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Corrigés des sujets des Sciences Po communs 2013

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 26 mai 2013

Voici une des propositions de corrigés des sujets IEP 2013 parmi les nombreuses propositions possibles. Si vous avez suivi à peu près ce plan, ou ces indications, c'est que vous avez touché au sujet et vous partez avec un net avantage.

Nous sommes plutôt satisfaits de nos pronostics, mêmes s'ils n'étaient pas parfaits, nous avions lourdement insisté sur les démocraties populaires - qui n'étaient toujours pas tombées depuis la création - et c'était une bonne partie du sujet ! Examinons tout de suite en détail.


>> Corrigé du sujet en Histoire des Sciences Po commun 2013 :


"La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000"

Analyse des termes :

Démocratie : démos, le peuple, cratie, le pouvoir, Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l'ensemble des citoyens

Europe : le piège était de réduire l'Europe à l'Union européenne. Il s'agissait bien de traiter l'ensemble du continent européen. Europe du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, Centrale

1945 aux années 2000 : pour ne pas dire toute la période étudiée et visée par le concours, ce qui en fait un sujet particulièrement vaste (avec des bornes géographiques tout aussi vastes)

Problématique :

Il fallait voir que la démocratie était le cœur du sujet. La problématique devait donc tourner autour de cette notion.

La démocratie au singulier, or la démocratie ne recouvre-t-elle pas plusieurs formes d'un côté de l'Europe à l'autre, et de 1945 aux années 2000.

En utilisant la technique de la problématique en 2 minutes :

Comment la démocratie en Europe en 1945, caractérisée par une multiplicité de ses formes, au point de ne cacher parfois qu'un régime autoritaire, est-elle devenue un cadre politique solide qui s'est imposé sur le continent malgré une certaine instabilité jusqu'aux années 2000 ?

Plan :

I. Une démocratie ou des démocraties en Europe ? (construction européenne, démocraties bouleversées par la décolonisation / démocraties meurtries en Europe de l'Est, Europe Centrale, Fronts nationaux, coup de Prague, schisme yougoslave, CAEM, démocraties des pays du sud)

II. L'émergence de la démocratie européenne : vers une démocratie supranationale qui s'étend jusqu'aux extrémités du continent (construction d'une démocratie européenne, traités de Rome, évolution des démocraties, des régimes du Sud, Willy Brandt, crises des démocraties populaires, Glasnost, Perestroïka, fin des démocraties populaires)

III. La démocratie en Europe entre deux siècles (réunification allemande, traité de Maastricht, traités d'Amsterdam, de Nice, Europe de Brest à Brest-Litovsk, Todor Jivkov, révolution de velours, révolution roumaine, élections "libres", Pologne, Hongrie, République tchèque)

Aller plus loin :

Des fiches sur l'Europe sont disponibles, ainsi qu'une chronologie sur la construction européenne.


>> Corrigés du sujet de Questions contemporaines :


  • La science est-elle l'affaire de tous ?

Dans les sujets possibles que nous vous proposions pour vous entraîner, il y avait "L'Etat peut-il contrôler la science ?" C'est en fait exactement le sens de ce sujet.

Analyse du sujet :

Science - d'après la fiche sur la science :

1er sens : Ensemble des connaissances acquises par l’étude ou la pratique
2e sens : Forme de connaissance basée sur la logique, la méthode expérimentale et la recherche d'explication théoriques aux phénomènes.

Affaire - en l'occurrence pour ce sujet il y avait deux sens :

1er sens : Ce qui est dans un rapport de dépendance causale par rapport à cette valeur ou de classification par rapport à cette catégorie ; ce qui regarde, ce qui relève de, ce qui intéresse.

2e sens : Chose abstraite ou concrète à laquelle une ou plusieurs personnes sont intéressées. L'objet dont il est question dans un litige, une discussion.

Tous : on peut aussi le comprendre de deux manières différentes

1er sens : tous dans le sens de l'intégralité de la population sans exception, même les scientifiques, les politiques, ceux qui ont du pouvoir

2e sens : tous entendu comme "le commun des mortels" , c'est-à-dire dans le sens d'une opposition avec ceux qui contrôlent la science, les scientifiques

Problématique et plan :

Donner une problématique n'aurait pas vraiment de sens, d'une part parce que l'objet de la problématique est donnée par le sujet, d'autre part parce qu'il y avait une multitude de problématiques pertinentes possibles. Le plus important était de relever le fait qu'il existe un certain monopole de la science de la part des scientifiques, à l'instar d'une société technocrate, mais aussi possiblement des pouvoirs publics. Le paradoxe vient du fait que la science a un impact sur tous, et pourrait donc devoir n'être que l'affaire de tous, ce qui n'est pas forcément possible dans les faits, ou en tout ce qui n'est pas dans les faits actuellement. Il s'agissait alors de trouver la voie juste pour sortir de ce paradoxe. La science ne peut-elle pas se réconcilier avec le tous ?

Même raisonnement pour le plan. Le plan devait retracer cette démarche. On pouvait ainsi construire un devoir sur le mode : I. La science est l'affaire de tous... II. ... mais elle est contrôlée par certains... III. ... qui devraient agir selon une morale du respect de tous, ce "tous" qui y veille réciproquement

C'est donc d'autant plus vrai pour le plan, bien d'autres raisonnement étaient possibles et se révèleraient tout aussi efficaces - en deux grandes parties, ou en trois grandes parties.

Idées pour le sujet sur la science est-elle l'affaire de tous ? :

Auguste Comte était une figure essentielle, en posant la primauté de la science sur tout le reste.

Jules Ferry interroge sur le tous, non seulement à l'intérieur d'un peuple, mais entre peuples : "[les races supérieures] ont le devoir de civiliser les races inférieures" au moyen de la science.

Un chiffre pour montrer l'implication du sommet de l'Etat, donc d'une poignée de gens pour la science : la part du budget civil de recherche et développement représente 1 948 millions d'euros en 2010. (cf fiche sur la science)

Qui a la science entre ses mains ?

La science est-elle réellement l'affaire de tous ?
En d'autres mots, qui a la science entre ses mains,
qui devrait l'avoir entre ses mains,
et est-elle entre de bonnes mains ?

La citation de Rabelais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", qui est presque systématiquement employée en culture générale sur la science, n'était pas appropriée comme nous vous le rappelions. Vous avez cet avantage que les correcteurs peuvent aussi ne pas en connaître le véritable sens.

La citation clé était celle de Rousseau, qui dit clairement que la science doit être l'affaire de tous, car « Nul n’est excepté du premier devoir de l’homme ; nul n’a droit de se fier au jugement d’autrui. » - Rousseau, Emile ou De l'éducation

Heidegger, - que nous vous recommandions de citer - montre comment la société moderne voit en la technique un mode de pensée de l'homme qui veut tout gérer, seul, et peut-être au détriment de tous.

Karl Popper est un incontournable de la réflexion sur la science. Pour lui, la science est affaire de critique. "J'en arrivai de la sorte, vers la fin 1919, à la conclusion que l'attitude scientifique était l'attitude critique."

Jacques Testart était une référence idéale.

"Chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle." Yann Arthus-Bertrand

Corcuff : "Le non-engagement serait donc illusoire et le savant qui voudrait s'isoler participerait quand même au cours du monde"

Pour chacune de ces références, il fallait trouver des exemples pertinents. Le gaz de schiste par exemple, les progrès de la biotechnologie, et les résultats, ou encore dans l'actualité - voir la revue de presse.


  • Doit-on faire confiance à la justice ?

Deux sujets que nous vous proposions pour vous entraîner rejoignaient cette question : Qui a le droit d'exercer la justice ? Et l'Etat permet-il d'assurer la justice ?

Analyse des termes :

Doit-on :

1er sens : Être tenu à, légalement

2e sens : Une obligation, non nécessairement contraignante, à laquelle le sujet est et se sent soumis en vertu d'un principe moral ou d'une règle tirée de l'expérience.

Confiance :

1er sens : Espérance ferme que l'on place en quelqu'un, en quelque chose, certitude de la loyauté d'autrui.

2e sens : Sentiment de sécurité qu'éprouve celui qui compte sur lui-même.

3e sens : Sentiment d'assurance que donne la foi en l'avenir.

Justice :

Voir les 7 différentes définitions de la justice.

Problématique et plan :

Tout comme le sujet de la science, il existe une pluralité de raisonnements. La problématique demandait surtout : peut-on faire confiance à la justice ? est-on obligé de faire confiance à la justice ? Faire confiance à la justice en tant qu'institution judiciaires, lois, ou faire confiance à la justice en tant que vertu morale des hommes ?

Le plan pouvait suivre les mêmes étapes, ou s'organisation différement selon les aspects que vous avez voulu approfondir.

Idées sur doit-on faire confiance à la justice ? :

Vous pouviez tirer votre accroche de l'actualité, en particulier du mur des cons que nous avions mis en valeur dans la revue de presse. Au vu de cette controverse, peut-on vraiment croire que la justice est indépendante, et doit-on avoir confiance ?

Difficile d'avoir confiance en la justice : "C'est de faire arrêter des innocents et de leur intenter des procès sans raison et, la plupart du temps aussi - comme dans mon cas - sans résultat." Chapitre III, Le Procès - Kafka

Doit-on avoir confiance en la justice ?

Doit-on avoir confiance en la justice ?

L'histoire des erreurs judiciaires en France le prouve : 9 erreurs judiciaires depuis 1945.

Mais si la confiance dans la justice s'effondre, on ne peut faire justice que soi-même : " La nécessité de se faire justice soi-même est un cul-de-sac où l'on se trouve engagé quelquefois. " Victor Hugo dans Claude Gueux

Malgré ces difficultés, il est bien nécessaire d'instituer une justice. Car sinon justice ne serait plus que vengeance. (Quoique la vengeance puisse être une justice ?)

Mais cette justice ne cache-t-elle pas en fait qu'une pure vengeance ? "je déchire votre voile afin que de votre trou à mensonges votre rage vous fasse sortir et que derrière votre mot “justice” surgisse votre vengeance." Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885

D'après Rosanvallon, la société doit pouvoir avoir confiance en la justice, et la société exige d'ailleurs des progrès de la justice.

Or la justice ne se réduit pas au droit, comme peut nous le faire sentir le mythe d'Antigone.

Il faut alors bien distinguer la justice en tant que vertu, de la justice appliquée. Aristote est un des premiers à l'avoir distingué, permettant de trouver une solution à la problématique.

En effet, en reprenant l'article citations sur la justice : « Il se passera du temps encore avant que la justice des hommes ait fait sa
jonction avec la justice. » - Victor Hugo, L'homme qui rit


>> Alternatives et autres pistes de corrigés


Certains commentaires de bonne qualité sur le blog Intégrer Sciences Po méritent une attention particulière, car ils sont autant de pistes approfondir les corrigés. Vous pouvez comparer les différentes visions :

Questions contemporaines, anglais, histoire : @Pol ; Sujet sur la science et l'histoire : @Sofya ; Science et histoire : @youssef ; Science et histoire : @Jybet


-> Retrouvez les corrigés de Sciences Po Bordeaux 2013, et les corrigés de Sciences Po Paris 2013.


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Classé dans : Histoire, IEP Régions - Mots clés : corrigés, Sciences Po, communs, IEP, 2013, justice, science, correction, résultats, histoire, questions, contemporaines, culture, générale - 25 commentaires


25 commentaires

#1 • Thib • dimanche 26 mai 2013 à 17:06

Bonjour merci pour les corrigés .

"Europe de Brest à Brest-Litovsk"

Je ne comprends pas ce que cela signifie, pouvez-vous préciser svp ? .

#2 • Nekflamme • dimanche 26 mai 2013 à 17:28

Votre plan en histoire est complètement utopique , il est impossible de faire 3 parties en 3h à moins de connaître les sujet à l'avance .
De plus , les idées que vous énoncez ne rentre pas pour la plupart dans la notion de "démocratie" . Certes il faut parler des autres régimes , mais pas les développer .

#3 • Boulcy • dimanche 26 mai 2013 à 17:34

Votre plan saute une des plus importantes parties : les républiques françaises , qui constituent une démocratie exemplaire , et faisant partie intégrante du programme , il était nécessaire de leur dédier une partie .

#4 • Iop • dimanche 26 mai 2013 à 18:43

Oui 3 parties c'est trop en 3h dont 1h30 à 2h de rédaction maximum, à moins de brader soit le brouillon soit la qualité de la copie rendue en terme de forme (style, caligraphie, orthographe/grammaire...)

Y'a des éléments intéressants dans le plan que vous proposez mais difficile d'en juger en l'état. Quelques informations me semblent superflues ou hors-sujet. Il faut garder une cohérence dans le plan et un fil rouge clair que le correcteur doit pouvoir identifier facilement. Et un fil rouge ce n'est parler de l'URSS et des démocraties populaires qu'en marge du devoir et pour alimenter le sujet "la démocratie en Europe".

Et non, boulcy, la République Française n'était pas importante dans le sujet. Il faut en parler pour montrer qu'en 1945 on est en refondation républicaine après Vichy et avant la IVème République. A la limite dire qu'elle est un pilier de l'Europe et va aider à la dénazification...à part ça, c'est inutile de l'évoquer. Ce n'est pas parce que c'est dans le cours qu'il faut en parler !

#5 • Keynes • dimanche 26 mai 2013 à 19:46

C'est sur que 3 parties c'est trop , à moins de bâcler l'anglais ..
Quant-à ton analyse Iop , moi personnellement je pense qu'il est nécessaire de développer la démocratie française , car elle constitue un exemple fondamental de démocratie sans entaches . C'est un peu une définition de la démocratie , et on aurait pu montrer que malgré cela , elle accumule néanmoins les divergences d'ordre politique et économique , voire social .

#6 • Kira • dimanche 26 mai 2013 à 21:02

Epreuve d'Histoire

Sujet: La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000

Analyse du sujet

Mots-clés

démocratie: "c'est le gouvernement du peuple par le peuple" (les philosophes grecs antiques)

Europe: c'est un continent pris au prisme de la tentation marxiste-léniniste le temps d'un demi-siècle et sauvé de lui-même et par la puissance américaine.

1945: date à laquelle la Seconde Guerre mondiale prend fin.

années: c'est l'époque actuelle. L'Europe a retrouvé son intégrité et sa force démocratique.


Enjeu (x) du sujet:

Le concepteur du sujet demande à l'élève/candidat d'explorer l'évolution de la démocratie en Europe après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il faut comprendre que la construction de l'Europe rime avec le renforcement des cadres démocratiques des sociétés. Or la notion de "démocratie" est un sujet de discorde entre les grands vainqueurs (USA et URSS) au point de déclencher sur le terrain européen surtout une nouvelle guerre relativement differente ( de ce que l'Europe a connu). En ces années 2000, l'Europe peut se féliciter d'avoir retrouvé ses lettre de noblesse d'antant, malgré les crises économiques qui rongent le tissu social et politique.

Aperçu des idées

Dates à mettre en valeur

1945: fin de la Seconde Guerre mondiale

1946: Discours de Churchill sur le "rideau de fer".

1947: Doctrine Truman.Plan Marshall/ Doctrine Jdanov.COMECON.Kominform

1945-1947: marche vers la guerre froide.

1948-1949: blocus de Berlin.

1956: révolte hongroise

1968: Printemps de Prague

1985: arrivée au pouvoir de Gorby.Mise en place de la Glasnost (libertés d'expression)

1989: le 9 novembre, chute du mur de Berlin.

1991: éclatement de l'URSS

vers les années 1990: guerre en ex-Yougoslavie, réunification de l'Allemagne.

Dans les années 2000: l'Europe se réaffirme et devient comme modèle de démocratie dans le monde.

Plan (analyse, analyse! c'Est-ce que j'ai fait. Le développement que j'ai fait est du jamais vu. car les évènements de la guerre froide, je les analysé sous l'œil critique de la démocratie")

Crise pendant la guerre froide

Signes avant-coureurs (= soviétisation de l'Europe)

* conférence de Yalta (du 4 au 11 février 1945): décision d'établir des élections libres dans les territoires libérés. ( retenu dans la publication de presse de la conférence). Mais jamais elles n'auront lieu en Europe de l'Est.

* Guerre civile en Grèce et crise grave en Turquie: faiblesse de la Grande-Bretagne dans ces zones d'influence.

* Discours sur le "rideau de fer" à Fulton, en 1946.

* Doctrine Truman Vs Doctrine Jdanov

* Plan Marshall Vs COMECON

* OTAN (protection de la démocratie libérale par des moyens militaires) Vs Pacte de Varsovie (répression des émeutes dans le sang= Printemps de Prague, émeutes de Budapest)

* Arrivé de Gorby (ndlr!) au pouvoir en 1985: glasnost (liberté d'expression) et perestroïka (réformes économiques, pas vraiment intéressant pour le devoir cette réforme).

* Chute du mur de Berlin

* Explosion de l'URSS

La période de l'après-guerre froide (1991 à 2000)

* Guerre inter-ethnique en ex-Yougoslavie: épuration ethnique.

Dans les années 2000

( Mettre en valeur mes connaissances géopolitiques sur l'Europe dans les termes de la démocraties)


Ecriture de sujet

Introduction

En déclarant que " la démocratie, c'est le gouvernement du peuple par le peuple", les philosophes grecs antiques donnent une dimension particulière au rôle des citoyens dans l'exercice du pouvoir et la société. Néanmoins, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la notion de " démocratie" devient un sujet de discorde entre les grands vainqueurs, notamment les Etats-Unis et l'URSS, au point de déclencher une nouvelle guerre sur le territoire européen relativement différente de ce qu'ils ont déjà connu auparavant: il s'agit de la guerre froide. En l'occurrence, l'Europe est un continent pris au prisme de la tentation marxiste léniniste le temps d'un demi-siècle et sauvé de lui-même et par la puissance américaine. Qu'est-ce que devient l'Europe alors? Pour répondre à cette question, il sera d'abord analysé l'évolution de la démocratie en Europe pendant la guerre froide, ensuite il sera mis en exergue la nouvelle tendance démocratique à l'après-guerre ( après 1991) dans ce Vieux-Monde (*).


Conclusion

En conclusion, il est nécessaire de rappeler qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le renforcement des cadres démocratiques en Europe se poursuit difficilement. Car cela provoque la lutte de deux modèles relativement différents, soviétique et américain. Néanmoins, actuellement en ces années 2000, l'Europe peut se féliciter d'avoir retrouvé ses lettres de noblesse d'antant, malgré les crises économiques qui rongent le tissu social et politique.



Nota bene: j'ai utilisé par confusion le mot "vieux-monde" au lieu de "vieux-continent" pour désigner l'Europe autrement. J'esperer que le correcteur ne fera pas attention car le sens du plan n'a pas changé finalement, je pense.
Et puis, je me suis rendu compte plutard que la citation est d'Abraham Lincoln.
Ai-je alors perdu mon coup?

#7 • Kira • dimanche 26 mai 2013 à 21:11

Pour rajouter sur la période 1991-2000: j'ai étudié le retranchement de l'URSS pour devenir l'URSS, à cause de ses pertes territoriales.

J'aimerais bien connaitre les avis de chacun. tout en sachant que dans ce sujet, j'ai planché la balance de l'histoire dans l'annalyse de la démocratie. Je me suis efforcé de penetrer l'intelligence de notre époque.

#8 • Iop • dimanche 26 mai 2013 à 21:22

@Keynes : Je partage pas du tout la même analyse du sujet. "en Europe" ce n'est pas "en France". Il faut parler de la démocratie en France dans un cadre restreint pour montrer qu'elle a su se redresser rapidement et se réunir sous le GPRF. Après je ne suis pas sûr qu'on puisse parler du régime gaullien, qui arrive au pouvoir depuis un coup d'Etat. Mitterrand écrit d'ailleurs "J'appelle le régime gaulliste dictature car tout compte fait c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement il tend" dans le Coup d'Etat Permanent. Bref on est loin d'une histoire de la République Française lisse :-) Il fallait en parler, mais ce n'était pas du tout le centre du sujet.

Kira, je pense que tu as tout mis, peut être même un peu trop sur la guerre froide et pas assez sur la construction européenne. C'est un angle intéressant du sujet. Par contre je n'ai pas compris grand chose à la structure de ton plan... Pour les erreurs factuelles, je pense que j'ai la palme d'Or après avoir écrit "hybérique" (sic) au lieu de "ibérique" haha

#9 • Keynes • dimanche 26 mai 2013 à 22:13

Elles pouvaient tout de même constituer une sous-partie ! Mitterrand était de gauche , le parti de l'opposition , il est normal qu'il dise a du gouvernement en place , comme l'ont souvent fait Aubry ou Hollande sous Sarkozy !
Ton plan m'a l'air pas mal Kira , mais de toute évidence , en vu de la copie que certains ont du rendre en histoire , du fait de la difficulté du sujet , une bonne ou moyenne copie sera tout de suite surélevée .

#10 • Iop • lundi 27 mai 2013 à 00:22

Tu n'as pas compris. La Vème République s'est ouverte sur une tentative de putsch. Un Coup d'Etat. L'inverse d'une prise de pouvoir par le peuple, donc la démocratie. D'où le titre du bouquin de Mitterrand, où il porte des mots très dur à l'encontre de De Gaulle. Un parti dit de gouvernement (UMP ou PS aujourd'hui, UDF, RPR et PS avant) n'utilise depuis plus ces mots très durs.
Autre référence, OSS 117, peut être que tu comprendras mieux : http://www.youtube.com/watch?v=M1oJEwK_YT8
Très révélateur de la relativité de la notion de démocratie, y compris en France. L'histoire n'est pas lisse. La démocratie on la gagne sur le long terme (d'où le bornage du sujet d'ailleurs) et elle n'est jamais véritablement gagnée. Jamais.
Une sous-partie ça fait 2 idées, donc quasiment une page. C'est beaucoup trop à mon sens, tu ne feras que remplir pour remplir au détriment d'informations et de développements plus importants dans le cadre de ce sujet. Après je n'ai pas lu ta copie donc je ne peux pas juger de comment tu as intégrer cette sous-partie dans un devoir...ça me parait difficile et risqué.

#11 • kira • lundi 27 mai 2013 à 11:02

Iop, j'ai traité le devoir en penssant surtout àune chose
.. que serait en Europe la democratie liberale tel qu'on l'entend aujourd'hui si les américains n'avaient pas intervenu? Le communisme n'etait-il pas une mence contre la democratie? N'etait-il pas alors logique de parler de l'evolut done la democratie pendant la guerre froide?
Quand à la deuxieme partie n'avons-nous pas remarqué une tendance democratique apres 1991
malgré les problemes humanitaires et politique de l'europe de Le seul problem, il me manque la culture politique des pays du sud de l'europe.

#12 • Keynes • lundi 27 mai 2013 à 11:52

Mais tu me fais dire des choses que je n'ai pas dites !
J'ai élaboré un contraste figure toi , entre la IVème et la Vème , en disant que l'on pouvait observé une prééminence de la démocratie de 1969 à nos jours ( la Vème ) , mais que la période d'après guerre fut très controversée en terme de démocratie , et j'ai là cité l'exemple de l'élection du président qui se fait non pas par suffrage universel mais bel bien par un collège de grands électeurs , comme aux Etats-Unis .
Expliqué comme ceci , je suis certain que les républiques françaises pouvaient prendre une certaine place dans le corps du devoir , montrant bien le contraste entre deux périodes .

#13 • Keynes • lundi 27 mai 2013 à 11:58

Et je tiens à te préciser que René Coty en 1958 fit appel à De Gaulle qui s'était retiré de la vie politique , et qui ce-dernier élabora puis fit voter par référendum la Vème république . Le putsch des généraux en Algérie , dont tu fais la référence , ne s'est déroulé que bien après .
Les événements se sont donc bien déroulés dans l'esprit de démocratie , et les propos tenus par Mitterrand ne sont qu'une amplification de la situation .
De plus en vu de la conjecture politique de l'époque , il était nécessaire voire vital pour éviter tout scandales de filtrer l'information ainsi que de disposer d'une police secrète .

#14 • siegrist • lundi 27 mai 2013 à 18:07

Sujet piège à lire avec précaution, une problématique simple: la fin du nazisme en europe symbolise t-il pour autant l'avènement de la démocratie sur le vieux continent??
D'ici on oppose les démocraties libérales de l'ouest aux démocraties populaires de l'est, d'une part en mettant l'accent sur la refondation républicaine en france et la dénazification en allemagne et d'autre part en décrivant le rapide basculement des pays de l'est vers la dictature. Dans une deuxième partie il s'agira de souligner la mise en place d'un espace de paix, de prospérité et de démocratie de l'europe occidentale à travers la construction européenne et l'échec et la contestation du communisme à l'est qui aboutira à la chute du communisme et à la mise en place de démocratie au sens occidental du terme. Enfin montrer que la fin du monde bipolaire fait penser l'union européenne dans sa totalité ce qui nécessite un approfondissement de la démocratie, à l'heure ou l'UE fait fasse aux défis de la mondialisation et est fortement critiquée pour son coté technocratique et non démocratique.

Ceci est mon humble avis et rassuré vous j'ai fais un hors-sujet épique il y a deux jours en traitant "les démocraties" au lieu de "démocratie", je me suis infligé une punition diabolique qui restera longtemps gravé sur mes parties intimes :) Bonne continuation les sciences paliens !!

#15 • siegrist • lundi 27 mai 2013 à 18:09

rassurez vous

#16 • eclair • lundi 27 mai 2013 à 18:31

Pas du tout envisageable de le traiter de manière chronologique ?
I-45-62
II-62-89
II-89-ajd

#17 • Iop • lundi 27 mai 2013 à 18:38

@Keynes. Hein ? Tu confonds suffrage universel direct et indirect. Ce n'est pas parce que le Président était élu par un collège de grands électeurs que l'élection n'était pas démocratique. Ta définition de la démocratie semble assez floue voire carrément fausse sur certains points. Quant au putsch d'Alger, c'est justement lui qui a poussé — entre autres — Coty à appelé De Gaulle, parce qu'il avait peur qu'un vrai coup d'Etat se réalise. Revois ta chronologie. Je ne vais pas reprendre tous les contresens vis à vis de l'histoire et du sujet que tu fais, bonne soirée.

@siegrist : Tu as oublié quelques aspects de la notion mais c'est à peu près ça qu'il fallait mettre

#18 • Keynes • mardi 28 mai 2013 à 08:49

Non , c'est toi qui te trompes , mais je t'en excuse , n'ait crainte .

#19 • Iop • mercredi 29 mai 2013 à 18:57

Tu es contredis pas les faits et l'Histoire. Tu ne comprends rien au français et aux mots qui le composent. Tu as fait des contresens et des hors sujet dans ton sujet.

On se revoit le 27 quand tu auras raté :-)

#20 • wilvar • mercredi 29 mai 2013 à 19:16

Boulcy, il est tout à fait possible d'élaborer un plan en trois parties dans un temps aussi réduit ...
Faire un plan en trois ne revient pas à dire d'écrire soixante pages, mais plutôt d'étayer un raisonnement et à le rendre plus riche qu'un 2 parties.
Faire une partie de plus ne prend pas plus de temps mais demande plus de technique. Cela requiert un entrainement particulier.

#21 • Keynes • mercredi 29 mai 2013 à 23:11

Tu es peut être instruit , mais la façon avec laquelle tu réagis ne présage qu'une faiblesse d'intelligence notoire . Tu souhaites me malheur aux autres , tu te crois supérieur et tu n'acceptes pas la pluralité d'opinion ainsi que l'erreur .

#22 • Une Modeste Candidate Pacifique • jeudi 30 mai 2013 à 18:39

Il n'y a pas à mon avis de corrigé type, donc paix ! Imaginez, 11.000 candidats, 11.000 copies identiques ! Les 1000 admis sont à mon avis des copies qui ont su se démarquer de par la singularité de leur démarche, et tout argument, s'il est explicité et a un lien logique avec le sujet, est recevable ! Alors patientez un dernier mois avant de débattre de façon si peu conviviale sur "ce qu'il fallait faire et ce qu'il fallait dire". Aux terminales, gardez le bac en ligne de mire, ne vous tracassez pas des corrigés proposés en ligne, ils ne sont rien d'autre que le reflet, le point de vue et la démarche d'une personne particulière, un exemple parmi tant d'autres. Gardez espoir et au boulot, les exams ne sont pas finis ! ;)

#23 • thib • jeudi 30 mai 2013 à 21:54

Super pseudo ;)

#24 • Keynes • vendredi 31 mai 2013 à 11:10

C'est si bien dit , nous ne pouvons que nous taire .

#25 • L.D • mardi 11 juin 2013 à 23:29

Je suis tout à fait d'accord avec '' Kira ''. J'ai également traité le sujet dans la logique où après la guerre, 2 blocs antagonistes se forment: USA URSS, l'un a des valeurs démocratiques et l'autre non. Dans un premier temps les USA pousse l'Europe à s'unir pour empecher l'expansion soviétique (Début construction européenne)/ mais à l'Est l'URSS s'empare des PECO (démocratie populaire) et les place de facto sous leur dépendance, même régime .. Dans un second temps les démocraties populaires se révoltent (Printemps Pragues, Hongrie, Albanie... pour être indépendante) et la construction européenne continue jusqu'a la réunification allemande et la chute de l'urss et enfin l'UE propose a ces pays des programmes pour leur inculquer les valeurs démocratiques et enfin pour qu'elle rentre dans l'UE en 2004

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