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Résumé du 1er livre du Contrat social de Rousseau

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 22 novembre 2014



Dans le Livre I du Contrat social, Rousseau commence par définir son projet. Il s’agit de trouver une règle d’administration qui soit légitime et sûre.

Prévenant les critiques qui interrogeraient la légitimité de sa démarche, Rousseau répond que c’est en sa qualité de citoyen qu’il a le droit de s’intéresser à la Politique.

 

=> Lire en intégralité le Contrat Social, Livre Premier - Rousseau (Gratuit)


>> Résumé Chapitre I - Sujet de ce premier Livre, Du Contrat social, Rousseau

 

Rousseau s’étonne :


L’homme est né libre, et partout il est dans les fers.


Rousseau, Du Contrat social, Livre I, Chapitre premier. – Sujet de ce premier Livre.



C’est ce constat paradoxal qui pousse Rousseau à expliquer comment l’homme, alors qu’il est né libre et sans entrave, a pu s’enchaîner au cours de sa vie, de manière systématique.
 

>> Résumé Chapitre II - Des premières Sociétés, Du Contrat social, Rousseau



Rousseau voit dans la famille « la plus ancienne de toutes les sociétés et la seule naturelle ». Ce chapitre est notamment l’occasion pour Rousseau, comme il le fera plusieurs fois par la suite, de critiquer les thèses des auteurs qui le précèdent, comme Grotius, Hobbes, ou encore Aristote.
 

>> Résumé Chapitre III - Du droit du plus fort, Du Contrat social, Rousseau


 

Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.

Rousseau, Du Contrat social, Livre I, Chapitre 3. – Du droit du plus fort.



Pour subsister, la force doit se convertir en droit, et l’obéissance en devoir. Rousseau tâche de comprendre dans ce chapitre ce qu’il faut comprendre par l’expression « droit du plus fort ». Sa conclusion est que l’on est obligé d’obéir uniquement aux aux puissances légitimes.

 

>> Résumé Chapitre IV - De l’esclavage, Du Contrat social, Rousseau



D’une double constatation :

  1. Aucun homme n’a d’autorité naturelle sur un autre
  2. La force ne produit aucun droit

Rousseau en tire le principe que seule la convention peut constituer une autorité légitime.

Personne ne s’aliène, ne se fait esclave, volontairement, ce serait s’opposer au bon sens. Ou alors seuls les fous le font, mais en ce cas ils ne sont pas esclaves dans le droit, car « la folie ne fait pas droit ».
 

>> Résumé Chapitre V - Qu’il faut toujours remonter à une première convention, Du Contrat social, Rousseau



Avant de savoir comment sont institués les rois, il s’agit de comprendre « l’acte par lequel un peuple est un peuple ». C’est en l’occurrence par la convention.
 

>> Résumé Chapitre VI - Du pacte Social, Du Contrat social, Rousseau



Il s’agit ici du chapitre clé du Contrat social. Rousseau y explique vraiment comment se forme le pacte social, et ce qu’il est. Le problème à résoudre est le suivant, des mots de Rousseau :
 

Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant.» Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution.


Rousseau, Du Contrat social, Livre I, Chapitre 6. – Du pacte social.



La solution se trouve donc dans le contrat social, qui nécessite le concours de plusieurs. C’est « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ».

Pour autant, ce n’est pas qu’un acte de soumission, chaque associé en sort gagnant :
 

Enfin chacun se donnant à tous ne se donne à personne, et comme il n'y a pas un associé sur lequel on n'acquière le même droit qu'on lui cède sur soi, on gagne l'équivalent de tout ce qu'on perd, et plus de force pour conserver ce qu'on a.


Rousseau, Du Contrat social, Livre I, Chapitre 6. – Du pacte social.


Ce que l’on appelait autrefois la Cité devient désormais la République, ou corps politique.

Ce corps politique est désigné de trois manières différentes, selon qu’il est :

  • passif : Etat
  • actif : Souverain
  • comparable à ses semblables : Puissance


 

>> Résumé Chapitre VII - Du souverain, Du Contrat social, Rousseau



Le Souverain, donc le corps politique en tant qu’il est actif, ne peut violer l’acte du contrat qui l’a institué.

De plus, attaquer une partie du corps politique, c’est attaquer le corps politique dans son ensemble, et réciproquement.

Enfin, quand les intérêts personnels divergent de l’intérêt commun, alors on est en droit de contraindre celui qui s’y oppose : « ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre ».
 

>> Résumé Chapitre VIII - De l’état civil, Du Contrat social, Rousseau



Le passage de l’état de nature à l’état civil entraîne plusieurs changements :

  • L’instinct est remplacé par la justice
  • Les actions dénuées de moralité ont désormais une moralité.
  • L’homme écoute sa raison plutôt que ses penchants.


Rousseau parle de cet « instant heureux » qui « d’un animal stupide et borné, fit un être intelligent et un homme. »

Deux types de liberté sont alors distingués :

  1. La liberté naturelle, qui n’a pour bornes que les forces de l’individu.
  2. La liberté civile, qui a pour limites la volonté générale.


Il faut aussi établir une autre distinction entre la possession, faite par la force, et la propriété, qui est elle légitime et réglée par le droit.
 

>> Résumé Chapitre IX - Du domaine réel, Du Contrat social, Rousseau



Dans le cas d’un nouveau terrain, il existe un droit du premier occupant, qui répond en général à trois conditions :

  1. Le terrain n’est habité par personne.
  2. Celui qui le revendique ne prend que la quantité qui lui est nécessaire.
  3. Il doit en être pris possession par le travail et la culture, qui sont des signes de propriété



Rousseau conclut le Livre I du Contrat social en soulignant que l’égalité naturelle des hommes n’a pas été détruite ; mais elle a été remplacée par une autre égalité, qui est une égalité morale et légitime.

Tandis que la nature pouvait donner à voir des inégalités « en force ou en génie », le contrat social établit une égalité par « convention et de droit ».

 

En lien avec la Démocratie :

-> Critiques et défauts de la démocratie

 

+ d'articles sur Jean-Jacques Rousseau :

  1.  3 sortes d'éducation, but et origines - Jean-Jacques Rousseau
  2.  La Famille, la plus ancienne des sociétés - Rousseau
  3.  Un état de nature chez Rousseau ?
  4.  La plus utile et importante règle pour élever un enfant - Jean-Jacques Rousseau
  5.  La meilleure législation au monde ? La devise française ! - Rousseau
  6.  Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de démocratie ! - Jean-Jacques Rousseau

 

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De la ville monde à la mégapole contemporaine - Alain Cambier 1/3

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 25 octobre 2013

Alain Cambier a écrit un article intitulé "Quand la ville fait monde...". Cet article est pertinent dans une copie à Sciences Po.

Vous retrouverez cet article à la page : http://www.cairn.info/revue-cahiers-philosophiques-2009-2-page-9.htm

Sommaire de l'ouvrage :

  • De la ville-monde à la mégapole contemporaine
  • Les conditions politiques de la reconstitution d’un monde urbain
  • Les conditions culturelles de réappropriation du milieu urbain contemporain
  • Conclusion

Le résumé :

La ville est apparue comme l’illustration par excellence de l’instauration d’un monde humain. Mais en perdant ses murs, la mégapole tentaculaire aurait rendu ses habitants orphelins de la cité. Au point de voir en elle la ville se défaire... L’expansion de l’urbain n’est-elle pas alors l’occasion de faire entendre l’exigence d’une redéfinition de la citoyenneté, prenant en compte l’être-au-monde des citadins ? À condition toutefois que les artefacts de la mégapole offrent suffisamment de dimension symbolique pour que les usagers puissent se la réapproprier et s’y retrouver. Car quand elle fait signe, la ville contemporaine favorise notre « aptitude au monde » et déploie des horizons plutôt que des frontières.

Florilège de réflexions issues de "Quand la ville fait monde..."

1ère partie : DE LA VILLE-MONDE À LA MÉGAPOLE CONTEMPORAINE

>> La ville

"la ville illustre au plus haut point l’instauration d’un monde humain" - Alain Cambier

"les œuvres de l’art qui constituent la ville ne présentent d’intérêt que si elles favorisent ces rapports spécifiquement humains que sont les relations éthiques et politiques" - Alain Cambier

"La ville est le milieu où peut s’expérimenter la puissance politique" - Alain Cambier

"Héraclite disait que les lois constituent la véritable enceinte de la ville" - Alain Cambier

Alain Cambier

>> Crise de la ville

"l’émergence de l’État moderne entraîna l’abaissement politique des villes : elles perdirent leurs prérogatives, c’est-à-dire leur autonomie administrative, financière, militaire, etc" - Alain Cambier

"La ville engendra en ses bas-fonds un Lumpen-prolétariat, privé de droits élémentaires et qui vivait dans les conditions les plus insalubres" - Alain Cambier

"Quant à l’environnement, il fut totalement sacrifié et la pollution se concentrait aussi bien dans ses eaux que dans son atmosphère." - Alain Cambier

"cette pollution fut aussi morale : la prostitution et la délinquance firent de la ville une jungle, hantée par une faune hybride." - Alain Cambier

"Le projet urbanistique de Hausmann (...) consistait à prendre en charge la vie de la population citadine pour la rendre plus disciplinée et exercer sur elle une tutelle plus efficace. Il s’agissait de rendre la ville plus fonctionnelle, en rejetant à l’extérieur de la ville la population potentiellement rebelle." - Alain Cambier

"Le développement périphérique des banlieues accentua encore cette transformation profonde du mode de vie urbain dont l’expansion-extension favorisa paradoxalement l’incommunicabilité et la multiplication d’espaces de relégation" - Alain Cambier

"Dans la ville contemporaine, la cité a fait place à la zone. " - Alain Cambier

"la cité est devenue le reflet de la division des places, des rôles, des fonctions. Ainsi en est-il de la cité universitaire, de la cité ouvrière, de la cité administrative, de la City comme centre des affaires et de la spéculation financière, voire de la cité-dortoir… Dans les banlieues, la cité est même devenue, en verlan, la « téci » désignant une zone de non-droit." - Alain Cambier

"Comme le dit Heidegger : « Les demeures peuvent même être bien comprises, faciliter la vie pratique, être d’un prix accessible, ouvertes à l’air, à la lumière et au soleil : mais ont-elles de quoi nous garantir qu’une habitation a lieu ? »" - Alain Cambier

>> Habitation

"L’habitation renvoie à une conduite de réappropriation et ne saurait se réduire à disposer d’un logement" - Alain Cambier

"Habiter consiste à donner du sens, à donner une âme à son environnement" - Alain Cambier

"l’urbain contemporain produisit de l’inhabitable et les premières émeutes, en banlieue, éclatèrent" - Alain Cambier

"En France, un ministère de la Ville fut créé en 1990, qui symbolisa cette réappropriation politique nécessaire." - Alain Cambier

"Les gated communities sont le paroxysme de cette caricature de ville « utopique » fondée sur un principe d’insularité factice." - Alain Cambier

"comme l’a dit Éric Maurin, « les ghettos les plus fermés sont les ghettos des riches »" - Alain Cambier

-> Best-Of des articles du blog sur la VILLE <-

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