumping, pratique par laquelle les entreprises étrangères vendent moins cher que les entreprises domestiques, mène à des politiques protectionnistes.

Un indicateur du protectionnisme, l’OTRI, a été créé en calculant les prix intérieurs comparés aux prix extérieurs.

L’agriculture est le secteur le plus protégé, loin devant le textile et l’industrie. Cependant, les niveaux de protection changent avec les accords bilatéraux passés entre les pays et avec la création de grandes zones économiques telles que l’UE.

Chaque année, l’OMC compte de plus en plus de traités bilatéraux entre les pays, ce qui crée une sorte de chaos de l’économie mondiale. Ces accords sont généralement passés pour établir des règles précises de marchandisation des produits et pour les uniformiser.

En effet, les droits de douanes ne sont plus les obstacles majeurs, notamment dans les pays développés. Ils se situent davantage à d’autres niveaux, comme les normes d’hygiène par exemple.

 

B. La pensée économique autour du protectionnisme



On retrouve généralement 2 façons opposées de penser les échanges internationaux :

  1. une vision libérale du marché, qui montre un monde ouvert à tous les échanges
  2. une vision d'un monde seulement régulé par les règles des pays et par les accords bilatéraux.

Ces deux visions se confrontent, notamment sur le fait qu’il ne peut y avoir de libre concurrence sans régulation (pour éviter les monopoles par exemple).


De plus, dans les échanges internationaux, les Etats cherchent toujours à améliorer les avantages comparatifs. Bien que les protections douanières continuent de reculer, on retrouve toujours de nombreux obstacles non tarifaires qui tendent de s’implanter au sein même de certaines zones économiques privilégiées et qui cherchent à maintenir certaines formes d’interventionnisme d’état (politiques anti-dumping, patriotisme économique, etc.).

En France, le mercantilisme est l’idée qu’on va développer une industrie (manufactures) en mettant des barrières douanières pour s’affranchir de l’extérieur. Le colbertisme vise à protéger l’industrie française de l’extérieur (protectionnisme).

Colbert en profite pour protéger les frontières, bâtir des villes fortes, etc. Elan industriel et commercial assez important. Cette période se voit à travers des visages plutôt différents selon les pays.


La pensée libérale se développe par la philosophie et John Locke élabore par exemple la doctrine du droit naturel : les hommes naissent avec des droits naturels, dont la propriété. Il découle de cette idée la liberté de commercer également.


La pensée physiocratique (avec François Quesnay en France) se base sur l’idée que la production va mener à la croissance, et notamment par l’agriculture.

Dans le libéralisme, on retrouve les idées de Locke et Hume : le rôle de l’état est de faire respecter les droits naturels et de ne surtout pas intervenir dans les activités économiques. Les principes du libéralisme, c’est la raison (la religion n’est plus un élément central), la liberté, etc.

Ricardo défend lui les avantages comparatifs : un pays a tout intérêt à tenter de produire ce qu’il produit le mieux.

Les économistes classiques sont souvent appelés les économistes pessimistes car ils pensent que l’économie se tourne toujours vers un état stationnaire : d’après eux, il y aura toujours une baisse de profits à un moment ou à un autre. Le système irait à sa fin car il y aurait de moins en moins de croissance. L’ouverture à l’internationale serait une façon de retarder le moment où on arrivera à un état stationnaire. D’après eux, la valeur d’un bien est égale à la quantité de travail nécessaire à la faire. Marx parle alors d’exploitation par exemple. La valeur du travail est alors calculée en fonction du niveau des subsistances, basé sur le niveau du blé (qui fixe le niveau des salaires). Pour Ricardo, le commerce extérieur serait une solution recherchée.

 

C. Un contournement du protectionnisme et de nouvelles logiques


 

L’économie internationale se développe par certains types de différenciation :

 

  • L'avantage technologique, comme le montre Posner. Le cycle de vie d’un produit (théorie de Vernon) est l’idée qu’un produit a une durée de vie. Lorsque l’élasticité de la demande est faible (même si le prix augmente, la demande reste la même) les offreurs trouvent logiquement une demande solvable dans le pays.
  • L’homogénéité/hétérogénéité du produit : la différenciation des produits peut être horizontale ou verticale (si les produits sont différenciés par la qualité).
  • Ddemande de la différence (Bernard Lassudrie-Duchêne) : les consommateurs cherchent à travers la consommation à se différencier les uns des autres. La demande joue un rôle important dans ce domaine.


Aujourd’hui, les rendements sont décroissants : l’unité marginale est de moins en moins rentable. Les économies d’échelle interne sont propres à une entreprise.

Le modèle de Brander et Spencer montre que, dans certains cas, quand il faut des investissements très élevés, seules de très grosses entreprises peuvent être sur le marché.

Il n’y a donc pas de règle de la concurrence parfaite. Ce modèle montre qu’il y a des coûts d’entrée qui sont très forts pour arriver sur les marchés et que, sans subvention, tous les pays y perdraient. Les théories modernes montrent l’intérêt que le commerce international a en créant des situations nouvelles : les entreprises cherchent à s’établir sur les marchés. Le protectionnisme peut prendre des formes plus ou moins larvées, ce qui va donner la constitution d’un système bien plus opaque.

 

 

Sommaire du Cours d'économie sur la Mondialisation :

 

 

-> Culture générale : la Mondialisation <-

 

Classé dans : Politique - Mots clés : protectionnisme, sciences po, cours, mondialisation, définition, unité, marginale, protection, libre-échange - Aucun commentaire


Enrichir son Vocabulaire pour Briller avec les Mots

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 février 2019

 « Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d’eux.  »

 René Char, Extrait de Chants de la Balandrane

 

Vous connaissez l'importance des mots dans une langue.

Que ce soit pour séduire, pour étudier, pour comprendre, pour impressioner, pour réussir, les mots sont un atout essentiel.

C'est pour tous ces usages que nous vous proposons ces listes de vocabulaires. Ces mots sont utiles, encore vivants, et beaux.

Si vous les rencontrerez inévitablement, ils sont pourtant suffisamment rares pour mériter leur place dans une collection qui pourra enrichir la somme de vocabulaire que vous possédez déjà.


René Char

 

 

N'hésitez pas aussi si vous avez davantage de temps à LIRE, LIRE, LIRE. C'est le meilleur moyen pour enrichir à la fois votre vocabulaire, ET votre culture.

 

Retrouvez aussi :

-> Définitions de Culture générale

Classé dans : Méthodologie - Mots clés : Enrichir son vocabulaire, Briller en société, liste, mots, vocabulaire, enrichir, apprendre, cours, savoir, utiliser - 7 commentaires


Résumé de Multiculturalisme, Charles Taylor

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 08 février 2019

Le multiculturalisme est une notion de plus en plus importance dans les sociétés actuelles. L'auteur Charles Taylor lui consacre un ouvrage intitulé "Multiculturalisme. Différence et démocratie" dont voici un résumé.




Résumé du livre Multiculturalisme par Charles Taylor



Charles Taylor, né en 1931, coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles en 2007, a consacré tout un essai sur le thème du multiculturalisme.


Charles Taylor part tout d'abord du constat que les mouvements politiques se servent du besoin de reconnaissance des hommes.

Or d'après Charles Taylor, reconnaissance et identité sont liés.

Le discours de reconnaissance a été rendu familier aux hommes de deux façons :


1) Dans la sphère privée. Dans la sphère privée, l'identité et le moi se constituent grâce au dialogue, grâce aux interactions avec les autres qui nous importent.
2) Dans la sphère publique. La reconnaissance égalitaire au fur et à mesure de l'histoire de la société a pris un rôle de plus en plus important.

 

I. Deux politiques face au multiculturalisme

 

A. Deux politiques fondées sur un même principe : le respect égal.

 


Dans ce deuxième cas de la sphère publique, étudié par Charles Taylor, deux mouvements semblent se dégager :


1. La société actuelle a prôné la valeur d'égalité entre les citoyens, une égale dignité entre eux.
2. Au contraire, le développement de la perception de l'identité a renforcé les singularités, a encouragé la différence : "Tout le monde devrait être reconnu en fonction de son identité unique."

S'est ainsi mise en place une politique de la différence. Cette politique de la différence "dénonce toutes les discriminations et refuse toute citoyenneté de seconde classe."

 

Charles Taylor
Charles Taylor a consacré un de ses essais
au thème du multiculturalisme,
de la différence dans la démocratie.


- La politique de la dignité égalitaire a pour fondement l'idée que l'intégralité des êtres humains sont dignes de respect. Pour Kant, parmi les premiers à avoir défini cette dignité, les hommes étaient dignes en vertu de leur rationnalité et de leur capacité à diriger leur vie selon des principes.
C'est cette idée qui a été retenue, et qui fonde la vision actuelle de la dignité égalitaire : tout homme ayant un "potentiel humain universel", chacun mérite du respect.


- La politique de la différence a en partie les mêmes fondements. Le potentiel universel sert alors à former et "définir sa propre identité en tant qu'individu et en tant que culture". 


 

B. Contradiction entre les deux politiques

 

 


Or ces deux politiques, fondées toutes deux sur un même principe de respect égal, entrent en contradiction.


La première politique implique que tout le monde soit traité "en étant aveugles aux différences".
La seconde politique implique de "reconnaître et même favoriser la particularité".


La première politique reproche à la seconde de "violer le principe de non-discrimination".
La seconde politique reproche à la première de "nier toute identité en imposant aux gens un moule homogène qui ne leur est pas adapté".

La politique d'égale dignité a été portée principalement par les idées de deux auteurs : Rousseau d'une part, et Kant d'autre part.

 

II. Toutes les cultures ont-elles la même valeur ?

 

A. Des sociétés de plus en plus multiculturelles

 



Charles Taylor constate que les sociétés actuelles deviennent de plus en plus multiculturelles. Elles "se tournent vers le multiculturalisme".

La thèse de Charles Taylor est que le libéralisme n'est pas totalement neutre en ce qui concerne la culture. En effet selon lui, "le libéralisme ne peut ni ne doit revendiquer une neutralité culturelle complète".


Emerge pourtant un paradoxe : bien que les sociétés soient de plus en plus multiculturelles, elles sont dans le même temps de plus en plus perméables, c'est-à-dire qu'elles sont davantage ouvertes à des migrations multinationales.


Il ne s'agit en fait pas d'une contradiction, mais ces deux tendances vont ensembles. La seule difficulté réside dans le fait que certains sont à la fois citoyens du pays, et appartiennent également à la même culture qui remet en question "le territoire philosophique" de ce même pays.

Ainsi, le débât actuel concerne la supériorité d'une culture sur une autre culture.

Historiquement, les sociétés occidentales sont critiquées pour avoir tenté d'imposer une culture au temps des colonies. Mais aussi pour leur politique actuelle de mise à l'écart des minorités culturelles, qui apparaît comme du mépris.


La question posée n'est plus seulement : est-ce qu'il est bon, est-ce qu'il est légitime, de laisser  les autres cultures survivre ? L'enjeu retenu dan la société actuelle est désormais plus grand : reconnaître "la valeur égale des différentes cultures". Il s'agit en effet de contribuer à la survivance des cultures : non seulement laisser survivre les autres cultures, mais aussi de reconnaître leur mérite.


Cette exigence de reconnaître les cultures, alors qu'elle était implicite avant, est dans les sociétés actuelles devenue explicite. Répandre l'idée que nous sommes formés par la reconnaissance a en effet permis à cette exigence de reconnaître le mérite des autres cultures de devenir explicite.


Ce raisonnement sous-entend que nous devons un égal respect à toutes les cultures. Charles Taylor soutient alors la thèse que cette présomption a une partie vraie, mais "qu'elle est nullement dépourvue de difficultés et qu'elle implique une sorte d'acte de foi".

En effet selon lui, toute culture peut apprendre à l'humanité, même si les cultures peuvent passer par des phases de décadence. Cela ne revient pas non plus à dire que toutes les formes d'art d'une culture sont d'égale valeur. Mais au moins, "toutes les cultures humaines qui ont animé des sociétés entières durant des périodes parfois considérables ont quelque chose d'important à dire à tous les êtres humains."

C'est cette pensée qui doit animer l'homme quand il étudie toute autre culture. 

 


Charles Taylor, Le multiculturalisme
Charles Taylor, Le multiculturalisme,
Flammarion, 21 octobre 2009

 

B. Toutes les cultures n'ont pas nécessairement une valeur égale

 



En revanche ce que refuse Charles Taylor, ce serait une obligation à conclure quoi qu'il arrive que telle culture a une valeur égale ou plus grande qu'une autre culture. Pour lui, cette démarche ne serait pas éthique, car ce jugement aurait été indépendant de la volonté, il aurait été posé a priori, sans que l'on puisse le modifier après étude. On ne peut exiger de considérer que toutes les cultures se valent.

Trois conséquences :


La première conséquence est de s'écarter dans une certaine mesure de ce que Charles Taylor appelle les théories "subjectivistes", dérivées de Nietzsche, Foucault, ou Derrida, qui énoncent que tout jugement de valeur n'est pas un libre choix de l'homme, mais qu'il est imposé par des structures de pouvoir.


La seconde conséquence est la nécessité de ne pas juger seulement avec nos vieux critères, propres et familiers, mais avec de nouveaux critères qui n'apparaissent qu'après avoir étudié les différentes cultures. En effet l'analyse de nouvelles cultures transforme nos propres critères de considération, qui nous permet d'échapper à l'ethnocentrisme (le fait d'être centré sur des considérations propres uniquement à notre éthnie).


La troisième conséquence est le refus d'un jugement favorable a priori, avant toute chose. C'est-à-dire qu'on ne doit pas penser qu'une autre forme de culture est forcément, nécessairement, bonne ou meilleure. Dans le cas contraire, ce serait un double faute : d'abord parce qu'une telle exigence serait "homogénéisante". Ensuite, parce que l'on ne peut juger seulement avec ses propres critères originaires, ce serait tomber dans l'ethnocentrisme déjà mentionné.

Ainsi, "sous cette forme, l'exigence de reconnaissance égale est inacceptable."


 

>> En conclusion de ce résumé sur le multiculturalisme

 



L'homme se sert donc de la présomption pour étudier les autres cultures. Cette présomption nécessite une ouverture aux différentes cultures, pour pouvoir modifier ses critères de jugement : "ce que la présomption requiert de nous n'est pas de trancher péremptoirement et de manière inauthentique sur l'égalité de valeur ; mais d'être ouverts à l'étude culturelle comparative, pour déplacer nos horizons vers des mélanges nouveaux".


Enfin, Charles Taylor se permet de conclure son essai par une exigence. Il s'agit d'un rappel à l'humilité de l'homme ; l'homme n'a pas encore atteint le point où il pourra juger parfaitement et de manière évidente de la valeur des cultures : "nous sommes très loin de cet ultime horizon du haut duquel la valeur relative des différentes cultures pourrait être évidente."



Vous pourrez lire avec intérêt les différents commentaires qu'ont écrit en réaction à cet essai Susan Wolf, Steven Rockefeller, ou encore Michael Walzer.


-> En 2014, le concours des IEP s'intéressait à la CULTURE. Les meilleurs articles sur la culture à consulter ici ! <-







 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : culture, IEP, multiculturalisme, résumé, Charles Taylor, multiculturalism, différence, démocratie, cultures, concours, explication, cours, fiche - 3 commentaires


Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 février 2019

Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

 

Ces informations sont pour la plupart issues du célèbre ouvrage de Howard Zinn, Une Histoire populaire des États-Unis. Howard Zinn (1922-2010) fut un historien critique et pacifiste de l'histoire des Etats-Unis, et son œuvre reflète certainement ses efforts pour une reconsidération de l'histoire des Etats-Unis.

 

Nous vous proposons trois grandes réflexions sur l'histoire des Etats-Unis après 1945.

 

1. Le début de la Guerre Froide et la doctrine Truman

 

- L'aide à la Grèce

- La guerre de Corée

- Lutte contre le communisme

- Joseph McCarthy

- L'affaire d'espionnage Rosenberg

- La culture au service de l'anticommunisme

- Le budget militaire

- Plan Marshall et aides économiques

- L'intervention des Etats-Unis

- Les inégalités de la population américaine

 

2. La révolte noire

 

- Le réveil de la conscience Noire américaine

- Rosa Parks

- Sit-in et Freedom Rides

- La réaction du Congrès et de la présidence

- La marche sur Washington de 1963

- L'assassinat de Malcolm X puis de Martin Luther King

- L'amélioration relative des conditions de vie de la population Noire

 

3. Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

- La 1ère partie de la guerre d'Indochine

- La 2nde partie de la guerre d'Indochine

- Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

- L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

- La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

 

 

Classé dans : Histoire, Langue Vivante - Mots clés : histoire, société, Etats-Unis, 1945, anglais, VO, langue étrangère, cours, apprendre, fiches, histoire populaire, sciences po, réhabilisation, Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis, historien, - Aucun commentaire


50 citations qui ont marqué l'histoire du XXe siècle pour vos copies

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 24 janvier 2019

Citations historiques pour alimenter vos copies d'histoire, ou en histoire géographie, pour le BAC ou pour Sciences Po.

Toutes ces citations peuvent être intégrées dans vos dissertations, mais aussi en accroche, en histoire ou en culture générale. Elles concernent majoritairement le programme de terminale et le programme d'histoire à Sciences Po.

-> Toutes les citations (dont Inégalités, Justice, Mondialisation, Gandhi, Nelson Mandela, Margaret Thatcher etc.)

 

>> Citations historiques qui ont marqué le XXe siècle

 

« Jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situa­tion plus mena­çante et plus tra­gi­que que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la res­pon­sa­bi­lité de vous adres­ser la parole. »

Citation de Jean Jaurès, Discours prononcé à Lyon-Vaise, le 25 juillet 1914

 

« Notre tâche immédiate est non pas d'« introduire » le socialisme, mais uniquement de passer tout de suite au contrôle de la production sociale et de la répartition des produits par les Soviets des députés ouvriers. »

Citation de Lénine, Texte paru dans le n° 26 de Pravda, 7 avril 1917

 

« Messieurs, cette victoire, qu'il nous soit permis, à cette heure, de la vivre, par avance, dans la communion de nos coeurs à mesure que nous y puisons plus et plus d'un désintéressement inépuisable qui doit s'achever dans le sublime essor de l'âme française au plus haut de ses plus hauts espoirs. »

Citation de Georges Clémenceau, Déclaration ministérielle de Clémenceau à la Chambre des députés, le 20 novembre 1917

 

« Ce que nous voulons, c'est que le monde devienne un lieu sûr où tous puissent vivre, un lieu possible spécialement pour toute nation éprise de la paix, comme la notre. »

Citation de Président Wilson, 14 points du Président Wilson, le 8 janvier 1918

 

« Je déclare ici, devant cette assemblée et devant le peuple italien tout entier, que j'assume seul, la responsabilité politique, morale, historique de ce qui s'est passé »

Citation de Benito Mussolini, Discours prononcé devant la Chambre, le 3 janvier 1925

 

« En échange de la confiance déposée en moi, je rendrai le courage et le dévouement qui conviennent à l'heure présente. »

Citation de Franklin Roosevelt, Discours d’investiture, 4 mars 1933

 

« Vive la République du peuple ! Les fascistes ne passeront pas ! Ils ne passeront pas ! » ("No pasaran")

Citation de Dolores Ibârruri La Pasionaria, appel lancé depuis le ministère de l’Intérieur, à Madrid, le 19 juillet 1936

 

« Ma fidélité, elle, ne faillira pas davantage : fidélité aux engagements pris envers mon Parti, fidélité aux engagements pris envers la majorité électorale »

Citation de Léon Blum, Discours prononcé à la fête commémorative de la République, le 6 septembre 1936

 

« Camarades ! C'est l'intérêt de l'URSS, de la Patrie des Travailleurs, que la guerre éclate entre le Reich et le bloc capitaliste franco-anglais. »

Citation de Joseph Staline, Discours au plenum du Politburo du Comité central du Parti communiste panrusse bolchévique, le 19 août 1939

 

« A l'appel de M. le président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France »

Citation de Philippe Pétain, Discours radiodiffusé du 17 juin 1940

 

« L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront. »

Citation de Charles de Gaulle, Message radiodiffusé du 22 juin 1940

 

« Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. »

Citation de Philippe Pétain, Discours radiodiffusé du 30 octobre 1940

 

« La guerre nous ayant été imposée, notre pays est entré dans un combat a mort avec son pire et perfide ennemi, le fascisme allemand. Nos troupes se battent héroïquement contre un ennemi abondamment pourvu de chars et d’aviation. »

Citation de Joseph Staline, Discours radiodiffusé du 3 juillet 1941

 

« L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes. L’autorité de mon gouvernement est discutée »

Citation de Philippe Pétain, Discours prononcé à Vichy, le 12 août 1941

 

« Je suis donc également convaincu qu'il n'y a réellement aucune entente à espérer avec ces gens-là. Ce sont des fous délirants »

Citation de Adolf Hitler, Discours prononcé à Berlin pour l’ouverture du Secours d’hiver de guerre, le 3 octobre 1941

 

« Hier, 7 décembre 1941 - date qui restera marquée d’une honte éternelle - les Etats-Unis d’Amérique ont été l’objet d’une attaque soudaine et préméditée de la part des forces aériennes et navales de l’Empire du Japon. »

Citation de Franklin Roosevelt, Discours prononcé devant le Congrès des États-Unis, le 8 décembre 1941

 

« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé sur le perron de l’Hôtel de Ville de Paris, le 25 août 1944

 

« Il y a seize heures, un avion américain a lancé une bombe sur Hiroshima »

Citation de Harry Truman, Message radiodiffusé du 7 août 1945

 

« c'est en conformité avec les décrets du temps et du sort que nous avons résolu d'ouvrir la voie à une ère de paix grandiose » (discours de capitulation du Japon)

Citation de Empereur Hirohito, Discours radiodiffusé du 15 août 1945

 

« De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. »

Citation de Winston Churchill, Discours prononcé à Fulton, le 5 mars 1946

 

« Voilà pourquoi, une fois assuré le salut de l'État, dans la victoire remportée et l'unité nationale maintenue, la tâche par-dessus tout urgente et essentielle était l'établissement des nouvelles institutions françaises. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Bayeux, le 16 juin 1946

 

« Un pareil compromis ne nous paraît pas être un cadre qui soit digne de la République. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Épinal, le 29 septembre 1946

 

« (nous) proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d’Israël »

Citation de David Ben Gourion, Proclamation de l’État d’Israël, le 14 mai 1948

 

« L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. »

Citation de Robert Schuman, Déclaration du 9 mai 1950

 

« Une Europe fédérée est indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre. »

Citation de Jean Monnet, Discours prononcé devant le National Press Club, à Washington, le 30 avril 1952

 

« Mes amis, au secours ! »

Citation de Abbé Pierre, Appel radiodiffusé du 1er février 1954

 

« Camarades, nous devons abolir le culte de l'individu d'une manière décisive une fois pour toutes. »

Citation de Nikita Khrouchtchev, Rapport secret de Nikita Khrouchtchev présenté au XXe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, le 25 février 1956

 

« Notre État est un État de dictature démocratique du peuple »

Citation de Mao Zedong, Discours à la 11e session de la Conférence suprême d’État, le 27 février 1957

 

« Je vous ai compris ! Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Alger, le 4 juin 1958

 

« Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays »

Citation de John Kennedy, Discours d’investiture du 20 janvier 1961

 

« Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. »

Citation de Charles de Gaulle, Intervention télévisée et radiodiffusée du 23 avril 1961

 

« Je fais appel à M. Khrouchtchev afin qu'il mette fin à cette menace clandestine, irresponsable et provocatrice à la paix du monde et au maintien de relations stables entre nos deux nations. »

Citation de John Kennedy, Intervention télévisée et radiodiffusée 22 octobre 1962

 

« Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest, et pour cette raison, en ma qualité d’homme libre, je dis "Ich bin ein Berliner" »

Citation de John Kennedy, Discours prononcé à Berlin-Ouest, le 26 juin 1963

 

« Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ” » ("I have a dream")

Citation de Martin Luther King, Discours prononcé à Washington, le 28 août 1963

 

« Puissent les commémorations des deux guerres s'achever aujourd'hui par la résurrection du peuple d'ombre que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. » (transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon)

André Malraux, Discours prononcé devant le Panthéon, à Paris, le 19 décembre 1964

 

« Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! Vive le Canada français, et vive la France ! »

Citation de Charles de Gaulle, Discours prononcé à Montréal, le 24 juillet 1967

 

« Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai. »

Citation de Charles de Gaulle, Discours radiodiffusé du 30 mai 1968

 

« nous allons d'abord rassembler - c'est fait -, unifier - je le crois - au delà de nos personnes et de nos groupes et de nos tendances tous les courants du Socialisme »

Citation de François Mitterrand, Discours prononcé au Congrès d’Épinay le 13 juin 1971

 

« c'est aussi avec la plus grande conviction que je défendrai un projet longuement réfléchi et délibéré par l'ensemble du Gouvernement »

Citation de Simone Veil, Discours à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974

 

« Il y a de la terre arabe qu'Israël a occupée et qu'il continue à occuper par la force des armes. Nous insistons sur un retrait complet de ce territoire arabe, y compris Jérusalem arabe. »

Citation de Anouar El-Sadate, Discours prononcé à Jérusalem devant la Knesset, le 20 novembre 1977

 

« C’est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de la supranationalité. NON à l’asservissement économique. NON à l’effacement international de la France. »

Citation de Jacques Chirac, Appel de Cochin, Discours communiqué depuis l’hôpital de Cochin, le 6 décembre 1978

 

« j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France »

Citation de Robert Badinter, Discours prononcé devant l’Assemblée nationale, le 17 septembre 1981

 

« A tous, la France dit : Courage, la liberté vaincra. Et si elle le dit depuis la capitale du Mexique, c'est qu'ici ces mots possèdent tout leur sens. »

Citation de François Mitterrand, Discours prononcé à Cancun, le 20 octobre 1981

 

« Les Églises, les Communautés ecclésiales et les Religions du monde montrent qu’elles désirent profondément le bien de l’humanité. »

Citation de Jean-Paul II, Assise, basilique Saint-François, le 27 octobre 1986

 

« La Négritude résulte d’une attitude active et offensive de l’esprit. Elle est sursaut, et sursaut de dignité. »

Citation de Aimé Césaire, Contribution sur la Négritude à l’occasion de la première Conférence des peuples noirs de la diaspora, à Miami, le 26 février 1987

 

« L'appui international, courageux et bienvenu, à la reconnaissance de l'Etat Palestine est la preuve éclatante de la justesse de la voie que nous avons choisie »

Citation de Yasser Arafat, Discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies, à Genève, le 13 décembre 1988

 

« le privilège que vous, citoyens d'Afrique du Sud, nous avez conféré, en tant que premier président d'un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste, de conduire notre pays hors de la vallée des ténèbres. »

Citation de Nelson Mandela, Discours prononcé à Pretoria, le 10 mai 1994

 

« Pour le moment, il faut renforcer la voie des inspections, privilégiée par la résolution 1441 et qui n’a pas été explorée jusqu’au bout. L’usage de la force ne peut constituer en effet qu’un dernier recours. »

Citation de Dominique de Villepin, Discours devant le Conseil de Sécurité des Nations unies, à New York, le 14 février 2003

 

« Nous n’avons pas besoin d’être éperonnés ou stimulés. La Russie a une histoire millénaire, et pratiquement elle a toujours eu le privilège de pratiquer une politique extérieure indépendante. »

Citation de Vladimir Poutine, Discours prononcé à la conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007

 

« Oui nous le pouvons. Amérique ! Nous avons tant fait jusqu’à présent. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tellement plus à faire. »

Citation de Barack Obama, Discours prononcé à Chicago, le 4 novembre 2008

 

L'histoire est encore à écrire, et les citations ne cesseront d'en témoigner. Ces citations marquent ainsi l'histoire des guerres mondiales, l'histoire de la France Libre, l'histoire de la guerre froide, l'histoire des Etats-Unis, l'histoire de l'URSS, de la Russie, l'histoire des religions, l'histoire de tous les pays du monde.

Ces citations sont parmi les plus célèbres, et vous pouvez les compléter par l'étude approfondie des discours, des paroles, ou des écrits des acteurs de l'histoire. Nous espérons qu'elles vous permettront de vous imprégner de cette histoire, de vous sentir au plus proche de ce passé.

 

Gandhi
« Vous ne devez pas perdre espoir en l’humanité.
L’Humanité est un océan : même si quelques gouttes sont souillées, l’océan ne le devient pas.
»
Gandhi

 

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