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Annales de Sciences Po Bordeaux à BAC+0

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 20 octobre 2016

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>> Annales de Composition sur un thème d'actualité à Sciences Po Bordeaux

La composition sur un thème d'actualité est chaque fois accompagnée d'un dossier de documents.

Annales de Sciences Po Bordeaux
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2015 : L'évolution des rapports entre médias et démocratie (corrigés 2015)
2014 : Une réflexion sur les élections municipales, la fonction du maire et les dernières évolutions survenues les 23 et 30 mars 2014. (corrigés 2014)
2013 : la guerre dans son évolution historique et dans ses formes les plus actuelles (corrigés 2013)
2012 : les défis posés par l'environnement aux hommes et sociétés contemporaines
2011 : l'évolution de la place du sport dans les sociétés contemporaines
2010 : les enjeux de la croissance urbaine aujourd'hui
2009 : le retour du fait religieux et ses conséquences éventuelles, en France et dans le monde
2008 : les relations entre école et inégalités sociales en France
2007 : le combat et l'engagement des femmes en politique, hier et aujourd'hui
2006 : l'évolution de la place du travail dans la société contemporaine
2005 : les caractéristiques des peurs contemporaines
2004 : les enjeux de la laïcité
2003 : les leçons que l'on peut tirer de l'évolution de l'Union européenne

>> Annales de Histoire et Géographie à Sciences Po Bordeaux :

2015 :
Histoire : Dans quelle mesure peut-on parler d'apogée de l'empire colonial français en 1931 ? (corrigés 2015)
2014 :
Histoire : La première guerre mondiale : une guerre d'un genre nouveau ? OU Nazisme et stalinisme: points communs et spécificités (corrigés)
Géographie : Le renouveau des territoires ruraux en France OU Les territoires frontaliers de la France comme espaces de relation avec l'Europe et le monde
2013 (corrigés 2014) :
Histoire : Berlin (1945-1989) OU La naissance d'une nouvelle République en France (1958-1962)
Géographie : La ville en France : dynamique spatiale et organisation territoriale OU L'espace physique en France : atouts et contraintes pour le développement du territoire.
2012 :
Histoire : La décolonisation française (1945-1962) OU Les Etats-Unis dans les relations internationales de 1989 à nos jours
Géographie : La façade atlantique de l'Amérique du nord : aire géographique de la mondialisation OU Population et espaces de peuplement en Asie orientale
2011 :
Histoire : La détente (1962-1979) OU Les années Giscard
Géographie : Métropoles et mégapoles dans l'organisation du monde OU Les espaces de la puissance économique en Asie orientale
2010 :
Histoire : La décolonisation 1945-1962 OU La France des années 60
Géographie : Les villes de la façade Asie-Pacifique OU Les migrations internationales : une expression de la mondialisation
2009 :
Histoire : La France 1981-1995 : aspects intérieurs OU La fin de l'URSS et le système international 1985-1991
Géographie : La population mondiale : dynamiques de croissance et mobilités géographiques OU La puissance américaine : état des lieux
2008 :
Histoire : 1968 OU La France et la construction européenne (1945 - 1958)
Géographie : La mer dans la mondialisation des économiques OU Echanges et flux dans l'espace méditerranéen (avec carte)
2007 :
Histoire : La présidence de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) OU  De Gaulle et l'Algérie (1958-1962)
Géographie : : L'expansion et la régionalisation de la façade Asie-Pacifique OU Les aspects géographiques du rapport nord-sud dans
l'espace méditerranéen
2006 :
Histoire : Les Etats-Unis dans les relations internationales de 1962 à 2006 OU 1968
Géographie : Les mégapoles dans l'espace mondialisé (avec carte) OU Les espaces moteurs dans l'organisation du territoire des Etats-Unis d'Amérique du Nord
2005 :
Histoire : La France et le problème colonial 1945-1962 OU La fin de l'Empire soviétique
Géographie L et ES : Unité et diversé de l'Europe rhénane OU La place de la Chine et du Japon dans l'espace asiatique oriental
Géographie S : L'espace méditerranéen : espace de fracture ou de contact Nord/Sud ? OU La façade atlantique de l'Amérique du Nord : une organisation spatiale de la puissance et de l'ouverture mondiale nord américaine
2004 :
Histoire : La guerre froide (1947 - 1962) OU La France sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing (1974 - 1981)
Géographie : Les fondements géographiques de la puissance des Etats-Unis d'Amérique du Nord (avec carte) OU Population et développement dans l'espace géographique de la Chine ou de l'Union indienne (avec carte)
2003 :
Histoire : François Mitterrand (1958 - 1995) OU L'URSS dans les relations internationales de 1962 à 1991
Géographie : En quoi la grande ville en Afrique exprime-t-elle les déséquilibres économiques et sociaux du continent ? OU Le Japon et l'Asie - Pacifique

 

Et une épreuve de Langue vivante chaque année. (Italien, Russe, Allemand, Espagnol, Anglais)

 

 

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Résumé Paul Krugman - Sortez-nous de cette crise maintenant !

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 27 octobre 2014

 

Paul Krugman, économiste né en 1953, a écrit un ouvrage paru en 2012 aux éditions Flammarion intitulé : Sortez-nous de cette crise... maintenant !

 

Cette fiche de lecture recense pour chaque chapitre les citations clés et les phrases les plus importantes pour comprendre et lire rapidement le chapitre.

 

Chapitre 1 - L'étendue des dégâts - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Pour Paul Krugman, l'économie mondiale est malade : elle fonctionne mal, et les conséquences sont désastreuses. Ce sont ces conséquences qu'il liste dans ce chapitre, qui sont autant de symptômes de la maladie.

 

1. La pénurie d'emplois

- 13 millions de chômeurs en 2011 en Amérique

- une souffrance particulièrement vive causée par le chômage volontaire

 

2. Vies brisées

- Il y a 4 demandeurs pour chaque emploi qui se crée

 

3. Dollars et cents

- Selon CBO : "l'économie américaine tourne à environ 7% au-dessous de son potentiel"

 

4. Perte d'avenir

- "A long terme, nous serons tous morts" Keynes

 

5. Souffrance sans frontière

- Les souffrances américaines n'ont rien d'unique

 

6. Politique du désespoir

- Il serait stupide de minimiser le risque que fait peser une crise économique prolongée sur les valeurs et les institutions démocratiques

 

7. Don't give up

- "For every job, so many men" Peter Gabriel & Kate Bush

 

 

Chapitre 2 - Economie de la crise - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : selon Paul Krugman, l'économie est en panne. Pour la relancer, il suffit de dépenser : l'économie se remettrait en route aussitôt. Ce remède est l'occasion pour Krugman de développer le concept de "trappe à liquidité".

 

1. Tout est affaire de demande

- Le fait que tes dépenses sont mes revenus et que tes revenus sont mes dépenses

- [Nous] ne dépensons pas assez

- "problème de bobine" Keynes

 

2. La trappe à liquidité

- construction massive de logements

- niveau élevé de dépense du consommateur

- [la Fed] prêtant les fonds aux banques [...] c'est provoquer la baisse des taux d'intérêt

- [la Fed] ne peut pas les [les intérêts] amener au-dessous de zéro, parce que lorsque les taux approchent de zéro, il devient plus intéressant de s'asseoir sur son argent que de le prêter à autrui

- Voilà ce qu'est la trappe à liquidité : c'est ce qu'il advient quand zéro n'est pas assez bas, quand la Fed sature l'économie de liquidités

 

3. Problème structurel ?

 

[Arguments pour un problème structurel]

- le chômage restait fort "parce que les gens n'ont pas les compétences professionnelles requises" selon Bill Clinton

- un grand nombre d'entreprises ont appris à devenir plus efficaces avec moins d'employés

[Réponse de Krugman à ces deux arguments ]

- si le chômage de masse était lié au fait que trop de travailleurs ne possèdent pas les bonnes compétences, on devrait trouver un nombre significatif de travailleurs qui les [compétences] possèdent et les font fructifier - or, ce n'est pas le cas.

 

4. Dépenser plus pour gagner plus

- ce qu'il nous faudrait vraiment aujourd'hui, c'est une fausse menace d'invasion extraterrestre, qui déclencherait des dépenses massives pour la défense anti-martiens

 

 

Chapitre 3 - Le moment Minsky - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Paul Krugman identifie d'abord une situation économique, qu'il nomme le "moment Minsky". Cette situation, ajoutée aux effets de la trappe à liquidité, ranlentit l'économie.

 

1. La nuit où ils ont relu Minsky

- "l'hypothèse d'instabilité financière" de Minsky

- les périodes de stabilité économique [...] conduisent à l'accroissement de l'endettement, parce que tout le monde fait preuve de complaisance face au risque que l'emprunteur ne soit pas en mesure de rembourser.

- Mais cet accroissement de l'endettement finit par conduire à l'instabilité économique.

- "La théorie des grandes dépressions par la dette et la déflation" d'Irving Fisher : plus le débiteur paye, plus il doit.

 

2. Le moment Minsky

- les débiteurs ne peuvent pas dépenser et les créanciers ne veulent pas dépenser

- une fois que les niveaux d'endettement sont suffisamment élevés, tout peut déclencher le moment Minsky [expression de Paul McCulley]

- les prêteurs redécouvrent le risque de la dette, le débiteur est forcé d'entreprendre son désendettement, et la spirale dette-déflation de Fisher est amorcée.

Paul Krugman

 

3. L'économie de l'autre côté du miroir

- L'effet combiné de

a) la trappe à liquidité - même à zéro, les taux d'intérêt ne sont pas assez bas pour rétablir le plein-emploi -

b) et de l'excès d'endettement

- nous a fait atterir dans un monde de paradoxes

a) le paradoxe de l'épargne" : Dans une économie déprimée, la seule chose qui se produit quand tout le monde cherche à épargner davantage (et donc à dépenser moins), c'est que les revenus baissent et l'économie ralentit

b) le "paradoxe du désendettement" : plus le débiteur paye, plus il doit

c) le "paradoxe de la flexibilité" : la baisse généralisée des salaires laisse tout le monde au même point, à un détail près : elle réduit les revenus de chacun, tandis que le niveau de la dette demeure inchangé

 

 

Chapitre 4 - Les banquiers se déchaînent - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Paul Krugman dans ce chapitre regrette la liberté excessive des banquiers, se défend contre ceux qui accusent les organismes publics d'être responsables de la crise, et fait le constat d'une économie qui, même quand tout semblait bien tourner, était en fait déjà malade.

 

1. Banquiers en folie

- Une banque garantit à ses déposants la liquidité mais fait fructifier la plupart de ces fonds

- un système de plus en plus dérégulé

 

2. Le Grand Mensonge

- l'accroissement de la dette serait imputable aux progresistes bien-pensants et aux organismes publics qui auraient forcé les banques à prêter aux acquéreurs issus des minorités et subventionné des crédits immobiliers douteux

- [Or] les booms du crédit et la bulle immobilière ont été extrêmement répandus

- les prêts à risque ont été consentis par des prêteurs privés

 

3. Les années pas-si-bonnes-que-ça

- même la belle époque n'a pas été si belle que ça

 

Chapitre 5 - Le Nouvel Âge doré - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : pour Krugman, les riches sont restés privilégiés lors de la crise, car ils n'ont pas eu à affronter de concurrence, et demeuraient intouchables. Pour autant, il ne faut pas exagérer le rôle de ces inégalités économiques dans la crise. Par ailleurs, Krugman rappelle que la corruption pèse toujours sur l'économie partout dans le monde.

 

1. Pourquoi les riches sont devenus beaucoup plus riches ?

- La minorité très instruire creuserait donc l'écart avec la majorité moins instruire. Ben Bernanke : les 20% de travailleurs hautement qualifiés distançaient les 80% de travailleurs moins qualifiés

- Les gens qui perçoivent de hauts revenus ne vivent pas dans un monde d'offre et de demande

 

2. Les inégalités de la crise

- la principale [raison] [...] est politique

- y a-t-il une flèche de causalité directe entre l'inégalité des revenus et la crise financière ?

- la corrélation n'est pas la causalité

 

3. L'élite et l'économie politique des mauvaises décisions

- Il y a beaucoup de corruption pure et simple

- l'argent ouvre certaines portes, qui procurent de l'influence personnelle

 

Chapitre 6 - Economie de l'Âge obscur - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Ce chapitre est comme depuis le début du livre très orienté. Le titre clairement peu flatteur ne fait pas exception : par "l'économie de l'Âge obscur", Krugman vise et critique tous ceux qui se sont opposés à Keynes : c'est-à-dire la tradition classique, néo-classique, et monétariste.

 

1. L'anti-keynésianisme

- William F. Buckley [...] reprocher à l'université Yale d'avoir autorisé l'enseignement de l'économie selon Keynes

- Human Events classait la Théorie générale de Keynes parmi les dix livres les plus nocifs du XIXe et du XXe siècles.

- Mort Zuckerman : "La tension croissante entre l'administration Obama et le monde des affaires a de quoi susciter l'inquiétude du pays"

 

2. Quelques rares exceptions

- Greenspan : "A de remarquablement rares exceptions près (2008, par exemple), la "main invisible" mondiale a créé des taux de change, des taux d'intérêt, des prix et des indices salariaux relativement stables."

 

3. Murmures et ricanements

- Robert Lucas déclarait [...] que, dans les séminaires, la seule évocation des thèses keynésiennes provoquerait désormais "murmures et ricanements".

 

4. L'économie de pacotille

- Friedman [disait que] la Grande Dépression n'aurait pas eu lieu la Fed avait fait son travail et que les interventions monétaires ont le pouvoir d'empêcher la résurgence de tout événement de ce type

- Ben Bernanke "vous avez raison, c'est de notre faute"

- Lucas s'est permis de qualifier l'analyse de Christina Romer, première conseillère économique d'Obama et spécialiste reconnue (entre autres) de la Grande Dépression, "d'économie de pacotille".

 

 

Chapitre 7 - Anatomie d'une réaction inadéquate - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Paul Krugman donne son analyse concrète du déroulé de la crise. Comment la crise est déclenchée avant 2008, et comment les politiques économiques menées alors n'ont conduit qu'à aggraver cette crise. Ce n'est pas tant la nature des mesures prises qui est mise en cause, mais plutôt leur manque d'ambition : pour Krugman, il fallait réagir à une bien plus grande échelle que ne l'a fait Obama.

 

1. La crise survient

- Le moment Minsky [...] s'est étalé sur deux ans

- éclatement de la bulle immobilière

- "déchets toxiques"

- contraction du crédit et déclin de la construction de logements

- Lehman Brothers le 15 septembre 2008

- panique

 

2. Relance inadéquate

- relance budgétaire

- American Recovery and Reinvestment Act très insuffisant

- Joseph Stiglitz : "le plan de relance budgétaire adopté est mal conçu et insuffisant"

- toute l'accélération de l'accroissement de la dépense est attribuable à [...] une aide d'urgence

 

3. Les raisons de l'échec

- limitation politique

- plan insuffisant

- l'administration Obama a pris les bonnes mesures mais à une échelle totalement inadaptée

 

4. Le fiasco immobilier

- plongent plus de 10 millions de propriétaires - plus d'un crédit sur cinq - sous l'eau

 

5. Le chemin que l'on a pas emprunté

 

Chapitre 8 - Et le déficit, alors ? - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Après avoir rappelé des notions qu'il a déjà évoquées, Paul Krugman prévient déjà les remarques qui pourraient lui être opposées. Comment réduire l'importance de la dette en s'endettant encore plus ? Déjà, cette dette est moins grave qu'il n'y paraît. De plus, la solution se trouve dans la distinction entre plusieurs types de dettes, notamment une dette publique et une dette privée.

 

1. Introuvables vigiles

- bond vigilantes (Ed Yardeni)

 

2. Comprendre les taux d'intérêt

- on parle de trappe à liquidité si, malgré le fait que les taux d'intérêt soient à zéro, la population refuse collectivement d'acheter autant que ce qu'elle est disposée à produire

 

3. Et le poids de la dette

- le poids est très inférieur à ce que laisse entendre la rhétorique

- tant que ce sera plus lentement que la somme de l'inflation et de la croissance économique

 

4. Focalisation insensée sur le déficit de court terme

- même si la réduction de la dépense fait baisser la dette future elle peut aussi faire baisser les futurs salaires

 

5. Traiter par la dette un problème créé par la dette ?

- quand la dette augmente [...] certains individus moins patients empruntent à des individus plus patients

- la dette privée aura en partie été remplacée par de la dette publique

 

Chapitre 9 - Inflation : menace fantôme - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Paul Krugman plaide dans ce chapitre pour une inflation modérée, plutôt qu'une désinflation (réduction de l'inflation qui reste positive, c'est-à-dire supérieure à 0%) ou une déflation (inflation négative, c'est-à-dire inférieure à 0%).

 

1. Le coup du Zimbabwe et de Weimar

- Quand on ne se trouve pas dans une trappe à liquidité, l'émission de grandes quantités de monnaie est incontestablement de nature à susciter l'inflation

 

2. La monnaie, la demande et l'inflation (ou son absence)

- la méthode de la Fed, quand elle décide de l'appliquer, consiste à acheter des actifs

- Karl Smith a trouvé une appellation utile pour désigner la croyance dans le fait que l'émission de monnaie puisse faire grimper les prix d'une façon qui transcende les forces habituelles de l'offre et la demande : "l'immaculée inflation".

- pas de boom, pas d'inflation

 

3. Et d'abord, quel est vraiment le niveau de l'inflation ?

- Une inflation en baisse, et pire encore, une éventuelle déflation, vont considérablement compliquer la sortie de cette crise. Ce que nous devrions viser, c'est l'inverse : une inflation modérément supérieure

 

3. Plaidoyer pour une inflation plus forte

- trois raisons font qu'une inflation plus forte s'avérerait utile dans la situation que nous connaissons

a. assouplirait les contraintes naissant de l'impossibilité de faire baisser les taux d'intérêt au-dessous de zéro

b. réduire cette valeur réelle [de la dette]

c. [des salaires ont une] rigidité nominale à la baisse

 

 

Chapitre 10 - Eurodämmerung - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Dans ce chapitre, Krugman s'intéresse au cas de l'Union européenne. La recette pour soigner la crise qui y sévit est toujours la même : l'Etat doit davantage dépenser, et il faut maintenir une inflation modérée.

 

1. Le problème de la monnaie (unique)

- la dévaluation [impossible]

- Friedman, The Case for Flexible Exchange Rate

 

2. L'eurobulle

- [la création de l'euro a] donné la confiance de placer leur argent dans des pays précédemment jugés à risque

- booms/bulles de l'immobilier

- GIPSI

 

3. La Grande Illusion européenne

- la croyance que la crise est essentiellement due à l'irresponsabilité budgétaire

 

4. Le véritable problème de l'Europe

[Les problèmes]

- paniques autoréalisatrices

- son propre budget son propre marché du travail mais pas sa propre monnaie

[Solution]

- inflation

 

5. Sauver l'euro

- que la BCE consente à acheter des obligations d'Etat

- politique monétaire très expansionniste

- austérité prolongée

 

Chapitre 11 - Les austériens - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Krugman reprend dans ce chapitre la critique contre ses vieux ennemis, les austériens : ceux qui sont pour moins d'intervention de l'Etat, moins de dépenses, moins de répartition des revenus. Il s'étonne de leur succès auprès du grand public, tout en essayant de le comprendre.

 

1. Le jeu de la peur

- la crise grecque

 

2. La fée confiance

- [croyance que les coupes engendrent une baisse de la demande, et que] la "confiance" [...] compenserait largement cet effet direct

- [Or] il faut qu'ils soient assez fort [ces effets de confiance]

 

3. L'expérience britannique

- la confiance du monde des affaires a fondu

- l'économie britannique demeure profondément déprimée

 

4. Le travail des crises

- l'école "liquidationniste", dont les thèses affirmaient en substance que les souffrances générées par la dépression sont bonnes et naturelles

- en 2010 des arguments liquidationnistes

 

5. Le pourquoi du comment

- Keynes : "Une victoire aussi décisive que celle de Ricardo a quelque chose de singulier et de mystérieux"

- le fait qu'une doctrine économique exigeant l'austérité soit aussi une justification plus générale de l'injustice sociale et de la cruauté, et que cela lui confère de l'autorité, sonne particulièrement juste.

- Michal Kalecki - S'il n'existe pas d'autre voie pour retrouver le plein-emploi que celle du rétablissement d'une manière ou d'une autre de la confiance du monde des affaires, dit-il, les groupes de pression des affaires détiennent de faire un pouvoir de veto sur l'action gouvernementale

- ce que réclament les austériens [...] tout cela sert de fait les intérêts des créanciers

- l'envie pressante de faire de l'économie une pièce morale, une fable où la dépression est la conséquence nécessaire de péchés préalables

 

Chapitre 12 - Ce qu'il en coûtera - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Le message que Paul Krugman adresse dans ce chapitre pourrait se résumer dans la formule suivante : "Ca va être dur, mais on peut le faire et on va le faire !" En prenant les devants, il répond immédiatement aux critiques qui pourraient lui être opposées, et donne les directions pour remettre l'économie mondiale en bonne route.

 

1. Non, ça ne va pas bien

- La nécessité d'agir est-elle passée ? Non, certainement pas.

 

2. Dépenser maintenant, rembourser plus tard

- le secteur privé ne veut pas dépenser assez

- que l'Etat dépense là où le secteur privé s'y refuse

[3 objections habituelles faites à cela]

a) la relance budgétaire ne fonctionne pas

b) l'augmentation du déficit saperait la confiance

c) pas suffisamment de bons projets méritant dépense

[Réponses :]

a) la relance Obama n'a pas été un échec ; elle s'est simplement avérée insuffisante

b) En fait, la confiance du marché obligatoire risque même de croître à la perspective d'une croissance accélérée

c) une forte augmentation de la dépense serait aujourd'hui relativement simple à réaliser.

 

3. La Fed

- "paralysie volontaire" Ben Bernanke

- Ben Bernanke a été assimilé par les Borgs [référence à Star Trek] de la Fed

 

4. L'immobilier

- Home Affordable Refinance Program (Obama)

- trop prudent

 

5. Les autres fronts

- durcir le ton à l'égard de la Chine et d'autres manipulateurs du taux de change

- régulation relative à l'environnement

 

 

Chapitre 13 - Sortez-nous de cette crise ! - Sortez-nous de cette crise maintenant, Paul Krugman

 

Résumé : Paul Krugman dans ce dernier chapitre s'adresse plus particulièrement aux politiques. L'économie est réellement une affaire politique, et plus encore, ce n'est que par une intervention politique ferme que l'économie pourra repartir. Les résultats de cette intervention seront pour Krugman la meilleure preuve du bien-fondé de son action.

 

1. Rien ne réussit mieux que la réussite

- la stratégie économique la plus payante politiquement n'est pas celle qui suscite l'approbation des panels de consommateurs, et moins encore celle des éditorialistes du Washington Post ; c'est celle qui donne des résultats.

 

2. L'univers des possibles politiques

- marteler son message sur la nécessité de créer de l'emploi peut s'avérer politiquement profitable et mettre de surcroît une pression suffisante sur le camp opposé pour déboucher sur l'adoption de bonnes mesures

 

3. Un impératif moral

- La seule chose qui empêche cette reprise, c'est le manque de lucidité intellectuelle et de volonté politique.

- Nous pouvons mettre un terme à cette dépression

 

Classé dans : 1ère année Sciences Po - Mots clés : Paul Krugman, économie, Sortez-nous de cette crise maintenant, résumé, fiche de lecture, comprendre, explications, chapitres, citations, définitions, Fed, banque, crise, 2007, Lehman Brothers, Karl Smith, inflation, Fed, Banque centrale, taux - aucun commentaire


Corrigés 2014 : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 25 mai 2014

Le sujet au concours commun des IEP en 2014 était "La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007".

L'équipe Intégrer Sciences Po vous propose un corrigé ci-dessous de ce sujet, valable parmi d'autres.

-> Proposez vous aussi votre plan, et vos idées sur ce sujet dans les commentaires : les internautes pourront ainsi commenter votre plan, dire ce qu'ils en pensent, et partager à leur tour leurs idées.

Le sujet était attendu, et vous devriez être bien heureux si vous vous êtes fiés aux pronostics de l'équipe Intégrer Sciences Po.

Nous vous indiquions en effet un sujet type : "la France et la construction européenne entre 1958 et 1974", et donnions la probabilité maximale respectivement à : "La Ve République, de Gaulle et Pompidou 1958 à 1974 ***" et "La Ve République depuis 1974 ***".

>> Définitions des termes : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Puissance : le mot puissance est souvent utilisé dans les sujets d'histoire. Il est important de bien en voir tous les enjeux. En l'occurrence, deux définitions, une générale, une plus précise, pouvaient être dégagées.

1ère définition : Dans un cas général, la puissance est la faculté de produire un effet, et la force qui en résulte.

2e définition : Sous un angle politique, la puissance concerne l'État souverain, considéré du point de vue de ses ressources, de son potentiel militaire et diplomatique.

Diplomatie : Science et pratique des relations politiques entre les États, et particulièrement de la représentation des intérêts d'un pays à l'étranger, en l'occurrence à l'échelle internationale.

>> Délimitation des bornes : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Les cadres sont bien délimités dans le sujet.

1958 -> constitution de la Ve République en France.

2007 -> fin du mandat de Chirac ; Sarkozy élu président ; traité de Lisbonne signé en décembre

Les zones géographiques sont également bien délimitées : la France, dans un cadre international.

>> Contexte : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Dans l'introduction, il était bon d'évoquer brièvement le contexte de la France en 1958, et un peu avant. Une accroche sur la crise de Suez en 1956, qui met clairement à l'épreuve la puissance diplomatique de la France, était une excellent entrée en matière.

Pour rappel, la France est sortie affaiblie du conflit de la Seconde Guerre mondiale, surtout politiquement. Bien qu'elle ait obtenu un droit de veto à l'ONU, grâce à la puissance de son empire, et du rôle qu'elle a joué dans la SDN, la France a considérablement perdu de son influence diplomatique après 1945. Elle est notamment décrédibilisée au sein de son Empire, et elle ne participe pas aux conférences de Yalta et Potsdam.

De Gaulle essaie tant bien que mal de reconstruire la puissance diplomatique de la France jusqu'en 1958.

>> Problématique : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Pourquoi pose-t-on ce sujet ? Quels sont les enjeux qui sous-tendent ce sujet, quel est le véritable problème ?

Le vrai problème ici est la tentative de la France pour faire entendre sa voix alors qu'elle a perdu tout le prestige qu'elle avait à partir du XVIIe siècle, et sa place de première puissance mondiale. Une problématique pouvait être :

Comment la France, de la politique de grandeur menée par de Gaulle à partir de 1958 jusqu'aux tentatives de rassemblement dans une Union européenne en 2007, a-t-elle essayé de rétablir sa puissance diplomatique contre l'influence à tendances hégémoniques des nouvelles puissances du monde ?

>> Plan : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

Les bornes, 1958 à 2007, France dans le monde, se prêtaient bien à un plan en trois parties, capable de couvrir un longue période et permettant d'aborder tous les enjeux du sujet. Votre plan devait ressembler à cela :

I. La politique de grandeur (1958-1974)

II. La France dépendante de l'affrontement bipolaire mondial (1974-1991)

III. La France face à la mondialisation (1992-2007)

>> Développement : La puissance diplomatique de la France dans le monde de 1958 à 2007

I. La politique de grandeur (1958-1974)

L'idée principale est la politique d'indépendance qu'entend mener de Gaulle. Le découpage des sous-parties était plus maléable. Il était simplement important de bien aborder tous les enjeux de la puissance diplomatique française.

De 1958 à 1962, c'est la fin de l'Empire française. La Constitution de 1958 donné déjà le droit à de nombreuses colonies africaines d'acquérir l'indépendance. Le traité d'Evian en 1962 met fin à la guerre d'Algérie, dans laquelle le rôle de la France avait été largement critiqué à l'étranger.

De Gaulle noue des relations diplomatiques avec la Chine communiste le 27 janvier 1964, pour montrer l'indépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, qui ne reconnaissent pas la Chine communiste.

Pour une "Europe des Nations", de Gaulle freine la construction européenne qui tend vers une Europe supranationale : politique de la chaise vide en 1965, veto en 1963 et 1968 sur l'entrée dans le Marché commun du Royaume-Uni, accusé d'être un "cheval de Troie" des Etats-Unis.

Dans le domaine militaire, la France se dote de sa propre arme nucléaire, toujours pour être plus indépendant : bomba A en 1960, bombe H en 1968.

Charles de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN le 21 février 1966.

II. La France dépendante de l'affrontement bipolaire mondial (1974-1991)

En 1973, le choc pétrolier montre que la France est dépendante de l'économie mondiale. En 1979, cette influence est confirmée par le second choc pétrolier. Ce n'est qu'à partir de 1986 que l'économie française

Georges Pompidou poursuit l'œuvre du Général de Gaulle (arme nucléaire, équilibre des Deux Grands) mais il lève le veto français concernant l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE (1972 avec le Danemark et l'Irlande)

Ce sont plutôt l'URSS et les Etats-Unis qui occupent la scène internationale.Durant cette période 1974-1991, la France cesse de vouloir être un "super-grand", et s'attelle plutôt à la construction de l'Union européenne. En 1979 ont lieu les premières élections européennes. Acte unique européen en 1985.

III. La France face à la mondialisation (1992-2007)

Le 20 septembre 1992 a lieu le référendum sur Maastricht. Le "non" l'emporte le 29 mai 2005 sur un référendum de la Constitution européenne, tandis qu'en décembre 2007 est signé le traité de Lisbonne.

En 1998, la France gagne la coupe du monde, elle la perd en 2006.

A partir de 1995, le gouvernement Juppé sous Jacques Chirac veut réintégrer la France dans le commandement de l'OTAN. Le gouvernement Jospin après 1997, lors de la cohabitation, interromp les négociations.

La réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN fait l'objet d'une déclaration par Nicolas Sarkozy au Congrès à Washington le 7 novembre 2007.

En 2003, la France s'oppose à la guerre en Irak le 14 février 2003 dans un discours prononcé par Dominique de Villepin.

La France cherche enfin à renouer des relations plus intimes avec ses anciennes colonies, surtout sur le continent africain.

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