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Le positivisme d'Auguste Comte

Rédigé par Intégrer Sciences Po  2 commentaires Mis à jour le 17/06/2019

I. L'importance de la science selon Auguste Comte

Auguste Comte pose une réflexion sur la science avant un plan de réforme sociale. La science est somme de savoirs, mais surtout rapport global de l'humanité au monde.

Elle est un principe, un système de croyances.

Deux formules définissent la science dans la première leçon de son Cours : « Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. » et, plus important, « Savoir pour savoir ». S'opposent à la science le mysticisme et l'empirisme.

II. Le positivisme selon Auguste Comte

La philosophie positiviste est affirmation du déterminisme : « Tous les phénomènes quelconques, inorganiques ou organiques, physiques ou moraux, individuels ou sociaux, sont assujettis à des lois rigoureusement invariables » (Cours, tome VI), ce qui ne signifie pas que ces phénomènes sont inéluctables.

Le positivisme stipule que seule l'analyse des faits, l'étude de l'expérience, peut construire une connaissance du sensible, du monde.

Certaines sciences ont atteint l'état positif : la mécanique, l'astronomie, la physique, la chimie et la biologie. Théologie et science sont incompatibles.

 

III. Portée du positivisme

La science donne à l'homme le "pouvoir" d'agir : « Toute science a pour but la prévoyance » (Cours, tome II)

Un des fondements de la doctrine d'Auguste Comte définit trois états : les méthodes théologique (fictif, enfance de l'humanité), métaphysique (abstrait, adolescence de l'humanité), et positive (état viril).

« chaque branche de nos connaissances est nécessairement assujettie dans sa marche à passer successivement par trois états théoriques différents : l'état théologique ou fictif ; l'état métaphysique ou abstrait ; enfin, l'état scientifique ou positif » dans Système de politique positive

 

>> Courte biographie d'Auguste Comte

 

Auguste Comte, né 1798 au sein d'une famille catholique monarchiste se distingue comme un élève brillant au lycée de Montpellier.

Lors de ses études secondaires, il perd la foi, incompatible avec la science.

Comte devient le secrétaire de Saint-Simon en 1817, avec qui il se lie d'amitié jusqu'à ce que des disputes les séparent en 1824.

Auguste Comte épouse Caroline Massin, qu'il veut sortir de la prostitution.

Il fugue en 1826, victime d'une dépression, il tente de se suicider. Le couple se sépare en 1842.

De 1826 à 1844, il enseigne le Cours de philosophie positive.

Auguste Comte tombe profondément amoureux de Clotilde de Vaux en 1844, qu'il érigera comme un des trois anges gardiens de la religion positiviste.

Auguste Comte gagne sa vie grâce aux dons versés par Littré et une centaine de disciples, admirateurs.

Il annonce la fondation de la religion de l'humanité en 1847, fonde la Société positiviste un an plus tard et publie le Discours sur l'ensemble du positivisme. Il meurt d'un cancer en 1857.

 

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La morale du jugement de Salomon

Rédigé par Intégrer Sciences Po  2 commentaires Mis à jour le 13/06/2019

Le jugement de Salomon est une des plus célèbres illustrations de la justice.

 

Est-ce une bonne façon de rendre justice, vous serez plus à même de décider après avoir lu le résumé, puis le texte lui-même, et enfin d'en comprendre la morale.

 

>> Résumé du jugement de Salomon


Dans cet épisode de la Bible, le roi Salomon (2e fils du roi David) rend un jugement radical. Deux femmes ont chacune un fils. L'un des deux vient à mourir. Alors la mère de celui-ci le remplace avec le bébé encore vivant.

Et les deux mères prétendent que ce fils encore vivant est le leur.

Salomon décide alors de trancher le bébé en deux pour donner une part à chacune. La véritable mère préfère donner le bébé vivant à l'autre femme, tandis que celle qui n'est pas la mère est d'accord pour partager.

Le roi Salomon reconnait ainsi la véritable mère, et lui redonne son bébé.

 

>> Texte du jugement de Salomon

 

Alors deux prostituées vinrent se présenter devant le roi (Salomon). L'une dit : "Je t'en supplie, mon seigneur; moi et cette femme, nous habitons la même maison et j'ai accouché alors qu'elle s'y trouvait. Or, trois jours après mon accouchement, cette femme accoucha à son tour. Nous étions ensemble, sans personne d'autre dans la maison; il n'y avait que nous deux. Le fils de cette femme mourut une nuit parce qu'elle s'était couchée sur lui. Elle se leva au milieu de la nuit, prit mon fils qui était à côté de moi - ta servante dormait - et le coucha contre elle; et son fils, le mort, elle le coucha contre moi. Je me levai le matin pour allaiter mon fils, mais il était mort. Le jour venu, je le regardai attentivement, mais ce n'était pas mon fils, celui dont j'avais accouché". L'autre femme dit : "Non ! mon fils, c'est le vivant, et ton fils, c'est le mort"; mais la première continuait à dire : "Non ! ton fils, c'est le mort et mon fils, c'est le vivant". Ainsi parlaient-elles devant le roi. Le roi dit : " Celle-ci dit : "Mon fils, c'est le vivant, et ton fils, c'est le mort"; et celle-là dit : "Non ! ton fils, c'est le mort, et mon fils, c'est le vivant" ". Le roi dit : "Apportez-moi une épée !" Et l'on apporta l'épée devant le roi. Et le roi dit : "Coupez en deux l'enfant vivant et donnez-en une moitié à l'une et une moitié à l'autre". La femme dont le fils était le vivant dit au roi, car ses entrailles étaient émues au sujet de son fils : "Pardon, mon seigneur ! Donnez-lui le bébé vivant, mais ne le tuez pas ! " Tandis que l'autre disait : "Il ne sera ni à moi, ni à toi ! Coupez ! " Alors le roi prit la parole et dit : "Donnez à la première le bébé vivant, ne le tuez pas; c'est elle qui est la mère".
Tout Israël entendit parler du jugement qu'avait rendu le roi et l'on craignit le roi, car on avait vu qu'il y avait en lui une sagesse divine pour rendre justice.

Premier livre des Rois (3, 16-28)

 

>> La morale du jugement de Salomon

 

Pour rendre la justice, le récit de Salomon évoque deux méthodes :


1. La méthode qu'il semble d'abord vouloir employer :


Donner à chaque partie une portion de l'objet réclamé. Partager la récompense, le dû.

 

2. La seconde méthode qu'il emploie finalement :

Forcer par un choix radical au faux de se démasquer et au vrai de se révéler. Trouver le jugement raisonnable par la menace d'un jugement radical.

 

 

-> Culture générale : la Justice <-

 

Leonaert Bramer - Jugement de Salomon (MET Museum)


La justice dissimule le courroux

Rédigé par Intégrer Sciences Po  Aucun commentaire Mis à jour le 10/06/2019

Dans sa tragédie Venceslas en 1647, Jean de Rotrou fait dire :

 

La justice est souvent le masque du courroux.
 

 

Cette citation exprime combien la prétendue justice peut en verité dissimuler une bien autre réalité : la colère. La justice ne serait alors qu'un prétexte ?

Jean de Rotrou est un grand dramaturge du XVIIe siècle, dont 35 pièces de théâtre ont été retrouvées.

 

Cela est à rapprocher de la pratique primitive de la justice, qui consistait surtout en la vengeance, d'après nombre d'auteurs contractualistes. (auteurs contractualistes : auteurs de la théorie du contrat social)

Ou encore des diverses représentations religieuses de la vengeance divine poursuivant le crime.

 

-> Culture générale : la Justice <-


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