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Correction du sujet La famille a-t-elle un avenir ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 31 mai 2015

 

Nous vous proposons une correction du sujet sous forme de question La famille a-t-elle un avenir ?.

Nous avions vu juste dans nos sujets d'entraînement, avec un sujet particulièrement proche : Les mutations de la famille au XXIe siècle. C'est de cette évolution de la famille dont il va être question ici.

 

Introduction - La famille a-t-elle un avenir ?

 

En accroche, vous pouviez évoquer de nombreux sujets. Beaucoup auront songé à la manif pour tous, mais vous pouviez vous montrer plus originaux en introduisant le sujet par une statistique ou par une citation.

 

Définitions - La famille a-t-elle un avenir ?

Famille : Voir les définitions sur la famille. Attention cette étape est particulièrement importante, c'est elle qui va guider tout le devoir ! Qu'est-ce que la famille aujourd'hui, la conception qu'on avait d'elle n'est-elle pas en train de disparaître ou de se transformer ? Il fallait préciser que la question de la définition de la famille était l'enjeu même qui ferait l'objet du développement de la dissertation.

Avenir : Il est question des évènements futurs de manière basique, mais aussi de ceux qui vivront plus tard, les générations futures (dimension sociale).

 

Problématique - La famille a-t-elle un avenir ?

La problématique est claire et limpide, il n'y a ici aucun piège.  Que sera la famille dans le futur ? Il faut comprendre par là non pas des prédictions, des spéculations gratuites, mais il faut expliciter pourquoi la question se pose. Pourquoi une réflexion sur l'avenir de la famille est nécessaire. Ce n'est donc pas à des hypothèses qu'il faudra se livrer dans cette dissertation, ce n'est pas un exercice de divination, mais c'est une question existentielle de notre société actuelle qui se pose. La famille semble être en crise. C'est cet aspect qu'il faut relever et souligner dans votre problématique, c'est ce qui doit apparaître : les symptômes de cette crise, et c'est à dessein que nous utilisons le mot symptôme, la crise relevant étymologiquement du domaine médical. Il s'agit finalement d'introduire dans votre problématique une temporalité, de montrer qu'il y a évolution, et non une situation figée.

Dans quelle mesure la crise de la famille à l'époque contemporaine reflète-t-elle par ses symptômes la transformation en cours de ce qu'est la famille ?

 

Développement - La famille a-t-elle un avenir ?

 

De nombreux plans étaient possibles, voici celui que nous vous proposons.

 

I. Les racines familiales

En jouant sur le mot racine, nous pouvons évoquer à la fois ce qu'est la famille en ce qu'elle s'ancre dans une conception à caractère historique, mais aussi en ce qu'elle est elle-même une recherche des liens qui nous unissent à d'autres personnes, de notre passé.

 

A. L'enracinement de la famille

Le concept de famille se révèle par l'étymologie et l'histoire du mot famille, désignant à la base le serviteur.

« Ces deux premières associations, du maître et de l'esclave, de l'époux et de la femme, sont les bases de la famille » Aristote, Politique, Livre I, § 5

La famille serait une forme naturelle, ancienne et incontestable : « La plus ancienne de toutes les sociétés, et la seule naturelle, est celle de la famille » Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Livre I, Chapitre II, 1762

 

B. Le déracinement familial

La société semble vouloir prendre le relais de la famille. La famille est objet de haine :

Et la famille est aussi celle qui produit la haine, le rejet : Le rejet familial (Métamorphose - Kafka)

 

II. Le déracinement familial comme avenir ?

 

A. Dissolution ou transformation de la famille ?

Le modèle familial semble remis en cause aujourd'hui :

S'agit-il seulement d'un effacement de la famille, d'une disparation des frontières de la famille, d'une dissolution, ou plutôt d'une transformation : ce serait l'essence même de la famille qui changerait.

 

B. Quand la société se joue des influences idéologiques sur la famille


En 1792, la loi du 20 septembre instaure le mariage civile et autorise le divorce en France. Le mariage s'institutionnalise, la famille s'institutionnalise.

L'immission de l'Etat dans la famille, dans le foyer, n'est pas inédite, mais la question se pose autour de son rôle en tant qu'auteur de la transformation de la famille : c'est ce qu'il s'agit de développer et discuter ici, à la lumière de quelques dates qui illustrent l'interventionnisme étatique en matière de famille.

1939 un décret-loi institue le Code de la famille et de la natalité en France, visant à promouvoir la natalité
1942 le gouvernement de Vichy essaie de mettre en place une "Charte de la famille"
1946 la loi de finances en France favorise les couples avec enfant

Mais c'est plutôt dans la lutte d'influences entre les mœurs sociales, les religions, et les Etats, interdépendantes l'une de l'autre, qu'il faut lire l'avenir de la famille. Les poids respectifs de ces instances semble prédire l'évolution que suivra la famille, qui en dépend.

Deux dates permettent de mesurer à titre d'exemple cet enlacement toujours d'actualité, qui remet en cause ce qu'est la famille :

2013 mise en place du mariage homosexuel en France
2014-2015 un synode au Vatican sur le mariage et la famille s'ouvre sous la papauté de François Ier

 

La conclusion pouvait comporter également une ouverture sur une limite de la dissertation qui vient d'être rédigée et qui est pourtant fondamentale : l'ethnocentrisme à l'œuvre quand il s'agit de définir le concept de famille. Il serait bon de voir dans quelle mesure la famille demeure liée à des groupes humains, à leurs conceptions, et comment elle peut se définir en conséquence.

 

-> Correction du sujet Mondialisation et contestations

 

-> Culture générale : la Famille <-

 


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Classé dans : Culture Générale - Mots clés : famille, avenir, correction, sujet, IEP 2015, sciences po - 2 commentaires


2 commentaires

#1 • Marielle • dimanche 31 mai 2015 à 23:38

Bonjour, un plan du type suivant est-il cohérent ?

I) La famille telle qu'on la conçoit traditionnellement (individus unis par des liens d'alliance et de sang) est en crise et son avenir semble compromis

II) Elle demeure toutefois une valeur importante que l'État comme les individus souhaitent préserver et conserver (lieu de la socialisation, de l'éducation, de la protection contre les totalitarismes, la famille se trouve au fondement de la société

III) Aussi, les nouvelles formes de famille (recomposées, homoparentales) ne compromettent pas l'avenir de la famille, mais elles sont au contraire ce qui lui permet de demeurer une institution fondamentale en s'adaptant a la société en perpétuel changement (face a la montée de l'individualisme, volonté de s'affranchir des contraintes du mariage = création du PACS...)

Merci d'avance et merci pour votre correction !

#2 • Chris • lundi 01 juin 2015 à 21:51

Bonjour! Pour ma part je n'ai pas abordé la question avec un plan construit de cette façon et me suit plutot inspiré de la méthode de philosophie, qu'en pensez vous?

I/ Le modèle familiale semble en péril pour beaucoup

dans cette partie j'expose ce point de vu, en parlant des divorces très fréquents, du mariage homosexuel, de la tendance au modèle de famille dit anglosaxon, où les liens du sang ne sont pas prédominants sur les liens affectifs (à l'opposé du modèle hispanique, qui est un modèle de famille très soudée quelque soit les liens affectifs entre les membres) etc..., et je fais ressortir que ce n'est finalement pas la famille qui est menacée, mais le modèle traditionnel (que j'ai défini rapidement comme étant une famille composée de deux parents hétérosexuels mariés et de leurs enfants)

II/ Le modèle traditionnel n'est pas le seul modèle existant ou ayant existé

cette partie me sert de transition afin d'amener vers ma troisième partie.
mes arguments/exemples: les origines du terme "famille", qui à la base avait un autre sens, l'exemple de tribus africaines ou amérindiennes où la famille n'existe pas comme on l'entend, et que la tribu représente la famille (presque aucune distinction entre son enfant et celui des autres par exemple), et l'exemple des internats et nourrices (du temps de la noblesse par exemple). Bref cette partie me permet de remettre en cause l'universalité/l'intemporalité de la famille traditionnelle que la première thèse pourrait défendre.

III/ La famille ne tend absolument pas à disparaître, mais à évoluer.

le titre parle je pense là pour lui meme, sans entrer dans les détails. j'ai également proposé l'idée d'une évolution qui tendrai de plus en plus vers une famille "affective" et non de sang.

conclusion: certes le modèle traditionnel tend à devenir de moins en moins minoritaire, mais en aucun cas la famille n'est vouée à disparaitre.

j'espère ne pas etre trop confond, merci pour votre correction!

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