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-> Correction Sciences Po BORDEAUX 2019

 

Sujet corrigé - La politique échappe-t-elle à l'exigence de vérité ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 21 février 2019

Ce sujet est notamment tombé à l'épreuve de philosophie du bac 2015. Voir tous les sujets du bac 2015.

 

>> Introduction

 

Accroche

Un discrédit pèse sur les politiques. Si les exemples sont nombreux l'année passée, il aurait été judicieux de choisir plutôt une citation un ou évènement historique, déjà vieux. En ce cas, l'histoire de France ne manque pas d'exemples, comme la propagande de guerre. Etait-il juste pour l'Etat, lors de la Première Guerre mondiale, de diffuser des affiches et de propager dans les journaux l'idée que la victoire arrivait, afin de ne pas relâcher l'effort de guerre, au risque de mentir ? Aurait-il fallu diffuser des photos de la guerre, au risque de démobiliser l'opinion publique ?

 

Définitions

La politique : Notez bien le féminin, qui est un élément essentiel pour comprendre le mot "politique". En général, la politique peut se définir comme l'art de conduire les affaires de l'État, science et pratique du gouvernement de l'État.

Exigence : l'exigence a rapport au devoir, qui est aussi un aspect du programme de philosophie.

Vérité : sans doute le mot le plus difficile à déterminer, et qu'il faudra explorer le long du développement. De manière générale, en philosophie la vérité désigne une connaissance reconnue comme juste, comme conforme à son objet et possédant à ce titre une valeur absolue, ultime.

 

Problématique

La problèmatique n'est pas la question du sujet, mais plutôt ce qui est impliqué par cette question, ce qui se cache derrière cette question. En effet derrière cette question c'est l'articulation entre vérité et politique qui est interrogée, dans le sens où la politique nécessiterait forcément de cacher une part de la vérité.

La vérité est-elle un devoir auquel il serait possible de déroger pour des raisons d'Etat ? La politique est-elle nécessairement incompatible avec un discours rigoureux et exhaustif de vérité ? Comment la politique peut-elle se conjuguer avec un devoir et une recherche de la vérité auprès du citoyen ?

 

Plan

Le sujet de type "échappe-t-il" / "échappe-t-elle" se prête à un plan dialectique. Voir le plan que nous avons choisi dans le développement. Pourtant, il faut garder à l'esprit qu'une multitude d'approches étaient possibles, il n'y a pas de réponse nécessaire en philosophie, il n'y a pas de barème prédéfini sur les idées développées. N'hésitez pas à partager vos propres plans en commentaires ci-dessous.

 

 

>> Développement

 

I. Le mensonge est parfois nécessaire pour pouvoir gouverner

Platon dans La République montre la nécessité qui pousse les politiques à mentir à leur peuple, pour le bien de la cité. Mais c'est un "mensonge noble" car c'est un mensonge de paroles, réservé aux gouvernants, et qui a des vertus thérapeutiques. Il permet le bien d'autrui, contrairement au mensonge proféré de façon délibérée qui installe dans l’âme de celui que l’on trompe l’ignorance.

« ce qui est absolument nécessaire, c’est de savoir bien déguiser cette nature de renard, et de posséder parfaitement l’art et de simuler et de dissimuler » - Machiavel, Le Prince. Pour Machiavel, le prince doit forcément mentir pour diriger aux mieux les affaires du pays.

D'Alembert a ces mots lapidaires et sans illusion concernant la politique : « L’art de la guerre (…) est l’art de détruire les hommes, comme la politique est celui de les tromper. »

 

II. Mais une politique saine se fonde nécessairement sur la vérité et vise la vérité

Saint Augustin condamne radicalement toute forme de mensonge, y compris en politique. Pour Saint Augustin, le mensonge « consiste à parler contre sa pensée avec l’intention de tromper ». Or, même le mensonge qui serait profitable à quelqu'un d'autre ne trouve pas grâce aux yeux de Saint Augustin : "mendacium iniquitas est", il y aurait inéquité.

Kant réfute de manière tout aussi radicale le droit qu'aurait la politique de mentir, d'échapper à l'exigence de vérité. Dans l'article « D’un prétendu droit de mentir par humanité » (1797), en réponse à Benjamin Constant, Kant explique que même en politique, même par un texte juridique, il serait contradictoire d'autoriser dans certains cas le mensonge. "Celui qui ment, si généreuse puisse être son intention en mentant, doit répondre des conséquences de son mensonge"

 

III. L'articulation politique/vérité n'a de sens qu'au regard des citoyens qui l'appréhendent

Blaise Pascal permet de mieux saisir cette question de la vérité et de la politique à travers la perception qu'en a le peuple. Dans les Pensées, il distingue 5 catégories, qui sont de la plus basse à la plus élevée : le peuple, les demi-habiles, les habiles, les dévots, et enfin les Chrétiens parfaits.

Or chaque catégorie est établie selon le dégré de crédulité des sujets vis-à-vis de la politique : ainsi le peuple croit fermement que les lois de son pays sont à peu près justes, les demi-habiles sont "déniaisés", c'est-à-dire qu'ils sont moins crédules, les habiles ont compris ce qu'ont compris les demi-habiles, mais parle comme le peuple.

C'est par l'éducation et la réflexion que les citoyens comprennent ce rapport ambigü entre politique et souci de vérité. C'est ainsi seulement par ce rapport critique qu'il peut identifier ce qui est de l'ordre de la vérité, du mensonge, et du bienfondé de cette vérité ou de ce mensonge. C'est aussi seulement par cette distance que le citoyen peut éviter les dangers et les dérives d'une politique trop éloignée de la vérité, comme le théorise Hannah Arendt : « Dans le domaine politique, où le secret et la tromperie délibérée ont toujours joué un rôle significatif, l’autosuggestion représente le plus grand danger : le dupeur qui se dupe lui-même perd tout contact, non seulement avec son public, mais avec le monde réel, qui ne saurait manquer de le rattraper, car son esprit peut s’en abstraire mais non pas son corps. »

La politique, en volant loin de l'exigence de vérité, risque de se prendre au piège elle-même. Il s'agit donc de conserver une distance critique et de maintenir éveillé sans cesse ce besoin de vérité, et ce recul entre les citoyens et la politique.

 

 

 

-> Sujets en philosophie du bac 2015

 

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Sujet corrigé - "Les croyances dogmatiques" - Tocqueville, De la démocratie en Amérique

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 octobre 2016

Ce sujet est notamment tombé à l'épreuve de philosophie du bac 2015. Voir tous les sujets du bac 2015.

 

Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d'objet ; mais on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-à-dire d'opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n'est pas probable qu'un grand nombre d'hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.
Or, il est facile de voir qu'il n'y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt n'y en a point qui subsistent ainsi; car, sans idées communes, il n'y a pas d'action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social. Pour qu'il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales; et cela ne saurait être, à moins que chacun d'eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites.
Si je considère maintenant l'homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables.

Tocqueville, extrait du livre De la démocratie en Amérique

 

=> LISEZ cet extrait dans son contexte : CHAPITRE II - De la source principale des croyances chez les peuples démocratiques

 

>> Contexte

Alexis de Tocqueville, né en 1805 dans une famille aristocratique de Normandie, fait des études de droit, puis est juge auditeur à Versailles. C'est à regret qu'il assiste au coup d'état du monarque Louis-Philippe. En partie pour s'éloigner de ce régime, il part étudier le système pénitentiaire américain. Il parcourt donc les Etats-Unis pendant 9 mois, qui seront autant de temps consacré, à comprendre le régime démocratique et ses mécanismes, dont il fera un ouvrage : De la démocratie en Amérique, sorti en deux tomes, respectivement en 1835 et 1840.

 

>> Explications pas à pas du texte

 

Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d'objet ; mais on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-à-dire d'opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter.

Tocqueville donne ici sa définition ce qu'est une croyance dogmatique : "opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter.". Ce sont des discours que les hommes tiennent pour acquis sans y réfléchir. Il lui attribue deux caractéristiques essentielles : elles sont polymorphes, c'est-à-dire qu'elle ont différentes formes, qu'elle peuvent changer, se muter ; et deuxième caractéristique, il n'est pas possible de supprimer définitivement ces croyances dogmatiques : il y en aura toujours.

 

Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n'est pas probable qu'un grand nombre d'hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.

Cette réflexion, par laquelle Tocqueville imagine un homme qui s'isolerait pour se faire son propre avis et réfléchir uniquement par lui-même, fait écho à l'œuvre de Descartes, le Discours de la méthode, dans laquelle précisément Descartes cherche par lui-même à trouver une vérité, en s'affranchissant pour un temps des auteurs qu'ils a si longtemps étudiés.


Or, il est facile de voir qu'il n'y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt n'y en a point qui subsistent ainsi; car, sans idées communes, il n'y a pas d'action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social.

Le ciment du corps social, pour Tocqueville, est un projet, une idée commune. C'est une croyance commune qui relie les hommes en eux, qui en font un corps social véritablement. Ces idées communes sont donc essentielles pour une société comme Tocqueville va l'expliquer :

 

Pour qu'il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales; et cela ne saurait être, à moins que chacun d'eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites.

Tcoqueville rend légitime une conception qui pourrait a priori nous choquer : il est bon est nécessaire que les hommes aient des croyances dogmatiques, des idées toutes faites. C'est par ce seul moyen que les hommes sont rassemblés et à même de se former en corps social. Chacun doit donc accepter des idées communes, toutes faites, qu'il n'a pas révisées par son propre jugement exclusif.

 


Si je considère maintenant l'homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables.

Tocqueville étend son raisonnement non seulement à l'échelle de la société, mais aussi à l'échelle individuelle, à l'échelle de l'homme. Ces croyances dogmatiques sont nécessairement pour se constituer en corps social, mais également pour vivre soi-même. L'homme est fait d'opinions toutes faites, qui lui sont essentielles pour continuer de vivre.

 

-> Le travail pour les Indiens d'Amérique selon Tocqueville

-> Analyse du lien entre démocratie et étude des sciences - Alexis de Tocqueville

-> Sujets en philosophie du bac 2015

 

-> Culture générale : la Démocratie <-

 

Classé dans : Culture Générale - Mots clés : démocratie en amérique, tocqueville, extrait, corrigé, bac, 2015, baccalauréat, correction, sujet corrigé, explications, analyse - Aucun commentaire


Sujets et Corrigés Philosophie BAC 2015

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 17 juin 2015

 

Les corrigés de l'épreuve philosophie du BAC 2015 toutes filières seront disponibles ici.

 

 

-> Sujet et Corrigés Philosophie BAC 2014
-> Sujet et Corrigés Philosophie BAC 2013

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Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 juin 2014

Le BAC 2014 débute comme les autres années par la philosophie. L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose un corrigé des sujets de philosophie tombés au BAC 2014 en série ES.

BAC ES Sujet 1 : Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

>> Définition des termes du sujet : Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Chercher : Etymologie : Du bas latin circare, « faire le tour, parcourir pour examiner », et, en latin médiéval, « fouiller, scruter ».

Chercher à : s'appliquer avec persévérance à obtenir un certain résultat ; tâcher, s'efforcer de. (Dictionnaire de l'Académie française)

Connaître : 1. Avoir ou se faire une idée précise, approfondie de quelque chose. 2. Savoir ; avoir des connaissances innées ou qui paraissent telles. Avoir des connaissances acquises par l'étude, par la pratique et l'usage. (Dictionnaire de l'Académie française)

Soi-même : "Principe de la conscience individuelle, objet de celle-ci, mais sujet actif"

>> Problématique : Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Il faut se demander : pourquoi le correcteur pose ce sujet ?

Le sujet soulève en fait la question : quel est l'intérêt de s'interroger soi-même, de se découvrir soi-même ? Pourquoi se découvrir soi-même, se comprendre, plutôt que de découvrir l'extérieur ? L'intime, le soi-même est-il vraiment un mystère pour l'être humain, et n'est-il pas plus utile de comprendre notre environnement, ce qui n'est pas nous-même ? Sinon, la connaissance de soi-même ne permet-elle pas au contraire de mieux comprendre l'environnement ?

>> Développement : Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Le sujet fait référence à une inscription sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes que commente Socrate (470-399 av. JC). En grec, Gnothi seauton. Dans ce contexte, "Connais-toi toi-même" rappelait les hommes à l'humilité devant les dieux. Il s'agissait de se souvenir que l'homme était fait de passions, de défauts, d'opinions, et qu'ils restaient faibles en comparaison des dieux.

Hegel considère le "Connais-toi toi-même" comme un tournant dans l'histoire de l'Esprit. C'est le passage de « l’esprit universel unique » à un « esprit singulier à l’individualité qui se dessine ».

Saint Augustin explore déjà l'importance du moi-même. L'homme doit partir à la découverte de son moi, doit se connaître, et c'est ainsi qu'il y découvre Dieu, avec son aide. « puisqu'il n'y a point d'homme au monde qui connaisse ce qui se passe dans l'homme, que l'esprit de l'homme qui est en lui ». Dieu est inséparable de cette recherche de la connaissance de soi : « me voilà devenu pour moi-même, sous vos yeux, un problème ».

Montaigne a fait de la connaissance de soi-même un objectif :

"Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention ni artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l'a permis. (...) Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre" Essais, « Au lecteur »

Montaigne pose cruellement la question posée par ce sujet du bac 2014 :

"Ai-je perdu mon temps de m'être rendu compte de moi si continuellement, si curieusement ?" Essais, Livre II, chapitre XVIII

Pascal est particulièrement virulent à cet égard, dans une de ses Pensées :

"Parler de ceux qui ont traité de la connaissance de soi‑même, des divisions de Charron, qui attristent et ennuient. De la confusion de Montaigne, qu’il avait bien senti le défaut d’une droite méthode. Qu’il l’évitait en sautant de sujet en sujet, qu’il cherchait le bon air.

Le sot projet qu’il a de se peindre et cela non pas en passant et contre ses maximes, comme il arrive à tout le monde de faillir, mais par ses propres maximes et par un dessein premier et principal. Car de dire des sottises par hasard et par faiblesse c’est un mal ordinaire, mais d’en dire par dessein c’est ce qui n’est pas supportable et d’en dire de telles que celles‑ci"

La psychanalyse pose un nouveau regard sur la recherche de la connaissance de soi :

"Alors que les rapports existant entre la perception extérieure et le Moi sont patents et évidents, ceux qui rattachent la perception interne au Moi exigent un examen spécial. A leur sujet, on est tenté de se demander si on est vraiment en droit de rattacher toute la conscience au seul système superficiel « perception-conscience »." Sigmund Freud dans Le moi et le ça

C'est sur de nouvelles bases qu'il faut chercher la connaissance de soi-même, car la connaissance de soi n'a plus pour objet un sujet unifié et conscient, mais un sujet plus complexe.

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Doit-on tout faire pour être heureux ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 juin 2014

Le BAC 2014 débute comme les autres années par la philosophie. L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose un corrigé des sujets de philosophie tombés au BAC 2014 en série L.

Sujet 2 : Doit-on tout faire pour être heureux ?

>> Définition des termes : Doit-on tout faire pour être heureux ?

Doit-on : 2 approches, une morale : l'être humain a une obligation morale de ; l'autre physique : l'être humain est contraint de, par la force des choses.

tout faire pour : Une certaine radicalité est implicite dans cette expression. Ce qui est recherché est le seul prix qui compte : la fin justifie les moyens ! (Machiavel)

Heureux : cette notion est le coeur même du sujet, et a été débattue au fil des siècles. Il s'agira tout au long du devoir de voir qu'est-ce que le bonheur, qu'est-ce qu'être heureux.

>> Plan & Développement : Doit-on tout faire pour être heureux ?

Les premières morales grecques, l'épicurisme, le stoïcisme, se donnaient pour finalité le bonheur. Comment parvenir au bonheur ? C'était par l'ataraxie, l'absence de trouble, ou par l'acceptation du cours des événements.

D'après Kant, « le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination ». C'est-à-dire que le bonheur est une idée vague et confuse produite par l'esprit. L'homme ne doit pas tout faire pour être heureux, puisqu'il ne peut même pas se représenter le bonheur.

Dans la religion chrétienne, on ne vit pas pour le bonheur sur terre, mais plutôt pour le bonheur promis après la mort : "Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés" dans les Béatitudes.

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