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Sujets & Correction Sciences Po Grenoble 2019

 

La reconnaissance faciale (secret et numérique)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 mai 2019

Cette expérience menée par le New York Times est assez révélatrice de la puissance des caméras de surveillance.

À partir de données publiques (des photos publiées sur le site internet des entreprises), et en utilisant le logiciel de reconnaissance facial proposé par Amazon, ils ont pu identifier un professeur à la faculté d'optométrie de l'université d'Etat de New York. Cela leur a coûté 54 euros.

 

Que penser d'un tel système entre les mains des pouvoirs publics ?

Jennifer Lynch, directrice chargée des litiges liés à la surveillance à l'Electronic Frontier Foundation, une ONGI de protection des libertés sur Internet basée à San Francisco, dénonce : "Dès lors que l'Etat est capable de nous suivre à la trace et de nous identifier partout où nous allons, il devient impossible de parler anonymement ou d'être un acteur anonyme de la société".

Elle est donc partisane d'une interdiction des systèmes de reconnaissance faciale utilisés par l'Etat.

 

C'est que l'utilisation de la reconnaissance faciale par les pouvoirs publics n'a rien du mythe.

Non seulement ils en ont les moyens (un vaste réseau de caméras allié à une gigantesque base de données d'images, telle que pour les permis de conduire) - ainsi l'American Civil Liberties Union estime que la police de New-York a accès simplement pour le Lower Manhattan à 9000 caméras - mais de plus ils s'en sont déjà servis. Certaines forces de police, comme dans le comté de Washington dans l'Oregon. C'est qu'aucune loi n'encadre l'utilisation de la reconnaissance faciale, que ce soit au niveau fédéral, et c'est également vrai à l'échelon des Etats, pour la quasi totalité d'entre eux.

Et il ne s'agit là que des Etats-Unis, pas de la Chine qui pourrait servir d'exemple plus flagrant.

 

Certaines figures vont plus loin : Woodrow Hartzog, et Evan Selinger affirment : "De l'interdiction de la technologie de reconnaisance faciale dépend la prospérité future de l'homme".

Du côté de la force policière, on répond que les technologies doivent suivre le cours de l'histoire.

 

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La riposte européenne contre les géants du numérique

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 mai 2019

Ces informations sont tirées de l'édition papier de The Economist du 23 mars 2019.

 

>> Les géants du numérique en Europe

 

15 entreprises sur les 20 les plus valorisées financièrement sont américaines.

La Silicon Valley est l'endroit où les idées les plus ingénieuses rencontrent l'argent le plus intelligent.

Elizabeth Warren, une sénatrice en course à la présidentielle 2020, veut démanteler Facebook.

Google a été mis un peu plus sous pression après une amende d 1,7 milliard de dollars.

Environ 19 recherches sur 20 sont opérées par Google.

Alors même que Qwant a été créé en France, il n'y représente que 1% du marché.

 

L'Europe représente en moyenne 1/4 des ventes des 5 géants de l'informatique, que sont Google (ou plutôt désormais Alphabet), Amazon, Apple, Facebook, et Microsoft. (GAFAM)

 

>> La politique européenne contre les géants du numérique

 

L'objectif européen est double : que chaque individu puisse contrôler les informations à son sujet, et d'ouvrir la compétition chez les entreprises du numérique.

 

Il y a des précédents anti-trust, comme IBM dans les années 60 et Microsoft dans les années 90.

 

Un point d'influence de l'Union européenne est que sa législation sur le numérique est souvent copiée dans les pays émergents.

 

La nouvelle réglementation GDPR : General Data Protection Regulation, a pour ligne de base que chacun a le droit d'avoir accès, de modifier, et de déterminer qui va utiliser ses données personnelles.

 

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La polémique Huawei résumée (secret et numérique)

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 mai 2019

Des informations ont fuité indiquant que le gouvernement britannique s'apprêtait à autoriser Huawei à construire une partie du nouveau réseau 5G.

Or les Etats-Unis accusent Huawei d'avoir introduit possiblement des ouvertures pour recueillir les données de ses utilisateurs, voire également, pour être en mesure de désactiver l'accès au réseau.

Cela met en danger l'alliance des Cinq yeux, ou plus proprement en anglais le groupe Five Eyes. Five Eyes se compose de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis.

 

Huawei est une entreprise de plus en plus importante en Chine mais aussi dans le monde. Ils emploient 80 000 personnes rien que pour la recherche et le développement.

Autre statistique éloquente : ils sont à l'origine d'un brevet sur 10 émis par la Chine. Au total sur l'année 2018, 53 345 brevets ont été enregistrés par la Chine, soit à peine 3 000 de moins qu'aux Etats-Unis.

 

Les autorités d'intelligence électronique du Royaume-Uni, notamment l'agence GCHQ (Government Communications Headquarters), assurent que laisser Huawei construire des portions du réseau 5G est respectueux des normes de sécurité et des précautions anti-espionnage.

 

Huawei n'a aucun intérêt de plus à récolter des données, car si la moindre trace de telles malversations était découverte, la marque perdrait tous ses marchés. Et aucune trace n'a été trouvée malgré les recherches depuis plus de 8 ans.

Huawei est mis à l'épreuve dans une autre polémique : la fille de son fondateur, Ren Zhengfei, a été arrêtée au Canada selon la volonté des Etats-Unis. Elle aurait avec l'aide de l'entreprise Huawei conspiré pour contourner les sanctions touchant l'Iran. Huawei est en outre accusé d'avoir essayé de voler les secrets commerciaux de l'entreprise T-Mobile (filiale de Deutsche Telekom).

 

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