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Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam - Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 27 février 2019

 

Pour comprendre qu'est-ce qu'une histoire populaire des Etats-Unis, le travail d'historien de Howard Zinn, et pour retrouver le sommaire de cette histoire : rendez-vous ici Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945.

 

>> Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

>> La 1ère partie de la guerre d'Indochine

 

En 1945, le Japon évacua l'Indochine. Les révolutionnaires dirigés par Ho Chi Minh qui les avaient combattus rédigent une Déclaration d'indépendance, où ils critiquent en particulier les colonialistes français.

Craignant le contrôle des puissances occidentales sur l'Indochine, Ho Chi Minh envoie des lettres au président Truman en 1945 et 1946, ainsi qu'une aux Nations unies, en rappelant le principe d'autodétermination, mais le président Américain ne fit aucune réponse.

La guerre d'Indochine commença en octobre 1946, quand les Français bombardèrent le port d'Haiphong. Les Etats-Unis vinrent en aide aux Français : ils financèrent en tout 80% de la guerre française. Les raisons invoquées étaient celles de lutter contre le communisme, et ce qui fut appelé plus tard la théorie des dominos : si un pays devenait communiste, il deviendrait contagieux pour ses voisins.

En 1954, les Français renoncèrent à la guerre, devant une population fidèle à Ho Chi Minh. Le Sud-Vietnam demeura sous l'emprise des Etats-Unis, qui placèrent Ngo Dinh Diem au gouvernement. Peu populaire du fait de sa religion, catholique alors que la population était plutôt bouddhiste, de ses intérêts économiques, alors que la population était composée de petits paysans, Diem réagissait avec force, et emprisonnait notamment les opposants qui dénonçaient la corruption. Vers 1958, la guérilla alimentée par le Nord-Vietnam menaçait le gouvernement. Le Front national de libération, connu sous le sigle FNL, réunit les mécontents. Pike estimait à environ 300 000 le nombre de membres du FNL début 1962.

 

>> La 2nde partie de la guerre d'Indochine

 

Kennedy en 1961 prit la suite de l'action engagée par Truman et Eisenhower. En mai 1963, l'immolation par le feu d'un moine bouddhiste à Saigon fut prise en exemple par d'autres moines. La réaction de la police engrangea de nombreuses violences.

Des généraux vietnamiens, en contact avec le responsable local de la CIA,, complotèrent contre Diem. Ceci n'allait pas contre les intérêts des Etats-Unis, pour qui Diem était devenu gênant. Les généraux prirent le palais présidentiel le 1er novembre 1963, et Diem en fuite fut rattrapé et exécuté.

3 semaines après, Lyndon Johnson succédait à Kennedy, après l'assassinat de ce dernier.

Lyndon B. Johnson
Conférence de Lyndon B. Johnson le 28 juillet 1965,
"Why we are in Vietnam"

Au Sud-Vietnam, le FNL demeurait populaire. Johnson prit pour prétexte le fait que "le destroyer américain Maddox" avait "été l'objet d'une agression injustifiée", évènement qui n'aurait été en fait qu'un coup monté des Etats-Unis, pour relancer la guerre au Vietnam. En 1965, plus de 200 000 soldats furent d'abord envoyés, bientôt rejoints par 200 000 autres soldats en 1966. Des régions entières du Sud Vietnam furent déclarées "Free Fire Zones" : toute personne s'y trouvant, même civile, était considérée comme un ennemi. Les hommes qui pouvaient orter une arme étaient tués, les maisons détruites par le feu, et des camps de réfugiés avaient été mis en place. La Croix-Rouge internationale a fait part depuis de documents estimant le nombre de prisonniers dans ces camps au plus fort de la guerre : 65000 personnes à 70000 personnes.

La Cour suprême, à qui furent adressées des pétitions pour montrer l'inconstitutionnalité de la guerre, se refusa d'étudier la question. A la fin de la guerre,  7 millions de tonnes de bombes avaient été lancées au Vietnam. Les produits toxiques délivrés eurent aussi de forts impacts négatifs sur l'environnement et probablement sur les naissances.

Le 16 mars 1968 eut lieu la tragédie de My Lai, du nom du village : tous les habitants y furent tués, regroupés dans une fosse. Il s'agirait de 450 à 500 personnes, surtout des femmes, des enfants, et des vieux, selon Seymour Hersh qui a dédié un livre à cet évènement. My Lai n'aurait pourtant pas été un cas isolé.

Au début de cette année 1968, le FNL lance l'offensive du Têt, et parvient jusqu'à Saigon, même si l'attaque est contrecarrée.

 

>> Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

 

La popularité de Johnson est si basse que celui-ci annonce en 1968 qu'il ne se représentera pas. Les Etats-Unis commencent à faire revenir leurs troupes.

La même année, Richard Nixon succède à Johnson à la présidence, et continue le retrait des troupes. En février 1972, les soldats américains sont 150 000 seulement au Vietnam. Nixon confie la poursuite du conflit aux forces sud-vietnamiennes, en ne faisant que financer et soutenir matériellement le gouvernement : c'est la "vietnamisation" du conflit. C'est un moyen pour Nixon de ne pas arrêter la guerre, tout en contentant la population.

En 1970, Nixon et Henry Kissinger essaient de s'imposer au Cambodge, mais c'est un échec. En 1971, 800 00 tonnes de bombes auraient été envoyées au Laos, Cambodge, et Vietnam, par les Etats-Unis, notamment en soutenant le Sud-Vietnam contre le Laos.

Les oppositions de la population américaine vinrent en particulier du mouvement pour les droits civiques. Le SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee, s'opposa publiquement en 1966 à la "politique agressive en parfaite violation des lois internationales" des Etats-Unis. Le boxeur Muhammad Ali dénonça une "guerre de l'homme blanc", et Martin Luther King déclara : "D'une manière ou d'une autre, cette folie doit cesser".

A partir de 1964, le slogan "Nous n'irons pas" irriguait la société américaine, tandis que des jeunes refusaient de s'inscrire pour l'incorporation.  Un de ces protestataires, David O'Brien, brûla ses papiers militaires ; cet acte fut l'objet d'une décision de la Cour suprême, qui refusa l'argument de la "liberté d'expression".

Le nombre de personnes réfractaires traitées en justice explosa : milieu 1965, 385 poursuites judiciaires, en 1968, 3500 poursuites, et 300 960 en 1969.

 

>> L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

 

Deux évènements contribuèrent à sensibilier l'opinion américaine. Ce fut deux suicides par le feu pour protester contre la guerre : le premier le 2 novembre 1965, exécuté par Norman Morrison devant le Pentagone, et le second fut celui d'Alice Hertz la même année à Detroit.

Le 15 octobre 1969, ils furent 100 000 à manifester à Boston contre la guerre. En 1970, des manifestations de même ampleur eurent lieu toute l'année à Washington.Et la protestation gagna même la classe moyenne et les professions libérales, ce qui est relativement rare.

Autour du gouvernement, voire même au sein du gouvernement, des voix commencèrent également à s'élever, comme celle de Daniel Ellsberg. Avec son ami Anthony Russo, ils publièrent des documents secrets, envoyés aux membres du Congrès et au New York Times qui commença à diffuser dès juin 1971 des extraits connus sous le nom de Pentagon Papers.

Des prêtres et des religieuses catholiques se joignirent à la protestation, comme le père Philip Berrigan, le frère de Daniel Berrigan, ou Mary Moylan.

Lorsque Nixon commanda d'envahir le Cambodge, les protestations attinrent un paroxysme. Le 4 mai 1970, la garde nationale fit 4 morts et un paralysé parmi les étudiants de la Kent State University, ce qui provoqua la plus grande grève estudiantine jamais vue dans le pays, touchant 400 universités et collèges. Le FBI compte 1785 manifestations au cours de l'année scolaire 1969-1970.

 

>> La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

En août 1965, 61% des Américains pensaient que l'engagement au Vietnam n'était pas une mauvaise chose.  Le rapport fut inversé en mai 1971 : 61% considérant que l'engagement au Vietnam était une mauvaise chose.

Cette désapprobation était la plus forte chez les personnes âgées de plus de 50 ans, chez les Noirs, et chez les femmes.

Les soldats eux-mêmes commencèrent à devenir pacifistes. Aux actes individuels de désobéissance suivirent les désertions, : 50 000 à 100 000 déserteurs. Une presse clandestine se développa dans les bases militaires, à partir de 1970. Même sur le front vietnamien, les militaires s'opposaient parfois à des actions de la guerre.

Ces hommes furent menacés d'être supprimés des rangs une fois que les Etats-Unis retirèrent leurs troupes en 1973. Il s'agissait d'environ 6000 hommes, parmi lesquels beaucoup de Noirs.

L'engagement américain au Vietnam prit en effet fin à l'automne 1973, après une ultime tentative pour faire reculer le Nord-Vietnam. Après le retrait, les Etats-Unis continuèrent de soutenir le gouvernement de Saigon, mais celui-ci vacilla sous les attaques du Nord-Vietnam en 1975 : Saigon fut nommé Ho Chi Minh-Ville et le Vietnam fut réunifié.

 

 

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Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 février 2019

Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

 

Ces informations sont pour la plupart issues du célèbre ouvrage de Howard Zinn, Une Histoire populaire des États-Unis. Howard Zinn (1922-2010) fut un historien critique et pacifiste de l'histoire des Etats-Unis, et son œuvre reflète certainement ses efforts pour une reconsidération de l'histoire des Etats-Unis.

 

Nous vous proposons trois grandes réflexions sur l'histoire des Etats-Unis après 1945.

 

1. Le début de la Guerre Froide et la doctrine Truman

 

- L'aide à la Grèce

- La guerre de Corée

- Lutte contre le communisme

- Joseph McCarthy

- L'affaire d'espionnage Rosenberg

- La culture au service de l'anticommunisme

- Le budget militaire

- Plan Marshall et aides économiques

- L'intervention des Etats-Unis

- Les inégalités de la population américaine

 

2. La révolte noire

 

- Le réveil de la conscience Noire américaine

- Rosa Parks

- Sit-in et Freedom Rides

- La réaction du Congrès et de la présidence

- La marche sur Washington de 1963

- L'assassinat de Malcolm X puis de Martin Luther King

- L'amélioration relative des conditions de vie de la population Noire

 

3. Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

- La 1ère partie de la guerre d'Indochine

- La 2nde partie de la guerre d'Indochine

- Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

- L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

- La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

 

 

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Chronologie de la construction de l'Union européenne

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 26 janvier 2019

« Si l’Europe s’unissait un jour pour partager son héritage commun, il n’y aurait pas de limite au bonheur, à la prospérité et à la gloire »
Que reste-t-il de ces espoirs, formulés par Winston Churchill, un demi-siècle plus tard ?
Cette chronologie de la construction européenne, en plus de vous offrir un résumé efficace pour révisions, vous permettra de prendre la mesure du chantier européen qui a été engagé jusqu'à aujourd'hui.

 

>> L'idée d'une Europe unie

 

1922 : Richard Coudenhove-Kalergi fonde le mouvement pour les Etats Unis d’Europe ou mouvement paneuropéen

1929 : Aristide Briand, président du Conseil, prône devant l'Assemblée de la Société des Nations un lien fédéral entre les pays européens

1945 : l'Europe se reconstruit après la Seconde Guerre mondiale

Session inaugurale de l'OECE

Session inaugurale de l'OECE

1946 : Churchill parle à Zurich d'Etats-Unis d'Europe : "Il nous faut ériger quelque chose comme les Etats-Unis d'Europe. Le premier pas à accomplir est la constitution d'un Conseil européen."

1948 (mars) : le traité de Bruxelles crée l'Union occidentale, qui met en place notamment une défense mutuelle (France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg)

1948 (avril) : le plan Marshall induit la création de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique) pour répartir les crédits

1948 (mai) : le Congrès de la Haye réunit près de 750 délégués pour mettre en œuvre une Europe unie

1949 (4 avril) : signature à Washington du Traité de l’Atlantique Nord donnant naissance à l'OTAN (membres du traité de Bruxelles, Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège, Islande, Italie, Portugal [en 1952 Grèce et Turquie])

1949 (5 mai) : le Conseil de l'Europe, issu du traité de Londres, facilite la coopération entre les pays membres

 

>> Les premiers pas d'une Europe unie : de la CECA à la CEE

 

Robert Schuman
Robert Schuman

1950 (9 mai) : déclaration de Robert Schuman dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay ("La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne") selon un projet de Jean Monnet

1951 : création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier), issue du traité de Paris, qui rassemble France, Italie, RFA, et les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg)

1952 : la CED (Communauté européenne de défense), qui vise à mettre en place une force militaire européenne, est ratifiée par la RFA, et les pays du Benelux

1954 (30 août) : la CED est rejetée par l'Assemblée nationale en France

1954 (octobre) : le traité de Bruxelles intègre la RFA et l'Italie dans l'organisation de l'Union de l'Europe occidentale

1957 (25 mars) : deux traités de Rome signés par la France, l'Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux, instaurent la CEE (Communauté économique européenne) et EURATOM (Communauté européenne de l'énergie atomique). La CEE met en place un marché commun et les fondements d'une politique agricole commune.

1960 : Sept pays rejoignent l'Association européenne de libre-échange, dont le Royaume-Uni est l'instigateur pour établir une zone libre d'échanges (Royaume-Uni, Autriche, Norvège, Suisse, Danemark, Portugal, Suède)

1961 : première présentation de la Commission Fouchet, (seconde en janvier 1962) à l'initiative de Charles de Gaulle

1962 : mise en place de la PAC, Politique agricole commune, issue du traité de Rome

1963 (14 janvier) : de Gaulle rejette l'entrée du Royaume-Uni au marché commun du traité de Rome

1963 (22 janvier) : signature du traité de l'Elysée par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle

1965 (avril) : signature du traité de fusion des exécutifs de la CEE, la CECA et Euratom

1965 (juin) : politique de la chaise vide par de Gaulle qui bloque la construction européenne

1966 (janvier) : le compromis du Luxembourg débloque la situation en défendant la notion "d'intérêt vital" des pays membres

1967 : second veto de la France contre l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE

1969 : veto français levé après l'élection de Georges Pompidou, permettant l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE

1969 (décembre) : le sommet de la Haye réunit les Six de la CEE et relance la construction européenne

1972 à 1978 : serpent monétaire européen, qui limite les fluctuations des taux de change

1973 (janvier) : trois pays intègrent la CEE : le Royaume-Uni l'Irlande, le Danemark (la Norvège a rejeté le référendum)

1979 : le Système monétaire européen entre en vigueur pour stabiliser les valeurs des monnaies des pays européens

1985 (juin) : signature des accords de Schengen en vue d'une libre circulation entre les pays membres

1986 (janvier) : l'Espagne et le Portugal rejoignent la CEE

1986 (février) : la signature de l'AUE (Acte unique européen), notamment sous l'impulsion de Jacques Delors, approfondit le traité de Rome et prépare le marché unique intérieur

1989 : chute du Mur de Berlin

 

>> L'Union européenne

 

1992 (7 février) : signature par les membres de la CEE des accords de Maastricht, qui instituent l'Union européenne, une politique étrangère et de sécurité commune, et prévoient une monnaie unique

1995 : l'Autriche, la Finlande et la Suède entrent dans l'Union européenne

1997 : signature du traité d'Amsterdam qui renforce l'union entre les pays de l'Union européenne, sur la politique étrangère et de sécurité commune, ainsi que sur une collaboration judiciaire

1999 : l'euro est utilisé comme unité de compte pour les transactions financières européennes

2001 : le traité de Nice complète le système de l'Union européenne, en remodelant le Comité politique et de sécurité et en adaptant l'organisation aux nouvelles entrées dans l'Union

2002 (1er janvier) : mise en circulation de la nouvelle monnaie euro

2004 : un Traité établissant une Constitution pour l'Europe est signé à Rome, ratifié dans plusieurs pays mais rejeté en France en 2005

2007 (1er janvier) : entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne

2007 (décembre) : les 27 pays de l'Union européenne signent le traité de Lisbonne suite au rejet de la constitution européenne. Il entre en vigueur en décembre 2009 et modifie les institutions de l'Union européenne.

 2012 (12 octobre) : Prix Nobel de la Paix pour l'Union européenne

2013 (1er juillet) : La Croatie intègre l'Union européenne qui comporte désormais 28 pays

2015-2016 : Crise migratoire dans l'Union européenne

2016 (23 juin) : Référendum au Royaume-Uni sur le maintien ou la sortie de l'Union européenne

 

Drapeau Union européenne

Drapeau de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe


 

>> Le drapeau de l'Union européenne

Les 12 étoiles : les étoiles représentent les pays membres, le 12 représente la perfection, renvoie aux 12 heures, aux 12 mois, aux 12 constellations, aux 12 divinités dans l'ancien temps ; 12 est aussi un nombre symbolique dans la Bible (12 apôtres, 12 tribus d'Israël, 12 étoiles de Marie)

La couleur bleue : symbolise le ciel des étoiles ; le bleu peut aussi être associé à la Vierge Marie

 

-> Le monde depuis 1945

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Fiche - La Chine en Asie depuis 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 avril 2018

La Chine en Asie depuis 45
La Chine a été dominée par les puissances extérieures à partir des Guerres de l’opium en 1842 jusqu’au milieu du XXe, et que cette domination s’est accompagnée d’une déstabilisation quasi-permanente avec des guerres et un manque de stabilité dans le cadre d’une humiliation qui explique la volonté chinoise de s’affirmer dans cette période dit du « siècle des humiliations ». Or on constate qu’à partir du milieu du XXe la Chine s’est affirmée à ce point affirmée comme P qu’elle prétend aujourd’hui au statut de 1ère P asiatique (avec légitimité).  Comment expliquer alors cette évolution spectaculaire et au-delà cette émergence est-elle si stabilisatrice ? Est-ce qu’avec Chine puissance dominatrice = paix ?
I – Avec l’époque maoïste, la Chine redevient une P régionale qui compte, après avoir été longtemps humiliée
A – Le choix de l’alliance soviétique s’avère vite décevant même si la Chine en profite pour restaurer une partie de sa P régionale
1-La victoire des communistes chinois en 49 traduit aussi l’affirmation du nationalisme forgé dans la lutte contre le Japon et se conclut rapidement par une alliance w/ URSS 

            Victoire communiste est aussi dû au nationalisme, sont notamment les 1ers résistants aux japonais. L’alliance peut paraitre paradoxale pcq URSS a peu aidé communistes chinois et Mao refusait entrée au Kominform.                                                                                                             Néanmoins, pas si paradoxale pcq car les chinois peuvent s’appuyer sur la superpuissance soviétique  alliance positive dans un 1er temps : aide financière, militaire, économique avec les conseillers soviétiques, règlement des questions frontalières (évacuation Mandchourie/ URSS) et adoption du modèle sov w/ qqes variantes (mvmts de masse lancés régulièrement)

2-La Chine profite de cette alliance pour retrouver un statut régional indépendamment de l’URSS            

 

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III- depuis la fin des 2000s, la volonté d’afficher de façon bcp plus spectaculaire la P chinoise n’est pas sans susciter des inquiétudes en remettant en question la stabilité de la région
A-Changement d’attitude à la fin des 2000s et surtout 2012 avec arrivée XJ, la Chine semble vouloir s’affirmer comme une P décomplexée en Asie
1-Lié à l’affirmation économie de la Chine                                                                                       L’affirmation éco de la Chine prouve que son modèle est efficace.                                                       Certain retrait des EU après les années Bush.                                                                              L’affirmation nationaliste du pouvoir voulant réaliser le fameux rêve chinois porté/ XJ de grande renaissance de la nation chinoise que l’on retrouve dans les discours chinois par référence au principe Tian Xia qui renvoie à l’époque impériale qd on affirmait en Chine que l’empereur régnait par vertu et intimidation. Ce qui se traduit dans la bouche des communistes par le fait que la Chine a vocation à dominer espace asiatique, comme le dit Yang Jieshi au sommet de l’APEC (ministre des AE de Hu Jintao) « les petits pays doivent tenir compte des intérêts des grands pays »
2-Montée en P de l’armée chinoise                                                                                                        Budget mil qui ne cesse d’augmenter, modernisation de l’Armée populaire de Libération, dvlpt marine de guerre, mise en pl d’un réseau de base : collier de perle pour contrôler des espaces maritimes jugés essentiels avec des « ports amis » au Myanmar, Bangladesh, Sri Lanka, Pakistan. Notamment pour contrôler l’Inde.
3-Multiplie les projets de nature économique ou autre

 

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Fiche - Le pouvoir en France depuis 1945

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 avril 2018

L’exercice du pouvoir est laborieux


Le difficile retour à la norme, après Vichy, l’enjeu est de retrouver le pouvoir démocratique. Un débat constitutionnel s’installe, on se demande quel pouvoir mettre en place.
A. Le retour à la normalité est long
1.Situation économique
La Reconstruction par la remise en route de la production se heurte donc à de nombreux obstacles : manque d’énergie et de matières premières, manque de ports en bon état pour les importations indispensables, manque de devises pour les acheter.
La France est pauvre : après la guerre, c’est « l’homme malade de l’Europe ».
2. Situation politique et sociale
En attendant, le gouvernement tente de rétablir l’autorité de l’Etat et de reprendre le contrôle du pays.
Après la guerre, les partis de droite collaborateurs étant discrédités, seules trois grandes forces politiques comptent vraiment :
• Le PCF qui bénéficie du prestige de la Résistance et de celui de l’URSS.
• Les Français libres de diverses origines regroupés autour de Charles de Gaulle.
• La gauche non communiste, avec les socialistes de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) mais aussi les catholiques de gauche.
Sur le plan international, la France est fortement diminuée. Elle n’est pas invitée aux grandes conférences et ce n’est que sur l’insistance du britannique Winston Churchill que la France devient la quatrième puissance occupante des territoires allemands. Enfin, son influence baisse considérablement dans l’empire colonial où naissent presque partout des mouvements de libération nationale
3.Le débat constitutionnel`

 

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Depuis 1981 le pouvoir est mal mené : rupture et difficulté
Nouvelle période, le pouvoir en France est malmené, il y a d’abord rupture et les problèmes s’aggravent.
A. L’arrivée de la gauche au pouvoir
1. La continuité dans l’exercice du pouvoir.
Élu à son tour président, Mitterrand n’a appliqué aucune des dispositions du programme commun de 1972 visant à réduire la prééminence présidentielle.
L’arrivée de la gauche au pouvoir correspond au début de l’alternance. C’est l’arrivée d’un président socialiste, Mitterrand après son élection obtient la majorité à l’Assemblé.
Il y a une vraie continuité dans l’exercice du pouvoir, il n’est pas question de changer la constitution. La seule différence c’est le personnel, on a plus un personnel de droite mais un personnel de gauche découvrant l’Assemblé.
2. Une politique socialiste de 1981 à 1983
Pierre Mauroy premier ministre
Des réformes économiques : limitation de la semaine de travail à 39h, 5 semaines de congés payé, retraite à 60 ans, nationalisation des entreprises
Des réformes sociétaires : Abolition de la peine de mort 1981, impôt sur les grandes fortunes.
La politique socialiste est rattrapée par la crise. Puis la politique change de bord, mise en place de la politique de rigueur. Ce changement est lié au durcissement de la crise économique.
3. Le pouvoir est fragilisé par la donne extérieur.
B. Le pouvoir doit faire face au mécontentement depuis 1986
1. Cohabitation et alternances se succèdent

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