Réussir Sciences Po

 

 

Réussir mieux et plus fort :

 

 

Rentrer dans le moule Sciences Po

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 07 juillet 2017

Les simulations de l’élection présidentielle auprès des différents IEP sont sans appel : Jean-Luc Mélenchon arrive loin en tête, suivi par Benoît Hamon, puis Emmanuel Macron.

Il semble donc que la ligne politique des IEP soit assez ciblée à gauche.

Cassons le politiquement correct : la couleur politique qui transpire de vos copies d’examen peut faire pencher la balance dans la correction.

 

Nous ne sommes pas en train de vous dire qu’il faut déclamer les thèses de la France Insoumise à longueur de lignes. Mais il faut savoir être agile. Au moins, ne prenez pas parti clairement pour un parti politique, surtout si votre vote tend à droite.

 

Être agile, c’est aussi savoir s’adapter au moule Sciences Po, même si vous gardez votre liberté. Vous devez être un caméléon : prenez les couleurs des correcteurs des copies aux examens de l’IEP. Soyez flexibles.

 

Bien entendu, vous gardez votre liberté d’opinions, vous avez vos valeurs, vous avez vos croyances, et vous êtes maîtres de votre pensée. Mais si cette pensée est trop à droite, le correcteur risque de le faire ressentir dans votre note. Sachez donc vous adapter au système : vous pourrez faire éclater avec force vos idées lorsque vous serez diplômés de Sciences Po. Mais en attendant, vous devez - si vous voulez réussir - prendre le pli “Sciences Po”.

 

Les IEP vantent souvent les profils atypiques, l’audace, les idées originales. A notre goût, c’est plutôt un leurre. Certes, l’originalité est valorisée : mais dans certaines limites, et la vérité c’est que si le correcteur n’aime pas vos idées, il sera nécessairement moins enclin à monter votre note. Soyez originaux dans les faits, trouvez des éléments, des statistiques, des auteurs, qui sortent de l’ordinaire. Cela montrera votre culture. Mais dans l’exposition de vos idées, soyez très prudents. Car si vous voulez vraiment faire triompher vos idées et votre vision politique, vous feriez mieux de rentrer dans le système, au moins au départ, pour avoir l’assise suffisante ensuite de mettre vos opinions personnelles en avant.

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7 Clés pour Lire 10 Fois Plus Rapidement et Plus Efficacement

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 14 novembre 2016

Un des secrets les mieux gardés des personnes à succès : la LECTURE RAPIDE ! Pourquoi ces personnes à succès ne vous en parlent pas ?

C'est souvent parce qu'elles ne s'en rendent même pas compte ! C'est devenu un tel réflexe, une telle habitude, qu'elles ne pensent même plus à la façon dont elles lisent qui les rend si efficaces.

Pourquoi apprendre à lire rapidement ?

Il y a déjà les avantages de la lecture : apprendre, développer énormément sa culture, être cultivé, enrichir son orthographe/grammaire/vocabulaire, développer sa mémoire, réflechir plus que les autres, fortifier sa mémoire.

Il y a ensuite les avantages de la lecture rapide : une histoire, pour qu'elle soit intéressante... il faut rentrer dedans. Les premières pages sont souvent les plus terribles, et on décroche rapidement. L'avantage de la lecture rapide c'est que vous ne vous ennuirez plus. Vous serez accrochés à ce train à grande vitesse, et vous ne pourrez plus en descendre tellement vous aimerez cela.

Vous serez beaucoup plus vite plongés au cœur de l'histoire, là où tout devient enfin intéressant : là où se trouvent les plus beaux paysages, les plus belles scènes, les plus belles réflexions. Vous n'aurez plus l'impression de perdre du temps, et au contraire vous aimerez être aussi efficace, vous voudrez lire plus, et encore plus, apprendre encore davantage.

Si vous êtes à court d'histoires, vous ne savez pas par quoi commencer : la bonne nouvelle dans notre monde c'est que des siècles et des siècles d'écrivains et de penseurs qui ont consacré toutes leurs vies à produire le meilleur, à transmettre ce qu'ils avaient de meilleurs pour vous, tout cela est disponible GRATUITEMENT pour tous, par exemple ici. Soyez donc curieux et profitez de ce trésor, vous avez vraiment de la chance de vivre au XXIe siècle. Allez, maintenant c'est parti pour apprendre à lire rapidement et efficacement !
 

>> Lisez moins - vous lirez MIEUX



1. Lisez seulement ce qui vous plaît

Votre professeur vous a dit de lire tel livre en entier, de la première à la dernière page, de la première à la dernière ligne. Ne l’écoutez pas.

Votre ami vous a conseillé de lire cet article du Monde, du Figaro ou de Libération en entier pour avoir votre avis. Ne l’écoutez pas.

Vos parents vous ont dit que pour comprendre un document, il faut lire chaque lettre, chaque mot. Ne les écoutez pas.


Lisez seulement ce qui vous plaît ! De toute façon, c’est ce que vous faites déjà. Peut-être que vous ne vous en rendez pas compte, mais un exemple très parlant pour l’habitué d’internet ou des réseaux sociaux, c’est de prendre conscience comment vous traitez une page internet.

Lorsque vous consultez votre fil facebook, vous vous rendrez compte que vous ne lisez pas toutes les publications qui vous sont présentées. Vous ignorez déjà instinctivement les publicités, les menus sur les côtés. Vous ignorez les textes qui vous paraissent trop longs. Au mieux, vous lisez les premiers mots, et si vous sentez que ce ne sera pas intéressant, vous zappez. C’est bien.

Lorsque vous consultez les résultats d’une page Google, vous cherchez immédiatement le premier et le second lien. Les plus habitués éviteront également les liens publicitaires qui sont au sommet de la page. Et lorsque vous vous intéresserez au lien, vous ne lirez même pas tout ! Vous accrocherez votre regard sur un ou deux mots qui ressortent, souvent les mots clés que vous cherchez, ceux que Google ont mis en gras. Si jamais vous n’êtes pas encore sûr qu’il vous sera bénéfique de cliquer, vous plongez votre regard au milieu de la description du site, juste en dessous du lien. Seulement si vous voulez encore plus d’informations, vous lirez toute la description, sinon vous passerez au lien suivant et répéterez le même processus.

Un test très simple : si vous avez accroché sur ce mot en gras, et que vous avez parcouru que très rapidement le gros paragraphe ci-dessus, c’est que vous faites déjà le job de lire ce qui vous plaît. Si vous avez lu l’intégralité du paragraphe ci-dessus, c’est que vous aviez envie de bien comprendre ce que nous voulions dire, parce que vous savez que c’est important. Ou alors, vous auriez déjà zappé.

Notre premier conseil est donc simplement un encouragement, il est là juste pour vous rassurer : ne lisez pas tout, et continuez à lire ce qui vous plaît : c’est ce qui vous rendra productif dans votre lecture.
 

2. Lisez seulement le plan, l’introduction et la conclusion

C’est là que réside tout ce que l’auteur veut vous transmettre comme message. C’est dans le plan de l’ouvrage, c’est-à-dire les titres des chapitres, les titres des parties, et dans l’introduction et la conclusion que l’auteur fait ses transitions, qu’il met en articulation sa pensée.

Un test très simple : si avant de lire cette phrase, vous connaissez déjà quels sont les points qui vont être traités après, parce que vous avez déjà parcouru rapidement les titres, c’est très bien. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez le faire maintenant.

Cette technique vous sauvera beaucoup de temps pour comprendre une idée, pour comprendre un article, pour comprendre un livre entier. Si vous connaissez déjà les points par lesquels l’auteur va passer, vous avez en tête la structure. Vous avez la vue d’ensemble.

A moins que vous ne lisiez un roman pour le plaisir, auquel cas il est toujours plus intéressant de suivre pas à pas l’histoire, il est toujours bien plus intéressant de connaître tout de l’histoire, d’avoir le plan général en tête, et seulement après de préciser, de rentrer dans les détails, que vous pourrez rattacher à la structure calmement.

C’est comme un puzzle dont vous auriez déjà le cadre, il est beaucoup plus facile ensuite de le remplir.

L’important, ça reste toujours notre règle n°1 : lisez ce qui vous plaît. Si donc une introduction vous paraît trop brouillon, trop longue, allez plus vite et ignorez.

Il s’agit simplement de bien prendre conscience que c’est seulement grâce à la structure du livre, ou de n’importe quel document, que vous pourrez en faire une lecture rapide et efficace. De plus, cela vous permettra d’identifier quels chapitres ou quelles parties sont les plus intéressantes pour vous, celles qui vous intéressent, celles qui vous plaisent.
 

3. La règle des 80/20

En résumant brièvement, la règle des 80/20 veut que 20% du livre correspond à 80% de ce qu’il faut savoir d’un article / d’un livre / d’un journal.

Concentrez-vous sur les 20%. Cette idée rejoint encore nos précédents points : concentrez-vous sur l’essentiel. Tout le travail consiste donc à identifier rapidement quels sont les points essentiels, où sont les 20% qui représentent 80% de l’intérêt du livre.

C’est pourquoi nous vous conseillions de lire à tout prix et en premier lieu les titres, de chapitres ou de parties, parce que ce sont eux qui concentrent la plus grande partie de ce qu’il vous faut retenir.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire le point n°10 de notre article sur la productivité.

 

>> Mettez-vous sous pression

 

4. Utilisez un minuteur

Peut-être que vous ne vous en croyez pas encore capable, mais vous pouvez lire 10 fois plus vite que vous ne le faites dès maintenant.

Un moyen très simple d’arriver à votre véritable vitesse de lecture potentielle, c’est de vous en donner l’objectif et de vérifier vos performances. Croyez en vous, vous avez cette ressource en vous, c’est simplement que vous ne l’avez jamais mis à profit !

Du moins jusqu’à maintenant, car dorénavant, vous aurez votre minuteur à côté de vous lorsque vous lirez. Vous pouvez par curiosité calculer en combien de temps vous lisez d’habitude. C’est très simple, il vous suffit de prendre un livre, d’enclencher le chronomètre, de lire une cinquantaine de pages. A la fin, faites les comptes : en combien de temps avez-vous lu une page ? Calculez combien de mots il y a dans n’importe quelle page : combien de temps vous faut-il en moyenne pour lire 10 mots ?

En lisant 50 pages, vous aurez un échantillon suffisamment large pour déterminer votre vraie vitesse de lecture. Maintenant, divisez votre score par 2 : c’est le temps que vous vous accorderez pour lire les 50 prochaines pages ! Vous croyez que c’est impossible ? Détrompez-vous, enclenchez votre minuteur, et lisez ! Vous serez surpris de la qualité de vos résultats.


Pour plus d’informations, vous pouvez lire le point n°2 de notre article sur la productivité.
 

5. Votre meilleur allié : l’auto-scroll

Les plus fins lecteurs et amateurs de nouvelles technologies connaîtront cette fonction : l’auto-scroll. Proposée dans les plus récentes applications, notamment de smartphone, elle consiste tout simplement à faire défiler la page pour vous, sans que vous n’interveniez.

Généralement, c’est présenté comme un rideau qui tombe sur la page en cours et qui vous force à accélérer votre lecture. Ayez les yeux plus gros que le ventre et fixez-vous un objectif élevé. Chaque page se tournera, ou défilera, ou disparaîtra, selon vos réglages, plus vite que vous ne pouvez la lire. Ce n’est pas grave. Vous vous habituerez très vite à lire ainsi, de manière beaucoup plus rapide. Vous vous concentrez spontanément sur les éléments les plus importants.

Si vous lisez de manière plus traditionnelle, sur des livres, des vrais, et vous pensez que ce système est inapplicable, détrompez-vous ! Vous serez vous-même votre propre bourreau, et nous comptons sur vous pour être impitoyables.

Il suffit de vous munir d’une baguette (un crayon ou un stylo fins peuvent faire l’affaire) et c’est votre main qui donne le rythme : faites défiler plus vite que vous ne lisez !

Notre méthode préférée, c’est de remplacer la baguette par un rectangle de papier, vous pouvez par exemple utiliser votre marque page (ou tout simplement placez votre baguette à l’horizontale sur la page). L’avantage est que ce carton couvre toute la largeur de la page, et vous n’avez qu’à faire défiler verticalement.

Votre vitesse de lecture sera décuplée grâce à ce tuteur, car l’auto-scroll, ou pour les plus francophones d’entre nous disons le défilement automatique, vous forcera de manière radicale et sans pitié à le suivre, plus vite, plus vite et encore plus vite. Au début, ce sera difficile, nous ne vous le cachons pas. Ca deviendra beaucoup plus facile au bout d’une dizaine de minutes, et même : ce sera addictif ! Vous ne pourrez plus vous en passer, tant vous aurez l’impression de perdre du temps, quand rien ne vous force à vous presser.
 

>> Comprenez ce que vous lisez

 

Grâce aux étapes précédentes, vous avez déjà toutes les techniques pour vous forcer et réussir à lire plus vite. Il reste simplement à vous assurer que vous comprenez bien ce que vous lisez. Vous serez heureux d'apprendre que tout le travail est déjà fait : désormais, il ne s'agit plus que de faire confiance à votre cerveau sur deux points.

 

6. Votre cerveau sait déjà organiser et arranger


Lorsque vous lisez rapidement, en diagonale, en piquant ça et là des mots, vous pouvez légitimement vous poser la question : est-ce qu’il est vraiment possible de comprendre une phrase si on ne lit pas intégralement le sujet, le verbe, et les compléments ?

La réponse est scientifique, prouvée et reprouvée : OUI, vous comprendrez même plus vite !

Il est un test que vous avez peut-être déjà eu l’occasion de passer, c’est celui des lettres dans le désordre. L’être humain est capable de lire n’importe quel mot même si ses lettres sont dans le désordre ! Etonnant n’est-ce pas ? Et pourtant vrai !

Par exemple essayez de lire cette phrase :

Bnjuoor, ej vuex povoiur lrie plsu ramepepidnt n’iormpte equl teetx !

Si vous avez réussi à décrypter cette phrase, bravo ! La raison pour laquelle notre cerveau peut comprendre un mot même si ses lettres sont dans le désordre, c’est parce qu’il envisage les phrases de manière générale, tous les mots d’un coup, toutes les lettres d’un coup, et non pas lettre par lettre.

Et voici une bonne nouvelle : c’est exactement la même chose pour un livre entier, pour des paragraphes entiers, et pour des phrases entières !

Par exemple, si votre regard accroche sur cette série de mots :

nucléaire - a décidé - difficultés - Allemagne - 2% - dégâts - pollution - réduira

Dans cette série, vous n’avez aucun article, aucun adjectif, aucun complément de temps, de lieu, etc. Alors, impossible de comprendre ce que vous lisez ?

Grâce à quelques mots éparpillés, pris ça et là, vous pouvez déjà deviner que l’Allemagne se sent concernée par le problème du nucléaire !

C’est encore plus facile à devenir quand vous avez déjà lu 10 chapitres sur la question de l’environnement, et que vous en êtes au chapitre Europe !

Alors faites vous confiance, et soyez un détective de la lecture : avec seulement quelques indices, vous serez capables de comprendre tout ce que vous lisez.
 

7. Lisez instantanément, comprenez instantanément, et gagnez la compétition sur votre voix

Vous aurez donc compris qu’il vaut mieux lire des grands ensembles, plutôt que lettre par lettre. Votre regard doit se fixer sur un groupe de mots et aussitôt sauter sur un autre groupe de mots. C’est ça qu’on appelle lire !

Si vous voulez aller encore plus rapidement, alors vous devez vous assurer que vous ne lisez pas pour vous-mêmes ces groupes de mots. OK, cette phrase est difficile à comprendre, alors on va mieux expliquer.

Imaginez-vous raconter une histoire à un bébé. Vous lisez mot par mot, à voix haute, la page.
Imaginez-vous maintenant raconter cette même histoire à vous même, mais cette fois-ci non pas à voix haute, mais en disant les mots dans votre tête, un par un.
Imaginez comment vous lisez ces mots, avec quelles intonations : accentuez certains mots plutôt que d’autres.

Essayez par exemple avec ce que vous êtes en train de lire à ce moment précis, cet article sur la lecture rapide. Imaginez dire cette phrase à quelqu’un en accentuant sur certains mots plutôt que d’autres.

Eh bien, tout cela, c’est lire mot par mot, presque à « voix haute » dans votre esprit. Il va falloir faire disparaître cette voix, car elle vous fait perdre beaucoup de temps. Rien que de prononcer les mots, que ce soit à quelqu’un d’autre, à un bébé, ou à vous-même, dans votre tête, c’est une perte de temps.

En fait, le cerveau comprend beaucoup, beaucoup plus rapidement que vous ne parlez ! Et oui, vous pouvez être admiratif de votre cerveau, car il est super efficace, et avant même que vous ayez le temps de le dire, il a déjà tout enregistré !

Vous devez donc vous empêcher de lire et de prononcer mot par mot ce que vous lisez. Comment ?

Eh bien vous allez rire : le meilleur moyen pour réussir à capturer le sens de ce que vous lisez sans même avoir besoin de le prononcer, de vous le dire : c’est de lire plus vite ! Vous êtes donc déjà sur la voie !

Vous avez bien lu, lisez plus vite et la petite voix de votre esprit qui vous racontait les histoires disparaîtra. Elle fera place à une lecture bien plus puissante et plus rapide : celle de la compréhension instantanée !

C’est donc une course : lisez plus vite que vous n’avez le temps de le dire, et vous n’aurez aucun problème, vous irez aussi vite que le peut votre cerveau, et c'est ce qu'on peut vous souhaiter de mieux.



-> 16 Moyens pour Être Extrêmement Productif (30 Secondes Chacun)

-> 20 Préceptes pour une Meilleure Présentation de vos copies

 

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Corrigés en Histoire Sciences Po Bordeaux 2014

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 23 décembre 2014

 

Merci à @CamilleB, @oscar, et @Thys, pour les sujets et leurs impressions sur le concours Sciences Po Bordeaux entrée en 1ère année qui avait lieu ce samedi.

Nous insisterons sur la correction du 1er sujet, qui était plus original par sa formulation, puis examinerons le 2nd sujet qui s'intéresse à la problématique classique de la comparaison entre les totalitarismes.

 

Sujet 1 : La première guerre mondiale : une guerre d'un genre nouveau ?

 

 

Analyse du sujet :

 

-> "Première Guerre mondiale" :

Cette partie du sujet donne déjà les limites du sujets : historiques : 1914-1918, et spatiales : mondial.

Le mot "Première" implique qu'il s'agit d'un conflit inédit, et réprésente de fait la solution même du sujet !

En tant que "première" guerre mondiale, la guerre est par définition d'un genre nouveau. Le sujet est en ce sens amusant, car la question est la réponse, la réponse est la question, comme si l'on demandait à Churchill : "quel est votre nom M. Churchill ?".

Bien sûr le sujet ne s'arrête pas là, et il faudra préciser en quoi il peut y avoir un lien de continuité avec les précédentes guerres, et en quoi consiste ce "genre nouveau".

 

-> "une guerre "

Guerre : rapports conflictuels qui se règlent par une lutte armée, en vue de défendre un territoire, un droit ou de les conquérir, ou de faire triompher une idée. Définition qui peut être nuancée, précisée, notamment dans le contexte de guerre mondiale.

 

-> "d'un genre nouveau ?"

Il s'agissait de la partie du sujet la plus difficile à définir pour vous.

Genre de guerre : Ensemble de guerres ayant la même origine ou liés par la similitude d'un ou de plusieurs caractères

Nouveau : ici, inédit, c'est-à-dire plus explicitement : est-ce que la Première Guerre mondiale a donné naissance à un ensemble de guerres, qui se distingue de toutes les guerres connues jusqu'alors ?

 

Problématique et plan

 

Pour la problématique, il fallait se demander : pourquoi me pose-t-on cette question ? Le véritable fond du problème, dans cette question, n'est pas de savoir si la Première Guerre mondiale est originale. Il s'agit de se demander : est-ce que la Première Guerre mondiale suit le schéma classique des guerres : mêmes motifs, mêmes moyens, ou si au contraire la Première Guerre mondiale parce qu'elle s'ancre dans le XXe siècle relève d'autres motivations, et d'autres moyens ?

A noter à ce sujet que la guerre était le sujet de culture générale l'année dernière à Sciences Po Bordeaux.

Il n'existe pas une seule bonne problématique, il y en a beaucoup, mais une bonne problématique classique pouvait ressembler à :

Comment la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918 est-elle représentative des transformations du siècle malgré le maintien d'une relation classique de conflit armé ?

 

 

Pour le plan, ce n'était pas chose aisée. Les meilleurs plans sont souvent chrono-thématiques, mais il faut avouer qu'il était difficile de le mettre en place, d'autant que l'épreuve ne dure qu'1h. Compte tenu de ce format court, vous aviez aussi le choix entre un plan en 2 parties ou 3 parties (3 parties est le plan privilégié par les historiens).

 

3 idées devaient apparaître pour confirmer que la 1ère GM était d'un genre nouveau :

I. Guerre mondiale (engrenage des alliances, de l'Europe au monde) (à partir de 1914)

II. Guerre totale (mobilise tous les moyens humains, les moyens économiques, et toutes les sociétés) (1915-18)

III. Brutalisation (par les nouvelles techniques, système des tranchées, processus de brutalisation morale) (1915-1918)

 

Attention, le plan n'est pas aussi simple que cela. Ces trois idées doivent être explorées sous un angle double : chronologique et ruptures/continuités.

Ainsi pour le I. Guerre mondiale, il faut partir de 1914, et voir comment le système des alliances donne lieu à la 1ère GM. Un conflit n'avait jamais été généralisé au monde, "Première" Guerre mondiale.

Pour le II. Guerre totale, il faut montrer que la répartition n'est plus la même par rapport aux précédentes guerres, où la population civile n'était pas touchée de la même manière. Les guerres concernaient ceux qui décidaient de partir à la guerre, des professionnels de la guerre en quelque sorte. Cette fois-ci, tous les moyens humains sont utilisés, et le front comme l'arrière, notamment grâce à la propagande, sont tournés vers l'effort de guerre, surtout après 1915, lorsque l'on se rend vraiment compte que la guerre va durer.

Pour le III. Brutalisation, et pour suivre le plan chrono-thématique, il faut insister sur le bilan et les conséquences de la guerre. Le concept de brutalisation (établi par l'historien George L. Mosse) était parfait pour caractériser ce genre nouveau, d'autant qu'il s'appuie sur des considérations historiographiques. Il aurait été vivement apprécié à Sciences Po Bordeaux.

 

La phrase de Paul Valéry, même si elle est classique au risque de lasser le correcteur, aurait en ce sens fait une bonne accroche pour le devoir : « Nous autres civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles » La crise de l'esprit, 1919

 

 

Sujet 2 : Nazisme et stalinisme: points communs et spécificités

 

Analyse du sujet :

 

Nazisme : Idéologie du IIIe Reich allemand et ensemble des pratiques politiques, économiques, sociales développées par le parti d'Hitler

Stalinisme : Idéologie et ensemble des pratiques politiques, économiques, sociales développées par Staline en U.R.S.S. de 1924 à 1953, adoptées par les autres partis communistes, officiellement condamnées en 1956 au xxe Congrès du Parti Communiste de l'Union Soviétique

 

Il s'agissait clairement et simplement de montrer les points communs et les différences.

 

Problématique et plan :

 

L'intitulé du sujet points communs / différences ouvrait la voie à un plan simple et classique, mais réussi, qui suivrait également en I. les points communs, en II. les différences, bien sûr en nommant spécifiquement ces points communs et ces différences dans l'annonce du plan.

Vous trouverez ces points communs et ces différences entre nazisme et stalinisme dans un article du site Intégrer Sciences Po.

 


-> Toutes les annales de Sciences Po Bordeaux BAC+0, et les corrigés 2013.

Classé dans : IEP Bordeaux - Mots clés : corrigés, histoire, sciences po bordeaux, nazisme, stalinisme, guerre, genre nouveau, première guerre mondiale, brutalisation, guerre totale, mondiale, corrigés, correction, avis, jury, 2014, Staline, Hitler - 4 commentaires


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