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THÈMES IEP 2018
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Courte biographie de Simone Veil

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 05 juillet 2017

Le décès récent de Simone Veil est l'occasion de revenir sur une vie mouvementée, qui aura marqué la France.

 

>> Courte biographie de Simone Veil

 

Simone Veil est née en 1927 à Nice. Sa famille d’origine juive est laïque. L’enfance de Simone Jacob est comme interrompue le 4 octobre 1940, lorsque le premier statut des Juifs est établi. Son père ne peut plus exercer son métier. Après un temps à Carcassonne, chez un oncle et une tante, Simone Jacob revient à Nice et passe son baccalauréat en mars 1944.

Mais c’est tragiquement lors de ces réjouissances que Simone Jacob est arrêtée par deux Allemands.

Elle transite par le camp de Drancy, et arrive à Auschwitz-Birkenau le 15 avril 1944. Simone Jacob survit car la fin de la guerre est proche et elle est alors encore en bonne santé, ce qui n’est pas le cas de sa mère, qui meurt en mars 1945.

De retour à Paris, les trois soeurs ont survécu, mais le père et le frère ont probablement été tués. Simone Jacob s’inscrit à la faculté de droit et est admise au nouvel Institut d’études politiques, où elle rencontre son futur mari qui lui donnera son nom, Veil. Elle a avec lui trois enfants, entre 1947 et 1954. C’est également l’occasion d’une plongée dans le milieu intellectuel de Paris, son mari intégrant l’ENA. Simone Veil dirige l’administration pénitentiaire de 1957 à 1964, puis la Direction des Affaires civiles, puis est conseillère à partir de 1969, secrétaire générale du conseil supérieur de la magistrature, et enfin conseil d’administration de l’ORTF.

L’élection de Valéry Giscard d’Estaing et le gouvernement de Jacques Chirac la place au statut de Ministre de la Santé, elle est la seule femme à ce niveau de pouvoir. Elle a alors la charge exceptionnelle de présenter au Parlement un projet dépénalisant l’avortement. Cette loi adoptée le 29 novembre 1974 porte désormais son nom. Pour autant, Simone Veil affirme qu’il ne s’agit surtout pas d’un “droit à l’avortement”. Elle quitte le gouvernement après la relative victoire de l’UDF aux élections européennes, qu’elle a conduit. Elle est élue présidente du Parlement européen le 17 juillet 1979. Son mandat suivant est celui de ministre d’Etat, des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville à partir de mars 1993, pendant seulement deux ans. Elle est nommée membre du Conseil constitutionnel en mars 1998. Elle est tour à tour soutien de Nicolas Sarkozy, puis de l’UDI. En 2007 paraît une autobiographie, Une vie. Elle est élue en novembre 2008 à l’Académie française. Elle participe à la Manif pour tous le 13 janvier 2013, opposée au mariage homosexuel. Simone Veil s’éteint le 30 juin 2017. Le président français Emmanuel Macron annonce le 5 juillet 2017 qu’elle sera inhumée au Panthéon.

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Thèmes IEP 2018 Concours commun

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 04 juillet 2017

Les thèmes IEP 2018 sont arrivés jusqu'à Intégrer Sciences Po et nous vous les dévoilons en exclusivité.

 

Les thèmes pour le Concours commun 1A IEP 2018 sont... (roulement de tambour) :

« Radicalités » et/ou « La ville »

Les IEP frappent donc fort cette année, avec des thèmes plutôt difficiles. On peut affirmer que le concours commun hausse le niveau d'un cran, avec des thèmes qui ne sont pas courants. Il vous sera donc plus difficile de trouver des ressources sur ces thèmes. Bien sûr, nous serons là pour vous aider à Intégrer Sciences Po, consultez régulièrement notre page d'accueil pour être à jour des dernières actualités et aides que nous vous proposerons.

Ce sera en tout cas l'occasion de départager les candidats de plus en plus nombreux au concours commun.

 

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Lettre à Schuller - Baruch Spinoza

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 03 juillet 2017

 

J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée.

Spinoza pose une double définition : ce qui est libre, et ce qui est contraint. Ce qui est libre correspond à ce qui n'est opprimé par rien, qui existe selon sa propre nécessité. Au contraire, est contraint, ce qui est déterminé par une autre chose, par une autre chose qui modifie son être.

 

Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.

Dieu est lui-même libre. Car il est et agit par la seule nécessité de sa nature.

Mais descendons aux choses créées qui sont toutes déterminées par des causes extérieures à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose très simple : une pierre par exemple reçoit d'une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvements et, l'impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion d'une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre il faut l'entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir d'une certaine manière déterminée.

Spinoza utilise la comparaison avec une pierre. La pierre est contrainte lorsque quelque chose la pousse.

 

Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir, pense et sache qu'elle fait effort, autant qu'elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre assurément, puisqu'elle a conscience de son effort seulement et qu'elle n'est en aucune façon indifférente, croira qu'elle est très libre et qu'elle ne persévère dans son mouvement que parce qu'elle le veut.

Spinoza fait le lien avec la conscience. Nous sommes tous conscients de nos mouvements. Nous sommes conscients de nos action. Pour autant, sommes-nous libres ?

 

Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libre décret de son âme ce qu'ensuite, revenu à la sobriété, il aurait voulu taire. De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de même farine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraindre.

Il ne faut pas voir notre liberté comme un libre décret. Nous n'avons pas le libre arbitre. Nous sommes simplement conscients de nos actions, mais ces actions sont en quelque sorte destinées. Nous n'y pouvons rien. Nous ne pouvons que suivre ce que Dieu fait de nous, nécessairement, et sans qu'on puisse le modifier.

 

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