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La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console. - Voltaire

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 novembre 2016

Les personnages du conte philosophique de Voltaire utilisent le mot "ingénu" dans le sens de quelqu'un qui "dit toujours naïvement ce qu'il pense".

Dans ce conte, celui que l'on appelle l'Ingénu est un Huron : un Indien du Canada.

Ce chapitre, dont l'intitulé signifie beaucoup : "Comment l'Ingénu développe son génie.", est l'occasion pour Voltaire de faire l'éloge de la lecture, des connaissances, de la culture, et du sens critique.

Il y est aussi question de la censure, du gouvernement qui s'oppose à ce savoir libre, des ouvrages que l'on brûle.

 

La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console. Notre captif jouissait de ces deux avantages qu'il n'avait pas soupçonnés auparavant. Je serais tenté, dit−il, de croire aux métamorphoses, car j'ai été changé de brute en homme. Il se forma une bibliothèque choisie d'une partie de son argent dont on lui permettait de disposer. Son ami l'encouragea à mettre par écrit ses réflexions. Voici ce qu'il écrivit sur l'histoire ancienne :


« Je m'imagine que les nations ont été long−temps comme moi, qu'elles ne se sont instruites que fort tard, qu'elles n'ont été occupées pendant des siècles que du moment présent qui coulait, très peu du passé, et jamais de l'avenir. J'ai parcouru cinq ou six cents lieues du Canada, je n'y ai pas trouvé un seul monument ; personne n'y sait rien de ce qu'a fait son bisaïeul. Ne serait−ce pas là l'état naturel de l'homme ? L'espèce de ce continent−ci me paraît supérieure à celle de l'autre. Elle a augmenté son être depuis plusieurs siècles par les arts et par les connaissances. (...)
J'aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, et je hais celles des imposteurs. »


Il tomba un jour sur une histoire de l'empereur Justinien. On y lisait que des apédeutes de Constantinople avaient donné, en très mauvais grec, un édit contre le plus grand capitaine du siècle, parce que ce héros avait prononcé ces paroles dans la chaleur de la conversation :

« La vérité luit de sa propre lumière, et on n'éclaire pas les esprits avec les flammes des bûchers. »

Les apédeutes assurèrent que cette proposition était hérétique, sentant l'hérésie, et que l'axiome contraire était catholique, universel, et grec :

« On n'éclaire les esprits qu'avec la flamme des bûchers, et la vérité ne saurait luire de sa propre lumière. »

Ces linostoles condamnèrent ainsi plusieurs discours du capitaine, et donnèrent un édit.

L'Ingénu - Voltaire - CHAPITRE XI. Comment l'Ingénu développe son génie.

 

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Résumé - La France sous le régime de Vichy (1939-1944)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 06 novembre 2016

La France est profondément bouleversée par l'entrée dans la 2nd Guerre mondiale, sa défaite face aux Allemands, qui aboutit à l'Occupation et au régime de Vichy. Ce sont ces années mouvementées que nous vous proposons d'examiner, ainsi que toutes les tendances qui parcourent la France jusqu'à la Libération, en 1944.

Ce vaste cours sur la France sous le régime de Vichy s'intéressera successivement aux points suivants :

 

 

>> I. La défaite de la France (cours complet sur le régime de Vichy)



La France déclare la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. L'objectif est dissuasif il s'agit d'éviter le conflit. Le gouvernement Daladier fait la déclaration suivante à l'Allemagne : « la France assumera ses obligations envers la Pologne »
Cependant aucune opération n'est engagée.

La ligne Maginot est une fortification de béton, construite pour éviter les tranchées de la première guerre mondiale. Il n'y a pas de combat jusqu'en mai 1940, c’est la drôle de guerre. Cependant cette drôle de guerre démoralise l'opinion et démoralise aussi le front. Comme il n'y a pas de combat il n'y a pas non plus d'union sacrée. On assiste à une montée du pacifisme en France. Ce mouvement pacifiste est surtout représenté par la CGT, certains syndicats, Paul Faure au PS, l'union nationale des combattants, les milieux convertis au fascisme, et en septembre 1939 le parti communiste.

Le 19 mars 1940 Daladier devient ministre de la guerre et Paul Reynaud le remplace en tant que préside du conseil. Cependant Paul Reynaud annonce sa démission dès le 9 mai 1940. Le lendemain, alors qu'il apprend l'attaque de l'Allemagne, il revient sur sa démission.



L'Allemagne attaque la Belgique et les Pays-Bas le 10 mai 1940. Les plans Dyle et Breda sont mis en œuvre pour les arrêter. Le 13 mai, une brèche est faite par la forêt des Ardennes. Sous le feu sous les bombes, 200 000 Anglais et 138 Français embarquent pour l'Angleterre. Le 4 juin la ville de Dunkerque est prise. La bataille de France est déjà perdue. Paris est occupé à son tour le 14 juin. Les Allemands peuvent prendre à revers la ligne Maginot se dirigeant vers l'Est. Dans les jours qui suivent, la Wehrmacht entre sans résistance dans les villes de Lyon Clermont Angoulême et Bordeaux. Un grand exode a lieu dans le désordre la panique sous les aides des avions. Fin juin, ce sont pas moins de 6 millions de Français qui sont sur les routes.

 

Pour Pétain, c'est « l'esprit de jouissance » qui a causé la défaite de la France. Implicitement, Pétain accuse la gauche. En fait, c'est plutôt la stratégie de l'état-major qui a conduit à la défaite la France.

 

>> II. De la IIIe République à l'Etat français (cours complet sur le régime de Vichy)

 

Le 19 mai Reynaud remplace Gamelin par le général Weygand. Le 18 mai, il relève Édouard Daladier de ses fonctions. Le 16 juin 1940 Paul Reynaud démissionne et conseille au président Lebrun de le remplacer par Pétain. C'est Pétain, qui demande aussitôt l'armistice à l'Allemagne. Le 17 juin 1940, dans un message radiodiffusé, Pétain déclare : « c'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat ».

Il est décidé de rester en métropole, plutôt que de déplacer le gouvernement en Afrique du Nord comme cela avait été suggéré. Le 22 juin, l'Allemagne fait savoir ces conditions pour l'armistice :

– une armée française réduite à 100 000 hommes

– que ceux qui ont déposé les armes soient prisonniers jusqu'à la paix

– la fabrication du matériel de guerre est interdite et le matériel qui existe déjà et livré à l'Allemagne

– les navires français sont désarmés

– le nord et l'ouest de la France est occupé

– frais d'occupation

L'armistice est signé avec l'Allemagne le 22 juin et avec l'Italie le 24 juin. Alors que Pierre Laval Philippe Pétain s'installe à Vichy le 1er juillet, 10 jours plus tard ils font voter l'article suivant :

« Article unique.
L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie.
Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura créées. La présente loi constitutionnelle, délibérée et adoptée par l’Assemblée nationale, sera exécutée comme loi de l’État »

— Fait à Vichy, le 10 juillet 1940
Par le président de la République,
Albert Lebrun
Le maréchal de France, président du conseil,
Philippe Pétain

 Ce texte est accepté par 569 personnes, 80 personnes refusent, et 17 s'abstiennent. Les votants étaient en fait désemparés et encore sous le traumatisme. Certains ne prennent conscience de la portée de ce vote qu'après.

 

>> III. La politique de Vichy (cours complet sur le régime de Vichy)

 

Le 15 juillet 1940, Pétain révèle les quatre premiers actes constitutionnels : la république n'existe plus, elle est remplacée par « l'État français ». Le Sénat et la Chambre des députés sont ajournés sine die. Ils disparaitront en juillet 1940. Un culte s'établit autour du Maréchal, qui est très populaire. Son portrait et dans tous les foyers, et son gouvernement reçoit la reconnaissance des pays étrangers.

Le 24 janvier 1941 est obtenue la création du Conseil national, pour représenter le peuple, mais elle n'a dans les faits presque aucune efficacité. Le régime promeut les principes chrétiens, la famille, travail, corporatisme, le paternalisme, centralisme autoritaire, et la puissance de l'administration.

Au début du régime, le gouvernement est surtout influencé par l'extrême droite, par les spiritualistes, par la gauche pacifiste et anticommuniste. Puis entre 1941 et 1942 ce sont les technocrates et amiraux qui exercent influence. Entre 1942 et 1943, ce sont plutôt les libéraux. Après 1943, le gouvernement devient plus autoritaire et extrémiste.

La vision d'une France comme terre d'accueil est rejetée. « La France aux Français ». En ce sens, des étrangers sont internés dans des camps de concentration, et des immigrés antinazi remis aux Allemands. Un vaste plan de dénaturalisations touche 15000 Français. Une politique antisémite mise en place.

En octobre 1941 en juin 1941, deux statuts sur les Juifs sont créés, devançant les désirs allemands. ces statuts sont mis en place pour deux raisons : l'antisémitisme de certains, qui sont soutenus par Pétain, et pour préserver la souveraineté française en prenant soi-même des mesures, plutôt que de recevoir les ordres des Allemands. Ces statuts s'inspirent des réglementations allemandes : les juifs sont exclus des fonctions d'influence comme la fonction publique, les arts, l'enseignement etc. ; l'accès à l'université et aux professions libérales se fait désormais par un numerus clausus. En juillet 1941 est décidé « l'aryanisation » des entreprises juifs. En 1942 une mention « juif » est ajouté sur la carte d'identité. Pour mettre en œuvre ces mesures, un commissariat aux questions juives est créé en mars 1941.

Mais les étrangers et les juifs ne sont pas les seuls visés, le régime s'en prend aussi aux francs-maçons. Le 13 août 1940, la franc-maçonnerie dissolue. Les responsables de l'ordre ancien sont aussi visés : les instituteurs laïques, l'administration qui est épurée, les Conseils municipaux des grandes villes qui sont dissous, et les anciens dirigeants de la IIIe République, parmi lesquels Léon Blum, Jean Zay, Daladier, Pierre Mendès-France, Raynaud, Georges Mandel et Édouard Herriot.

La mise en pratique des principes du catholicisme. La majorité des catholiques soutient le régime, mais au final, les mesures ne sont pas tant que ça en faveur des catholiques.

Quant à la question du contrôle de l'éducation de la jeunesse, elle est relative puisqu'il existe une diversité d'organisations de jeunesse. Mais ces organisations doivent respecter les idées du régime. En juillet 1940 sont créés les Compagnons de France et les Chantiers de jeunesse.

Le gouvernement favorise aussi les familles nombreuses et les femmes au foyer : des avantages sont accordés à la future épouse qui n'aura pas de profession, des cartes de priorités sont mises en place pour les familles nombreuses, les chefs de famille ont le droit de faire des heures supplémentaires, et le divorce est rendu plus difficile.

Les grandes confédérations syndicales ouvrières et patronales sont dissolues à l'été 1940. Le gouvernement veut une organisation corporative : c'est-à-dire une organisation fondée sur la collaboration des classes et permettant profession de se gérer seul. L'État veut se garder d'une action économique dans ce domaine.  Mais la présence de l'occupant et les pénuries transforment ces organisations corporatives en un moyen de contrôle et de répartition aux mains de l'État, en particulier dans le domaine agricole. En octobre 1940 et un est adopté une charte du travail mais sans portée pratique. La loi du 16 août 1940 établit des comités d'organisation, un par branche industrielle, ce qui permet une collaboration entre l'État, le grand patronat, et les technocrates.

Quant à l'État, Pétain travaille sur une constitution pendant toute l'Occupation. Il reste cependant à faire adopter tout ce programme par la population. C'est à cela que doit en partie servir la création de la Légion des combattants, qui rassemble toutes les associations des anciens combattants. Cette organisation hétérogène par ses membres, se montre parfois passive mais parfois active, ce qui entraîne des conflits de compétences avec les autorités. Ces conflits provoquent son arrêt ce qui a deux conséquences : en décembre 1941 un groupe activiste se détache : le service d'ordre légionnaire, et seconde conséquence, la libération de l'administration, dont les effectifs passent de 600 000 fonctionnaires à environ 1 million de fonctionnaires.

La politique culturelle du gouvernement doit permettre d'introduire les principes du retour à la tradition française, que ce soit par les arts, par la radio, par le théâtre, par le sport ou par le cinéma.

De novembre 1940 à mars 1942, l'association Jeune France promeut une culture populaire décentralisée.  L'État s'engage davantage dans le domaine culturel, mais cette propagande n'a que peu d'impact.

 

>> IV. Les victimes et dégâts de l'Occupation (cours complet sur le régime de Vichy)

 

Militaire

 

Vichy entend ignorer la présence allemande, mais celle-ci s'impose physiquement aux Français. Deux départements alsaciens et la Moselle ont été annexés en 1940 au Reich. La moitié de la France est occupée.

Les lois de Vichy s'appliquent comme en zone non-occupée. Toutefois cette souveraineté est soumise au bon vouloir allemand. En zone Sud la présence militaire allemande n'est pas visible et Vichy conserve les aspects extérieurs de sa souveraineté. La pression allemande s'exerce sur le gouvernement et non sur la population.

 

Économie

 

La France doit payer des indemnités :

– 400 millions par jour en 1940, pour entretenir 18 millions de soldats.

– 300 millions en 1941

– 500 millions en novembre 1942 à partir de l'invasion de la somme suite par l'Allemagne

– 700 millions en juin 1944 dès le débarquement.

 Mais l'Allemagne récupère aussi les ressources de la France : l'or, les prises de guerre, les achats nous somment défaits par les Allemands en France, la cession forcée de participation d'entreprises françaises.

Au total, les sommes prélevées par l'occupant s'élèvent à environ 700 milliards. Vichy ne peut pas soutenir un tel effort, il a donc recours à l'inflation par l'utilisation de la planche à billets.

L'Allemagne pèse aussi sur la production : 12 à 17 % de productions agricoles françaises sont expédiés en Allemagne. Quant à la production industrielle, les industries du bâtiment de l'automobile, de la chaux et du ciment, travail à 75 % pour l'Allemagne ; les industries de la peinture et du caoutchouc travaillent à 60 % pour l'Allemagne ; et les industries du textile à 55 % pour l'Allemagne.

La main-d'œuvre est aussi réquisitionnée par l'Allemagne : à la fin de l'année 1941,1,6 millions de Français travaillent au service de l'Allemagne, ils sont 2,6 millions à l'été 1944.

 

La répression

 

La répression est le fait des Allemands, des collaborateurs, et des autorités de Vichy. 200 000 à 250 000 personnes ont été appréhendées : surtout les juifs, les communistes, les résistants. À partir de l'été 1941, plus de 300 000 otages demeurent exécutés

Cette politique est menée en zone occupée par l'Allemagne avec l'aide de l'administration de Vichy, et en zone Sud par le gouvernement de Pétain.

En mai 1941 a lieu une première grande rafle des juifs en zone Nord. Les Allemands mettent en place la « solution finale » après 1942 : les 16 et 17 juillet, la rafle du Vel' d'Hiv' concerne 13 000 juifs.

En février 1943, le gouvernement de Vichy est encore à l'initiative d'une nouvelle rafle.

Au total, on compte près de 75 000 déportés « raciaux ».

 

Le quotidien des Français

 

À l'été 1940, toutes les denrées subissent un rationnement général : les aliments, les vêtements, chaussures, chauffage. En septembre 1940, les Français ont le droit à 350g par jour : et en avril 1941 à seulement 275g par jour de pain. Chaque Français reçoit des tickets de rationnement à échanger. Ceux-ci prennent en considération l'âge et l'activité professionnelle de chaque Français. La pénurie touche tous les produits, et notamment pour l'alimentaire, est encore plus sévère en ville. cela donne lieu au développement du marché noir, et à l'utilisation massive d'ersatz.

La population soutient le Maréchal, mais de manière passive et sentimentale : ils sont plus attachés à cette personne qu'à sa politique. Ils pensent en outre que le maréchal joue un double jeu vis-à-vis des Allemands.

Ce soutien s'amenuit avec le temps, mais davantage au détriment de l'entourage de Pétain, que de Pétain lui-même.

La résistance est diversement perçue : certains sont heureux mais sans y prendre part, d'autres y sont réfractaires. Globalement, la population est entièrement hostile à la collaboration, réservée quant à la résistance intérieure, de plus en plus sensibles à l'action de De Gaulle, mais ils fondent surtout leurs espoirs dans les alliés ; leur plus grande préoccupation reste les soucis du quotidien, comme les pénuries.

Cette population trouve un exutoire dans les activités culturelles : c'est l'âge d'or du cinéma, mais le théâtre, la radio, les musées, le sport restent de bons divertissements. La création culturelle demeure riche à cette époque.

 

>> V. La radicalisation de Vichy (cours complet sur le régime de Vichy)

 

Au printemps 1941, les premiers signes de désaffection touchent les Français. C'est à cette époque les premiers actes d'une guerre civile larvée, et les « V », signes de protestation, apparaissent en même temps que les tracts de mouvements de résistance. Cette situation conduit à une radicalisation de la politique de Pétain.

Le 12 août 1941 Pétain prononce un discours à Saint-Étienne où il fait le constat du « vent mauvais qui se lève sur plusieurs régions de France ».

Les partis politiques, ainsi que les indemnités des députés et des sénateurs qui ne siégeaient plus, sont supprimés. Les moyens de police sont renforcés, des « commissaires aux pouvoirs » sont nommés et une justice d'exception est mise en œuvre par les « sections spéciales ». Les ministres et les fonctionnaires doivent tous prêter serment de fidélité.

Les procès des hommes de la IIIe République ont lieu en février 1942. Ces procès de Riom sont rapidement considérés comme une mascarade : les hommes sont jugés sur des lois qui n'existaient pas, et certains sont même condamnés avant le procès. Devant les protestations, les Allemands incitent Vichy à mettre fin au procès en avril 1942. Le projet d'« ordre nouveau » est abandonné devant ce qui devient un État policier, où la pressée est muselée.

Le retour au pouvoir de Pierre Laval en avril 1942 marque une nouvelle montée de l'autoritarisme et la dominance du Reich, conduisant à la  collaboration.

 

La collaboration

 

En matière économique, la collaboration consiste à participer à l'économie allemande en échange de profit. Le collaborationnisme, qui réunit les admirateurs du fascisme, ne dépasse pas 40 000 à 50 000 personnes : c'est moins de 1 % de la population.

La collaboration d'État a pour source la certitude de la victoire allemande et donc la nécessité de collaborer pour un traité de paix qui serait favorable à Vichy : il s'agit de préserver la souveraineté française et non d'être un auxiliaire de l'Allemagne, de défendre les intérêts français dans ce qui sera peut-être une future Europe allemande. Mais Hitler, s'il est prêt à feindre la collaboration, ne veut rien consentir à la France, et veut exploiter ce pays sans contrepartie.

 

Il est possible de distinguer plusieurs phases dans la collaboration d'État :

– le 22 octobre 1940, Laval rencontre à Montoire Hitler et Ribbentrop, à qui il propose une collaboration. Il obtient une entrevue entre Hitler et Pétain, qui a lieu le 24 octobre, et qui a surtout pour effet d'accentuer la propagande. « J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration » explique Pétain aux Français. Pétard révoque Laval le 13 décembre 1940, agacé des initiatives que prend Laval sans le tenir au courant.

– En février 1941, l'amiral Darlan essaie de renouer des contacts interrompus. En mai, les Protocoles de Paris s'apparentent à une cobelligérance entre la France et l'Allemagne. Darlan ne saisit apparemment pas la portée de ce texte, mais les nationalistes comme le général Weygand si, et ces derniers veulent faire échouer les protocoles.

– Les Allemands imposent le retour de Laval en avril 1940. En juin Laval déclare : « je souhaite la victoire allemande, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout. » La France augmente ses livraisons à l'Allemagne d'aliments et de production industrielle. Tandis que la vassalisation de la France à l'Allemagne s'intensifie, les juifs sont davantage persécutés.

– le débarquement allié prend place en Algérie et au Maroc les 7 et 8 novembre. Le ralliement de l'amiral Darlan aux alliés entraîne celui des colonies d'Afrique occidentale française. L'Allemagne réplique le 11 novembre, en envahissant la zone sud. Le gouvernement doit de plus en plus céder à la collaboration, notamment lors de la mise en place du Service de travail obligatoire,  STO. Le Service d’ordre légionnaire devient la Milice française en janvier 1943, signe de sa fascisation. En 1944, un État milicien tente même de s'installer.

 

>> VI. La résistance (cours complet sur le régime de Vichy)

 

À l'origine, les Français qui refusent l'armistice de 1940 sont les premiers résistants. Le premier acte en ce sens est celui de De Gaulle le 18 juin 1940 : envoyé auprès de Churchill par Raynaud pour examiner les moyens de poursuivre la guerre, le général De Gaulle lance un appel à la BBC. Alors que les ralliements espérés ne se produisent pas, Churchill accepte de reconnaître De Gaulle comme « chef des Français libres ». Mais De Gaulle est inconnu et sans moyens, il apparaît comme une marionnette entre les mains anglaises. En septembre 1941, la « France libre » se dote d'un embryon de gouvernement, le Comité national français. Du ralliement de petits contingents coloniaux naît une armée : « les Forces Françaises Libres ». Toutefois, il n'y a toujours aucun contact avec la résistance intérieure.

En France, les actes isolés de résistance commencent à partir de l'été 1940 : des tracts, des graffitis, et les premiers mouvements de résistance, comme le Réseau du Musée de l'homme, démantelé par l'Allemagne début de l'année 1941.

En zone sud, il existe plusieurs grands mouvements de résistance

  • Combat, dirigée par Henri Frenay, qui réunit les démocrates-chrétiens.
  • Libération, dirigée par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, qui réunit les milieux syndicalistes et socialisants.
  • Franc-Tireur,  dirigée par Jean-Pierre Lévy, qui réunit des républicain, souvent des francs-maçons
  • Front National, à partir de mai 1941, qui réunit le parti communiste et des clandestins

En zone Nord, il est beaucoup plus difficile d'organiser des mouvements de résistance mais quelques grands mouvements se dégagent aussi :

  • Front National, comme en zone Sud
  • Libération – Nord, qui réunit des hommes de gauche
  • Organisations civile et militaire, qui réunit quant à lui des hommes plutôt de droite
  • Ceux de la Résistance Libération,  qui comprend beaucoup d'anciens membres du PSF du colonel de La Rocque.
  • Défense de la France, qui réunit des jeunes gens, souvent chrétiens

Il existe bien sûr d'autres mouvements de résistance, parfois localisés dans certaines villes.

 

 L'unification des mouvements de Résistance

 

Le parti communiste entre dans la résistance après l'attaque de l'Allemagne contre l'URSS en juin 1941. Il propose de passer de la propagande, et du renseignement, à une lutte armée, inspiré de la guérilla, avec des actions rapides.

Les mouvements de résistance se dotent alors de petits groupes d'interventions militaires.

Dans les années 1941 et 1942, une tentative est faite pour lier la France libre avec ces mouvements de résistance. Les dirigeants des mouvements rencontrent De Gaulle, qui est considéré comme trop extrême droite, tandis que De Gaulle envoie quant à lui Jean Moulin.

Jean Moulin, ancien préfet, obtient la fusion des trois grands mouvements de la zone sud en un Mouvement uni de la Résistance. Il obtient également plus tard la fusion des corps en mouvement de la zone nord.

Ces mouvements reconnaissent De Gaulle, et les groupes paramilitaires sionistes dans l'Armée secrète. En juillet 1942, « la France combattante » devient « la France libre »

 

Pour les alliés, surtout Roosevelt, De Gaulle n'est qu'un apprenti dictateur. Des conflits naissent entre De Gaulle et les alliés, qui se portent par conséquent une méfiance mutuelle.

De Gaulle décide de s'appuyer sur la résistance.

Jean Moulin crée en mai 1943 le Comité National de la Résistance, qui reconnaît De Gaulle comme chef de la résistance. Jean Moulin meurt torturé peu après par la Gestapo.

Le 30 mai 1943, De Gaulle part à Alger où se met en place le 3 juin le CFLN, Comité français de libération nationale. C'est ce CFA qui prend en juin 1944 avant le débarquement le nom de « Gouvernement provisoire de la République Française », et qui constitue dès le printemps 1944 un contre-pouvoir étatique, par opposition à Vichy.

 

>> VII. La libération de la France (cours complet sur le régime de Vichy)

 

Les armées alliées remportent une victoire rapide. Le 6 juin 1944, a lieu le débarquement en Normandie, qui est contenu par les Allemands.

Cependant le 25 juillet, la percée d'Avranches pour le front allemand, et le refoule vers le nord.

Le 15 août, le débarquement en Provence est quant à lui encore plus efficace.

En novembre 1944, les Allemands ne contrôlent plus que quelques poches en France. Les résistants ont contribué à la victoire, mais ont aussi subi des pertes : notamment, le massacre des résistants du Vercors en juillet 1944.

Du 19 août au 25 août, Paris est le théâtre d'une insurrection générale. De Gaulle obtient des Américains envoie à Paris de la deuxième division blindée du Général Leclerc, qui rentrent dans Paris le 25 août. Le soir même, il reçoit la reddition des Allemands. Le lendemain, De Gaulle descend des Champs-Élysées après avoir allumé la flamme.

 

La question est alors de savoir qui occupera la place laissée vacante pour gouverner la France.

 

Trois groupes tournent autour du pouvoir à la Libération :

 – De Gaulle, qui le 14 juin, va à Bayeux la première ville française libérée, pour y révoquer le sous-préfet mis en place par les Américains, et mettre un dirigeant local de la résistance.

– Les Américains, dont le président Roosevelt se méfie de De Gaulle. Les Américains préféreraient le projet d'une administration militaire pour les territoires occupés. Ils envisagent l'élaboration d'une nouvelle monnaie.

– Les fonctionnaires de Vichy, mais qui par crainte des sanctions se retirent rapidement.

En août 1944, Pierre Laval redoute que De Gaulle soit au pouvoir, et redoute la résistance, qui est pour lui communiste. Il fait ramener stratégiquement les présidents de la Chambre et du Sénat, mais sa tentative échoue.

Il s'agit alors de savoir comment va réagir le CNR. De Gaulle, espérant renforcer sa légitimité, multiplie les signes symboliques pour montrer la continuité de l'État en son nom. C'est aussi pour cela qu'il se méfiait de l'insurrection qui a eu lieu à Paris, et qu'il se hâte d'intervenir à Paris avec la division Leclerc. En ce sens, alors que les dirigeants du CNR l'attendaient à l'hôtel de ville, De Gaulle se rend plutôt rue Saint-Dominique, au ministère de la guerre son ancien ministère. il commente cette décision dans ses mémoires : « l'État rentrait chez lui ».

A l'hôtel de ville, il refuse de proclamer la république, pour signifier que la république n'a jamais cessé d'être. Il parle comme un véritable chef d'État parlerait à des subordonnés. Le CNR ne fait pas obstacle au retour de De Gaulle. La consécration populaire que reçoit le général De Gaulle 26 août 1944 montre le soutien de la population. En septembre 1944, les Américains reconnaissent le GPRF gouvernement légal de la France.

Mais si le pouvoir est établi à Paris, il est plus difficile de gérer la situation ailleurs. Les locaux de la résistance imposent leur autorité dans les régions, refusant de s'incliner devant les préfets et commissaire du GPRF.  Les « colonels de la résistance » veulent châtier les traîtres : cette politique conduite à la tonte de femmes trop liées à l'occupant, à l'emprisonnement des hommes, et parfois à des exécutions. Le parti communiste laisse De Gaulle établir son autorité.

Entre août et décembre 1944, De Gaulle essaie de faire triompher son autorité. Il négocie avec les États-Unis une aide d'urgence, et voyage dans les différentes régions de France. Les FFI ici et les FTP sont intégrées dans une armée régulière. En octobre 1944, il décide de la dissolution des Milices patriotiques. Des Cours spéciales de justice sont créées. Une Haute Cour de justice est mise en place pour les grandes figures de la seconde guerre mondiale : Pétain est condamné à mort, mais sa peine est commuée plus tard en emprisonnement à vie ;  Laval veut s'empoisonner, mais il est fusillé ; Joseph Darnand, chef de la milice, est condamné à mort.

En tout, ce sont 2853 condamnations à morts qui sont prononcées, dont 767 sont exécutées, et 38 000 peines de prison. Les Chambres civiques privent 48 personnes de droit civil et politique pour indignité nationale.

 

-> HISTOIRE : Le monde et la France depuis 1945

-> Fiches de cours en Histoire

 

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Apprendre 2x mieux avec la Mémoire visuelle et auditive

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 novembre 2016

Qui n'a jamais rêvé de pouvoir apprendre 2 fois plus vite ?

Cela fait pourtant 2400 ans que l'on vous a donné la solution ! Ha ce bon vieux Socrate, qui aurait cru qu'il doublerait vos facultés de mémorisation ?

"Connais-toi toi-même", rappelle Socrate, en faisant allusion au précepte gravé sur le temple de Delphes.

 

Apprendre devient beaucoup plus simple si vous vous connaissez bien. Chaque individu a par définition ses particularités, ses préférences. Il en est de même en terme d'apprentissage, et de mémorisation. Comment apprendre lorsque l'on a une mémoire visuelle ? Comment apprendre avec une mémoire auditive ? Nous vous donnons tous les conseils !

 

>> Êtes-vous visuel ou auditif ?

 

Pour apprendre, plusieurs sens sont mis à contribution. Les deux types qui nous intéressent le plus pour apprendre un cours sont :

  • la mémoire visuelle
  • la mémoire auditive

 

Les autres sens sont bien sûr importants, surtout la mémoire tactile, la mémoire des gestes (c'est elle qui vous permet de vous souvenir comme on roule sur un vélo, comment on tape avec un marteau, etc.). Mais elles ne vous seront pas tellement utiles pour retenir un cours.

Or il s'avère que certains individus sont beaucoup plus sensibles à la mémoire visuelle qu'auditive, ou inversement à la mémoire auditive plutôt que visuelle. Naturellement, nous avons tous en nous des capacités pour ces deux biais, mais il existe une séparation parfois claire entre ceux qui apprennent mieux par la représentation imagée, et les autres par les sons.

Pour savoir si vous êtes plutôt visuel ou auditif, vous pouvez vous tester de multiples façons.

 

Le test du dictionnaire :

 

Par exemple, lorsque vous apprenez un nouveau mot dans le dictionnaire. Trouvez un nouveau mot dans le dictionnaire, prononcez-le. Fermez le dictionnaire. Attendez une demi-minute, fermez les yeux. Et essayez de vous souvenir de ce mot. Là, il s'agit d'analyser très subtilement comment vous vous remémorez ce mot. Vous entendez-vous prononcer intérieurement ce mot, entendez-vous votre voix murmurer dans votre esprit ? Ou avez-vous plutôt l'image du mot écrit en toutes lettres, des couleurs, de la mise en forme - rouge par exemple ou en gras -, et de la définition qui suit, du bloc que vous avez vu ? Dans le premier cas, vous êtes plus sensible à l'auditif, dans l'autre, au visuel.

 

Le test d'actualité :

 

Ce matin, avant d'aller en cours, vous avez pris le métro, le tramway, ou la voiture. Vous avez peut-être écouté la radio, ou lu un quotidien, que ce soit la presse locale ou nationale. De quelles nouvelles vous souvenez-vous le mieux ? Les petits encadrés du journal 20 minutes, avec ses titres bleus, sa police Times New Roman bien nette ? Vous êtes visuel. Ou la voix de la journaliste pressée, qui vous énumère les actualités, et qui juste après le jingle "météo" vous indique la température ? Vous êtes auditif.

Posez-vous ces questions quelques minutes après, et si vous avez du mal à vous faire une idée claire, laissez s'écouler encore un petit laps de temps, cela peut vous aider. Par exemple, se poser la question le soir, voire le lendemain : de quoi vous souvenez-vous de ce matin, ou d'hier ?

 

Le test des cours :

 

Quoi de mieux que de vous mettre dans les conditions de l'épreuve, comme d'habitude ? C'est très simple, le prof vous a annoncé de ranger toutes vos affaires, de ne sortir qu'une feuille, un crayon, et de commencer l'interrogation écrite. Or vous n'avez lu que brièvement le cours juste avant, vous ne vous attendiez-même pas au contrôle, il n'était pas prévenu. Alors vous essayez de trouver les quelques connaissances qui vous resteraient en mémoire. Quelle stratégie adoptez-vous instinctivement ? C'est à votre manière de procéder qu'il faut faire très attention.

Sans y réfléchir, lorsque vous cherchez vos connaissances, vous remémorez-vous le professeur qui parlait hier ? Entendez-vous la voix de votre professeur, qui expliquait tel concept ? Entendez-vous la voix aigüe de votre prof de maths, qui crie presque pour parler, ou entendez-vous le timbre grave de votre prof, qui s'adresse à la classe ? Si oui, alors vous êtes plus sensible à la mémoire auditive !

Ou alors, dans votre quête pour trouver les quelques connaissances que vous pourriez utiliser dans votre copie, vous représentez-vous en esprit la feuille à lignes bleues-grises, avec la couleur de l'encre dessus ? Voyez-vous la page de votre cahier, avec les titres soulignés en rouge, les sous-titres en vert par exemple ? Et dans les paragraphes, ces mots en gras qui sortent du lot ? Parfois même, vous n'arrivez pas à vous souvenir de ce qui est écrit, mais vous vous souvenez de où c'est écrit sur cette page ! En haut à gauche, en bas à droite ? Si c'est plutôt de cette façon que vous cherchez vos connaissances, alors vous êtes plus sensible à la mémoire visuelle !

 

Vous ne savez toujours pas si vous êtes visuel ou auditif ?

 

Pas de souci, le temps aidera à éclaircir vos idées, à vous poser tranquillement. Une fois que vous serez plus au clair, vous vous habituerez lentement à comprendre comment vous essayer de retrouver vos connaissances, comment vous vous souvenez. Il suffira, au fur et à mesure des jours, de vous apprivoisez vous-même. Un moment, vous devrez vous souvenir de quelque chose. Tout naturellement, vous puiserez dans vos souvenirs. Et là, vous repenserez à cet article, vous vous surprendez-même peut-être à avoir utilisé votre mémoire, et vous verrez clairement quel chemin vous a mené à retrouver vos connaissances.

Pour certaines personnes, vous ne pourrez peut-être même pas trouver une méthode plus avantageuse qu'une autre, pour la simple et bonne raison que vous utilisez déjà les deux méthodes ! Que vous êtes aussi bien visuel et auditif, ou en tout cas à des niveaux suffisamment proches pour qu'il soit difficile de distinguer une façon particulière de se souvenir.

Généralement, les hommes comme les femmes sont en moyenne plus souvent sensibles à la méthode visuelle. Peut-être parce que nous sommes plus habitués à nous servir de nos yeux, ou pour d'autres raisons.

Pour autant, il est toujours bénéfique de développer les 2 sens ! Même si vous aurez davantage de facilité en privilégiant une méthode, et vous obtiendrez de meilleurs résultats, plus vite, d'où l'objet de cet article, il ne peut être qu'avantageux pour vous de développer l'autre sens en parallèle. Tout est une question d'entraînement.

 

>> Comment apprendre avec la mémoire auditive

 

Pour vous, la règle d'or est la suivante : écouter en classe ! Ne gâchez pas ce moment où le professeur parle à vous concentrer sur une autre activité, pour la simple et bonne raison qu'il vous sera plus difficile d'apprendre tout seul chez vous par la suite qu'en écoutant simplement. Ecouter votre professeur 5 minutes, c'est se sauver l'équivalent de peut-être 15 minutes chez vous ! Le rendement en vaut la peine.

Vous pouvez également lorsque vous apprenez chez vous ne pas vous contentez de voir les pages de votre cahier, mais vous les réciter mentalement. Prononcer les phrases intérieurement, voire à haute voix même, quand vous travaillez chez vous.

Le dictaphone est par ailleurs une excellente idée. Rien de plus simple, tous les téléphones portables en offrent aujourd'hui la fonctionnalité. Si jamais vous n'en avez pas, vous trouverez sûrement chez vous un vieux lecteur mp3 laissé de côté à tort, une cassette audio enregistrable. Vous pouvez bien sûr vous enregistrer sur l'ordinateur également, les ordinateurs portables ont quasi tous un microphone intégré. L'exercice est très simple : donnez un cours ! Cette fois-ci, c'est vous le prof ! Vous pouvez prendre votre cours, tous les documents dont vous avez besoin, gardez-tout. Et donnez un cours, comme si vous expliquiez à quelqu'un d'autre ce que vous devez apprendre. Ensuite, vous pouvez même vous réécouter, et vous apprendrez naturellement votre cours.

 

>> Comment apprendre avec la mémoire visuelle

 

Sortez les surligneurs ! Tout ce qui peut marquer votre mémoire visuellement est à prendre. Vous pouvez aussi faire des schémas. Les schémas ont l'avantage de rendre l'information plus claire, mais surtout vous vous souviendrez mieux de votre cours car ils auront une forme particulière, ils auront une disposition géométrique spécifique. Lorsque vous apprenez, vous pouvez essayer de "prendre en photo" votre cours avec les yeux. C'est un exercice un peu particulier qui peut sembler étrange, mais si vous tâchez par la force de vos seuls yeux, de ce que vous voyez, de figer ce que vous avez sous les yeux, comme si vous preniez en photo, cela restera mieux dans votre esprit. Vous pouvez même pour jouer davantage le jeu regarder profondément ce qui est écrit, puis cligner des yeux en vous imaginant à cet instant le bruit de l'appareil photo qui prend le cliché. Les mind-map, auquel on consacrera peut-être un article un jour, vous intéresseront et vous permettront de mieux apprendre. Il s'agit de schémas très visuels, qui vous permettent d'associer des informations, pour mieux coller à la logique naturelle du cerveau, qui marche également par associations.

 

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