Qu'est-ce que le Roi Philosophe ?

Le roi philosophe est un concept qui nous vient de Platon.

Dans la République, livre V, 473d, Platon insiste sur le fait que philosophie et royauté doivent coïncider. Sans quoi, le royaume sera toujours sujet aux troubles.

Ainsi écrit Platon :

« À moins que, dis-je, les philosophes n'arrivent à régner dans les cités, ou à moins que ceux qui à présent sont appelés rois et dynastes ne philosophent de manière authentique et satisfaisante et que viennent coïncider l'un avec l'autre pouvoir politique et philosophie ; à moins que les naturels nombreux de ceux qui à présent se tournent séparément vers l'un ou l'autre n'en soient empêchés de force, il n'y aura pas, mon ami Glaucon, de terme aux maux des cités ni, il me semble, à ceux du genre humain »

 

Dans le cadre du Concours des IEP sur le thème des Révolutions, il est alors possible de se demander si dans le cas où royauté et philosophie coïncideraient ainsi que le souhaite Platon, les Révolutions cesseraient d'être nécessaires, et donc disparaîtraient ?

 

100 points pour Savoir si Sciences Po est fait pour VOUS

Que fait-on à Sciences Po ? Comment est-ce que je sais si Sciences Po c'est fait pour moi ? Est-ce que je suis fait pour Sciences Po ?

Quand vient le temps des décisions, il peut être difficile, très difficile de s'y retrouver et de comprendre si vraiment telle ou telle formation est fait pour nous.

Grâce à cet article "100 points pour Savoir si Sciences Po est fait pour VOUS", nous espérons répondre à ces questions et vous donner des pistes de réflexion.

Ces 100 points correspondent à toute une série de questions qui vous permettront de penser à des angles de décisions que vous n'avez peut-être pas déjà imaginés, et qui seront autant de façons nouvelles pour déterminer si vraiment les Instituts d'Etudes Politiques correspondent à votre profil, et surtout si ces études vous feront du bien !

 

 

>> Votre parcours - êtes-vous bien parti pour faire Sciences Po ? (60 points)

Barème : un NON = 0 point, un BOF = 1 point, un OUI = 3 points.

 

  1. Regardez votre bulletin de notes. Une des matières suivantes est-elle votre plus grand point fort : le français, l'histoire, la géographie, l'économie, la philosophie, le droit, la sociologie, langue étrangère.
  2. Vous arrive-t-il parfois d'écrire une dissertation et d'être tellement emballé par ce que vous écrivez que vous ne pensez plus qu'à ça et le temps vous paraît passer très vite ?
  3. Avez-vous déjà été passionné par un long documentaire ou une série sur la politique ?
     
  4. Pouvez-vous citer plusieurs ministres du gouvernement actuel ?
  5. Vous tenez-vous régulièrement informé de l'actualité par un autre moyen que la télévision ?
  6. Pouvez-vous citer au moins deux conflits armés en cours dans le monde et en expliquer les causes ?
     
  7. Vous est-il déjà arrivé de lire un article de presse en langue étrangère ?
  8. Avez-vous dans les marque-page de votre navigateur au moins un lien qui vous dirige vers un site en langue étrangère ?
  9. Aimez-vous parfois regarder vos films / lire des livres directement dans la langue étrangère ?
     
  10. Avez-vous un parti politique préféré ou au contraire un parti politique que vous détestez ?
  11. Connaissez-vous une personne dont les idées politiques vous plaisent plus que les autres ?
  12. Ceux qui sont autour de vous peuvent-ils citer au moins une cause qui vous tient à cœur ?
     
  13. Connaissez-vous l'auteur (ou un des auteurs) qui a théorisé la distinction (ou la séparation) des pouvoirs ?
  14. Pouvez-vous soit expliquer ce qu'est le Contrat social soit identifier un auteur qui l'a théorisé ?
  15. Connaissez-vous le titre d'un ouvrage de Karl Marx (hormis le Manifeste du parti communiste) ?
     
  16. Pouvez-vous citer trois auteurs de sociologie ou fondateurs de la sociologie ?
  17. Pouvez-vous mentionner un économiste que vous préférez plutôt qu'un autre en donnant une raison ?
     
  18. Pouvez-vous donner et expliquer une date fondatrice de l'Union européenne ?
  19. Connaissez-vous le nom d'au moins trois dirigeants européens ?
  20. Seriez-vous capable d'expliquer à votre voisin de manière détaillée et complète le système électoral d'au moins un de ces pays : Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Etats-Unis.

Vous avez déjà regardé et aimé un épisode de House of Cards ?
Si c'était en anglais, c'est encore mieux.

>> Votre avenir - Sciences Po vous portera-t-il jusqu'à votre métier idéal ? (30 points)

Barème : un NON = 0 point, un BOF = 1 point, un OUI = 3 points.

 

  1. Que vous sachiez ou non ce que vous avez envie de faire plus tard, pouvez-vous au moins affirmer sans une hésitation que vous aimeriez travailler en relation avec une des sciences suivantes : le français, l'histoire, la géographie, l'économie, la philosophie, le droit, la sociologie, langue étrangère ?
  2. Vous imaginez-vous lire encore des livres (hormis les livres de fiction) dans 20 ans, lorsque vous aurez un métier ?
     
  3. Si vous étiez à 100% certain de recueillir la majorité des voix, aimeriez-vous vous présenter à une élection ?
  4. Est-ce que vous êtes parfaitement conscient de votre situation vis-à-vis des élections ? Par exemple savez-vous si vous êtes bien enregistrés sur les listes électorales / si vous avez une formalité à accomplir / si vous avez le droit de voter à la prochaine élection / quand sera la prochaine élection présidentielle ?
     
  5. Avez-vous très envie de passer au moins une année de votre cursus à l'étranger ?
  6. Pouvez-vous citer en moins de 30 secondes les noms d'un peintre, d'un écrivain, d'un compositeur, et d'un acteur que vous aimez particulièrement ?
  7. La pensée de visiter un musée dans une ville d'un pays étranger vous donne-t-elle des sentiments positifs ?
     
  8. Quelle personnalité publique admirez-vous, quel est votre modèle - est-ce que cette personne aurait pu faire Sciences Po ?
  9. Avez-vous déjà consulté avec envie les différentes parties du site internet d'au moins un Institut d'Etudes Politiques ?
  10. Vous est-il déjà arrivé d'imaginer des scènes ou comment pourrait être votre quotidien si vous étiez accepté à Sciences Po ?

 

>> C'est cliché, mais Écoutez votre cœur et vous saurez si Sciences Po est pour vous (10 points)

Si vous êtes ici, c'est que déjà vous êtes au strict minimum intéressés vaguement par Sciences Po. C'est déjà un signe ! Pensez-y ! Que voulez-vous vraiment au fond de vous ? C'est pourquoi ici notre seule question, qui vaut 10 points, est la suivante :

En lisant cet article, que cherchiez-vous vraiment au fond de vous-même, quelle pensée aviez-vous tout en lisant ces mots, et quel résultat espériez-vous qu'il en sorte ? Qu'espériez-vous comme résultat de ce questionnaire ?

 

Si la réponse est que vous cherchiez du réconfort pour vous dire que vous êtes dans la bonne voie, qu'au fond de vous vous espériez trouver confirmation que vous pouvez faire Sciences Po, alors c'est que vraiment VOUS POUVEZ faire Sciences Po et vous le FEREZ ! Nous avons rédigé plusieurs centaines d'articles pour des personnes comme vous sur ce site internet, pour ceux qui ont le désir de réussir Sciences Po, et TOUT LE MONDE peut y arriver, y compris VOUS !

 

Maintenant, le temps des résultats...

 

>> Vos Résultats : Sciences Po et vous, une combinaison gagnante ?

 

Moins de 50 points :

1er cas : la formation ne correspond pas vraiment à ce que vous êtes au fond de vous

2nd cas : vous avez à travailler davantage pour être au même niveau de motivation et d'avancement que les autres. (Il ne faut pas oublier que Sciences Po, c'est avant un concours).

Si vous êtes dans le 1er cas, alors souriez parce que toutes les opportunités s'offrent à vous et vous n'êtes qu'au début de votre formation, vous avez encore tout un avenir à construire ! N'hésitez pas à lire toutes les fiches d'aides et de renseignements de tous les sites internet consacrés à l'orientation (demandez-vous quelles étaient vos passions quand vous étiez enfant, à 7-10 ans, ça aide souvent à connaître ce qui vous plaît vraiment).

Si vous êtes dans le 2nd cas, bossez, bossez et bossez ! Parce que la vie (en fait les concours) ne vous fera pas de cadeau, et vous avez pourtant votre place ! Si vous décidez, vous pouvez, et aujourd'hui peut être le premier jour du reste de votre vie, le jour où vous décidez de travailler pour ce que vous aimez vraiment !

 

Entre 50 et 70 points :

Vous avez de temps en temps des doutes ? Parfois, vous vous demandez ce que vous voulez faire, où vous en êtes, qu'est-ce que vous pouvez faire de votre vie... Eh bien, nous vous le disons : vous êtes faits pour Sciences Po.

Vous devez pourtant vous motiver davantage, et travailler encore plus grâce à cette motivation ! Car oui, la motivation et le travail s'enrichissent mutuellement. Il faut en fait que vous vous fassiez confiance. Vous gagnerez à être plus sûr de vous, à prendre dès maintenant du temps pour définir clairement là où vous voulez aller ! Car ce sont les +70 points qui gagneront les places du concours, ils sont plus déterminés, ils savent déjà ce qu'ils veulent, et ils feront tout pour cela, car leurs passions les entraînent ! Vous pouvez les rejoindre, et gagner les points qui vous manquent pour arriver dans le haut du barème. Bonne chance à vous, vous allez y arriver !

 

Entre 70 et 99 points :

Vous avez tout pour réussir Sciences Po ! Vous avez l'envie, la motivation, la passion, la culture... Difficile de développer ici parce que vous avez déjà tout ce qu'il faut ! Continuez à lire régulièrement, à apprendre, à développer votre culture, continuez dans votre voie ! Encore plus vite, plus fort, encore mieux ! Vous pouvez liker notre page Facebook "Intégrer Sciences Po" pour vous tenir régulièrement informé, et alimenter au quotidien vos sources de réflexion. Que dire de plus... Bravo, et à bientôt dans les rangs de Sciences Po !

 

100 points :

Cher futur président de la République, merci de bien vouloir noter nos coordonnées, on veut faire partie de vos amis ! ;) Ce n'est pas vous qui suivrez Sciences Po, c'est Sciences Po qui vous suivra !

 

Personne n'a le droit d'affirmer pour vous si vous feriez bien de faire Sciences Po ou non. Laissez-nous vous le redire encore une fois : personne n'a le droit de juger si vous devriez ou non postuler à Sciences Po.

Ce principe est valable pour nous aussi, et cet article ne vise rien d'autre que de vous faire réfléchir, vous faire vraiment penser à ce que signifie postuler pour Sciences Po, étudier à Sciences Po, et vivre d'un métier après Sciences Po.

Au final, la seule personne qui a le droit d'émettre un avis définitif, de décider si oui ou non vous irez à Sciences Po, c'est vous-même ! Faites-vous donc confiance !

 

Nos dernières recommendations avant de nous séparer :

 

  • Ne faites pas Sciences Po simplement pour l'argent. (Surtout que ce serait un mauvais calcul, il y a d'autres formations qui vous rapporteront plus.)
  • Ne faites pas Sciences Po simplement parce que vos parents l'ont fait et vous y voient bien. (Très vite, vous ne vous sentirez plus à votre place.)
  • Faites Sciences Po pour la seule et unique raison que vous en avez ENVIE.

 

S'il vous plaît, postez votre résultat dans les commentaires ! Cela nous aidera à mieux organiser les questions, à les améliorer, et à mieux répartir les points. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions pour améliorer la qualité de ce questionnaire ou vos impressions pour partager avec les autres lecteurs.

 

-> Apprendre 2x mieux avec la Mémoire visuelle et auditive.

-> 16 Moyens pour Être Extrêmement Productif 

-> 7 Clés pour Lire Plus Rapidement et Plus Efficacement

"Ich bin ein Berliner" Kennedy, explication, traduction, discours entier, Plantu et vidéo

Toutes les explications sur la formule « Ich bin ein Berliner ». D'abord l'explication du contexte et pourquoi cette expression.

Ensuite un point pour savoir si le Berliner est un beignet, erreur de Kennedy, ou bien le Berlinois.

Puis la traduction du discours intégral « Ich bin ein Berliner », suivi de l'intégralité du discours original, en anglais.

Un retour sur la caricature de Plantu parue dans Le monde à l'occasion de la chute du mur de Berlin.

Enfin la vidéo du discours « Ich bin ein Berliner », prononcé par Kennedy.

 

>> Ich bin ein Berliner : explication

 

John F. Kennedy prononce la formule « Ich bin ein Berliner » au cours de son discours à Berlin-Ouest le 26 juin 1963.

La capitale Berlin était alors séparée en effet séparée entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.

Berlin-Ouest avait trois zones : une française, une anglaise, une américaine. Berlin-Est était communiste.

L'impact de ce discours, symbolisé par la formule « Ich bin ein Berliner » a été considérable durant cette période de la guerre froide. En affirmant qu'en tant que citoyen libre, il était fier de pouvoir dire "Je suis un Berlinois", le Président américain Kennedy montrait tout son soutien à la ville, enclavée dans l'Allemagne de l'Est communiste (nommée RDA : République démocratique allemande).

Posté au balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, non loin du mur de Berlin, Kennedy prononce ce discours devant une foule en liesse (voir vidéo ci-dessous).

 

>> Ich bin ein Berliner : erreur ?

Ich bin ein Berliner - Kennedy

« and therefore, as a free man, I take pround in the words
"Ich bin ein Berliner" » - John F. Kennedy

 

Etait-ce une erreur grammaticale de dire « Ich bin ein Berliner » ?

Coupons court aux rumeurs : « Ich bin ein Berliner » était bien correct.

Certains ont pu dire que la formule était un incorrecte, car « Berliner » désignait aussi un beignet en Allemagne. Les Allemands disent aussi plus spontanément « Ich bin Berliner ».

Mais les deux phrases sont bien correctes en allemand, tout comme en français l'on peut dire : « Je suis Berlinois » et « Je suis un Berlinois », « Je suis Français » et « Je suis un Français ».

 

>> Ich bin ein berliner : traduction

 

« Je suis fier d’être venu dans votre ville, invité par votre bourgmestre régnant. Votre bourgmestre symbolise aux yeux du monde entier l’esprit combattant de Berlin Ouest. Je suis fier d’avoir visité la République fédérale avec le chancelier Adenauer qui a depuis tant d'années engagé l'Allemagne dans la démocratie, la liberté et le progrès, et de venir ici en compagnie de mon compatriote américain le Général Clay, qui fut dans cette ville durant ses pires moments de crise et reviendra s'il en était un jour besoin.
Il y a deux mille ans, la fierté suprême était de dire : "civis Romanum sum". Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la fierté suprême est de dire : "Ich bin ein Berliner".
Je remercie mon interprète d'avoir traduit mon allemand !

Il ne manque pas de personnes au monde qui ne veulent pas comprendre ou qui prétendent ne pas vouloir comprendre quel est le litige entre le communisme et le monde libre. Qu’elles viennent donc à Berlin. D’autres prétendent que le communisme est l’arme de l’avenir. Qu’ils viennent eux aussi à Berlin. Certains, enfin en Europe et ailleurs, prétendent qu’on peut travailler avec les communistes. Qu’ils viennent donc ceux-là aussi à Berlin.

Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n’est pas parfaite. Cependant nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur pour empêcher notre peuple de s’enfuir. Je ne connais aucune ville qui ait connu dix-huit ans de régime d’occupation et qui soit restée aussi vitale et forte et qui vive avec l’espoir et la détermination qui est celle de Berlin-Ouest.

Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n’éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l’histoire mais encore une offense à l’humanité.

La paix en Europe ne peut pas être assurée tant qu’un Allemand sur quatre serra privé du droit élémentaire des hommes libres à l’auto-détermination. Après dix-huit ans de paix et de confiance, la présente génération allemande a mérité le droit d’être libre, ainsi que le droit à la réunification de ses familles et de sa nation pacifiquement et durablement. Vous vivez sur un îlot de liberté mais votre vie est liée au sort du continent.

Je vous demande donc de regarder par-dessus les dangers d’aujourd’hui vers les espoirs de demain, de ne pas penser seulement à votre ville et à votre patrie allemande, mais d’axer votre pensée sur le progrès de la liberté dans le monde entier.

Ne voyez pas le mur, envisagez le jour où éclatera la paix, une paix juste. La liberté est indivisible et, tant qu’un seul homme se trouvera en esclavage, tous les autres ne peuvent être considérés comme libres. Mais quand tous les hommes seront libres, nous pourrons attendre en toute conscience le jour où cette ville de Berlin sera réunifiée et où le grand continent européen rayonnera pacifiquement.

La population de Berlin-Ouest peut être certaine qu’elle a tenu bon pour la bonne cause sur le front de la liberté pendant une vingtaine d’années. Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest et pour cette raison, en ma qualité d’homme libre, je dis : Ich bin ein Berliner.
»

John Fitzgerald Kennedy (1917–1963), le 26 juin 1963, balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, Berlin-Ouest

 

 

>> Ich bin ein berliner : discours entier

 

I am proud to come to this city as the guest of your distinguished mayor, who has symbolized throughout the world the fighting spirit of West Berlin. And I am proud to visit the Federal Republic with your distinguished chancellor, who for so many years has committed Germany to democracy and freedom and progress, and to come here in the company of my fellow American, General Clay, who has been in this city during its great moments of crisis and will come again if ever needed.
Two thousand years ago, the proudest boast was "civis romanus sum." Today, in the world of freedom, the proudest boast is "Ich bin ein Berliner."
I appreciate my interpreter translating my German!
There are many people in the world who really don't understand, or say they don't, what is the great issue between the free world and the communist world. Let them come to Berlin. There are some who say that communism is the wave of the future. Let them come to Berlin. And there are some who say in Europe and elsewhere we can work with the communists. Let them come to Berlin. And there are even a few who say that it is true that communism is an evil system, but it permits us to make economic progress. Lasst sie nach Berlin kommen. Let them come to Berlin.
Freedom has many difficulties and democracy is not perfect, but we have never had to put a wall up to keep our people in, to prevent them from leaving us. I want to say, on behalf of my countrymen, who live many miles away on the other side of the Atlantic, who are far distant from you, that they take the greatest pride that they have been able to share with you, even from a distance, the story of the last 18 years. I know of no town, no city, that has been besieged for 18 years that still lives with the vitality and the force and the hope and the determination of the city of West Berlin. While the wall is the most obvious and vivid demonstration of the failures of the communist system, for all the world to see, we take no satisfaction in it, for it is, as your mayor has said, an offense not only against history but an offense against humanity, separating families, dividing husbands and wives and brothers and sisters, and dividing a people who wish to be joined together.
What is true of this city is true of Germany--real, lasting peace in Europe can never be assured as long as one German out of four is denied the elementary right of free men, and that is to make a free choice. In 18 years of peace and good faith, this generation of Germans has earned the right to be free, including the right to unite their families and their nation in lasting peace, with good will to all people. You live in a defended island of freedom, but your life is part of the main. So let me ask you as I close, to lift your eyes beyond the dangers of today, to the hopes of tomorrow, beyond the freedom merely of this city of Berlin, or your country of Germany, to the advance of freedom everywhere, beyond the wall to the day of peace with justice, beyond yourselves and ourselves to all mankind.
Freedom is indivisible, and when one man is enslaved, all are not free. When all are free, then we can look forward to that day when this city will be joined as one and this country and this great Continent of Europe in a peaceful and hopeful globe. When that day finally comes, as it will, the people of West Berlin can take sober satisfaction in the fact that they were in the front lines for almost two decades.
All free men, wherever they may live, are citizens of Berlin, and therefore, as a free man, I take pride in the words "Ich bin ein Berliner."

John Fitzgerald Kennedy (1917–1963), le 26 juin 1963, balcon de l'hôtel de ville de Schöneberg, Berlin-Ouest

 

>> Ich bin ein Berliner : le dessin de Plantu

 

Ich bin ein Berliner - Plantu

Ce dessin de Plantu est paru dans le journal Le monde le 11 novembre 1989.

 

Analyse de la caricature de Plantu : Dans un bulldozer, un citoyen détruit un mur de Berlin qui semble infini en s'écriant : « Ich bin ein Berliner ». La foule en liesse le suit, tandis que les gardes communistes désemparés ne savent comment réagir.

 

 

>> Ich bin ein Berliner : vidéo

 

 

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